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La Guerre d'Algérie

26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 22:05
Minurne
"LA GUERRE EST LA CONTINUATION DE LA POLITIQUE PAR D'AUTRES MOYENS" (Clausewitz)


"C'est une mission de police du ciel" a expliqué le ministre de la Guerre, Le Drian, pour expliquer l'envoi prochain (en mai ?), en Pologne, de quatre avions de chasse de l'Armée de l'air dont la mission sera de protéger les pays baltes contre une attaque de la Russie. Juste une mission de police ? Ne nous a-t-il pas déjà fait le coup quand il affirmait que l'envoi de troupes en Centre-Afrique serait "une simple mission de police" de quelques semaines ?

Sauf que la Russie, ses fusées balistiques, ses 15 000 chars et son million d'hommes, ce n'est pas le Mali, ni le Centre-Afrique.

C'est quoi cette manie des socialistes de vouloir faire la police dans le monde entier quand ils ne sont pas capable de la faire dans nos cités ? Ils trouvent que ce n'est pas assez tropical, le 9-3 et les quartiers nord de Marseille ? 

"La crise en Crimée est la plus sérieuse depuis la guerre froide", vient de déclarer Laurent Fabius, ministre étranger aux affaires étrangères. Il demande à la Russie "d’éviter une escalade dangereuse". Il va pourtant falloir que les dirigeants français et M. Jean-Marie Colombani ("Le retour de la guerre froide", slate.fr, 3 mars) s’y fassent : la Crimée, c’est une affaire finie. Poutine lui a fait réintégrer la Russie dont elle faisait partie depuis des siècles et il ne reviendra pas sur cette décision qui lui vaut une popularité sans précédent auprès du peuple russe.

UNE DOUBLE ERREUR HISTORIQUE


Et puis affirmer que la crise en Crimée est la plus sérieuse depuis la guerre froide est une double erreur historique.

La première est qu'il n'y a pas de crise en Crimée ! La population a manifesté joyeusement sont rattachement à la Russie après un référendum où elle a montré massivement que c'était son désir le plus cher. La crise, elle est en occident : Obama et Hollande sont furieux que Poutine ose leur tenir tête en refusant de leur céder la grande base militaire de Sébastopol qu'ils espéraient obtenir après l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN.

Plus de Crimée, plus d'intégration de l'Ukraine à l'Europe, ont fait savoir Hollande et Merkel au Premier ministre ukrainien, trahissant par là que la charge de l'Ukraine pour l'Europe (qui aurait du payer pour son redressement) n'a d'intérêt que si la Crimée et surtout Sébastopol sont dans le paquet cadeau !

Et pourquoi ? Parce que sans Sébastopol, l'aide russe à la Syrie deviendrait difficile voir impossible. La base marine russe de Tartous en Syrie serait asphyxiée et l'aide russe à El Assad difficile et plus coûteuse à acheminer.

Or Obama et Hollande comptent sur la reconnaissance qu'auraient (ils rêvent !) les islamistes sunnites mis en place après le départ de El Assad pour obtenir le pétrole syrien, unique raison de l'appui européen à la révolte syrienne que l'Europe a largement contribué à fomenter par ses promesses de soutien et qu'elle a armée.
De plus, Obama compte de son côté sur le départ de El Assad pour affaiblir la position de l'Iran dans la région.

La seconde erreur est de qualifier la Crimée de crise "la plus sérieuse depuis la guerre froide".

C'est oublier comment Europe et Etats-Unis ont poussé, en y suscitant des guerres civiles (1991-1999), au démembrement de la Yougoslavie au nom du droit des six peuples slaves dont elle était constituée à disposer d'eux-mêmes, peuples mi chrétiens mi musulmans que Tito avait eu tant de mal à faire vivre ensemble dans la laïcité.

C'est oublier comment l'OTAN a bombardé la Serbie pour en détacher le Kosovo pour en faire cadeau à la mafia islamo-albanaise (1999) avec la contribution active de la France en la personne de Bernard Kouchner promu "gouverneur" du Kosovo.

C'est oublier comment les Etats-Unis, avec les Européens comme supplétifs (Chirac excepté), ont renversé des régimes qui fonctionnaient de façon autoritaire sous l'étiquette socialiste et laïque, en Irak et en Libye, ou soutenu des révolutions qui ont engendré des années de pagaille et des milliers de morts, en Tunisie, en Egypte, en Syrie, au Soudan.

