LETTRE OUVERTE AU GENERAL CAMBOURNAC Sachez, mon Général, malgré tout le respect que m’inspire votre passé, que pour moi il y a deux catégories de personnes: les combattants et les esclaves. Il n’y a pas d’ancien combattant. Un militaire qui obéit servilement aux ordres d’un pouvoir qui détruit chaque jour la France ne mérite pas le respect. Je vous demande humblement d’y réfléchir. Que vaudra une Légion d’honneur, pour laquelle beaucoup de vos collègues avalent toutes les couleuvres de la terre, lorsque demain nos femmes seront violées comme à Cologne et que les églises auront été remplacées par les minarets ? Un bout de tissu rongé par les vers de la soumission et le regret de ne pas avoir répondu à l’appel de servir la patrie en acte et en vérité. Me Frédéric Pichon
Il faut qu'ils sachent qu'un général n'est jamais en retraite, même s'il n'est plus en activité, car il continue de servir la France d'une autre façon, même s'il est évident qu'il prend parfois des risques. Mais comme l'a dit le poète « un général ne se rend jamais, même à l'évidence ». Seule compte la France. Nous sommes les sentinelles et les gardiens de la mémoire et de l'histoire de la Nation que nous avons le devoir de défendre et de transmettre. Et si nos camarades d'active sont soumis au devoir de réserve, et c'est bien compréhensible, ceux qui ne le sont plus ont un devoir d'expression, comme tout citoyen, et même plus en raison de leurs expériences diverses au service de la France et de son peuple.
