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Biviers et Saint-Ismier sont deux communes de 
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La Guerre d'Algérie

23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 07:43

LeFigaro

Dans une lettre que Le Figaro a consulté, le ministre de la Défense signifie au premier ministre sa grande préoccupation face aux graves conséquences militaires, industrielles et sociales d'un coup de rabot supplémentaire.

Le constat est alarmant et l'argumentaire implacable, au moment où la mobilisation des acteurs de la Défense ne faiblit pas devant les menaces de nouvelles coupes budgétaires. Dans une lettre envoyée le 9 mai à Manuel Valls (et adressée en copie à Michel Sapin), Jean-Yves Le Drian signifie au premier ministre sa très forte préoccupation face aux graves conséquences militaires, industrielles et sociales d'un coup de rabot supplémentaire.

Mardi 13 mai, appuyant leur ministre, les officiers généraux cinq étoiles dirigeant les trois armées (terre, air, marine) et le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, ont mis leur démission sur la table, lors d'une réunion. Ces responsables demeurent jusqu'à aujourd'hui dans ce même état d'esprit, et se disent peu convaincus par les messages venus de Bercy ou de l'Élysée, même s'ils ont noté quelques infléchissements de ton dans la bouche du ministre des Finances, Michel Sapin. Samedi 17 mai, la rencontre autour de François Hollande à l'Élysée, entre Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian n'a pas été conclusive, le chef de l'État se drapant dans le respect des grands principes stratégiques et laissant le soin à son premier ministre de régler la problématique budgétaire. Or, à Matignon comme à Bercy, on fait plus que jamais la chasse aux milliards…

« Les efforts seront difficiles à réaliser, dans un contexte social proche de l'exaspération »

Le ministre de la Défense

Ces tensions interviennent dans un contexte déjà lourd. Dans sa lettre, que Le Figaro a pu consulter, le ministre de la Défense rappelle le «niveau de nos engagements militaires extérieurs», principalement au Mali et en Centrafrique. Il mentionne surtout l'«exercice extrêmement tendu» de la loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2014-2019, un texte forgé de haute lutte et tout juste voté, en décembre. Les «efforts seront difficiles à réaliser, dans un contexte social proche de l'exaspération», avertit sans frais Jean-Yves Le Drian tout en soulignant qu'en 2019, son ministère aura supprimé 82 000 emplois en dix ans. Dans son courrier, qui ne concerne formellement que l'exercice 2014, le ministre de la Défense évalue à 355 millions d'euros les efforts à réaliser cette année. «Une annulation qui se cumulerait avec celle opérée fin 2013, à hauteur de 720 millions d'euros sur les crédits d'équipement de la défense», relève-t-il.

Or, selon Jean-Yves Le Drian, «la Défense ne peut absorber une perte de crédits en 2014, ni sur sa masse salariale, ni sur ces crédits de fonctionnement». En effet, ceux-ci se situent déjà «au seuil de l'acceptabilité sociale». De telles contraintes «impactent l'entraînement des armées, déjà inférieur aux normes internationales», souligne-t-il encore. Quant aux crédits d'infrastructures, «sous-dotés», ils conduisent le ministre à «faire étudier actuellement un plan pour les réhabilitations les plus impérieuses».

Reporter à 2016 des programmes «symboliques»

En matière d'équipements militaires, toute réduction de ressources en 2014 aurait des suites industrielles et sociales très considérables. Jean-Yves Le Drian concède ainsi, pour ce budget, une «situation financière extrêmement dégradée avec une dette fournisseurs historique, représentant plus du tiers des crédits disponibles». Or, prévient le ministre, «toute aggravation de ce report de charge se traduira par une cessation de paiements précoce et la mise en difficulté de nombre d'entreprises, en particulier les PME». Avec le spectre de plans sociaux, le signal est clair.

Afin d'«éviter une dette insoutenable», le ministre anticipe la nécessité d'avoir à reporter à 2016 des programmes «symboliques» prévus en 2014 et 2015, «soit un total d'environ 7 milliards d'euros de commandes non passées». Ce qui aurait, là encore, des «conséquences industrielles désastreuses», écrit Jean-Yves Le Drian en sonnant le tocsin. Il cite l'industrie terrestre (Nexter et RTD), les chantiers navals (Concarneau, Cherbourg, Saint-Nazaire) et l'industrie aéronautique, «avec des suppressions de milliers d'emplois et des pertes de compétences».

Sur le plan militaire, les conséquences seraient également «très lourdes», insiste le locataire de l'Hôtel de Brienne, qui évoque dans sa lettre l'impact sur la dissuasion, pierre angulaire de la Défense française, et les avions ravitailleurs neufs dont l'armée a cruellement besoin. Pour sa part, «l'armée de terre serait sous-équipée et rapidement dans l'incapacité de satisfaire les nouveaux contrats opérationnels», s'alarme le ministre. Dans le domaine crucial du renseignement, les engagements seraient «décalés, voire annulés», lit-on encore à propos des drones stratégiques MALE, des satellites CERES et des avions de surveillance légers qui auraient à passer à la trappe.