C'est oublier comment l'OTAN a bafoué ses promesses réitérées de ne plus s'étendre vers l'Est en faisant tout pour annexer les pays limitrophes de la Russie, notamment les pays Baltes, la Bulgarie, la Roumanie...

Poutine a tenu bon en Géorgie, Sarkozy a su négocier avec lui pour calmer le jeu ; il a tenu bon en Syrie, Kerry et Fabius n'en ont rien obtenu ; il tient bon sur la Crimée, et Kerry et Fabius qui se révèlent de bien arrogants et mauvais négociateurs par inculture historique et diplomatique, n'en obtiennent à nouveau rien. Alors ils menacent et montrent les dents, dernier argument des faibles.

Car le problème est là : Obama avec quelque lucidité sait qu'il n'intimidera pas la Russie dont l'armée a retrouvé sa confiance en elle-même et se modernise à toute vitesse : 600 milliards d'euros de crédits militaires sont encore prévus sur les cinq prochaines années, quand les Etats-Unis réduisent leurs budgets militaires.
Quant à l'Europe que Fabius pousse sans cesse à se joindre aux guerres françaises, "combien de divisions ?" aurait demandé Staline, Zéro !
Et ce ne sont pas les quatre avions de Le Drian, qu'il va falloir remettre en état de marche avant de les envoyer en Pologne pour y faire "la police du ciel" qui impressionneront Poutine.

Non plus que les menaces de représailles économiques que brandit Fabius et qui seront plus nuisibles à la France qu'à la Russie. On ne leur livrera pas les trois porte-hélicoptères Mistral en cours de fabrication à Saint-Nazaire ? 1 000 salariés qui perdent un an de travail, la CGT a d'ailleurs déjà manifesté son opposition à cette idiotie.
Et les Russes en représailles ont fait savoir que si les Mistral ne sont pas livrés, il faudra rembourser un milliard d'euros d'acompte et Alsthom pourra se brosser pour la fourniture commandée des rames du métro de Moscou, les Chinois ayant fait savoir qu'ils étaient "prêts à se substituer à Alsthom" a affirmé le directeur russe du projet d'extension du métro.
Sans oublier la possibilité pour la Russie de mettre sous séquestre les 600 entreprises françaises qui travaillent en Russie et celle de couper l'approvisionnement en gaz de l'Europe qui mettrait à genou plus d'un pays, dont l'Allemagne qui produit avec ce gaz 30 % de son électricité et devrait rouvrir en catastrophe ses centrales nucléaires ou multiplier les très polluantes centrales à charbon.

POURQUOI CETTE ESCALADE VERBALE ?


Fabius joue les Matamore, mais s'il avait un brin d'intelligence, ce dont on peut douter par moments, il saurait que l'Europe sans armée et la France sans moyens ne sont pas en position de négocier grand-chose avec Poutine.

Alors, pourquoi Hollande et lui jouent-ils à ce jeu imbécile parce que risqué de fauteurs de guerres ?

Elle est simple : un État se constitue à partir d'une ou d'une série de guerres. De la même façon, un État dont le pouvoir est très affaibli, c'est le cas de la France actuellement, a également besoin d'un ennemi extérieur pour ressouder la cohésion nationale quand elle est mise à mal et risque d'éclater en révolution interne.

Or nous y sommes, avec une France que le communautarisme fracture, une France au bord d'une révolte qui ne se manifeste pour le moment que dans les urnes et par des manifestations pacifiques de familles et de bonnets rouges, mais pourrait se transformer sous peu en vraie révolution.

Umberto Eco a écrit un article sur le sujet (Le Figaro magazine du 22 mars), j'y ai de mon côté consacré un long chapitre, La constitution des Etats par la guerre, dans un livre publié aux Editions universitaires européennes Dictus publishing sous le titre "Guerres indigènes en Océanie" que ceux que cela intéresse peuvent trouver sur Amazon.fr, Morebooks.de, quelques autres sites de vente en ligne, ou consulter à la bibliothèque Dag Hamaskjold de l'ONU.

