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La Guerre d'Algérie

5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 14:02

de L' École Militaire de CHERCHELL

 

 

 

Tout au long de son histoire, de 1942 à 1962, l'École Militaire de Cherchell a formé des officiers et sous-officiers en fonction des besoins de la Nation.

 

Cherchell, c'est le nom d'une petite ville située en Algérie, à 90 km à l'ouest d'Alger, sur les bords de la Méditerranée. Fondée par les Phéniciens au IV° siècle avant notre ère, elle devint au début du Ier siècle la capitale de la province romaine de Maurétanie Césarienne sous le nom de Césarée. Cette province s'étendait jusqu'à l'océan Atlantique. Ce n'est qu'à la fin du VII° siècle qu'elle devint arabe après deux siècles de présence des Vandales.

 

Les vestiges de ces différentes civilisations sont nombreux : théâtre, termes, aqueduc, mosaïques, statues d'inspiration grecque.

 

Durant l'occupation allemande de 1940 à 1944 du territoire Français, la suppression de St Cyr et des autres écoles d'officiers de la métropole entraîna le Commandement à créer à Cherchell l'École des Élèves Aspirants. Créée en 1942 après le débarquement des Alliés en Afrique du Nord, cette école avait pour mission la formation des officiers de toutes Armes nécessaires tout d'abord au Corps Expéditionnaire Français en Italie et, ensuite, à la 1ère Armée Française.

 

C'est en 1959 qu'elle reçoit la mission de former la totalité des Officiers de Réserve d'Infanterie.  Des milliers d'officiers et de sous-officiers sortiront de ses rangs. Nombreux sont ceux qui tomberont au champ d'honneur à la tête de leurs hommes.

 

Sa devise latine (clin d'œil avec la Césarée romaine) est « Ducis et tu suscipe curam », ce qui veut dire « Assume toi aussi la charge du commandement ». Le Colonel BERNACHOT, dernier Commandant de l'école, l'expliquait ainsi : « Devise qui marque le caractère même de la vocation et de la condition d'Élève Officier de Réserve. Car, par un choix librement décidé, ils veulent eux aussi assumer la charge du commandement. Ils estiment en effet que celui qui s'est préparé à être un chef civil -pour construire et animer la Cité- doit également être un chef dans le sein de l'Armée pour protéger le pays à l'heure des périls. Son exigence militaire doit aller de pair avec son exigence civile : pour lui, il n'y a qu'une seule manière de SERVIR. »

 

Comme toute unité, l'École de Cherchell a son drapeau. Le 1er septembre 1962, lorsque l'école a quitté l'Algérie qui venait de proclamer son indépendance le 5 juillet, le drapeau a rejoint l'École d'Application de l'Infanterie à Montpellier. Ce n'est que le 19 novembre 2004 que l'inscription A.F.N. 1952 - 1962 lui a été attribuée par le ministre des Armées.

 

Autour de cet événement, l'Amicale Nationale des Camarades de Cherchell Officiers de Réserve et Élèves s'est constituée à l'initiative de Gérard COURTADE, un ancien E.O.R. Le 27 mars 2008, des centaines d'anciens élèves se sont retrouvés pour la 1ère fois à Montpellier autour du Général Hervé CHARPENTIER, Commandant l'École d'Application de l'Infanterie et Commandant Militaire de la Place, pour accueillir avec tous les honneurs ce drapeau chargé de la mémoire de nombreux officiers et sous-officiers qui ont donné leur vie pour la France et de ceux qui gardent depuis cette époque où ils servaient leur Pays des souvenirs à jamais inoubliables.

 

L'Amicale des Anciens Combattants de Biviers était représentée en force par quatre de ses membres : Jacques Bouissou, Pierre Chauvet, Jean-Noël Varenne et Jean-Pierre Versini, tous anciens E.O.R. de Cherchell.

 

 

Au terme de la cérémonie, le drapeau a pris sa place parmi des centaines de drapeaux de l'infanterie exposés avec respect et ferveur au sein du Musée de l'Infanterie de Montpellier.

 

 

Montpellier, le 27 mars 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 22:13

 

Maurice Arnaud vient de nous quitter.
ARNAUD.JPG

Originaire d’une famille du Trièves forte de onze enfants il  naquit  en 1916 à Grenoble.

Après son certificat d’études il fera un apprentissage de ferronnier, sera mécanicien  et contremaître chez Merlin- Gerin de 1933 à 1945.

Exceptionnellement doué pour le sport, il sera plusieurs fois finaliste du championnat des Alpes de boxe, champion des Alpes en haltérophilie  1ère série et toutes catégories , joueur de rugby d’excellent niveau au FCG de Grenoble.

Il sera récompensé pour ses qualités sportives par la médaille de la jeunesse et des sports en 1962.

C’est dans la défense de son pays qu’il va donner le meilleur de lui-même.

Il fera 24 mois de services militaires en 1937 au 4ème Rgt du Génie de Grenoble, puis sera rappelé sous les drapeaux le 2 septembre 1939.


