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  • : UNC du Dauphiné : Amicale des Anciens Combattants de Biviers et Saint-Ismier
  • : Vie de l'amicale des anciens combattants de Biviers et de Saint-Ismier en Isère
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Capture d’écran (309) - Copie               

Biviers et Saint-Ismier sont deux communes de 
l'ISERE

La Guerre d'Algérie

20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 06:47

corres.jpg

Mise à jour : 11/03/2014 16:35

Créée en 2001, par le ministère délégué aux Anciens combattants, la fonction de correspondant défense a vocation à développer le lien armée-nation et promouvoir l’esprit de défense. Le rôle du correspondant défense est essentiel pour associer pleinement tous les citoyens aux questions de défense. 

Un réseau de défense renforcé sur le territoire national

En tant qu’élu local, il peut en effet mener des actions de proximité efficaces. Au sein de chaque conseil municipal,est  désigné un interlocuteur privilégié des administrés et des autorités civiles et militaires du département et de la région sur les questions de défense.

À l’occasion du renouvellement des conseils municipaux, le ministre de la Défense a souhaité que ce réseau, étendu à l’ensemble des communes en France, soit maintenu et renforcé.

Un nouvel élan est donné à la mission d’information et d’animation des délégués militaires départementaux (DMD), qui sont les points uniques de contact des correspondants défense au niveau local.

Pour accompagner cette nouvelle dynamique,l’instruction relative aux correspondants défense a été réactualisée. Elle réaffirme et clarifie les missions des correspondants défense ainsi que le rôle de chacun des acteurs du dispositif.

Les documents régulièrement mis à jour sont téléchargeables en ligne. Des informations sont également adressées par mail aux correspondants défense et aux délégués militaires départementaux. 

Sa mission d'interface au service du lien armée-nation

Les correspondants défense remplissent une mission de sensibilisation des concitoyens aux questions de défense. Ils sont les acteurs de la diffusion de l’esprit de défense dans les communes et les interlocuteurs privilégiés des autorités civiles et militaires du département et de la région. Ils s’expriment sur l’actualité défense, le parcours citoyen,le devoir de mémoire, la reconnaissance et la solidarité.

Les correspondants de défense doivent pouvoir apporter des informations sur l’actualité défense.

Nos concitoyens expriment des attentes en matière d’information sur les opérations conduites par les forces, les armées françaises sur le territoire national et à l’étranger, l’effort de défense de la France (impact économique,social et technologique de la défense), ou encore les modalités d’accès aux emplois civils et militaires de la défense.

Les correspondants défense agissent en tant que relais pour comprendre le parcours citoyen.

Ils doivent pouvoir expliquer l’engagement dans l’armée d’active, les périodes d’initiation ou de perfectionnement à la défense, le volontariat et la réserve militaire constituant des activités accessibles à tous les jeunes désireux de prendre part à la défense.

Les correspondants défense ont un rôle pédagogique sur le devoir de mémoire, la reconnaissance et la solidarité.L’enseignement de défense, première étape du parcours citoyen, est étroitement lié à l’histoire de notre pays, et notamment aux conflits contemporains. La sensibilisation des jeunes générations au devoir de mémoire en constitue l’un des éléments essentiels.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 22:47

 

2014-FORT-BARRAUX 78172014-FORT-BARRAUX 78192014-FORT-BARRAUX 78102014-FORT-BARRAUX 78332014-FORT-BARRAUX 78402014-FORT-BARRAUX 7853

 

  

C'est dans le cadre prestigieux du Fort Barraux que s’est déroulée le  17 mars 2014 la réunion de secteurs  des sections de l'UNC Dauphiné. L’animation en était assurée par les cadres de l'UNC-UDC74 ; le Président Hubert Bornens ,le Vice-Président Jean Marc Bocquard et le secrétaire général Michel Pécoud.

 

L'évolution des effectifs et le recrutement furent le point d'orgue de cette réunion.