Maurice D

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 15:59

> Publié par Xavier Moreau le 25 mars 2014
Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d’un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonnes, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide.Fondateur d’une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 10 ans, travaillant également sur l’Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.
>
Épisode 7 : vol au-dessus d’un nid de cinglés

 


> Humilié par son échec, le département d’État américain a décidé d’appliquer à l’Ukraine la même politique de terre brulée qu’en Syrie. Les bandes continuent de semer le désordre partout dans le pays. Deux députés de Svoboda se sont attaqués au directeur de la première chaîne publique de télévision, si bien que, même les journalistes français n’ont pas osé passer cela sous silence. Une gifle à un journaliste les choque davantage que « les snipers de l’OTAN» tirant sur les policiers et les manifestants, que ce soit à Damas ou à Kiev. Les mêmes snipers ont tenté, le 18 mars dernier, de faire basculer la réunification de la Crimée dans un bain de sang. Bilan : un soldat ukrainien et un cosaque sont morts. À ces morts s’ajoutent deux blessés, un dans chaque camp. Ces derniers sont soignés dans un hôpital russe de Crimée. La palme du mensonge, ou de la bêtise, revient à l’envoyée spéciale du journal « Le Monde ». Dans un tweet, Marion Van Renterghem évoque une procession pour « deux cosaques morts et rien pour le soldat ukrainien ». Cette idiote ne s’est même pas aperçue que, sur sa propre photo, c’est le portrait du soldat ukrainien qui est tenu par l’homme à droite. Ces deux hommes, qui ne seront malheureusement pas les derniers à tomber sous les balles de l’OTAN, ont eu droit à un enterrement commun à la maison des officiers. Ces cosaques et ces soldats ukrainiens de Crimée ne se sont pas trompés d’ennemi.
>
> Le reste de la situation à l’intérieur du pays oscille entre l’anarchie et le sordide. Les milices néo-nazies révèlent leur vraie nature, celle de brigands provenant des zones les plus arriérées de l’Ukraine, et cherchant à s’enrichir rapidement par la rapine systématique. Les miliciens sont devenus des hommes de main, investissant tour à tour l’usine de vodka de Némirov, des usines étrangères ou un train de passagers russes. Ajoutons que la semaine dernière, deux procureurs auraient été pendus dans la région de Lvov.
>
> Pour certains hommes d’affaires ukrainiens, Kiev ressemble désormais à Chicago, et c’est la radio anti-Poutine « Écho de Moscou » qui le dit. Le banditisme y est devenu incontrôlable. L’idéologie de « Pravy Sektor » a fait place à du racket pur et simple. Voici ce qui s’est passé la semaine dernière et dont la presse française ne parlera jamais :
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  • À Kiev, 11 notaires ont été attaqués par les « héros de la révolution (HR)» (Svoboda/Pravy Sektor).
  • Un restaurant turc à Bessarabka (centre de Kiev), qui venait d’ouvrir, a été réduit en cendres pour avoir refusé de payer l’impôt révolutionnaire mensuel.
  • Un chauffeur de taxi a été tué et un autre a disparu, après avoir repoussé une attaque avec un pistolet d’alarme. Les HR ont immédiatement convoqué les patrons des sociétés de taxis de Kiev, exigeant que le chauffeur soit livré au « tribunal révolutionnaire ». En cas de refus les HR entreraient en guerre contre les chauffeurs de taxi.
  • Deux HR, qui avaient été arrêtés pour extorsion dans le quartier de la gare centrale de Kiev, ont été immédiatement relâchés par Paruby, le néo-nazi à la tête du comité de sécurité ukrainien.
  • Deux étudiantes ont été violées sur le Maidan. L’une d’entre elle est morte de ses blessures, une autre, dans un état de prostration total, est hospitalisée.
  • Le magasin de luxe Helen Marlen a dû fermer pour ne pas avoir à payer la taxe révolutionnaire. Le magasin de parfum « Bonjour » a également fermé pour la même raison.
  • À suivre : le comité anti-corruption dirigé par Mlle Chernovol serait en fait une structure d’expropriation et de racket, qui s’attaqueraient aux appartements et maisons cossus de la banlieue de Kiev.