Au total, résume Jean-Yves Le Drian, «il faudrait revoir le modèle capacitaire de la LPM, avec un impact majeur sur l'emploi industriel». Un «changement de format», que les chefs des armées - solidaires avec leur ministre, ce qui n'a pas toujours été le cas - assimilent à un déclassement et ne veulent pas assumer.

Pour 2014, afin d'éviter une «impasse politique», le ministre souhaite la mobilisation des 500 millions de recettes exceptionnelles prévues par la LPM (dans son article 3). Il propose le lancement d'une nouvelle tranche de programme d'investissement d'avenir (PIA), «adossée à des cessions d'actifs de participations publiques», en clair la vente par l'État de parts qu'il détient dans des grandes entreprises du secteur de la défense.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 07:21

FIGAROVOX/ENTRETIEN - L'essayiste Malika Sorel-Sutter réagit aux menaces de mort à caractère islamiste qui visent le directeur de l'IUT de Saint-Denis. Dès 2013, un rapport du HCI, enterré par l'Etat, alertait sur les dérives communautaristes dans les universités.

 

Malika Sorel-Sutter est ancien membre du collège du Haut Conseil à l'Intégration et de sa mission Laïcité. Elle est administrateur de l'association de Défense et de géopolitique Géostratégies 2000. Elle est notamment l'auteur d'«Immigration, intégration: le langage de vérité». Fayard/Mille et une nuits, 2011.


 

Le directeur de l'IUT de Saint-Denis a été visé par des menaces de mort à caractère islamiste. Dans un rapport rédigé en 2013, le HCI dénonçait la montée du communautarisme dans les universités. Cette affaire vous donne-t-elle raison? S'agit-il d'un cas isolé ou est-il emblématique de certaines dérives?

Malika Sorel-Sutter: Oui, cette affaire donne pleinement raison au Haut Conseil à l'Intégration ainsi qu'à sa mission laïcité. La situation de notre enseignement supérieur est très préoccupante. Nous n'avons cessé de tirer la sonnette d'alarme aussi bien auprès de la majorité actuelle que de la précédente. Les difficultés rencontrées ne sont pas récentes, et elles se sont amplifiées au fil du temps. En 2004, la Conférence des Présidents d'Universités avait déjà été saisie d'un grand nombre de problèmes, à telle enseigne qu'elle s'était même appliquée à élaborer un «guide laïcité et enseignement supérieur» pour aider le personnel sur le terrain.

Dans certaines universités des tapis de prière étaient sortis en plein cours, et dans d'autres des élèves imposaient que la pause coïncide avec la rupture de leur jeûne lors du mois de Ramadan.

 

Lors de nos travaux, nous avons été stupéfaits de constater que ces problèmes pouvaient se poser partout, y compris dans les classes préparatoires à nos grandes écoles où des jeunes hommes refusaient de passer l'oral avec un professeur femme et où l'étude de la pensée de philosophes tels que Voltaire ou Thomas d'Aquin pouvait être refusée par certains élèves. Dans certaines universités des tapis de prière étaient sortis en plein cours, et dans d'autres des élèves imposaient que la pause coïncide avec la rupture de leur jeûne lors du mois de Ramadan. Beaucoup d'autres situations sont décrites dans notre rapport au sujet, par exemple, de l'affectation de moyens matériels aux associations d'étudiants qui peuvent parfois conduire à des dérives communautaristes, aux phénomènes de prosélytisme ou encore au voile. Cette affaire de l'IUT de Saint-Denis doit être l'occasion d'ouvrir la voie à de larges enquêtes, y compris administratives, sur la réalité de ce qui se passe sur le terrain et aussi sur un point important que nous avons constaté lors de nos travaux, à savoir que dans certains établissements la direction est encline à cacher la vérité, voire à la travestir, plutôt que de venir en aide aux enseignants ou aux personnels administratifs lorsque ceux-ci osent aborder les problèmes qu'ils rencontrent dans l'exercice de leurs fonctions. Il faut trouver le moyen de placer cette hiérarchie face à ses responsabilités.

Qu'est-il advenu du rapport du HCI? Celui-ci a-t-il été enterré? Si oui, Pourquoi?

Comme l'avait souhaité Michel Rocard, alors Premier ministre, à sa création en 1989, le HCI dépend de Matignon. Les rapports du HCI sont publiés à la Documentation française. Mais pour celui qui traitait de la laïcité dans l'enseignement supérieur, nous n'avons pas pu obtenir de feu vert. Pour vous donner une idée de ce que représente cette décision de non-publication, je souhaiterais faire le parallèle avec le rapport «La grande nation: pour une société inclusive» qui a, lui, été publié par la Documentation française. Son auteur est devenu Président de Sorbonne Universités tandis que le HCI a été mis hors d'état de soutenir la République et ses principes. Ont également été publiés à la Documentation française les rapports qui avaient, à juste titre, déclenché un véritable tollé dès leur mise en ligne sur le site du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Je renvoie ici le lecteur à la lecture des articles du Figaro qui évoquaient le contenu, à certains égards stupéfiant, de ces rapports sur l'intégration.

