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  • : UNC du Dauphiné : Amicale des Anciens Combattants de Biviers et Saint-Ismier
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Biviers et Saint-Ismier sont deux communes de 
l'ISERE

La Guerre d'Algérie

8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 08:22

Bd Voltaire

Dominique Jamet 

 Vous en souvient-il encore ? À la mi-septembre dernière, le plan de vol de nos avions, dûment approvisionnés en bombes et en missiles, était établi, notre flotte se disposait à appareiller pour la Méditerranée orientale, dans des PC souterrains, nos généraux se penchaient sur la carte des opérations, toutes les dispositions étaient prises pour une intervention militaire. La France, arguant de l’utilisation d’armes chimiques par Bachar el-Assad, s’apprêtait à montrer à celui-ci de quel bois elle se chauffait et à donner un coup de main décisif à la révolution syrienne. Qui étaient les révolutionnaires, quelles étaient leurs motivations, quel était leur programme, quel type de régime s’installerait à Damas après la disparition du régime alaouite ? Notre grand stratège, à qui un conflit de plus ou de moins ne fait pas peur, et qui découvre avec délices l’étendue de ses pouvoirs sans s’inquiéter pour autant des complexités de la géopolitique ou de la configuration de ses champs de manœuvre, ne s’en préoccupait guère. « Après nous, le déluge », aurait déjà plaisanté l’un de ses lointains prédécesseurs.

Il ne nous manquait donc pas un bouton de guerre, comme disait à peu près, à la veille des désastres de 1870, le maréchal Le Bœuf. Juste un détail, une paille : le feu vert et l’indispensable soutien logistique et militaire des États-Unis. Au bord du gouffre, Barack Obama eut la sagesse de ne pas franchir le pas et François va-t-en-guerre fut frustré des nouveaux lauriers qu’il comptait ajouter à sa couronne.

La position de la France n’en restait pas moins claire et nous avions choisi le camp qui reste le nôtre, celui de l’Arabie saoudite, du Qatar, d’Al-Qaïda et autres combattants de la liberté. La priorité étant d’abattre le tyran, il n’est pas question d’être regardants sur le choix et la moralité de nos alliés. Après tout, lors de la Seconde Guerre mondiale, les grandes démocraties occidentales n’avaient pas rechigné, dans leur croisade contre les forces du Mal, à s’allier avec le pire tyran de l’histoire russe, passé du côté obscur au côté lumineux de la Force.

Dans le même esprit, Paris, longtemps, n’a rien trouvé à redire, ni à l’intrusion dans la guerre civile syrienne et au poids sans cesse accru sur le terrain de milices salafistes ou de katibas djihadistes, ni à l’enrôlement sous leurs drapeaux noirs d’un nombre croissant de jeunes gens venus de tous les pays d’Europe pour défendre leurs idées et instaurer un califat, comme jadis les volontaires des Brigades internationales étaient venus aider les républicains espagnols au péril de leur vie et, accessoirement, établir au-delà des Pyrénées une république des soviets.

Ce n’est que tout récemment que l’on s’est avisé, et même en haut lieu, que ces guerriers islamistes risquaient fort, de retour dans leur pays – qui est aussi le nôtre –, de mettre chez nous aussi leur savoir-faire, leur détermination, leurs pulsions meurtrières et leurs armes au service du même fanatisme obtus et sanglant que nous avons soutenu en Libye, que nous combattons au Mali et dont nous ne voulons pas sur notre sol.

C’est pourquoi nos services spéciaux ont repris discrètement et modestement contact avec les services secrets syriens dans l’espoir que ceux-ci nous informent du signalement et des faits et gestes de nos ressortissants engagés contre Bachar el-Assad. C’est ainsi qu’au lieu d’accueillir avec fanfares, drapeaux, discours et médailles les premiers vétérans qui reviennent en France, et de les féliciter d’avoir donné une suite pratique aux bonnes intentions de François Hollande, les pouvoirs publics délèguent à des juges d’instruction la mission de les mettre en examen sous l’inculpation d’« association de malfaiteurs » et d’« aide au terrorisme ». C’est maintenant que nos gouvernants, nos responsables du maintien de l’ordre – à défaut nos intellectuels, à qui il ne faut pas demander l’impossible – se rendent compte (un peu tard) que les ennemis de notre ennemi ne sont pas forcement nos amis et que, pour reprendre le mot célèbre de Churchill, il faut prendre garde à ne pas tuer le mauvais cochon.