Le 10 Mai 1940 il reçoit pour  mission, la nuit, de faire sauter le blockhaus allemand de Grossenwald et le carrefour de Lutztviller.

Il recevra pour cette action la croix de guerre.

Envoyé près de Dunkerque pour faire sauter les ponts de Blangy  , il sera fait prisonnier par les Allemands, s’évadera vingt jours après et rejoindra Grenoble à vélo trente jours plus tard.

Dès 1943  recruté par l’Armée secrète (ORA) il  deviendra l’un des membres du groupe franc Quiqui ( Joseph Célery-Rogoz ).

Jusqu’ à mars 1944 il va participer aux pages de gloire des Groupes Francs :

coup de main sur le dépôt de munitions de Claix,

attaque à l’explosif d’usines travaillant pour les Allemands,

destruction de lignes à haute tension, de camionnettes radio, et d’un transformateur électrique Thomson de la rue du Drac,

sabotage de la voie ferrée Voreppe - Grenoble,

enlèvement et destruction du fichier STO à l’Hôtel de ville de Grenoble,

attaque du fort des Quatre Seigneurs, récupération des armes et transfert au Fort du Mûrier,

accueil de parachutages de nuit à Voreppe et Méaudre,

coups de main contre la Milice ..

En mars 1944 il entre au service de renseignement de l’A.S. sous les ordres du commissaire Cavaz.

Il quitte la Résistance en octobre 1944, son pays étant libéré, et reprendra une paisible activité familiale  et professionnelle . 

Le général Pichot -Duclos lui remettra la médaille militaire en 2004, ainsi que la médaille des évadés.
Il était estimé de tous.

Ses chefs  , le Cdt Nal  (dont il était aussi le garde du corps), le Lt Requet , le Commissaire Cavaz , lui rendront un hommage particulier.

 

 

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 15:09
Vous pouvez visualiser deux photocopies de documents en regard des conditions d'attribution de la carte du combattant au titre des OPEX, en cliquant sur Albums Photos, puis OPEX. Afin d'agrandir le texte, cliquer sur la loupe, en haut et à droite.
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 15:00

Lundi 17 mars a 11 heures, une délégation des anciens combattants s'est rendue au monument aux morts pour honorer le dernier "Poilu de 14/18", monsieur Lazarre Ponticelli et tous ses compagnons d'armes.

Cérémonie sous la tutelle de Mme Ferradou , maire de St-Ismier, et de
Mr Chauvet, président de l'Amicale des Anciens Combattants de Biviers et Saint-Ismier.

Ceremonie.jpg
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 21:04
 
           
Lors de l’exposition organisée en 2006 et 2007 par l’Amicale des Anciens Combattants de Biviers et Saint-Ismier, concernant les faits marquants de la Résistance dans le Grésivaudan de 1940 à 1944, nous avons été frappés par le passage à la Résistance des Gendarmes de Saint-Ismier dans l’été 1944.
           
 
Le passage à la Résistance d’une unité de la Gendarmerie, institution pour laquelle la fidélité aux autorités légales est une règle absolue, est donc un événement particulièrement grave, voire dramatique.
Nous avons tenté d’en comprendre les motivations, de savoir quelle a été l’action des gendarmes dans la résistance, quelle a été leur attitude à leur retour.
Des recherches dans les archives de la Gendarmerie et des témoignages d’anciens de Saint-Ismier nous permettent de le savoir en partie.
Nous nous limiterons ici à la période qui a suivi l’invasion de la zone dite « libre » de la France, par les Italiens et les Allemands le 11 novembre 1942, en réaction au débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942 en Afrique du Nord.
-0-
Notre région n’avait pas véritablement connu l’occupation ennemie, l’occupation italienne s’étant révélée jusqu’alors relativement bénigne ; cependant plusieurs actions furent dirigées contre les Italiens par les Résistants. Après la capitulation de l’Italie ( septembre 1943 ) les Allemands désarment les Italiens et prennent leur place, mais beaucoup plus durement.
Le gouvernement de Vichy menait une politique de collaboration avec l’Allemagne, impliquant la lutte contre les Résistants, par le moyen de la police et de la gendarmerie, et aussi, par la suite, de la « Milice ». L’insistance allemande en vue d’obtenir de plus en plus d’aide de ces forces a créé parmi elles un douloureux conflit : à qui devons-nous obéir ? quels ordres devons-nous exécuter ? ne faut-il pas faire semblant et ne rein faire ? ne faut-il pas aller plus loin encore ?
Peu à peu, l’espoir puis la certitude de la victoire des Alliés gagne la population ; certains décident d’y contribuer.
 
