Le chef de l'État ayant déclaré que " la France est en guerre ", il lui faut maintenantla conduire. Il appartient au Premier ministrede définir la stratégie générale et de mettreen œuvre de...
Le chef de l’État ayant déclaré que « la France est en guerre », il lui faut maintenant la conduire. Il appartient au Premier ministre de définir la stratégie générale et de mettre en œuvre de manière cohérente celles des différents ministères pour vaincre. Pour cela, il faut agir non seulement contre les terroristes actifs et identifiés, mais aussi, et simultanément, sur les causes plus profondes qui nourrissent un ennemi potentiel susceptible de se développer. Où en sommes-nous, alors que le Premier ministre vient de déclarer, il y a quelques jours, que nous serons l’objet d’autres attaques de masse et qu’au Maroc, récemment, un attentat à l’arme chimique aurait été déjoué ?
Il s'agit, dans la durée (sur 5 à 20 ans) de mettre en adéquation nos moyens militaires avec les missions que le gouvernement peut leur assigner ou que l'évolution de la situation international...
Entretien avec Vincent Desportes, général de division (R), enseignant à HEC et professeur associé à Sciences po Paris,Paru dans La Défense ? Une affaire de vision et de volonté ! DSI, propos...
Vous pensez que les Français commencent à comprendre ? Je crois que les Français sont en train de sortir de "l’assoupissement nucléaire" dans lequel ils ont été volontairement maintenus et de comprendre que leur sécurité exigeait des forces armées à la hauteur des enjeux. Héla, il aura fallu le bain de sang du 13 novembre pour que notre exécutif sorte de sa léthargie ! Le Bataclan a évidemment facilité cette prise de conscience citoyenne … et quelque part, c’est mon grand regret. Mon livre a été publié très exactement quinze jours avant cet acte barbare ; or, mon espoir était justement de créer un sursaut qui aurait peut-être permis d’éviter ce massacre. Notre ennemi a été trop rapide, encore cette fois. Alors, il faut continuer à placer nos responsables politiques devant leurs responsabilité et remonter en puissance très vite. Ce ne sont pas les mesurettes du discours de Versailles qui suffiront pour reconstruire ce que vingt-cinq années de mépris des armées ont détruit. Je pense que, après Charlie et le Bataclan, nous n’éviterons pas un troisième, peut-être même un quatrième attentat sur notre sol, mais si l’Etat retrousse ses manches et a le courage politique d’afficher puis de se tenir aux vrais priorités budgétaires, alors nous éviterons peut-être le cinquième et le sixième. L’après-Charlie a été raté, j’espère que nous ne "raterons" pas l’après-Bataclan, même si je ne suis pas très optimiste. Avec le déploiement de Sentinelle, un volume considérable de forces se retrouve fixé sur le territoire national – et ne combat donc pas l’ennemi ailleurs. Comment analysez-vous ce déploiement ? Clairement comme un échec et une gabegie. Un échec, parce que le dispositif a été aisément contourné par notre ennemi et qu’il le sera encore tout aussi aisément à l’avenir. Vous pouvez placer un soldat devant tous les lieux présentant un risque – et vous n’en n’aurez jamais assez ! – mais vous n’empêcherez pas l’ennemi d’aller trouver ailleurs une nouvelle cible molle et à haut rendement médiatique. Il est dans la vocation de toute forteresse de tomber un jour et de toute fortification d’être contournée ; c’est vieux comme la guerre et, nous Français, nous avons suffisamment payé l’effondrement de notre rêve de béton en mai 40 pour ne pas retomber dans le piège. La ligne Maginot, imposée contre l’avis des militaires, fut un mensonge politicien aux Français : "nous allons vous protéger de la guerre à bas coût". Aujourd’hui, même manœuvre qui ne fonctionnera pas. La vérité, c’est que la guerre se gagne toujours par un effort de guerre correspondant aux enjeux et un engagement proactif qui suppose la mobilité : bref, l’exact inverse de Sentinelle dont l’appellation même est porteuse d’inefficacité. Se contenter de faire passer les effectifs de Sentinelle de 7000 soldats à 10.000, c’est faire du cosmétique quand nous sommes face à une rupture stratégique !
Le 19 mars prochain, François Hollande se rendra devant le Mémorial national de la guerre d'Algérie, situé au quai Branly. Il prononcera à cette occasion un discours. C'est une première. Aucu...
Je suis petit-fils d’un mort au combat en Algérie en 1959. Jamais les appelés n’ont été honorés à la hauteur de leur sacrifice pour la France. Les appelés ont été accueillis sous les quolibets d’une grande partie de la gauche d’alors, les ancêtres politiques de Christiane Taubira. Aspirant officier de l’École militaire d’infanterie du Cherchell, promotion « Sous-Lieutenant Yves Allaire », mon grand-père n’avait que 27 ans lorsqu’il s’en est allé. Malheureusement, les anciens combattants sont principalement représentés par la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA), qui a honteusement préempté le souvenir de cette guerre. Son président, Guy Darmanin, célèbre le 19 mars 1962 avec « joie », alors que cette date est une tâche indélébile dans notre histoire.
Le directeur de l’Union nationale des anciens combattants, Philippe Schmitt, déplore ces commémorations indignes :« Par respect pour les milliers de pieds-noirs massacrés et la chasse aux harkis, nous ne serons pas présents. » Il a raison. Aucun patriote ne doit être présent au quai Branly.
"François Hollande est ligoté, paralysé, abandonné par ses propres amis ; En quoi influe-t-il sur le réel, la vie réelle des Français ? Pratiquement plus en rien. Quand on est en échec et m...
Lors d'une réunion avec l'association des journalistes de défense (AJD), mardi 8 mars, le général d'armée aérienne André Lanata, chef d'état-major de l'armée de l'air, a confirmé que des ...
Le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général André Lanata, a insisté, hier face à des journalistes de l'AJD, sur l'adaptation de son arme face à des engagements hors-norme dans les ...
Si la décision politique est prise, il faudra, selon ce haut gradé, dégager des moyens, car c'est la suractivité qui caractérise aujourd'hui l' armée de l'air française. Les opérations ext...
Ce mardi 8 mars a eu lieu l'inauguration de l'exposition de l'UNC sur
les OPEX (Opérations Extérieures de l'Armée Française), en présence de
nombreux élus, visiteurs et membres de l'UNC, du cercle Algérianiste etc...
Parmi les élus, Mr J.C. Peyrin, vice Président du Conseil Départemental,
des représentants de la Mairie de Meylan, des élus de communes alentour, et parmi les invités Mr R. Pras (ONAC-VG).
Après une prise de parole de Madame F. Balas, une visite guidée de l'exposition par Pierre Chauvet , Président départemental de l'UNC initiateur de cet évènement, c’est J.C Peyrin qui loua avec ferveur le mérite de cette exposition qu’il proposera au Conseil départemental.
Enfin Pierre Chauvet avec la conviction qui est sienne, nous a rappelé pourquoi cette exposition sur les OPEX et plus globalement pourquoi notre armée ultime garant de la sécurité des Français se doit d’être LA priorité de l’Etat. L’armée française a vu ses effectifs divisés par trois depuis la guerre froide, ses matériels ont souvent plus de quarante ans et la moitié de ceux-ci sert à faire fonctionner l’autre moitié..
Applaudissements nourris de l’assistance conquise.
Cette soirée d’inauguration très conviviale s’est prolongée autour d’un rafraichissement.