Un superbe recueil RDMA fut remis aux Présidents de section afin de faciliter et suivre ces actions.

Toutes les actions mémorielles commémoratives furent rappelées (centenaire 1ère guerre mondiale, 70ème anniversaire de la libération de la France , 60ème anniversaire de la fin de la guerre d'Indochine) ainsi que notre participation à travers les différentes expositions courant  2014 et 2015, et la labellisation officielle par la préfecture(38) de l'exposition résistance en Grésivaudan.

 

L'assemblée générale de l'UNC Dauphiné se déroula ensuite, rapport moral rappelant le refus de notre fédération et de 50 autres mouvements combattants de participer à cette cérémonie du 19 mars, rapport d'activité , les comptes furent adoptés par l'assemblée, Pierre Chauvet étant élu président.

Une remise de décoration suivie d'un repas en commun rassembla la quarantaine de cadre de l'organisation dans l'excellent restaurant du village.

 

Cliquer sur le lien pour accéder à l'album photo :

http://amicale.acb.over-blog.com/album-2200659.html

 

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:43
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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:31

Bd Voltaire

Guillaume Zeller

 

Le 19 mars 1962, à Évian, les autorités françaises signaient l’accord qui devait encadrer l’abandon progressif de la souveraineté républicaine sur l’Algérie au profit des représentants du FLN. En dépit de l’opposition quasi unanime d’un million de pieds-noirs, du sacrifice consenti par les harkis, de la faible représentativité du FLN, la République s’apprêtait ainsi à rédiger le chapitre final d’une histoire commencée en 1830. Moins de quatre mois après, le 5 juillet 1962, le processus entamé à Évian aboutissait à l’indépendance de l’Algérie.

Qu’on le déplore ou qu’on s’en accommode, le 19 mars ne peut être considéré comme l’anniversaire de la « paix en Algérie ». Pour des raisons objectives : les tueries ont continué malgré le cessez-le-feu annoncé. Faut-il évoquer le massacre commis le 26 mars 1962 devant la Grande Poste de la rue d’Isly à Alger, le début des purges au sein de la communauté musulmane, la multiplication des opérations aveugles de l’OAS ou encore l’immense chasse à l’homme anti-européenne commise le 5 juillet à Oran, journée la plus sanglante de toute la guerre d’Algérie, avec au minimum 700 pieds-noirs assassinés et escamotés en quelques heures ?

Pourtant, c’est cette date du 19 mars qui a été retenue par les parlementaires français en décembre 2012, non sans idéologie, pour devenir celle de la journée nationale du souvenir « des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie ». En dépit de cette décision, la fin de la présence française en Algérie demeure « un passé qui ne passe pas » et nombreux sont ceux qui s’insurgent contre les commémorations qui seront organisées demain, en particulier par la FNACA dont les accointances idéologiques originelles sont connues.

Ainsi, de nombreuses associations dédiées à la défense des rapatriés – en particulier le Cercle algérianiste, puissante organisation qui veille à la transmission de l’héritage culturel des Français d’Algérie – continuent d’interpeller le gouvernement. À Nice, le maire Christian Estrosi – vertement critiqué par une partie des pieds-noirs pour avoir fait ériger une statue de Charles de Gaulle dans la ville en 2011 – dénonce cette année un « déni de vérité » et refuse de pavoiser la ville, soutenu par Ali Amrane, président du Collectif des associations de harkis des Alpes-Maritimes. « Le 19 mars est une date atroce pour les familles de harkis massacrés entre le 19 mars et le 2 juillet 1962 », rappelle ce dernier. À quatre jours des élections municipales, les rapatriés d’Algérie ne négligeront pas la position de leur édile.