C’est dans ce contexte difficile que vivent - comme tout le monde – les gendarmes de Saint-Ismier. En 1944 ils sont au nombre de six ; quatre sont mariés et pères de famille. La gendarmerie est située sur la route nationale, aux Maréchaux  GN.JPG. Leur vie quotidienne est difficile : malgré l’attribution de tickets de rationnement supplémentaires, ils subissent les restrictions. Aux activités de routine ( vols, enquêtes diverses) s’ajoutent bien des tâches imposées par le régime politique : recherche de documents anti-allemands, contrôle des transports de marchandises contingentées ou interdites, situation des étrangers et des juifs, enquêtes sur des personnes et leur « attitude au point de vue national », et recherche des réfractaires au STO.
Le « Service du Travail Obligatoire » imposant à tous les hommes de 20 à 24 ans d’aller travailler en Allemagne, a provoqué un rejet unanime de la population. Malgré les sanctions prévues contre les proches de ceux qui voudraient s’y soustraire, les « réfractaires » sont d’emblée très nombreux ; ce sont eux , qui, se cachant, vont gonfler tous les effectifs des « maquis ». Une partie de ces maquisards deviendront des combattants de la Résistance.
 
 
Les gendarmes se heurtent à l’hostilité générale lorsqu’ils recherchent, comme cela leur est prescrit, les réfractaires au STO. C’est pour eux un grand embarras. Ils remettent quelques-uns aux occupants, mais la plupart du temps affirment qu’ils ne les trouvent pas. La brigade reçoit des listes de personnes à rechercher : elle n’en trouve aucune. Elle affirme dès juin 1943 qu’il n’y a aucun groupe constitué de réfractaires, et maintient par la suite cette affirmation.
Pourtant « le gendarme se sent isolé de la population qui se méfie de tout ; il n’a plus la confiance de la population. ».
Les gendarmes ont aussi à connaître des vols de tickets de rationnement dans les mairies, des vols de véhicules, d’animaux de boucherie, de vêtements, de vin etc.. dans bien des cas, les rapports d’enquêtes se terminent par les mots, « ni indice, ni soupçon »..
Il s’y ajoute les enlèvements, meurtres et arrestations par la Milice et la Gestapo, comme celle de trois enfants juifs cachés depuis des mois au couvent de la Providence à Corenc, que les religieuses ont dû se résigner, sous la menace, à laisser partir ; l’arrestation au Sappey de 19 personnes qui s’y cachaient, l’arrestation de 2 personnes à Corenc.
En mai 1944, l’insécurité est générale, et les gendarmes eux-mêmes en sont les victimes.. ou complices.
Une inspection du capitaine dans les brigades de Domène et de Saint-Ismier le 23 mai 1944 ne recueille « aucune remarque, aucune demande, aucune réclamation ». Tout va bien en apparence..
Mais le 9 juin 1944, trois jours après l’événement décisif qu’est le débarquement allié en Normandie, le Préfet ordonne le regroupement des brigades à Grenoble, afin de disposer d’une force nombreuse, de protéger la préfecture, et de mettre les gendarmes à l’abri d’actions hostiles ( et de tentations..).
Ce jour-là, à l’arrivée de cet ordre, les six gendarmes de Saint-Ismier disparaissent, tous ensemble, en même temps !
Où sont-ils allés ?
Ils ne sont pas allés loin : ils ont rejoint le maquis du voisinage, dirigé par Jean Berfini, alias capitaine Dax. Voici leur rapport du 11 janvier 1945 :
«  Le 9 juin 1944, tous les militaires de la brigade de Saint-Ismier, qui était composée de l’Adjudant Heinis Lucien, de Vidaud André, Jarlot Robert, Dexpert Jean, Reytet René et Combret Jean ont rejoint les formations de la résistance. Dès les premiers jours, tous ces militaires ont été employés au commandement et à la surveillance du camp de Sainte-Marie-du-Mont (Isère), camp en formation. 
Ce dernier ayant été dissous à la suite d’une opération effectuée par les Allemands, ces militaires ont été affectés à la prévôté du secteur 6 du Grésivaudan, sous le commandement du Cdt Vauban, l’actuel Préfet de l’Isère.
Bien avant leur départ au camp, tous ont toujours fait de leur mieux pour faire échouer les ordres donnés par les Allemands, et qui consistaient à persécuter les jeunes du STO, le maquis, les israélites, etc..
D’autre part, la brigade a de tout temps conservé des relations cordiales avec les chefs du maquis. Ces derniers venaient fréquemment à la brigade, ceci depuis le début de la résistance. Tous les militaires de la brigade étaient au courant des dépôts d’armes et de munitions, ainsi que des coups effectués par le maquis. Tous ces renseignements nous étaient fournis par le chef des Groupes Francs, le Cdt Nal, qui avait son PC dans notre circonscription, en contre partie des renseignements sur les agissements des Allemands ou de la Milice dont nous pouvions être en possession, les concernant.
 