Oui, le rapport de la mission laïcité a été enterré et la mission laïcité a été remplacée par l'Observatoire de la laïcité présidé par Jean-Louis Bianco, selon lequel « la France n'a pas de problème avec sa laïcité ».

 

Oui, le rapport de la mission laïcité a été enterré et la mission laïcité a été remplacée par l'Observatoire de la laïcité présidé par Jean-Louis Bianco, selon lequel «la France n'a pas de problème avec sa laïcité». C'est donc pour traiter de l'inexistence de ces problèmes que Jean-Louis Bianco a récemment décidé de n'y consacrer, toujours selon ses dires, qu'un seul jour par semaine, pour pouvoir rejoindre la nouvelle ministre de l'écologie Ségolène Royal en tant que conseiller spécial. Afin que vos lecteurs ne se méprennent pas sur mon propos, je rappellerai ici que j'ai toujours exercé l'ensemble de mes différentes missions au sein du HCI de manière bénévole. Cette mise au point étant faite, je souhaiterais saisir l'occasion que vous me donnez pour dire que notre mission laïcité n'a pas renoncé à défendre la laïcité et que notre rapport sera publié chez Le Publieur à la fin de ce mois-ci sous le titre «Faire vivre la laïcité».

Pour comprendre pourquoi notre rapport a été enterré, il faut remonter un peu dans le temps. En août 2013, la mission laïcité du HCI voit ses travaux sur la laïcité dans l'enseignement supérieur fuiter sur le site du journal le Monde. Leur publication était programmée pour septembre. On assiste alors aussitôt à la montée d'une grosse vague d'indignation et le HCI reçoit une volée de bois vert de la part, entre autres, d'élites du monde politique, universitaire et médiatique. Manuel Valls, qui est le ministre de l'intérieur de l'époque, apporte quant à lui immédiatement un soutien appuyé à notre travail. Par contre, la position de la ministre de l'enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, est tout autre. Elle déclare qu'«aucune université n'a saisi le ministère à ce sujet: c'est donc que ça ne pose pas de problème. Qu'on n'invente pas des problèmes là où il n'y en a pas.» Plusieurs présidents d'université appuient la prise de position de la ministre. Jean-Loup Salzmann, président de la Conférence des présidents d'université, déclare qu'«on ne traite pas un non-problème par une loi» et que le rapport du HCI est «déconnecté des réalités».

J'avais regretté à l'époque que les médias, sur ce sujet de la laïcité, se contentent d'un journalisme de salon qui se borne à relayer les propos de notables, plutôt que d'aller mener leur enquête à la source, directement sur le terrain, y compris en caméra cachée car la peur a désormais élu domicile sur un certain nombre de campus.

 

Or il se trouve que Jean-Loup Salzmann est justement le président de l'université dont relève l'IUT de Saint-Denis. Le réel finit toujours par s'imposer, ce n'est jamais qu'une question de temps. Dans le cadre de l'élaboration de notre rapport, nous avions auditionné Jean-Loup Salzmann et j'étais présente à cette audition. De même, je me souviens très bien d'un autre président d'université, cette fois-ci parisienne, qui n'avait pas ménagé sa peine pour abonder dans le sens de la ministre Geneviève Fioraso. Mais tandis qu'il s'exprimait dans les médias, affirmant qu'il n'avait jamais eu connaissance d'un quelconque problème de respect de laïcité au sein de son propre établissement, j'avais sous les yeux un document signé de lui dans lequel il abordait les problèmes de laïcité qui se posaient chez lui et qui préoccupaient ses services. Il mentait donc «les yeux dans les yeux». J'avais regretté à l'époque que les médias, sur ce sujet de la laïcité, se contentent d'un journalisme de salon qui se borne à relayer les propos de notables, plutôt que d'aller mener leur enquête à la source, directement sur le terrain, y compris en caméra cachée car la peur a désormais élu domicile sur un certain nombre de campus.

Les dérives communautaristes sont-elles sous-estimées par le gouvernement actuel?

