----- message d'origine -----
De : "Marité Massé" <uncnationale@unc.fr>
date mer. 03/12/2014 16:40 (GMT +01:00)
À : "SIEGES DEPARTEMENTAUX 1" <uncnationale@unc.fr>, "SIEGES DEPARTEMENTAUX 2" <uncnationale@unc.fr>
Objet : Message du 5 décembre
Cher Président,
Vous trouverez en pièce jointe le message diffusé par le nouveau Secrétaire d’Etat aux anciens combattants et à la mémoire, auprès du ministre de la défense, Monsieur Jean – Marc TODESCHINI.
Ce texte interpelle l’Union Nationale des Combattants.
En effet, si l’UNC souscrit au contenu des 4 premiers paragraphes, le reste du texte suscite quelques commentaires.
L’histoire des peuples n’est pas avare de conflits suivis de réconciliation. La France et l’Algérie sont toutes deux confrontées à ce dilemme de la mémoire ou de la réconciliation. De part et d’autre, la barque de la mémoire est lourdement chargée.
Pour l’Algérie, les 150 000 tués au terme d’une âpre guerre de 8 ans qu’une politique lucide et courageuse aurait sans doute pu éviter.
Pour la France, des morts également mais aussi les drames qui ont succédé au 19 mars pendant de longs mois ; l’assassinat et l’enlèvement de centaines de nos soldats, l’exode de la communauté
pied – noire, le massacre de dizaines de milliers de harkis dont le tort avait été de choisir la France.
Certes, la France et l’Algérie ne doivent pas établir définitivement leurs rapports sur une mémoire douloureuse et l’UNC est prête à tendre la main de la réconciliation, à établir des relations apaisées avec ceux qui ont été des adversaires mais qui ne sont pas des ennemis.
Mais il est vrai que pour ce faire, il faut être deux !
La désinformation des faits, la diabolisation des harkis, l’exigence de repentance, l’absence de réparation des pieds – noirs nuisent à toute démarche de réconciliation !
Lucien – Louis BAYLE
Président – Général de l’UNC