> Svoboda a créé une garde nationale pour tenter d’éloigner les racailles du centre de Kiev, et de se doter de forces armées autonomes, dévouées aux ministres néo-nazis du gouvernement putschiste. Jusqu’à présent l’essentiel de l’armée ukrainienne, basée à l’est, était contrôlée majoritairement par les russophones. En Crimée, 90% des troupes ont d’ailleurs rejoint l’armée russe. Au vu des premières images de l’entrainement de cette nouvelle garde nationale, elle ne sera pas d’une grande utilité contre l’armée russe. En revanche, elle pourra sécuriser sans problème la prochaine « Gay Pride » à Kiev : tôt ou tard, l’Union européenne fera subir à la capitale ukrainienne le même destin post fasciste que Zagreb.
>
> « Pravy Sektor » a refusé de déposer les armes et de rejoindre la garde nationale, ce qui en dit long sur le déroulement « démocratique » des prochaines élections. La mort d’Alexandre Muzytchko, l’un des piliers de « Pravy Sektor » est sans doute un signal pour le début des règlements de comptes entre groupes néo-nazis. Ce dernier avait récemment déclaré que les dirigeants de Svoboda avaient l’intention de le tuer. C’est la police de Svoboda qui s’en est effectivement chargée. Si cela s’était produit sous Ianoukovitch, la presse française aurait dénoncé un crime monstrueux contre la démocratie.
>
> Le département d’État américain, pris totalement au dépourvu par la réunification de la Crimée, cherche à reprendre la main en provoquant un bain de sang entre les armées russe et ukrainienne. Devant le peu d’entrain de cette dernière de vouloir s’engager contre un peuple frère, les conseillers militaires américains ont donné l’ordre à Svoboda de prendre progressivement le contrôle des troupes régulières, en augmentant la proportion de militants néo-nazis dans ses rangs. Dans le même temps, Svoboda envoie progressivement des véhicules blindés à la frontière russe, en essayant de mettre au sein des unités l’équivalent des commissaires politiques. Nombres de ces mouvements ont été bloqués par les populations de Donetsk, de Lougansk et de Kharkov.
>
> Le gouvernement et le parlement sont sous le contrôle des activistes, dont la nature anti-démocratique est si évidente que même la télévision pro-Maidan le montre (ici les Afghaniets). Les leaders pro-russes dans l’est sont enlevés les uns après les autres par Svoboda, qui, rappelons-le, contrôle toutes les structures de force. La présence de mercenaires étrangers a été confirmée par la presse russe pro-américaine, leur mission étant de réprimer les mouvements fédéralistes dans le sud-ouest de l’Ukraine. Les oligarques Kolomoïski et Taruta avaient été les premiers à y faire appel.
>
> Faute d’avoir les compétences et le courage pour diriger le pays, le gouvernement putschiste enchaine les mesures anti-russes pour camoufler sa nullité. Dernière mesure en date, Svoboda a exigé l’instauration d’un régime de visa avec la Russie. Arseni Iatsenouk s’est aussitôt opposé à cette décision stupide et a obtenu gain de cause. Vladimir Poutine avait, de toute manière, sagement décidé de ne pas appliquer de réciprocité. Plus de deux millions d’Ukrainiens de l’est travaillent en Russie.
>
> Les Européens ont agité un peu de verroterie devant I ’insignifiant Premier Ministre, Iatsenouk, en lui faisant signer un accord d’association vide de tout contenu économique, le fameux volet politique (le prix de l’analyse la plus fumeuse va à Ulysse Gosset sur BFMTV). L’aide est pour l’instant distribuée sous forme de promesses, et le processus ressemble de plus en plus au « Téléthon ». Ils semblent que les instances internationales hésitent à prêter à un gouvernement qui aura peut-être disparu dans deux mois.
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Les sanctions


> Comme nous l’avions annoncé, les sanctions ont surtout été l’occasion d’une franche rigolade à Moscou. Les dirigeants russes n’ont même pas eu la politesse de faire semblant d’être inquiets. Le problème des occidentaux est, une nouvelle fois, de croire les mensonges qu’ils lisent dans les journaux, après les avoir dit eux-mêmes aux journalistes. Répétons-le : il n’y a plus d’oligarques en Russie. La richesse n’y fait plus le pouvoir, au contraire de l’Ukraine, où ils sont désormais gouverneurs ou ministre de l’intérieur. Les hauts fonctionnaires russes n’ont pas le droit d’avoir des comptes en banque et des actifs (hors immobilier déclaré) à l’étranger. Rien ne ferait plus plaisir à Vladimir Poutine que les biens des contrevenants y soient saisis. Un premier effet vertueux est d’ailleurs apparu, dès les premières menaces de sanctions, sous la forme de rapatriements de fonds en Russie.
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Les interdictions de visa