C’est aussi vers l’Algérie d’aujourd’hui que conduit ce débat mémoriel. Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, affaibli par un accident vasculaire cérébral, y brigue un quatrième mandat en dépit de ses hospitalisations successives… à Paris. La « candidature de trop » de cet ancien « moudjahidin » a déclenché une série de manifestations qui laissent deviner un fort besoin de renouvellement. « 52 ans, Barakat ! » (« Cinquante-deux ans, ça suffit ! »). Ce slogan qui résonne actuellement à Alger, porté par de jeunes militants sévèrement réprimés, pourrait fendiller la chape de plomb idéologique indispensable au maintien au pouvoir du FLN. La vérité historique, et donc la paix des mémoires, pourraient en être à terme les bénéficiaires de part et d’autre de la mer Méditerranée.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:26

Bd Voltaire

Manuel Gomez

 

Le 19 mars 2014 Du 19 mars au 5 juillet 1962, l’armée française est restée l’arme au pied sans intervenir pour défendre la vie de milliers de Français livrés au massacre.

 

19 mars 1962 : la guerre d’Algérie est officiellement terminée. Pour de Gaulle au moins, pour qui l’ennemi n’est plus le FLN et l’ALN mais l’OAS et les Français qui veulent que cette terre reste française, contrariant ainsi l’objectif gaullien.

Bilan entre ce 19 mars et le 5 juillet 1962 : plus de 5.000 enlèvements, disparitions et assassinats en Algérie perpétrés par le FLN et l’ALN.

Dans son numéro daté du 9 mars 2014, Jeune Afrique porte à la connaissance de ses lecteurs le tout récent livre de Raphaëlle Branche, « Prisonniers du FLN », édité par Payot. Raphaëlle Branche (qui n’a jamais caché de quel côté penchait son idéologie) apporte tout de même la preuve qu’à la date du 19 mars 1962, on comptait 1.350 prisonniers (civils et militaires, algériens et français) entre les mains du FLN et de son bras armé, l’ALN, et qu’avant cette date on pouvait les estimer à environ 500 civils et 430 militaires.

Plus de la moitié de ces 2.280 prisonniers restent à jamais disparus sans que cela inquiète le moins du monde les gouvernements successifs de la France. Tout comme ils n’ont jamais, non plus, réclamé des comptes à l’Algérie indépendante pour les plus de 3.000 disparus entre ce 19 mars et le 5 juillet 1962. Mais qui ont, au contraire, interdit à la Croix-Rouge internationale de s’y intéresser… Pour preuve, le télégramme très secret, signé Louis Joxe, et daté du 2 avril 1962 :

Je serais, pour ma part, hostile à une intervention quelconque de la Croix-Rouge internationale dans tout ce qui concerne les arrestations et détentions d’Européens.

Du 19 mars au 5 juillet 1962, l’armée française est restée l’arme au pied par ordre de De Gaulle sans intervenir pour défendre la vie de milliers de Français sans défense livrés au massacre. Sous les ordres des généraux Ailleret et Katz, l’armée française a terminé cette guerre dans le déshonneur.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:23

Un  documentaire sur Cao Bang sera diffusé sur la chaîne France 5, le dimanche 13 avril 2014 à 20h40.

Ce film relate un épisode méconnu et pourtant charnière de la Guerre d'Indochine, intervenu au nord-est du Tonkin en septembre et octobre 1950, le long de la terrible Route Coloniale 4. Il constitue également un hommage aux soldats du C.E.F.E.O. tombés en Indochine.

7 témoignages très complémentaires racontent de manière aussi claire que possible le déroulement complexe de cette bataille, ses tenants et ses aboutissants. Le documentaire s’appuie également sur des archives filmées, ainsi que sur des images des lieux où se sont déroulés les événements (Dong Khé, Coc Xa…). 

Etant donné la durée du film (52 minutes), la totalité des témoignages n’a pas été utilisée pour ce documentaire. De nombreux témoignages inédits, non utilisés dans ce documentaire, seront en revanche visibles sur un site internet en cours de réalisation, dont l’adresse sera : www.caobang.fr 

Ce site internet ouvrira dans les prochains mois.