Si vous cherchez la cohérence de tout cela, vous avez bien raison. Si vous la trouvez, faites-moi signe.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 18:02

confproch

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 07:27

 

  
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Exclusif. Le général Grégoire de Saint-Quentin, chef de la force Serval, livre sa première analyse publique de la situation. Pour lui, seule la coopération avec les forces malienne et africaine permettra de remplir la mission.
Formé au moule des forces spéciales, Grégoire de Saint-Quentin, 51 ans, a commandé le 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) de Bayonne, vitrine exemplaire de ces unités spécialisées dans le renseignement et l’action commando qui sont le fer de lance de l’opération de reconquête au Mali. Ce saint-cyrien de la brillante promotion “Grande Armée” a servi au 1er RPIMa une bonne partie de sa carrière. Présent au Rwanda (1994) sous les ordres d’un chef charismatique, Jacques Rosier, il a été profondément marqué par cette tragédie, comme tous les soldats de sa génération.
Officier énergique et calme, d’une belle prestance, réputé pour des écrits prémonitoires lors de son passage à l’École de guerre, Saint-Quentin assure le commandement des éléments français basés au Sénégal et l’ensemble des opérations sur le théâtre malien. La première phase avait été conçue et pilotée par le général Didier Castres, sous-chef d’état-major à Paris. À Bamako, Saint-Quentin est secondé, pour les forces terrestres, par le général Bernard Barrera et par le général Jean-Jacques Borel, pour la composante aérienne.
Le général de Saint-Quentin vient d’être frappé par la mort à In Amenas (Algérie) d’un de ses anciens sous-officiers de Bayonne, Yann Desjeux, tué par les terroristes d’Aqmi en essayant de porter secours à ses collègues du site gazier : « Un garçon discret mais extrêmement profond et enthousiaste. » Pour préparer sa mission en terre malienne, le général s’est plongé dans la lecture de l’Islam noir, de l’africaniste Vincent Monteil. Ce manuel lui sera utile pour aborder la phase délicate qui commence, comme il l’explique dans cet entretien.
L’opération Serval est-elle dès maintenant une “victoire” ?
L’opération Serval n’est pas achevée. On peut cependant parler de succès pour toutes les phases d’opération réalisées (terrestres, aériennes, logistiques…) : les frappes sur des objectifs adverses identifiés et une série de manoeuvres audacieuses, fondées sur la rapidité et la surprise, ont permis de repousser les groupes terroristes au nord de la ligne Gao-Tombouctou et de pouvoir désormais les menacer dans leur sanctuaire du Nord-Mali. L’entrée en premier d’une force est toujours un moment délicat. Il faut saluer le professionnalisme de nos armées qui, en un laps de temps si court, ont su réagir en se coordonnant de surcroît avec les forces armées maliennes. De ce point de vue, notre dispositif de forces prépositionnées a joué un rôle fondamental, que va confirmer le soutien qu’elles vont apporter à la montée en puissance de la force africaine, la Misma.
Faut-il reprendre le contrôle de la totalité de la zone nord, jusqu’à la frontière algérienne, pour remplir la mission ?
L’objectif, partagé par l’ensemble des acteurs de cette crise, est bien de permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale. Après le coup d’arrêt donné aux groupes terroristes dans le sud du pays, nous abordons la phase suivante en coordination avec l’armée malienne, mais aussi avec le renfort des contingents africains de la Misma, soit 5 700 hommes. C’est bien la coopération de ces trois forces qui permettra de remplir la mission.
Êtes-vous inquiets devant l’immensité de cette zone ?
Les zones désertiques du Nord-Mali font une fois et demie la superficie de la France. Il est illusoire d’imaginer pouvoir les contrôler en permanence.
Cela rappelle-t-il l’Afghanistan ?
C’est très différent des espaces resserrés comme l’Afghanistan et il faut adapter nos modes d’action à cet environnement particulier. Les déserts sont des océans, incontrôlables par nature, mais où on ne peut vivre et se déplacer indéfiniment sans passer par un détroit ou toucher un port pour recompléter ses ressources. Ce sont ces points de passage et ces zones refuges qu’il faut parvenir à identifier pour empêcher l’adversaire d’en disposer librement.
D’où l’importance du renseignement…
Oui, il joue un rôle primordial pour pouvoir réagir sans délai par une manoeuvre combinant des moyens terrestres et aériens et dont la réussite est conditionnée par une forte mobilité.
Dans quel délai raisonnable la Misma sera-t-elle réellement opérationnelle ?
La Misma est d’ores et déjà en action sur le terrain et poursuit activement sa montée en puissance. Ses quatre bataillons de manoeuvre ont commencé leur déploiement et sa logistique se met en place progressivement.
Et l’armée malienne ?
Elle est présente avec nous sur le terrain, mais nécessite une remise à niveau de ses standards opérationnels et, pour une partie, une formation depuis la base. Ce sera le rôle de la mission européenne EUTM, qui commencera à se déployer dans le courant du mois de février.
Quelle est la principale menace pour notre force ?
L’immensité du théâtre, les élongations logistiques, la mobilité de l’adversaire font partie des invariants de la guerre dans le désert. À nous de continuer à nous organiser pour les prendre en compte, comme nous l’avons fait jusqu’à présent.
Redoutez-vous les exactions, toujours possibles, en présence de la force ?
Ces risques d’exactions sont une menace intolérable pour tous ceux qui sont venus aider le Mali à protéger sa population. Ceux qui s’en rendraient coupables doivent savoir qu’il ne peut y avoir d’impunité sur cette question. Nous l’avons dit aux autorités militaires maliennes, qui ont donné des ordres stricts dans ce sens. Par ailleurs, tout soldat français témoin de tels actes a le devoir de les faire cesser et de rendre compte immédiatement. C’est un élément qui figure dans le code du soldat.
Propos recueillis par Frédéric Pons
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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 21:56
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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 18:22
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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 13:15