C'est bien plus grave que cela. Sous-estimer une situation sous-entend que l'on a déjà franchi un seuil et que l'on a accepté de la regarder en face. Or, nous sommes confrontés à un refus de voir la réalité telle qu'elle est. Vous savez ce que disait Charles Péguy à propos de l'indispensable lucidité? «il faut accepter, non seulement de dire ce que l'on voit, mais aussi de voir ce que l'on voit, surtout lorsque ce que l'on voit ne s'accorde pas à notre vision du monde.» La cécité volontaire d'une part de nos élites n'est pas le seul fait de la majorité actuelle. Cela fait plus de trente ans que cela dure, et cette cécité se joue des frontières de nos partis politiques. Elle frappe à l'aveugle. Cela fait des années que j'observe de près ce qui se passe au sein du monde politique. Si nos élites avaient voulu agir, elles l'auraient pu. Elle ont beaucoup parlé des principes républicains mais ont très peu agi. Parfois, elles ont même agi à rebours de l'intérêt supérieur de la cohésion nationale. Ce sont alors autant de signes qui ont été interprétés comme un drapeau baissé, ou comme une invitation à fouler encore plus au pied la France et sa République. Il y a désormais urgence à agir.

Au lieu d'assister à des matches d'improvisation théâtrale, François Hollande, dans sa fonction de Président de la République garant du respect des principes constitutionnels, aurait davantage sa place aux côtés de la crèche Baby Loup qui est confrontée à une crise financière telle qu'elle fait désormais planer sur elle la menace du dépôt de bilan. Le tort de Baby Loup? Avoir demandé le respect de la laïcité à ses employés. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, le sénateur-maire socialiste Philippe Esnol, qui avait su si bien soutenir Baby Loup, n'est plus aujourd'hui maire de Conflans-Sainte-Honorine. La nouvelle majorité municipale tarde à mettre ses pas dans les siens, et le Conseil Général connaît lui aussi quelques lenteurs. Baby Loup a lancé un appel aux dons et les citoyens peuvent voler à son secours. C'est une évidence, Baby Loup dérange, tout comme la laïcité dérange de plus en plus en France. Où que je regarde, l'heure semble être à la résignation et à la capitulation.

J'ai fait une partie de mes études en Algérie. Beaucoup des signes que j'ai pu observer là-bas, je les observe à présent ici.

 

Que préconisez-vous pour y remédier?

Les citoyens, d'où qu'ils viennent, ne doivent plus accepter que leurs élites politiques s'affranchissent de leurs obligations de respecter et faire respecter les principes républicains. Le plus important de ces principes est la laïcité, car elle joue le rôle d'une véritable digue. Sans elle, la société française finira par vivre ce que la société algérienne a vécu au tournant des années quatre-vingt-dix. J'ai fait une partie de mes études en Algérie. Beaucoup des signes que j'ai pu observer là-bas, je les observe à présent ici.

Le propos de mon dernier livre était justement de proposer un certain nombre de recommandations politiques. La première des urgences, c'est d'accepter de mettre enfin en œuvre ce que Georges Marchais préconisait dès janvier 1981: «il faut stopper l'immigration officielle et clandestine», disait-il, et les raisons qu'il en donnait n'ont pas pris une ride. L'importance des flux migratoires dans le contexte international que nous connaissons a conduit au réenracinement culturel des enfants de l'immigration, les coupant peu à peu de l'intégration et éloignant de ce fait la perspective d'une coexistence sereine sur la durée.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 07:18

Par Malika Sorel-Sutter

  • Publié le 14/05/2014 à 20:30

 

Wikimedia Commons

 

FIGAROVOX/OPINION- Selon Malika Sorel, la polémique sur la Marseillaise, loin d'être anodine, vient une nouvelle fois éclairer «le gouffre qui se creuse jour après jour entre les élites politiques et le peuple français».


Malika Sorel-Sutter est ancien membre du collège du Haut Conseil à l'Intégration et de sa mission Laïcité. Elle est administrateur de l'association de Défense et de géopolitique Géostratégies 2000. Elle est notamment l'auteur d'«Immigration, intégration: le langage de vérité». Fayard/Mille et une nuits, 2011


La polémique suscitée par une ministre de la République qui a refusé de chanter l'hymne national lors d'une cérémonie officielle est fondée, plus que fondée, d'autant que la réaction de ladite ministre est venue enfoncer le clou. Au vu des mécontentements que son comportement a déclenché, elle aurait pu choisir de calmer le jeu avec des mots apaisants. Mais non, elle a préféré en remettre une couche et outrager la nation et sa République en évoquant un «karaoké d'estrade». Pour comprendre la portée de l'outrage, il suffit d'imaginer un instant l'émoi et le tollé qu'une telle attitude aurait déclenché aux Etats-Unis d'Amérique si Madame Taubira n'avait pas été ministre ici, mais là-bas et qu'elle avait tenu ces mêmes propos à l'égard de l'hymne américain. Gageons que Barack Obama n'aurait eu d'autre choix que de s'en séparer. N'allons pas rêver que l'État, de ce côté-ci de l'Atlantique, renoue avec le respect du peuple et de ses symboles, et que le Président de la République François Hollande ou son Premier ministre Manuel Valls demande de ce fait sa démission à la Garde des sceaux.