Merci de diffuser largement

Cordialement

P. SCHMITT

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:03

 

Cliquer sur le lien pour afficher le communiqué :

 

http://1drv.ms/1fHLBge

 

PS :

 Message à l'attention des administrateurs et des Présidents de section de l'UNP

L'UNP appartient au Comité National d'Entente regroupant 55 associations nationales. Par erreur et dysfonctionnement, dans le communiqué spécial cité en sujet et se trouvant en pièce jointe, l'UNP ne figure pas comme signataire. Bien entendu, elle approuve pleinement et partage le contenu du communiqué spécial joint. Aussi, après contact avec le général (2S) DELORT, Président du Comité National d'Entente, l'anomalie sera rapidement réparée. L'UNP sera ajoutée, dans la journée, comme signataire du communiqué spécial . Fidèle amitié para. CP Président national UNP



Chers Délégués Généraux,

Certains d’entre vous m’ont fait part de leur émotion après l’annonce, par le Président de la République, de l’entrée au Panthéon de Jean ZAY.

Vous trouverez ci-joint le texte du communiqué établi par le Comité d’Entente dont est membre le Souvenir Français et que j’ai signé après avoir contribué à sa rédaction.

Vous êtes naturellement invités à le faire connaître dans vos comités et auprès de vos correspondants habituels.

Je vous souhaite un très bon week-end.

Bien à vous

Gérard DELBAUFFE – Président du Souvenir Français

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 06:53
Ecœuré par une loi synonyme de "massacre" des harkis, Hacène Arfi a choisi de renoncer à son titre de chevalier de l’Ordre national du mérite. (M. A.)
Hacène Arfi n’a pas digéré le texte de loi adopté le 8 novembre dernier par le Parlement, faisant du 19 mars une journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie. Il a écrit au Président de la République et attend toujours sa réponse.
Il a reçu la loi comme une "gifle". Hacène Arfi, fils de harki, président fondateur de la coordination harka à Saint-Laurent-des-Arbres, n’a pas digéré le texte de loi adopté le 8 novembre dernier par le Parlement, faisant du 19 mars une journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie. Pour lui et de nombreux représentants des harkis en France, cette date est au contraire synonyme d’"abandon" et de "massacre" de leurs familles par leFLN après les accords d’Évian. Les souvenirs douloureux des horreurs de la guerre ne s’effacent pas.
Lettre ouverte
Sa lettre ouverte et ses multiples courriers de protestation à l’adresse des médias et des élus, dont le sénateur socialiste du Gard, Simon Sutour, contre une proposition de loi qu’il a qualifiée d’"abjecte", n’y ont rien changé. Le texte a été définitivement validé par le conseil constitutionnel le 29 novembre dernier. "J’ai espéré jusqu’à la dernière minute que des sénateurs déposeraient des amendements", confie-t-il. En vain. Alors dans un ultime geste d’écœurement, Hacène Arfi a décroché de sa veste sa médaille de chevalier de l’Ordre national du mérite, l’a renvoyée dans un Colissimo au Palais de l’Elysée, à l’adresse du Président François Hollande.
"J’ai honte de vous monsieur le Président"
Il y a joint un courrier explicatif où il rappelle que cette distinction lui avait été décernée "au regard des services rendus" à sa communauté. "Depuis maintenant trente ans, je milite pour la défense de la communauté harkie et l’un des points essentiels de ce combat se trouve être la reconnaissance du génocide harki qui a eu lieu à partir du 19 mars 1962, écrit-il au Président. Puis il exprime son immense déception : "Autrefois fier de cette distinction, je n’ai aucune envie de brandir cette médaille dans le contexte actuel surtout après avoir été insulté de la sorte". Il poursuit sur un ton de colère : "Aujourd’hui, je ne suis pas fier de la France, j’ai honte de vous monsieur le Président et pourtant mon père a combattu pour les valeurs de la France : la liberté, l’égalité et la fraternité (...) Vous avez délibérément ignoré le mécontentement croissant des associations de harkis, de pieds noirs, et de la majorité des anciens combattants, elle remet en cause la cohésion sociale et c’est vous aujourd’hui qui me poussez à sortir du droit chemin, du dialogue et de la concertation".
Lettre morte
Expédiée début décembre, la missive est restée, depuis, lettre morte. Une poignée de jours plus tard, Hacène Arfi, militant à la santé fragile, était victime d’une attaque cardiaque. Il se remet aujourd’hui lentement dans une clinique d’Avignon, où il continue d’écrire pour interpeller qui veut bien l’entendre. "Cette loi m’a touché moralement et physiquement..."
 