AG 25-01-2014 page 1-copie-1

 

AG 25-01-2014 page 2-copie-1

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 20:59

Bd Voltaire

 

Le 20 décembre 2013
Les mauvaises langues prétendront que l’ultime mission commerciale de François Hollande a définitivement scellé nos chances !
       
        

Rappelons-nous la naissance du Rafale. Dans une compétition européenne au début des années 80, le duo Dassault/Hernu (alors ministre de la Défense de Mitterrand), n’obtenant pas la maîtrise d’œuvre dans un partenariat européen, se retirait pour faire bande à part tricolore et développer l’avion 100 % français, en concurrence frontale avec l’Eurofighter.

Cet imperium, que l’on pouvait légitimement comprendre étant donné la qualité du bureau d’études et l’expertise reconnue des avions Marcel-Dassault, s’appuyait aussi sur un projet assez différent, tradition bien nationale du produit le plus sophistiqué et polyvalent, satisfaisant davantage le cercle des ingénieurs militaires de la DGA et de leurs comparses civils, tous formés dans les mêmes grandes écoles et adeptes du nec plus ultra. Ce que d’aucuns ont nommé le complexe « militaro-industriel », moins militaire que clanique…

Car le besoin des utilisateurs était d’abord des avions répondant à des opérations précises, avec les meilleures performances pour ces objectifs, et disponibles en nombre adéquat.

La tradition de l’avion multirôle capable de répondre à la totalité du spectre des missions allouées aux pilotes de chasse, avec un argument d’économie d’échelle pour la production et la maintenance, conduit en réalité au développement d’un appareil très sophistiqué et extrêmement cher dont le Rafale marque l’apogée après la lignée des Mirage III et Mirage 2000. Une exception avait marqué cette politique avec un chasseur-bombardier, le Jaguar, développé avec les Britanniques, qui a connu une vie plus brève que nos célébrissimes Delta, peut-être, mais pas seulement, pour confirmer le bien-fondé de ce concept opérationnel…

Avec le Rafale, les pilotes de l’aéronavale embarquaient pour la première fois dans le même cockpit que ceux de l’armée de l’air, non sans avoir prescrit les exigences techniques d’un appareil capable d’opération sur porte-avions, autre fleuron grandiose, mais orphelin, de nos forces armées…

Compte tenu des contraintes économiques successives de plus en plus prégnantes autour de ce fastueux programme, ce n’est qu’en 2001 que l’armée de l’air a reçu ses premiers appareils en nombres comptés dont la dotation initiale ne sera toujours pas complétée en 2019 après rabotage de la dernière loi de programmation militaire (LPM 2014-2019) et pour les mêmes raisons. Entre le début et la fin de livraison, des modifications et améliorations substantielles des systèmes d’armes embarqués auront, en outre, alourdi un peu plus le coût réel de chaque unité.