 
 
La brigade n’a jamais participé à aucune opération quelle qu’elle soit dirigée par les Allemands ou la Milice. »
 
A ce rapport, s’ajoutent quelques autres, plus brefs, qui apportent des précisions sur l’activité de tel ou tel gendarme. Ils ont participé à au moins un combat, et contribué à l’ordre et à la discipline parmi les maquisards.
Grenoble a été libérée le 22 août 1944… des chefs provisoires de la Gendarmerie sont nommés, qui dès le 28 août ordonnent la remise en marche des brigades. Cela se fait très vite : dès le 1er septembre, les six gendarmes ont repris leur poste… et leurs activités de routine. Ils se déclarent heureux de constater que la population a approuvé leur attitude et leur restitue sa confiance. Ils n’ont pas raconté grand chose aux gens de Saint-Ismier, et rien n’est rapporté sur ce sujet dans les PV du Conseil Municipal.
Loin d’être exceptionnelle, l’attitude des gendarmes de Saint-Ismier a été celle de nombreux autres : sur les 19 brigades de la section de Grenoble, 13 ont été « défaillantes », le même jour, 51 gendarmes sont « défaillants », et 32 ont été « enlevés » par des maquisards ; soit 83 gendarmes disparus sur 173 : la moitié !
La Gendarmerie a été bouleversée par ces évènements : entre ceux qui sont passés à la Résistance et ceux qui, de gré ou de force, sont restés fidèles au gouvernement de Vichy, les tensions et rancoeurs ne se sont pas effacées rapidement. Les gendarmes reprennent leurs activités normales autant qu’il est possible , mais ils constatent que bien des faits criminels continuent à se produire, impunément. Leurs relations sont difficiles avec les FFI ( pas à Saint-Ismier) et divers organismes arrivés nouvellement au pouvoir, qui veulent dicter leur loi. Cette situation trouble, cause chez eux lassitude et découragement.
La hiérarchie s’efforcera d’apaiser les conflits, de séparer ceux qui ne peuvent pas s’entendre, de revenir aux règles normales, et de rétablir l’obéissance totale.
En conclusion, on voit que les gendarmes de Saint-Ismier n’ont  pas accompli au maquis d’exploits extraordinaires, mais leur refus d’être regroupés à Grenoble le 9 janvier 1944 est leur acte décisif de rupture avec ce qu’ils n’approuvaient pas depuis longtemps.
D’un commun accord, ils ont choisi la lutte pour la libération de la France, et c’est pourquoi, dès le 30 janvier 1945, ils ont été chacun individuellement, mais ensemble, l’objet d’une proposition en vue de l’attribution de la « Médaille de la Résistance Française ».
 
 
L’auteur exprime ses remerciements aux familles Combet, Frondel, Jay, Martinet.
 
Pierre Chibon.
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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 21:33
 
Faire comprendre la guerre d’Indochine, la restituer dans le contexte de l’époque avec le souci de la vérité, tel était l’enjeu de l’exposition proposée par la toute nouvelle association d’Anciens Combattants de Biviers et Saint-Ismier les 7, 8, 9 et 10 mars. Un parcours d’une vingtaine de panneaux vivants et interactifs, complété d’une conférence d’une heure et demie, dispensée par le Général PICHOT-DUCLOS, président d’honneur de l’association.
 
Si ce conflit marque si peu les esprits aujourd’hui (quasiment aucun monument honorifique sur le territoire national), c’est sûrement dû à la situation géopolitique de l’époque, que ce soit sur un plan national, international ou local.
La France sort de la deuxième guerre mondiale, elle doit se reconstruire et tout événement loin de ses frontières n’avive aucun intérêt. De plus, l’instabilité politique (plus de 24 gouvernements en 9 ans) ne permettra pas au pays de sortir honorablement de ce conflit. Pour exemple, l’envoi du contingent fut toujours refusé, laissant aux seuls militaires d’active la charge des opérations.
L’opinion internationale n’est pas favorable, en particulier les Etats-Unis qui prônent la décolonisation. Ce n’est qu’en 1950 avec l’avènement de la Guerre Froide et l’opposition des deux blocs Est-Ouest que les USA décident d’aider financièrement et matériellement la France. La Chine quant à elle, est désignée en 1945 pour opérer le désarmement des troupes nippones stationnées dans le Nord de l’Indochine.
Enfin localement, les élites indochinoises, manquant désespérément de reconnaissance, se regroupent derrière un homme, Ho Chi Minh qui deviendra le chef charismatique de l’insurrection armée. De formation universitaire européenne, il apprend la politique en URSS et affine sa doctrine en Chine. Il est l’ interlocuteur privilégié, habile et pragmatique.
 
Le conflit armé démarre vraiment le 23 novembre 1946 par le bombardement du port de Haiphong et prendra fin à la bataille de Diên Biên Phu en 1954. 8 ans de guerre où nos soldats étaient confrontés à deux ennemis, l’un sournois, orienté vers la guérilla tout azimut, l’autre rangé et puissamment armé comme au siège de Diên Biên Phu.
 