En France, le peuple, en sa qualité de dépositaire de l'identité française, se trouve contraint d'avaler des couleuvres en guise de repas quotidien, et cela ne date pas d'hier. Rappelons-nous les propos tenus par l'un des ministres du gouvernement de François Fillon qui suggérait que la France n'avait en quelque sorte jamais existé, puisque selon sa perception basée sur on ne sait quelle histoire: «la France n'est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion (…)» Éric Besson n'a pas été démissionné alors que, là aussi, si le respect de la France et de son peuple avaient constitué des pré-requis de gouvernement, il l'aurait été.

Un autre exemple me vient à l'esprit, celui d'Henri Guaino auquel un ancien Premier ministre, Alain Juppé, demande de prendre congé de son parti politique. À y regarder de près, ce qui vaut à Henri Guaino d'être aujourd'hui la cible de nombreuses attaques, c'est de défendre à propos de l'Union Européenne la position exprimée par le peuple français envers une constitution rédigée sous l'égide de l'ancien Président de la République Valéry Giscard-d'Estaing, avant que le Président Nicolas Sarkozy ne méprise le résultat du référendum en le contournant comme l'on sait et ce, avec le soutien d'une partie non négligeable de la classe politique. Et dire que notre classe politique ose encore se prétendre qualifiée pour donner des leçons de démocratie sur la scène internationale!

Lambert Wilson, maître de cérémonie du festival de Cannes, s'est cru obligé d'ajouter son grain de sel, exprimant sa sidération que notre hymne national soit encore chanté au vu de ses paroles qui seraient, selon lui, racistes, et trouvant qu'il serait temps d'en changer. Revient à ma mémoire un doux souvenir. C'était un soir du mois d'août il y trois ou quatre ans, à la tombée de la nuit sur la grande plage de Cannes. Nous étions des milliers assis sur le sable, les yeux levés vers le ciel pour assister au festival international de pyrotechnie. La musique de la Marseillaise retentit, annonçant que la prochaine équipe à concourir serait l'équipe française. Comme un seul homme, la plage se leva aussitôt spontanément et entonna à pleins poumons l'hymne national. Le peuple français se reconnaît dans sa Marseillaise. Le désamour des Français pour l'équipe nationale de football a été largement nourri par le refus de beaucoup trop de ses joueurs d'entonner l'hymne national. 63% des Français ont une mauvaise image de l'équipe nationale.

Quant à moi, la Marseillaise m'a toujours remué les tripes. Dans mon cœur, la France est indissociable de la Marseillaise. Ses paroles portent la voix des aînés, de ceux qui nous ont précédés. Elles font à présent partie du legs indivis qu'évoquait Ernest Renan. L'historien et résistant Marc Bloch écrivait qu'il «est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France: ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération» et que «peu importe l'orientation présente de leurs préférences. Leur imperméabilité aux plus beaux jaillissements de l'enthousiasme collectif suffit à les condamner». Au sacre de Reims et au récit de la fête de la Fédération, j'ajouterais volontiers la Marseillaise!

L'historien et résistant Marc Bloch écrivait qu'il « est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération »

Le Président Hollande se trompe lourdement en qualifiant - depuis l'Arménie - de «ridicule» la polémique déclenchée par l'outrage de la garde des sceaux à la Marseillaise qui est, rappelons-le, inscrite à l'article 2 de la Constitution, et qu'au titre de l'article 5 de cette même Constitution, il incombe au Président de la République l'obligation de veiller sur son respect. Avec cette polémique, nous ne sommes pas à la périphérie de la politique mais en son cœur. Au travers de cette question de respect du peuple, de ses principes et de ses symboles, c'est celle de la représentativité des élites politiques qui est posée. Qui représentent-elles au juste? Je partage pleinement la défiance croissante des citoyens envers ceux qui ont fait de la politique leur métier ad vitam æternam, et chaque jour qui passe, une nouvelle décision politique vient augmenter mon niveau de défiance. Hier, c'était Benoît Hamon qui ouvrait la porte au voile dans les accompagnements scolaires. Avant-hier, François Hollande qui œuvrait à restaurer les seigneuries en découpant la France en 10 duchés. Ce qui est regrettable à plus d'un titre, c'est qu'à chaque fois les sujets sont traités avec superficialité, sans aucune vision, et que les citoyens ne sont guère informés des tenants et aboutissants. Parfois, le peuple est même traité de manière cavalière, pour rester polie. Lorsque l'élève Leonarda a été récupérée pour rejoindre sa famille sur le point d'être expulsée du territoire national, de nombreuses voix se sont élevées pour rappeler que les sorties scolaires faisaient partie intégrantes du temps scolaire. Et à présent, lorsque le ministre de l'Éducation Nationale se lave les mains du respect de la laïcité et se défausse sur les chefs d'établissement en leur demandant d'apprécier les situations au cas par cas, alors, comme par enchantement, les sorties scolaires ne sont plus partie intégrante du temps scolaire.