> Pas vraiment de surprise sur les listes noires américaine et européenne, sauf en ce qui concerne la présence d’Elena Mizulina, le député de Russie Juste, qui est chargé des lois sur la famille, et qui s’était fait connaitre en Europe pour son militantisme en faveur de la famille traditionnelle.
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> Nos lecteurs s’imaginent bien que cette gentille dame n’a pas grand-chose à voir dans la réunification de la Crimée. De plus, elle n’appartient pas au parti du Président Poutine, mais à « Russie Juste », lui-même membre de l’internationale socialiste, tout comme le Parti Socialiste français. La rage l’a sans doute emporté chez le lobby LGBT, à l’idée que la « Gay Pride » à Sébastopol sera bannie pour 100 ans. Plus sérieusement, cela démontre que l’OTAN mène une guerre totale contre l’Europe, où le combat civilisationnel reste central.
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Le gaz


> Les journalistes n’ont désormais plus que ce mot à la bouche, alors que la Russie n’a jamais brandi l’ombre d’une menace et qu’elle continue de financer la dette gazière ukrainienne. Cette dette va s’accroitre considérablement, puisqu’en plus de la fin du discount de décembre 2013, s’ajoute la fin de celui qui avait été accordé lors de la reconduction du bail de Sébastopol en 2010.
>
> L’Europe ne peut remplacer ni à court terme ni à moyen terme sa dépendance au gaz russe et elle serait bien stupide de le faire. L’exploration du gaz de schiste ukrainien aboutira aux mêmes déceptions qu’en Pologne. La rentabilité n’y sera pas, comme aux États-Unis où cette bulle explosera tôt ou tard. En attendant, les États-Unis ne feront pas profiter les Européens d’une énergie subventionnée, qui leur a permis de relancer une partie de leur industrie, notamment la chimie lourde. Cela reviendrait à subventionner ses propres concurrents. Si par miracle, les recherches aboutissaient en Ukraine, l’exploitation profiterait en premier lieu à l’est de l’Ukraine, puisque les deux champs se trouvent près de Kharkov et de Donetsk. Quant à l’exploration en mer noire, c’est désormais avec la Russie qu’il faudra négocier.
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> Enfin, c’est la Chine qui devrait faire, grâce aux pressions occidentales, une bonne affaire, en signant prochainement un contrat très favorable sur la livraison de gaz russe (plus de détails à venir).
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Les « Mistrals »


> L’intérêt supérieur de la France est préservé car c’est l’option chevènementiste qui l’emporte. La bonne nouvelle est venue du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian : « Pas de décision avant octobre 2014 ». Sept mois pour oublier la Crimée seront plus que suffisants. Les matelots russes vont donc arriver bientôt en France pour y être formés. Peu importe qu’il ait fallu, pour calmer les Polonais hystériques et les Américains revanchards, annuler quelques manœuvres franco-russes et envoyer quelques « Rafales » pour soutenir les vieux mono-réacteurs F-16 de l’US Airs Force (l’heure de vol du F-22 est hors de prix et le F-35 s’obstine à ne pas vouloir voler correctement). Soulignons au passage la méconnaissance totale de l’état réel des chantiers navals russes par les rédacteurs du réseau Voltaire. La Russie n’est pas en état de produire un navire comme le Mistral, elle devra pour cela reconstruire ses chantiers navals, laissés en déshérence pendant l’ère Eltsine. La France pourrait l’y aider d’ailleurs…
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Le G8


> Le meilleur pour la fin. Cette proposition d’exclure la Russie avait été proposée en 2008, par John McCain, et avait plutôt suscité la moquerie. Devant le choix limité de sanctions, nos malheureux occidentaux ont dû ressortir cette « punition », de la boite à malices du vieux sénateur. Soyons clairs, Vladimir Poutine s’en moque plus que de sa première Vodka, d’autant qu’avec 14% (de son PIB) d’endettement, la Russie n’a plus vraiment sa place entre le Japon et les États-Unis qui battent tous les records. Le G7 n’est qu’un club de puissances endettées sur le déclin. Washington n’a toujours pas compris, ou ne veut toujours pas admettre, que le monde a changé, et qu’il est temps d’écouter Ron Paul et Patrick Buchanan, plutôt que ces anciens trotskistes devenus néo-conservateurs. La Russie est à l’heure du G20, et les puissances européennes devraient s’y mettre au lieu de s’enferrer dans un combat d’arrière-garde, pris au piège entre l’UE et les États-Unis.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 07:03