On comprend que le concept de la sophistication et du « luxe » à la française n’ait pas, auprès de la clientèle étrangère, le même succès que celui de nos maroquiniers célèbres. Mais outre les données opérationnelles et économiques, l’achat d’un avion de chasse est aussi un acte politique. L’annonce imprudente et très anticipée de Nicolas Sarkozy de la vente au Brésil, qui vient d’être infirmée, le démontre.

Les mauvaises langues prétendront que l’ultime mission commerciale de François Hollande auprès de son homologue brésilienne a définitivement scellé nos chances ! Surtout, qu’il ne se rende pas en visite en Inde…

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 16:47

Cercle algérianiste national

 

 

 

 

Fédération des Cercles algérianistes

 

 

 

Le 17 décembre 2013

 

 

Communiqué de presse

 

Le Cercle Algérianiste porte plainte

 

contre le politologue Thomas GUÉNOLÉ

 

 

 

« C’est un fait que, culturellement, le racisme est quand même plus développé dans le Sud de

 

la France. Cela s’explique en partie, il faut dire les choses, par le fait qu’il y a une très forte

 

communauté pied-noire dans le Sud de la France ».

 

Face à ces propos insupportables tenus au journal de 13 h de France Inter qui imputent aux

 

pieds-noirs un racisme entretenu culturellement, le Cercle Algérianiste a officiellement

 

déposé plainte, le 10 décembre dernier, auprès du procureur de la République de Paris, contre

 

Thomas GUÉNOLÉ, pour provocation à la discrimination, à la haine ou la violence à l’égard

 

d’un groupe de personnes, à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une

 

nation, une race ou une religion déterminée.

 

Thierry ROLANDO

 

Président National du Cercle Algérianiste

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 07:37

Le 19 décembre 2013

BdVoltaire

 

La Centrafrique n’est pas l’Afghanistan. Les intérêts de l’Occident n’y sont pas les mêmes… enfin, surtout ceux des États-Unis, semble-t-il…

      
         

Tout va mal en Hollandie… sauf la guerre ! Après le Mali, la République de Centrafrique mise à feu, à sang, à viol et à pillage. Soit… et le consensus est, à nouveau, à peu près national pour soutenir l’initiative guerrière de l’Élysée… Il n’en va pas de même des appuis internationaux. Certes, la France a obtenu le feu vert de l’ONU, mais côté soutiens militaires, il y a comme qui dirait… pénurie, malgré les déclarations optimistes de notre sémillant ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius : « Je crois pouvoir vous affirmer, compte tenu des démarches qui ont été faites par la France, que nous aurons bientôt des troupes au sol qui seront apportées par nos collègues européens. »

Eh bien ! « T’as qu’à croire », semble lui répondre l’Union européenne… La Belgique « envisage » d’envoyer 150 soldats. Et encore, pour une simple « mission de protection » des aéroports et sans doute pas avant… la fin du mois de janvier !

RFI souligne toutefois qu’il s’agit d’un effort supplémentaire du gouvernement belge « qui avait déjà donné son feu vert à la mise à disposition de l’opération Sangaris d’un avion de transport gros-porteur Airbus A330 et d’un avion de transport tactique ». Tant de générosité va droit au cœur.

Comme celle de la Pologne, autre pays prêt à soutenir notre effort militaire, qui exclut toutefois l’envoi de troupes à Bangui… Le pays mettra à notre disposition un avion de transport militaire (attention : avec son équipage complet !), mais ce soutien logistique aérien restera toutefois limité : « L’avion devra stationner à Toulon, dans le sud-est de la France, et faire la navette avec l’Afrique. » Point trop n’en faut.

Qui encore ? Toujours d’après RFI : « L’Espagne, pour sa part, a déjà annoncé un soutien, notamment dans le transport de troupes et de matériel. De même que Berlin, qui a mis à disposition des capacités de transport aérien. Les Pays-Bas, l’Autriche et la Grande-Bretagne n’envisagent pas non plus l’envoi de soldats. Quant à la Suède, la Finlande, la Hongrie et la Bulgarie, aucune décision n’a encore été prise. »