La conférence de Genève de 1954 mettra définitivement fin au conflit, donnant naissance à un nouvel état, le Vietnam, entraînant un exode vers le Sud de milliers de réfugiés. Coupé en deux états en 1956, le Vietnam retombera dans le chaos quelques années plus tard, lors de l’intervention américaine destinée à lutter contre l’invasion communiste.
 
Le bilan de cet épisode tragique de notre histoire est la perte de 40 000 hommes, de 9000 disparus pour un effectif total de 262 000. Des actes héroïques, cités en exemple parmi les plus glorieux de notre histoire et aujourd’hui reconnus sur la scène internationale auraient certainement mérité plus de considération du monde politique d’alors.
Cette exposition est un hommage aux combattants français, africains et indochinois mais aussi à cette région du Monde où des ethnies sont encore persécutées.
 
                                                                                                          Philippe Montiton
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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 16:10
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Forte affluence en ce matin du 8 mars 2008 à l'Agora de Saint-Ismier, pour découvrir notre exposition et assister à la conférence sur la guerre d'Indochine présentée par le Général  Pichot-Duclos. 
Le Général nous a tenu en haleine durant plus d'une heure. Le récit de cette terrible guerre, analysée, décortiquée par le Général, nous a captivés et grandement éclairés.

Nous devons à Jean DOUGE de pouvoir dès à présent visionner les photos de cette matinée d'exception en cliquant sur Album Photos, puis en sélectionnant l'album "Indochine". 

Serge FONT


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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 14:57


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Le mercredi 6 Juin 2007,nous vous proposons de répondre à l’invitation du Colonel commandant le 13éme BCA  et de poursuivre la journée par une excursion sur le lac du Bourget ;
Le 13ème BCA est composé d’environ 11OO hommes répartis dans quatre cies de combat,
une cie d’éclairage et d’appui, une cie de commandement et de logistique,une cie d’administration et de soutien ,plus une cie de réserve .
Cette unité est utilisée dans le cadre d’un conflit majeur,dans le cadre d’actions humanitaires et d’interpositions,d’aide et de secours à la population ,de défense militaire terrestre.
 
Le programme de la visite est le suivant :
 
-7h30 regroupement sur le parking du terrain de rugby de Biviers
-8h00 Départ
-9h Arrivée au quartier du Roc noir à Barby (près de Chambéry)
.Accueil en salle d’honneur par le colonel Morin cdt l’unité et ses cadres.Présentation du 13éme BCA et de ses missions.
-Présentation de deux détachements avec équipements et matériels spécifiques.
-Contact avec de jeunes recrues.
-12h  Apéritif,Repas pris au mess de l’unité.
-14h15 Départ pour le lac d’Aix les bains.
-  Croisière sur les sites essentiels du plus grand lac naturel de France.le château de Bourdeau.la cote sauvage du lac ,l’abbaye de Hautecombe,les grottes Lamartine et Raphael
-17h 30 Collation
-18h Départ ,retour à Biviers vers 19h.
 
Une fantastique journée ! Nous nous souviendrons du remarquable accueil qui nous a été réservé par l'ensemble de l'unité. La promenade sur le lac fut appréciée de tous.

Voir l'album photo.
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 21:10
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Cette excellente exposition fut un des temps forts de notre amicale courant 2007.
Elle avait fait l'objet de l'annonce suivante dans le site du Conseil Général de l'Isère.

Témoignages et conférences remarquables en ont fait un grand événement.
 (cliquez sur le compte rendu de votre choix )
 
 
 
 
 
 
L’ exposition
Du 09/05/2007 au 15/05/2007
Commune : Biviers
Thématique : Exposition
L'amicale des Anciens Combattants de Biviers organise pour la deuxième année consécutive une exposition sur la Résistance dans le Grésivaudan.
Un parcours d'une trentaine de panneaux, composés de textes et de photos, retrace à partir d'une carte renseignée, la chronologie des évènements. Les lieux d'implantation des maquis, les personnages principaux, les actions, le mmode de vie des Résistants sont évoqués tour tour.
Une dizaine de mannequins, grandeur nature, présentent les tenues et le matériel militaire d'époque.
Un parcours pédagogique pour tous, y compris les plus jeunes, puisque quatre journées sont dédiées aux scolaires des communes de Montbonnot, Saint Ismier, Barraux, Biviers et Saint Nazaire les Eymes./
Pratique :
De 9 h à 20 h
salle polyvalente de Biviers.
 
 
 « Résistance dans le Grésivaudan ».
 