Officiers, 

Sous-officiers, Officiers Mariniers, 

Soldats, Marins et Aviateurs, d’Active et de Reserve, 

Personnel Civil des Armées, Directions et Services, 

 

Appelé en ce jour à l’honneur d’être votre chef, je m’incline devant vos drapeaux, vos pavillons, vos étendards et vos fanions .Ils guident notre action et symbolisent notre engagement pour la patrie. Mes premières pensées vont à nos frères d’armes engagés en opération extérieure ou dans nos missions permanentes. 

Je m’incline avec respect et émotion devant la mémoire de ceux qui sont tombés au champ d’honneur. J’y associe leurs familles endeuillées, et salue aussi nos blessés dont le sens du devoir et le courage forcent notre admiration. Je rends hommage à mon prédécesseur l’amiral Edouard GUILLAUD .Sous son commandement, durant quatre ans, nos armées ont toujours été au rendez-vous : au Liban, en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye, au Mali, en Centrafrique, dans l’Océan Indien, sur tous nos théâtres d’opération de même que nos postures permanentes de sureté et de dissuasion, au service de la France. Dans le même temps, elles ont poursuivi leur transformation, à travers des réformes difficiles, d’une ampleur considérable. 

L’engagement opérationnel est notre finalité, notre priorité. Sur les théâtres d’aujourd’hui et de demain, nous continuerons à nous adapter : c’est la clé du succès dans chacune de nos missions. 

Le livre blanc de 2013, puis la loi de programmation militaire 2014-2019 nous fixent le cap et une feuille de route pour les années à venir. Nous la mettrons en oeuvre avec comme objectif premier l’optimisation des capacités opérationnelles des armées. 

Nous entrons ainsi dans une nouvelle phase de notre transformation. Pour avoir conduit la réforme des armées ces quatre dernières années, je sais que c’est un nouveau défi, nécessaire pour garantir à la France les armées dont elle a besoin. 

Je signerai aujourd’hui l’ordre aux armées, directions et services pour les trois prochaines années. Ambitieux, mais réaliste, il fédère les projets de chaque armée, direction et service, et définit ce que j’attends de vous. Sous la contrainte d’un budget compte, nous devons repenser notre manière d’agir, faire autrement et ensemble. Au moment de prendre mes fonctions de Chef d’État-Major des Armées, je mesure avec gravité l’étendue des responsabilités qui me sont confiées et l’ampleur des défis que nous allons relever. Je vous dis ma fierté de vous commander et ma confiance dans votre capacité à faire face avec ardeur. Je compte sur votre détermination et vos talents, pour le succès des armes de la France. 

Général d’Armée Pierre de VILLIERS 

Chef d’état-major des Armées

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 21:49

Correspondant Défense-1Correspondant Défense-2   

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 17:04

jeudi 13 mars 2014

«  Ne pas subir » (Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

2014 : « année vérité » pour la Défense

L’Afrique, zone stratégique essentielle

La France comprend que l’Afrique, bordée par la Méditerranée, le golfe de Guinée et l’Océan Indien, est sa zone d’intérêt stratégique prioritaire. Ce continent, proche de l’Europe, riche en matières premières et en pleine expansion démographique, est traversé par un courant islamiste intégriste meurtrier dont le référentiel de valeurs est radicalement différent du nôtre. Notre ministre de la Défense a d’ailleurs présenté récemment aux Etats-Unis le nouveau dispositif militaire français en Afrique subsaharienne.

La violence qui se développe au Sud est d’autant plus menaçante qu’elle peut s’appuyer en France mais aussi en Europe sur des noyaux islamistes déjà implantés.Les centaines de djihadistes français qui combattent aujourd’hui en Afghanistan, en Syrie, en Libye et dans le Sahel, comme l’a rappelé le ministre de l’Intérieur, peuvent organiser demain, contre les intérêts de la France, des actions subversives nourries d’islamisme.