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 21:47
   
 
        
 
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian veut réduire le nombre d'officiers de près de 5.800 officiers en six ans (2014-2019) 
  
 
  
Le "dépyramidage" (évolution de la pyramide des grades) continue. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian va supprimer 562 postes d'officiers en 2014. A la fin de l'année, il ne restera plus que 82.000 militaires du rang en France.
  
Le "dépyramidage" (évolution de la pyramide des grades) continue. Ce qui va dans le sens des exigences du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui veut réduire le nombre d'officiers de près de 5.800 officiers en six ans (2014-2019). Pour ce faire, il va supprimer 562 postes d'officiers en 2014 dans les trois armées, hors direction générale de l'armement, contrôle général... (contre 580 en 2013). L'Hôtel de Brienne a fixé le plafond des effectifs des officiers généraux pour 2014. A la fin de l'année, ils ne seront plus que 359 officiers généraux (contre 364 en 2013 et 384 en 2012). Soit un très léger recul des effectifs de 1,3 %. Ce sont à nouveau les généraux de brigade et les contre-amiraux), qui perdent des effectifs (5 postes). Ils ne seront plus que 207 à fin 2014, contre 212 fin 2013 et 229 fin 2012.
Pour les officiers supérieurs (colonel, capitaine de vaisseau, lieutenant-colonel, capitaine de frégate, commandant et capitaine de corvette), le plafond des effectifs a été fixé à la fin de cette année à 11.515 (11.793 fin 2013 et 12.013 fin 2012). Soit une baisse de 278 postes (- 2,35 %). Principales victimes, les lieutenants-colonels et capitaines de frégate qui perdent 143 postes, soit un recul de 2,6 %. Enfin, le plafond des officiers subalternes (capitaine, lieutenant de vaisseau, lieutenant, enseigne de vaisseau de 1er classe, sous-lieutenant, enseigne de vaisseau 2e classe) a été ramené à 16.077 (contre 16.356 fin 2013 et 16.696 fin 2012). Soit une perte de 279 postes (- 1,7 %) en dépit de la croissance des effectifs des capitaines et lieutenants de vaisseau qui ont augmenté (87 postes).
Au total, l'armée française comptera 27.951 officiers fin 2014, des effectifs qui passent sous la barre symbolique de 28.000 (contre 28.513 officiers fin 2013 et 29.093 en 2012). Soit un total de 562 postes d'officiers supprimés (- 1,97 %).
  