Suite au succès de l’édition 2006, l’Amicale des Anciens Combattants de Biviers récidivait du 10 au 15 mai pour présenter une exposition plus riche à la salle polyvalente de la commune.
Dépositaires du travail de mémoire, les Anciens Combattants ont tenu à retracer l’histoire locale de la Vallée du Grésivaudan avec loyauté et précision. Intéressées par le projet, les communes de Monbonnot, St Ismier et St Hilaire du Touvet ont permis de réaliser de nouveaux panneaux spécifiques à nos quatre municipalités, afin de susciter un intérêt particulier pour chaque visiteur.
Sous couvert de l’Académie, une quinzaine de classes de CM2 a ainsi pu s’attarder sur l’histoire de leur commune en découvrant quelques anecdotes mais surtout en visualisant l’atrocité du moment, comme l’embuscade de la Détourbe.
Quatre conférences ont ponctué les soirées de l’exposition :
 « L’Etat Français et la Résistance »par François-Georges Dreyfus, professeur émérite d’histoire contemporaine à la Sorbonne.
 « Les Maquis de Chartreuse», par le Lieutenant-colonel Jean-Pierre Martin, historien.
«  Le commandant de Reyniès » par Pierre Giolitto, historien et inspecteur général de l’Education Nationale.
«  Les services spéciaux dans la Résistance».par l’Amiral Kessler, membre des Services Spéciaux et ancien directeur du musée de la Marine.
L’émotion était également au rendez-vous : la présence de résistants, de leur descendance ont enrichi et valorisé cet événement par l’apport de vibrants témoignages. Roger Chappuy, survivant du GF de Biviers, l’épouse de Philippe Blanc chargé de la Croix Rouge dans le Vercors, mais aussi la visite des filles du Commandant de Reyniès, chef de l’Armée Secrète et du Docteur Demange, en charge de l’hôpital du Plateau des Petites Roches,  Paul Custillon de la Cie Bernard, actif en Belledonne et dans la vallée du Grésivaudan, Roger Fleury FTP St Egréve et rescapé de Mauthausen, les descendants de l'adjudant chef Requet, auteur de la destruction du polygone et caserne de Bonne, Mme Breillet veuve du Lt Breillet alias Lt Joseph, les enfants de René Amblard de St Hilaire du Touvet  , sont quelques noms parmi la liste des invités.
Le flux de nombreux visiteurs a consacré plusieurs mois de travail d’une équipe soudée, largement aidée techniquement par la Mairie et par le Conseil Général, toujours prêt à soutenir les initiatives locales.
 
 
PS : Pour voir les photos en regard des groupes de mots en bleu, aller dans Albums photos visionner «  La résistance en Grésivaudan »
 
 
 
« L’ Etat Français et la Résistance ».
 
Deuxième conférence ce vendredi soir à la salle polyvalente, dispensé par un historien de renommée nationale, le Professeur François-George DREYFUS. Agé de 80 ans, il fut professeur émérite d’histoire contemporaine à la Sorbonne et il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages comme « L’Histoire de la Résistance » paru aux éditions de Fallois.
Le sujet abordé est très controversé et sans entrer en polémique, parler de l’action positive de l’Etat Français demeure à ce jour non-conforme au « bien-penser historique ».
Il faut partir de l’idée que l’Etat Français est parti d’une défaite et répondre à une question : « Fallait-il ou pas signer l’armistice ? » C’est PETAIN qui opte pour l’armistice, il y voit une réduction de la dette de guerre (20 millions d’euros/jour), un libération maximale de soldats et une zone de démarcation plus importante. Il est surtout sensible à une économie en vies humaines (déjà 100 000 morts), ayant que trop en mémoire le désastre de 14-18.
Le slogan « Travail, famille, patrie » est resté dans l’histoire plus que celui-ci : « L’Armistice est une simple suspension d’armes, les Allemands restent nos ennemis ! »
Il faut préparer la revanche et Pétain s’y emploie :
Il crée le Service des Travaux Ruraux qui luttera contre les services secrets de l’AXE en Zone SUD. 47 agents allemands seront fusillés avant le 11 novembre 42 malgré le désaccord de LAVAL (limogé en 1940).
Il crée le CDM (Camouflage du Matériel) et fait reverser aux allemands que le strict nécessaire.
Il fait conserver et mettre à jour un fichier de mobilisation ( qui deviendra plus tard l’INSEE).
Enfin, il maintient les Services de Contre-Espionnage.
Il s’appuie sur l’Armée d’Armistice, basée en Zone Libre dans laquelle il nomme des chefs illustres, De Lattre de Tassigny, Juin sous les ordres du Général Frère, mort en déportation. Il nomme le Général WEYGAND à la tête de l’Armée de la Revanche, composée de 120 000 hommes en Afrique du Nord.
Accusé de jouer double-jeu, il enverra un émissaire à Londres dès 1940 qui est reçu par HALIFAX. Henri FRENAY, créateur d’un des premiers mouvements de Résistance dira de la collaboration que c’est un mal nécessaire qui nous profite.
PETAIN met en place les chantiers de jeunesse en Zone SUD où chacun reçoit une formation paramilitaire et une éducation patriotique. Il cautionne l’émergence des mouvements de jeunesse (alors qu’un seul ne peut exister dans un régime totalitaire).
Tout ceci avec la ferme intention d’être utile le moment venu.
Mais le retour de LAVAL en 1942, voulu par les allemands, va changer la donne. La mise en place de la politique du STO (Service du Travail Obligatoire) et surtout son autorisation d’infiltration en Zone Libre est la clé pour l’invasion complète du territoire. L’armée d’Armistice est dissoute, et les cadres rejoignent les réfractaires du STO dans la Résistance.
Pétain est muselé par Laval, c’est un vieil homme qui n’a plus toutes ses facultés et pourtant il reste : si ce n’est pour la France, c’est pour les Français.
                                                                                                         
 
 
 
Pierre GIOLITTO tient conférence sur le Commandant de REYNIES.
 