La polémique sur la Marseillaise vient une nouvelle fois éclairer le gouffre qui se creuse jour après jour entre les élites politiques et le peuple français. Chaque nouveau coup de canif ne fait qu'effilocher un peu plus le lien de confiance jusqu'au jour où ce dernier rompra, comme il a déjà rompu au cours de l'Histoire.

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 06:03

Bd Voltaire

JP Fabre Bernadac

 

Pourtant le gouvernement avait promis, en échange d’un budget gelé à 31,4 milliards d’euros jusqu’en 2019 et de nouvelles réductions d’effectifs, de respecter les engagements financiers pris dans le cadre de la loi de programmation militaire. De toute façon, à partir de 2017, cette promesse aurait été caduque car les élections présidentielles auraient refilé le bébé au suivant.

Pour mieux emporter l’adhésion des militaires au ministère, on précisait même : « Cette loi est un tout : si on retire une brique, l’ensemble s’effondre ! » Or, ce n’est pas une brique mais un mur entier que le gouvernement envisage d’enlever, suite à la nécessité d’économiser 50 milliards d’euros en trois ans.

Il suffit pour cela d’entendre Valls et Bartolone parler, pour la Défense, « d’effort supplémentaire ». Voilà bien le problème : depuis des années, sous tous les gouvernements, on demande à l’armée de se saigner en lui promettant quelques années plus tard le monde des bisounours !

Pourtant, cette fois-ci, si l’on touche encore… encore… encore une fois à ce budget, ce sont les opérations type Serval au Mali qui deviendront impossibles. On sait déjà qu’en Centrafrique, les véhicules blindés et certains avions et hélicoptères sont au bout du rouleau, ceci d’autant plus que les pistes sont mauvaises et que la poussière s’insinue partout dans les moteurs. Il a fallu le côté « démerdard » français et l’ingéniosité de nos mécaniciens pour bricoler nos matériels.

L’armée est actuellement un élastique tendu à son maximum qui n’attend plus qu’une torsion supplémentaire pour casser. Et ici, je ne parle même plus de défense du territoire.

Bien évidemment, devant cette évidence, la colère gronde et les cadres officiers et sous-officiers sont au bord de la révolte ouverte.

Car si les socialistes ne privilégient jamais le budget de la Défense, ils aiment parader. Il suffit de voir le Président sur les théâtres extérieurs où nos forces, inlassablement, maintiennent l’ordre, au prix chaque mois de nouvelles pertes.

Et quand ils ne paradent pas, ils font intervenir l’armée au meilleur moment pour camoufler leurs échecs et faire repartir la cote de popularité du premier magistrat de la République. Encore qu’actuellement, même en allant demain occuper Moscou, notre bien-aimé Hollande aurait du mal à la faire redémarrer !

Un de mes amis, travaillant à la cellule élyséenne sous Mitterrand, me disait il y a quelques années : « Ici, quand une nouvelle arrive, la question n’est pas quel impact positif ou négatif elle a sur la France, mais est-elle bonne ou mauvaise pour le parti ? »

Chers camarades, la seule solution aujourd’hui n’est ni d’attendre le coup sur la tête ni de pousser une gueulante dans un salon officiel.

La solution, c’est la menace d’une démission massive de nos généraux.

C’est la seule manière de faire reculer le pouvoir. En 1983, le général Delaunay, s’opposant à Charles Hernu qui voulait réduire de 10 % les effectifs de l’armée de terre, donnait sa démission. Il pensait que l’armée devait s’orienter vers la lutte contre le terrorisme. Il avait mille fois raison avant l’heure !

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 05:46

giraud

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 14:55

Le courrier de Russie

 

Alexandre Khramtchikhine, directeur de l’Institut russe d’analyse politique et stratégique, explique à la revue Russkaïa Planeta pourquoi l’armée ukrainienne pourra difficilement, dans son état actuel, tenir tête aux forces russes. Le Courrier de Russie a traduit son article, publié en novembre 2013. 

À la chute de l’URSS, l’Ukraine a hérité d’une armée excellente – trois districts militaires très puissants et trois armées aériennes, soit un effectif de près de 800 000 individus. Ces troupes étaient équipées de technologies militaires contemporaines en grande quantité. En nombre de chars (plus de 6100) et d’avions de combat (plus de 1100), l’Ukraine se plaçait ainsi à la quatrième place mondiale après les USA, la Russie et la Chine.

Comment l’Ukraine a dilapidé l’héritage soviétique

Si la Russie et l’Ukraine étaient entrées en guerre au début des années 1990, l’Ukraine aurait bénéficié d’une supériorité significative sur les forces russes de la partie européenne de la Russie.