Partir, ce n'est pas trahir
La maîtrise de la masse salariale (environ 12 milliards d'euros par an, ndlr), qui avait fait l'objet d'une grosse polémique en 2012, fait partie des priorités du nouveau chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers. Cette maîtrise "nous impose de prendre en compte le contingentement des effectifs, le dépyramidage, la gestion des hauts potentiels, la promotion au mérite, la simplification du dispositif indemnitaire des militaires et donc, au bilan, les parcours que nous offrons au personnel des armées", a-t-il récemment expliqué aux parlementaires. Et surtout il a précisé qu'il se dirigeait "vers un état-major des armées dont les effectifs diminuent de 30 %, avec un format resserré de 600 personnes au lieu de 930, alors que les états-majors d'armée descendront à un niveau compris chacun entre 150 et 200 personnes. Tout cela pour commander les trois armées et les soutiens interarmées, soit de l'ordre de 230 000 personnes en 2015 !"
>  En octobre dernier, le directeur des ressources humaines du ministère de la Défense, Jacques Feytis, avait expliqué que l'objectif du ministre de la Défense était de "parvenir en fin de loi de programmation militaire à un taux d'encadrement de 16 % - soit le taux constaté à la fin de l'année 2010". Les officiers sont bien sûr la cible principale de la déflation, avec une diminution en valeur absolue de 5.778 postes - 1.000 en 2014, 1.050 en 2015 et 2016, 1.100 en 2017 et 2018, et enfin 478 en 2019, selon le DRH du ministère. Finalement, après arbitrage de Matignon, 850 officiers quitteront l'armée en 2014 (au lieu de 1.000).
Pour autant, les officiers ont dû mal à quitter l'armée, ou plus exactement l'institution. A tel point que certains DRH encouragent dans les réunions les départs en expliquant que "partir, ce n'est pas trahir". Au-delà de l'aspect psychologique, l'enjeu, avait rappelé Jacques Feytis, est "de bâtir une offre particulièrement adaptée aux officiers, catégorie qui a le plus de mal à se reconvertir puisqu'ils partent généralement à un âge moins favorable que les autres militaires".
 
82.082 militaires du rang, soit la capacité du Stade de France
Le ministère de la Défense a également fixé les plafonds pour les effectifs de sous-officiers et des militaires du rang. Fin 2014, il y aura 92.211 sous-officiers (contre 94.395 fin 2013) et 82.082 militaires du rang (contre 84.579), ces derniers pouvant pratiquement contenir dans le Stade de France (81.338 places).
  
 
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 13:36

Par

À la une du Point.fr

 

Qui dit mieux ? 34 000 postes supprimés d'ici 2019, 82 000 en dix ans. Pourquoi ne pas appliquer la même recette à l'ensemble des fonctionnaires ? 

"Partout, autant que possible, la recherche d'une meilleure efficience impose de diminuer les effectifs." Ces excellentes paroles ont été récemment prononcées par le général Pierre de Villiers, nouveau patron de l'armée française. Il expliquait devant les commissions de la défense de l'Assemblée nationale et du Sénat de quelle façon il allait réduire l'état-major des armées de 30 % : 600 personnes au lieu de 930. 150 à 200 personnes pour chacun des états major d'armée (armée de l'air, marine, armée de terre).

Moins de généraux, moins de colonels, moins de capitaines de vaisseau, une pyramide des grades "plus aiguë, plus jeune". D'ici 2019, le nombre de militaires va diminuer de 34 000. Soit environ 82 000 postes supprimés en dix ans, un quart des effectifs. Objectif : réduire la masse salariale qui s'élève aujourd'hui à 1 milliard par an (sur un budget de 31 milliards).

Les militaires ne sont pas syndiqués et ont érigé la discipline en vertu cardinale. Ils ont pour tradition d'exécuter les ordres sans hésitation ni murmure, même si quelques grognements se font entendre et si certains se posent quelques questions sur l'efficacité future de notre outil militaire. On peut donc trancher à la hache sans beaucoup de risques sociaux.

Une variable d'ajustement

Aucun danger de voir des cortèges enfiévrés sortir des casernes, défiler de la Bastille à la République ou occuper le cercle des armées de la place Saint-Augustin. Les bérets rouges ne seront jamais des bonnets rouges. L'armée est donc une parfaite variable d'ajustement.

Faisons un rêve : que la même potion amère soit administrée à l'ensemble de la fonction publique. Au prorata, ce serait 1,2 million de fonctionnaires qui, à terme, disparaîtraient. On imagine le tohu-bohu si l'on tentait, même timidement, de s'engager dans cette voie.

Pourtant, certains pays l'ont fait. La Suède a réduit sa fonction publique de 38 % en une dizaine d'années. Et rappelons que l'Allemagne compte 50 agents publics pour 1 000 habitants, la France 90 pour 1 000, soit presque le double.

 

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