Dans le cadre de l’exposition de la Résistance en Grésivaudan, Pierre GIOLITTO, docteur ès lettres, inspecteur général honoraire de l’Education Nationale et auteur de nombreux récits sur la 2ème Guerre Mondiale animait la première des quatre conférences pour nous retracer le parcours d’un homme hors du commun, Albert, 11ème Marquis de REYNIES.
Tout commence le 06 mai 44, vers 10h30. Albert de Reynies sort de l’hôtel de la Division à Grenoble ; il y a conservé un bureau par lequel transite son courrier. Il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant cinq heures. Un communiqué nazi l’annoncera retrouvé mort dans sa cellule au petit matin. Puis, plus aucune nouvelle complémentaire, … ni aucune dépouille !
Le petit Albert voit le jour à ARRY le 21 août 1900 dans l’Est de la France alors annexé. Il est le descendant d’une famille aristocratique dont la vocation militaire est traditionnelle. Son éducation stricte, pour ne pas dire vieille France tourne autour de la religion et de la patrie.
Albert passe sa jeunesse à Grenoble où son père, Antoine de Reynies est Capitaine au 14ème BCA. Il est scolarisé à St Michel de l’Aigle sous la coupe des frères de l’Ecole Chrétienne puis à Notre Dame. En admiration devant son géniteur, la morale et l’esprit patriotique semblent générer chez l’adolescent un sentiment d’intransigeance.
Son père, général en retraite en 1930, s’éteindra en 1942 à Reynies, au château familial de ce petit village du Tarn et Garonne. 
 St Cyrien en 1920, promotion de la victoire, Albert fait ses premières armes de lieutenant au 136ème Régiment de Tirailleurs Marocains où il apparaît déjà comme un « humaniste chrétien pétri de culture ». Officier d’ordonnance du Gouverneur militaire de Lyon au début de la guerre, il est nommé commandant et affecté à la Commission d’Armistice de WIESBADEN. En 1942, il prend avec fierté le commandement du 6ème BCA à Grenoble, ville de son enfance. Le 26 novembre, après quelques mois de commandement, l’armée régulière est dissoute sous les ordres d’Hitler et la zone Sud occupée.
De Reyniès rentre en Résistance, dans l’ORA(organisation de Résistance de l’Armée) où se retrouve bon nombre de soldats subitement démobilisés. Son passé militaire et son charisme lui permettent rapidement de gravir les échelons de responsabilités. En 1943, il devient chef de l’AS (l’Armée Secrète) en remplacement d’Albert REYNIER (futur préfet de l’Isère), contraint de se mettre au vert. A la réunion MONACO de Méaudre, ce jeune chef fait forte impression devant les représentants des différentes factions de la Résistance. Animés par la passion de la liberté, ils se rallieront tous à son souhait d’obéir aux ordres afin de garder intactes les forces et effectifs jusqu’au débarquement.
Mais voilà, la situation à Grenoble se dégrade, les rafles succèdent aux arrestations, la gestapo multiplie ses actions. Deux jours après la visite à sa famille mise en sûreté plus au Sud, il est arrêté, dénoncé par un certain Tyrol, ancien chasseur alpin du 6ème BCA devenu milicien.
Depuis s’est engagée une réelle enquête policière, diverses pistes n’ont pas abouties, plusieurs hypothèses ont été avancées mais aucune n’a jamais aboutie au grand dam d’une famille qui encore de nos jours cherche la vérité. Anne, âgée de 14 ans au moment des faits, était présente à la conférence, très émue à l’évocation de ces moments interminables d’attente. Seule, une tombe virtuelle est visible au cimetière de St NIZIER.
Deux hommages vibrants témoignent de l’attachement de la ville de Grenoble. Le premier est le nom donné à l’ancienne caserne Bayard qui, bien qu’ayant déménagée à Varces, s’appelle toujours Quartier de Reynies. Le deuxième, est plus récent : le 7 mai 2004, une imposante cérémonie militaire Place de Verdun, honorait devant toute sa famille, ses amis, le Général Le Ray âgé de 94 ans (ancien lieutenant d’Albert) cet homme au parcours exemplaire. Michel DESTOT, Maire de Grenoble, souligna dans son discours ses qualités humaines, ses derniers mots étant : « Pas un seul autre coup ne fut porté à la Résistance, autre que le sien. »
                                                                                                                                             Philippe Montiton
 
