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Tom Enders, le patron d'EADS, avait promis des mesures "draconiennes" pour redresser le bilan économique de l'entreprise, selon Le Monde. Il a tenu parole, lundi 9 décembre à Munich (Allemagne), où se tenait un comité d'entreprise européen. La direction du groupe a confirmé, dans un communiqué, qu'elle comptait supprimer 5 800 postes sur trois ans, dans le cadre d'une réorganisation des activités "Défense" et "Espace". Selon Force ouvrière, un millier d'emplois sont concernés en France. Les mesures devraient également avoir des conséquences en Allemagne, en Espagne et en Angleterre.
Sur les 5 800 postes supprimés, dans le cadre d'une vaste restructuration liée à une baisse de commandes, 1 300 sont des postes d'intérimaires et 4 500 des emplois à temps plein, affirme Force ouvrière dans un communiqué diffusé sur son site internet. D'après Le Monde, ces annonces sont limitées comparées aux crantes la presse alamenade qui évoquait fin novembre 8 000 suppressions de postes, soit 20% de la branche défense et espace qui comptent 40 000 salariés. 20 000 employés allemands avaient manifesté, jeudi 28 novembre, pour s'opposer aux mesures de ce plan de restructuration.
La société-mère d'Airbus, qui emploie 140 000 personnes dans le monde, a fait savoir en juillet qu'elle ne pouvait exclure des suppressions d'emplois dans le cadre du rapprochement des branches espace et défense. Ce mariage crée une nouvelle division baptisée "Airbus Defence & Space", dont les activités démarreront au 1er janvier. Force ouvrière a déjà clamé son opposition à cette restructuration, en appelant "aux Etats, en particulier à l’Etat français actionnaire, afin qu’ils œuvrent avec détermination à la sauvegarde de ces industries de pointe et à la protection des emplois associés".