En 1994, Washington et Moscou ont contraint Kiev à renoncer à l’arme nucléaire. Pourtant, même malgré cette perte, les conditions de départ pour l’édification militaire de l’Ukraine étaient véritablement fastueuses, les meilleures, sans hésiter, parmi tous les pays de l’ex-URSS. Le pays avait hérité d’un potentiel en officiers très puissant et d’un complexe militaro-industriel hautement développé. L’Ukraine comptait sur son territoire pas moins de 700 entreprises du complexe militaro-industriel, capables de fabriquer quasiment n’importe quelle technologie. En outre, elle se retrouvait avec le monopole, dans l’espace post-soviétique, de la production de fusées à propulsion liquide intercontinentales et spatiales, de porte-avions, d’avions lourds de transport militaire et de moteurs d’hélicoptères.

Cependant, l’Ukraine, pour employer un euphémisme, n’a pas utilisé de la meilleure façon les deux décennies post-soviétiques. En termes de PIB par habitant, l’Ukraine est passée de la deuxième à la neuvième place entre 1991 et 2011 parmi les pays de l’ex-URSS. Concernant l’augmentation de cet indice, elle a chuté, sur la même période et relativement au même groupe de pays, à la 15ème place – la dernière. Pendant que la population se réduisait, sur la même période, de 7 millions de personnes.

Alors que de nombreuses armées post-soviétiques ont pris le chemin d’un développement progressif (à l’exception de la Moldavie, de la Kirghizie, du Tadjikistan et des Pays baltes), les forces armées ukrainiennes sont restées dans un état de dégradation chaotique. Finalement, partie avec les meilleures conditions de départ, l’Ukraine a obtenu le pire résultat.

« Surplus » au rabais

Au cours des vingt dernières années, les forces armées de l’Ukraine ont subi un certain nombre de transformations structurelles. Les districts militaires des Carpates, d’Odessa et de Kiev sont devenus les commandements opérationnels de l’Ouest et du Sud et la direction territoriale du Nord. Les divisions sont devenues des brigades, aujourd’hui au nombre de 17 (deux de chars, huit mécaniques, une aéroportée, deux aéromobiles, une de missiles et trois d’artillerie). Avec encore, au-dessus, 20 régiments, dont trois de forces spéciales.

Selon les chiffres officiels du Traité sur les forces conventionnelles en Europe, l’Ukraine possédait, au 1er janvier 2013, 2311 chars, 3782 véhicules militaires blindés, 3101 canons, 507 avions militaires et 121 hélicoptères d’attaque. Sachant que ces chiffres sont purement formels – la moitié seulement, au mieux, de la technologie recensée dans les forces armées ukrainiennes étant réellement apte au combat.

En 20 ans, une grande quantité des équipements sont soit devenus hors d’usage, soit ont été vendus. Au cours de la période post-soviétique, l’Ukraine a rejoint le groupe des plus gros exportateurs d’armes mondiaux. Sur cette période, les sites de production ukrainiens ont fabriqué pour l’export 285 chars et 430 blindés (et doivent encore honorer des commandes pour 50 chars et environ 200 blindés). Entre 1992 et 2002, l’Ukraine a vendu à l’étranger, sur son équipement existant, 1162 chars, 1221 véhicules militaires blindés (BRDM, véhicules de combat d’infanterie, véhicules de transport de troupes), 529 canons, 134 avions militaires, 112 hélicoptères d’attaque et une quantité significative de ressources de lutte anti-aérienne.

Il est toutefois évident que si l’Ukraine est devenue un exportateur majeur de technologie militaire, c’est en vendant massivement ses possessions – et non grâce aux succès de son industrie de défense. La vente rapide et au rabais de l’héritage soviétique se poursuit jusqu’aujourd’hui même, et ses consommateurs principaux sont les pays d’Afrique subsaharienne (Mali, Éthiopie, République démocratique du Congo). Selon les déclarations officielles, l’Ukraine ne vendrait que les surplus de son armement et des technologies désuètes. Mais ces « surplus » s’avèrent être extrêmement nombreux, et il ne s’agit pas, de très loin, des équipements les plus vieux en comparaison avec ce qui reste en Ukraine. Surtout, cette massive vente de l’héritage soviétique n’est pas le moins du monde compensée par de nouvelles fournitures.

Le projet de modernisation de 400 chars soviétiques T-64, apparu au début des années 2000, a rapidement été réduit à 85 unités : pour, finalement, seulement 76 engins réellement modernisés aujourd’hui. L’Ukraine n’a réussi à acheter que 10 nouveaux chars T-84U « Rempart » : le ministère ukrainien de la Défense n’ayant pas trouvé l’argent pour un renouvellement plus significatif de son parc. Sachant que les Ukrainiens, dans le même temps, ont produit et vendu 50 chars « Rempart » à la Thaïlande, et que le Tchad et la Birmanie achètent des véhicules blindés de transport de troupes ukrainiens par centaines.

