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La Guerre d'Algérie

22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 10:21
Pierre Gascon

Pierre Gascon sera présent lors de notre AG samedi 30 janvier 2016

 

Pierre Gascon est né le 15 mai 1921 à Paris. Son père Paul s’est établi à Charleville-Mézières en 1930 pour ses activités professionnelles et donc Pierre fit ses études secondaires au Lycée Chanzy jusqu’en Mai 1940 où sa famille dut partir devant l’avancée allemande. Elle arriva à Grenoble et Pierre ne pouvant plus préparer Saint Cyr s’inscrit à la rentrée 1940, ayant passé son baccalauréat  à Nîmes, à l’Institut National Polytechnique de Grenoble.

 

Son père et lui sont en profond désaccord avec le gouvernement de Vichy.

(Paul Gascon avait fait toute la guerre de 1914, Il avait été aux combats de l’Yser, de Dixmude, de la Champagne et de l’Argonne.)

 Dès les premiers mois de sa vie d’étudiant, il se lie d’amitié entre autre avec Bernard de Gaulle, neveu du Général et rapidement, avec quelques autres ils se mirent à distribuer tracts et journaux clandestins.

En septembre 1942, son père, lui-même intégré dans un réseau de résistance, le sachant repéré et en danger lui demande de quitter Grenoble et s’est ainsi qu’il s’engage à « Jeunesse et Montagne ». Il désertera en avril 43 pour aider deux de ses camarades à ne pas partir au STO, avec l’aide de son père qui le met en contact avec un réseau de résistance structuré, le réseau Périclès, dirigé par le colonel  Sahrazac-Soulage. Il doit dès lors rentrer totalement dans la clandestinité.  Après une mission dans le Vercors, puis des missions à partir de Lyon pour assurer le ravitaillement de maquis dans les Hautes Alpes (Barrème) et dans Belledonne (Le Louvre),  Robert Sahrazac-soulage l’enverra en stage au Maquis-Ecole de l’Isère à Theys (maquis dit du Louvre). Il en sort dans la promotion « Bir-Hakeim » avec le grade fictif de sous lieutenant et part avec deux camarades pour rejoindre le maquis du Haut-Jura. C’est alors, le 21 septembre 43,  durant le voyage en train qu’en tentant d’aider son camarade arrêté par la Feldgendarmerie qui contrôlait les papiers, il est à son tour pris et envoyé tout d’abord à la prison de Fort Montluc à Lyon, où se trouve d’ailleurs son père arrêté sur une dénonciation. Ils ignorent chacun la présence de l’autre.

Ils se retrouveront à Compiègne avant d’être déportés le 28 octobre à Buchenwald. Paul,  transféré au camp de Dora quelques semaines après son arrivée mourra en février 1943 à 53 ans.

La libération du camp a lieu le 12 avril1945 mais Pierre fait partie des ultimes convois de déportés qui furent acheminés en Tchécoslovaquie et il ne sera libéré que le 6 mai à Salzbourg en Autriche et rapatrié le 21 mai 1945.

Il repris ses études et obtient son diplôme d’ingénieur de l’Ecole Supérieur d’Electricité de Grenoble. En mettant en scène « les gueux au Paradis », dans une troupe amateur, il rencontre Jeanne Boyoud qu’il épouse en octobre 1947.

 

 

 

En plus de sa vie professionnelle et de ses six enfants, Pierre continue à s’engager pour la Cité :

 

Il est conseiller municipal de 1959 à 1965 avec le docteur Michallon,

 

En 1963 il fonde avec l’avocat Robert Saul « le Foyer des Alpes » pour recueillir et aider les jeunes en difficulté qui deviendra le CODASE (Comité Dauphinois d’Action Socio Educative) dont il sera président pendant de nombreuses années.

 

De 1965 à1968 il est magistrat au tribunal de commerce.

 

Il est en 1972 Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Grenoble.

 

De 1983 à 1995 il sera Premier Adjoint au Maire de Grenoble, Alain Carignon et également un temps, Conseiller Général et Conseiller Régional.

 

Il est enfin, Président Départemental de l’Association des Déportés, Internés et Familles de Disparus de l’Isère.

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