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La Guerre d'Algérie

31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 10:01

 

Jean MOULIN

Jean MOULIN est né à Béziers le 20 juin 1899, il est le dernier d’une famille de quatre enfants.

Il a quinze ans en 1914 quand éclate la première guerre mondiale. Bachelier en 1917, il s’inscrit à la faculté de droit de Montpellier et entre au cabinet du Préfet de l’Hérault pour financer ses études.

Le 17 avril 1918 il est mobilisé au 2ème Régiment du Génie et envoyé sur les lignes de front. Il est marqué par les ravages de la guerre sur les humains et les paysages. Démobilisé en octobre 1919 il reprend son poste au cabinet préfectoral et termine ses études de droit. Les trois années qu’il aura passées en Préfecture l’auront ainsi doté d’une bonne maîtrise de l’administration de la République.

Jean MOULIN devient en mars 1922, chef de cabinet du Préfet de Savoie à Chambéry.

Il est ensuite nommé Sous-préfet à Albertville, le plus jeune de France. Il se lie d’amitié en 1928 avec Pierre COT, député de Savoie. Son divorce d’avec son épouse, l’incite à demander et obtenir le 5 janvier 1930 sa mutation à Châteaulin dans le Finistère. Fin 1932 sa carrière prend un nouveau tournant et il accède à des postes plus politiques. Entre 1932 et 1938 il est chef adjoint du cabinet de Pierre COT alors Sous-secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères, puis comme chef de cabinet du Ministre de l’Air et du Ministre du Commerce et de l’Industrie. Il est rappelé comme Conseiller au cabinet de Pierre COT devenu Ministre de l’Air. Dans les années 1933 et 1934 il a joué un rôle important dans une fusion de toutes les compagnies d’aviation en une seule devenant « Air France »

Il est promu Secrétaire Général de la Préfecture de la Somme et découvre le métier de Préfet.

Le 21 juin 1939 il est nommé Préfet d’Eure et Loir à Chartres.

Le 17 juin 1940 les Allemands se présentent à la Préfecture et lui intiment l’ordre de signer un protocole accusant les soldats noirs de l’armée française de massacres de civils. Il refuse de signer et reçoit des menaces de l’autorité allemande. Il est alors martyrisé et tente de se trancher la gorge craignant de devoir céder sous les coups et de signer le document. Il est sauvé de justesse.

Le 2 novembre 1940 il est révoqué par le gouvernement de Vichy et s’installe dans la propriété familiale à St Andiol dans les Bouches du Rhône et déclare à la mairie être devenu cultivateur.

Avant de quitter son poste à Chartres il s’est fait confectionner une carte d’identité au nom de Joseph MERCIER, signe évident de sa détermination à poursuivre le combat dans la clandestinité.

Voulant être l’interprète des mouvements de la zone Sud où il réside, il quitte Marseille discrètement le 9 septembre 1941 en passant par Lisbonne pour rejoindre la Grande Bretagne, demander des moyens à Londres et faire connaître l’action de la Résistance intérieure en France.

Il rencontre le Général De GAULLE le 29 octobre 1941 et se présente à lui comme un trait d’union possible entre les différents mouvements de Résistance. De GAULLE le nomme délégué pour la zone Sud et le charge de créer une armée secrète et aussi de la coordination des mouvements de Résistance. Il est parachuté dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942 et le 22 octobre le Général De GAULLE le nomme Président du Comité de coordination qui devient le directoire des Mouvements Unis de la Résistance. L’invasion de la zone Sud le 11 novembre 1942 en accélère le processus.

Après avoir créé les M.U.R, il réunit à Paris le 27 mai 1943 et pour la première fois un Conseil National de la Résistance. La France de la Résistance tout entière reconnaît dorénavant De GAULLE pour son chef et Jean MOULIN comme son représentant en France.

Mais le 21 juin 1943, suite à une probable dénonciation, il est arrêté à Caluire et Cuire dans la proche  banlieue de Lyon, au cours d’une réunion de coordination qui se tient dans la maison du Dr Frédéric DUGOUGEON. Torturé par Klaus BARBIE il ne parle pas et meurt des suites des tortures au cours de son transfert en Allemagne, probablement le 8 juillet 1943 aux environs de Metz.

Son corps ramené sur Paris est incinéré au crématorium du cimetière du Père Lachaise.

Le transfert de ses cendres au Panthéon à lieu solennellement le 19 décembre 1964 en présence du Général De GAULLE alors Président de la République.

On se souvient ce jour-là du discours d’anthologie d’André MALRAUX, ministre de la Culture qui a fait véritablement entrer Jean MOULIN dans la mémoire et le cœur des français.

Ce texte, qui résume la vie et l’action de Jean MOULIN, est un condensé des 14 panneaux visuels qui composent l’exposition.       René Paillot

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Published by ACBIVIERS