Parasitage sur les restes de l’équipement soviétique

Ces derniers temps, l’Ukraine rencontre une série de problèmes concernant l’export de ses blindés. L’Irak a récemment dénoncé un contrat qui le liait à l’Ukraine sur la livraison de BTR-4, du fait de la mauvaise qualité des véhicules. Les BTR-3 ukrainiens ont également été refusés, il y a peu, par le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et les Émirats arabes unis. Pour l’instant, les principaux acheteurs de nouveaux véhicules blindés ukrainiens restent le Nigeria et la Thaïlande.

La récente affaire du complexe de missiles Sapsan illustre de façon frappante la situation de l’industrie militaire ukrainienne. Entre 2007 et 2013, le pays a consacré au projet plus de 200 millions de hryvnias (environ 1 milliard de roubles). Pourtant, au cours de cette période, non seulement aucun prototype n’a été créé, mais on n’a même établi aucune documentation. Finalement, le projet a dû être clos. 100 % des moyens financiers qui y avaient été alloués ont, au fond, été tout simplement volés.

L’Ukraine a cessé totalement la fabrication de canons, de ressources de lutte anti-aérienne, d’avions militaires et d’hélicoptères d’attaques. Et elle ne s’empresse pas d’acquérir ces technologies à l’étranger. Le pays modernise ses avions d’assaut Su-25 et ses chasseurs MiG-29, mais le rythme de cette modernisation est excessivement faible – et, surtout, l’Ukraine se contente de prolonger la vie de ses anciens équipements plutôt que de s’occuper d’en  produire de nouveaux.

Théoriquement, l’Ukraine pourrait fabriquer des navires, mais le programme de construction de corvettes projet-58250 sur « l’argent du peuple » a dégénéré, dès le départ, en véritable farce : à la place des 20 navires promis, le premier en 2012, le pays obtiendra dans le meilleur des cas quatre corvettes, la première en 2016. C’est-à-dire qu’en 20 ans d’indépendance, les forces armées du pays ont reçu 10 nouveaux chars – et rien d’autre.

Au cours des 20 années écoulées, le ministère ukrainien de la défense a également pratiquement réduit à zéro l’entraînement des soldats. Le raid moyen par pilote dans les forces aériennes d’Ukraine atteignait en 2012 40 heures de vol – alors qu’il pouvait aller jusqu’à 120 heures dans l’aviation militaire russe. Les exercices des troupes terrestres en Ukraine sont rares. Et la situation extrêmement difficile de l’économie du pays interdit d’espérer une quelconque amélioration de cet état des choses.

Au jour d’aujourd’hui, l’armée ukrainienne n’est pas capable de résister aux forces armées de la Fédération russe, qui surpassent son potentiel autant en qualité des équipements qu’en niveau de préparation militaire.

 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 05:52

En avant première, une photo de l'écusson sur pied, , que nous aurons plaisir à retrouver à l'entrée de toutes nos expositions. Cet emblème monumental, flamboyant, a été créé au sein de notre amicale, il est unique.

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 16:45

Toutes les photos sont dans l'album : 2014 8 mai 1945

http://amicale.acb.over-blog.com/album-2204900.html

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 16:26

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 06:31

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Lors d’une opération d’infiltration, dans la nuit du 7 au 8 mai 2014 dans le massif du Tigharghar situé dans la région de Tessalit, au nord du Mali, le sergent Marcel Kalafut du Groupement des commandos parachutistes (GCP) du 2e REP (régiment étranger parachutiste) de Calvi et deux autres militaires ont sauté sur une une mine ou un engin explosif improvisé.

Le véhicule léger dans lequel se trouvaient les soldats patrouillait dans le massif de Tigharghar à 5 km au nord-est de Tessalit lorsqu’un des véhicules P4 a explosé sur une probable mine peu avant minuit.

Les trois soldats ont été rapidement transportés en hélicoptère jusqu’à une équipe médicale présente sur le camp de Tessalit. Grièvement blessé, l’un d’entre eux, le sergent Kalafut, est décédé des suites de ses blessures.

Son corps et les deux blessés plus légers ont été transférés vers Gao en fin de nuit.

Marcel Kalafut, sergent au 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi âgé de 26 ans, était en mission d’infiltration et de recherche pour maintenir la pression sur les groupes armés terroristes (GAT), avec une colonne d’éléments extrêmement légers du GCP du 2e REP.

 

La mort de ce militaire d’origine slovaque, qui s’était engagé dans la Légion étrangère en 2007, porte à huit le nombre de soldats français tués au Mali depuis le lancement le 11 janvier 2013 de l’opération militaire française Serval.

« C’est typique des modes d’actions terroristes » islamistes, a expliqué le colonel Jaron, porte-parole de l’état-major des armées.

« Ils ne sont plus dans la recherche du combat frontal. Par des mines, des IED (engins explosifs improvisés) ou des roquettes, ils cherchent à marquer les esprits en créant un incident. »

RIP sergent Kalafut. Nos pensées vont à sa famille, à ses camarades et à ses proches.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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