 
«  Les Services Spéciaux dans la Résistance  »
 
3ème conférence dispensée par l’Amiral KESSLER, ancien des Services Spéciaux (et qui fut chef du Service Historique de la Marine) qui aborde un point sensible, assujetti au devoir de réserve, les Services Spéciaux.
Nous dévoilerons ici aucun secret mais nous pouvons dire que ces services ont travaillé sans interruption depuis le traité de Versailles jusqu’en 1946.
La fin de la Première Guerre Mondiale voit la naissance de ses organismes qui prennent leur réelle raison d’exister en 33 avec l’avènement D’Hitler. Par voie législative, ils obtiennent un budget suffisant afin de remplir différentes missions.
Pour comprendre les Services Spéciaux, il faut différencier le Service de Renseignements qui cherche à obtenir le maximum d’informations sur l’ennemi et le Contre-Espionnage qui lui cherche à neutraliser les S.R. adverses.
Malgré l’Armistice de 40, le changement d’appellation ( les SR devenant « Bureau des Menées Anti-nationalistes, dirigé par le Colonel RIVET et le C.E. rebaptisé « Services des Travaux Ruraux », aux ordres du Commandant PAILLOLE ), permet une continuité des opérations avec grande efficacité. Passés dans l’illégalité à la dissolution de l’Armée d’Armistice, ils reçoivent de l’Intendance Militaire des fonds correspondants à des unités dissoutes.
La meilleure illustration de cette efficacité s’appelle ENIGMA : ce mystère est une simple machine à écrire que les Allemands ont transformée en moyen de chiffrement à code journalier. Un exemplaire est récupéré, et grâce aux services de mathématiciens polonais, le système de fonctionnement est percé. Il ne manquait plus que les codes et c’est un agent-double, le frère d’un général allemand travaillant pour Goering qui les fournit. Tous les messages codés purent ainsi être interceptés, sans jamais éveiller les soupçons allemands et ce jusqu’en 1946. Grâce au système ENIGMA, on peut considérer que la guerre a duré de 1 an à 2 ans de moins.
Les Services Spéciaux ont payé un cher tribut puis 313 des leurs sur un effectif total de 4441 y ont laissé la vie.
 
 
                                                                                                           
 «  Les maquis de Chartreuse »
 
Ultime conférence dispensée par le Lieutenant-colonel Martin, historien militaire et actuellement à la tête de la Prévention Routière à Grenoble. Auteur de nombreux ouvrages, il s’essaye avec réussite au roman historique dont le dernier se passe dans les maquis de Chartreuse.
Mais laissons de côté les romans pour rejoindre la réalité : « Marginalité ou exemplarité », difficile de choisir le thème exact qui définit le mieux ce maquis. Les chefs militaires portent un jugement très dur et l’accusent d’inactivité et de combattants de la dernière heure. Avec suffisamment de recul, quel est le constat ?
STEPHANE, le chef le plus illustre des maquis environnants, en visite d’inspection, jugera la topographie peut favorable ( en particulier pour l’eau ) à la guerilla. Dires confirmés par le CDT Le Ray, chef de l’AS après De Reynies, soulignant en substance que le maximum avait été fait aux vues d’un environnement peu favorable.
Et pourtant les maquis existent, ils font partis du secteur 2 qui s’étend jusqu’à la Tour du Pin. L’Abbé Pierre contribue à la formation du Maquis Palace au Gd Reynaud. BERNARD (George Manusset), DAX (Jean Berfini) très actifs sur Voreppe, basculeront sur le Grésivaudan, terres plus propices à la dispersion des groupes. Albert FAGOT est désigné comme coordinateur de l’ensemble des GF (Groupes Francs) tandis que le CDT DE COLOMBE à la mission de réorganiser tout le secteur. Il crée un bataillon à 4 compagnies, commandé par DE LOISY, qui comptera 700 hommes à la libération. Le 22 août 44, ce sont les premiers à rentrer dans Grenoble par le Col de Vence, avant les Américains, participeront à la bataille de Gières (la Compagnie STEPHANE est de toutes les actions), puis effectueront la marche sur Lyon, ville dans laquelle ils rentreront le 2 septembre.
Les maquis de Chartreuse n’ont jamais été vraiment attaqués bien qu’une opération massive des Allemands soit programmée après celle du Vercors puis de l’Oisans.
La Chartreuse est surtout un endroit privilégié pour le camouflage du matériel voulu par Vichy. C’est ainsi que les Chartreux de retour en grasse d’Italie, utiliseront le monastère comme d’un dépôt d’armement important. La Grande Chartreuse vit son immunité respectée suite au passage éclair du Michel Ange du Reich.
Enfin pour porter un jugement définitif, il faut se référer à la Charte de l’Armée Secrète et aux directives des MUR ( Mouvements Unis de la Résistance ) : « Une insurrection déclenchée trop tôt peut anéantir une efficacité ultérieure et limiter les forces de répression ».
                                                                                                         
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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 22:03
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