Rappelons pour mémoire ce qu’a été ou est encore à ce jour la participation des États membres de l’Union européenne à la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) qui opère en Afghanistan et constitue la composante militaire de la coalition, sous l’égide de l’OTAN opérant dans ce pays depuis 2001 : Allemagne (2.800 personnes en 2006 ; 3.465 personnes en juin 2009 et 4.920 en 2011), Belgique (≈ 620 en 2009 et 530 en 2011), Croatie (150 en 2009 et 300 en 2011), Danemark (700 en 2009 et 750 en 2011), Espagne (780 en 2009 et 1.470 en 2011), France (4.000 en 2011, retrait des forces de combat fin 2012 et 2.500 en 2013), Italie (2.350 en 2009 et 3.770 en 2011), Lituanie (200 en 2009 et 180 en 2011), Pologne (2.000 en 2009 et 2.490 en 2011) , Portugal (152 en 2009 et 115 en 2011), République tchèque (580 en 2009 et 470 en 2011), Roumanie (900 en 2009 et 1.695 en 2011), Royaume-Uni (8.300 en 2009 et 9.500 en 2011 ), Suède (265 en 2009 et 500 en 2011)…

Évidemment, la République de Centrafrique n’est pas l’Afghanistan. Les intérêts de l’Occident n’y sont pas les mêmes… enfin, surtout ceux des États-Unis d’Amérique, semble-t-il… et une fois de plus, l’Union européenne y brille en matière de politique internationale par son absence ! Ou sa désertion, au choix !

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 16:18

Cela se passe à Aubervilliers, territoire perdu de la République. Des mœurs d’un autre âge s’y sont implantées. Ainsi, les cafés et leurs terrasses sont occupés exclusivement par les hommes. On se croirait transporté dans un bled quelconque d’Arabie, le soleil en moins.

Réservé aux hommes. Et donc interdit aux femmes !

Ces gens là ne tolèrent pas la présence féminine hors les murs de la maison. Alors une petite dame retraitée de cette banlieue parisienne occupée, excédée de devoir franchir le périphérique, pour aller boire un café, a décidé de brandir le drapeau de la Reconquista.

Elle a commencé la réoccupation des lieux dès 2011: avec une copine, elles se sont assises crânement à la terrasse d’un de ces cafés colonisés. Elles n’en menaient pas large sous les regards hostiles de ces hommes, indignés qu’on ose braver leur loi. Elles n’ont pas lâché, ont peu à peu battu le rappel de leurs copines.

Aujourd’hui elles sont une soixantaine et ont reconquis une trentaine de cafés.

Ces petites dames ne sont pas que sympathiques, elles sont vaillantes. Sans faire de bruit, elles se sont unies contre l’apartheid le plus massif de la planète : celui qui frappe les femmes. Oui, pourquoi n’emploie-t-on jamais ce mot pour la catégorie la plus discriminée au monde ? L’apartheid le plus répandu ne touche pas la race mais le sexe.

On ne va pas entrer dans une compétition de chiffres, mais la population la plus nombreuse – plus d'un humain sur deux – et la plus stigmatisée du monde, c’est celle des femmes. Particulièrement dans les pays dits émergents. Peut être émergents économiquement, mais pas humainement.

Alors nos petites dames d’Aubervilliers reprennent cette place qu’on leur a si longtemps déniée, ici aussi : celle d’êtres humains libres de circuler. Elles réoccupent le territoire perdu, non seulement pour elles, mais pour tous ceux qui en sont chassés de facto. On ne dira jamais assez l’humiliation et le désespoir de celui qu’on exile de chez lui, à qui on impose des mœurs d’un autre espace et d’un autre temps. Et à qui on interdit de s’en plaindre. Le lieu choisi par nos résistantes d’Aubervilliers est symbolique : le café.

Dans les pays qui ont accédé à la démocratie, le café est un lieu ouvert à tous, sans distinction de sexe ou de race, un lieu de détente et de rencontre. Mais il est des contrées reculées où les cafés sont un lieu réservé. Réservé aux hommes. Et donc interdit aux femmes.

D’ailleurs dans ces régions du globe, encore nombreuses, la rue est désertée. Désertée par les femmes. On aperçoit de temps en temps une silhouette emmaillotée qui rase les murs. C’est une femme qui a dû braver la rue, talonnée par l’urgence : elle n’avait plus assez de couscous.

Tristes contrées privées de mixité, où on ne voit jamais un couple se promener en se tenant la main. Alors saluons le courage de ces dames .

Elles sont le signe encourageant d’une résistance qui s’organise à la base, d’une liberté qui se reconquiert.       

Anne Zelensky, journaliste, professeur agrégée,
Présidente de la Ligue du Droit des femmes cofondée avec Simone de Beauvoir en 1974

 

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