Cette menace commence à être évoquée après avoir été longtemps niée. Notre pays se doit donc de préparer avec réalisme, des mesures à mettre en œuvre pour assurer, le cas échéant, la protection des Français et la neutralisation de ces noyaux terroristes.

Le caractère toujours contingent des conflits

Les engagements au Mali et en RCA ont conduit nos dirigeants à communiquer très vite sur la durée prévue de nos interventions et sur l’échéancier de réduction des forces déployées. Aucune de ces prévisions n’a été respectée. C’est ainsi que l’on compte encore plus de 2 500 soldats au Mali - ils étaient plus de 5 000 au plus fort de la crise - et que les effectifs en RCA viennent d’être renforcés récemment de 400 militaires pour tenter de stabiliser une situation très difficile dans laquelle notre pays est intervenu, à l’évidence, trop tard et avec trop peu de moyens pour une mission trop floue.

On mesure aussi combien les drones et satellites, si utiles au Mali, sont peu efficaces en RCA. Ainsi se vérifie la règle de bon sens qui veut qu’une armée dispose d’une gamme complète de moyens, en quantité suffisante, pour faire face aux multiples crises dans lesquelles elle peut être amenée à intervenir. La « caisse à outils » militaire de la France commence à être incomplète, même pour des interventions de faible niveau. Elle risque de le devenir hélas de plus en plus…

Le respect de la loi de programmation militaire (LPM) : un impératif absolu

Recevant une trentaine de présidents d’association du monde de la Défense le 9 janvier, Jean-Yves Le Drian a rappelé que les crédits prévus dans la LPM 2014-2019 devaient être mis en place intégralement, faute de quoi tout l’échafaudage visant à maintenir, dans un fragile équilibre, la cohérence de nos forces s’effondrerait. « Il faut que rien ne manque, cela ne marche que si toutes les pièces sont là ».

Il a d’ailleurs confirmé à l’ASAF qui l’interrogeait à ce sujet au cours de cette réunion, que les déclarations du président de la République, en début d’année, relatives aux économies à réaliser dans la dépense publique, ne toucheraient pas la Défense et que « les ressources seront maintenues ».

Or l’on sait que le maintien de ces ressources dépendra de la signature ou non du contrat de vente du Rafale à l’Inde, de la prise en charge ou non du coût des Opex, du montant des ressources exceptionnelles - cessions immobilières et d’actifs - effectivement allouées et du résultat du combat que déclare mener le ministre contre Bercy pour que la Défense obtienne son dû. Leur réalisation permettra donc de savoir si notre armée va brutalement perdre toute cohérence ou si elle continuera seulement de décliner doucement en attendant des jours meilleurs.

Il importe donc qu’en 2014, notre pays fasse l’effort de redressement économique nécessaire, traque les gaspillages financiers et redonne aux fonctions régaliennes de l’Etat, notamment la Défense, des moyens aujourd’hui insuffisants.L’ASAF compte sur tous ceux qui partagent ses préoccupations d’intérêt national pour la rejoindre, s’exprimer et agir avec elle.

Rédaction de l’ASAF - (www.asafrance.fr)

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 10:23
Malaysia Airlines
 Vingt ingénieurs de « FREESCALE » à bord
Il y avait donc vingt employés du groupe Freescale à bord du Boeing 777 de la Malaysia Airlines. Ils étaient en route pour une réunion d’affaire en Chine.
 
C’est le PDG du groupe, Greg Loewe, qui l’a annoncé dans un communiqué précisant que douze d’entre eux étaient de nationalité malaisienne, huit de nationalité chinoise
 
Freescale Semiconductor est une firme basée à Austin. Elle dispose d'une équipe de spécialistes dédiée à l'appui aux forces de défense.
> > Les produits commerciaux de Freescale couvrent divers secteurs :
> > -Les Communications sur le champ de bataille
> > -L'avionique
> > -Les bandes radar HF par L et S
> > -Le guidage des missiles
> > -La guerre électronique
> > -L'identification, ami ou ennemi (IFF )
> >  
 
OK…
 
Personne n’en parle dans les media mainstream. Est-on là au cœur des raisons de cette disparition ? il paraît évident que ce ne sont pas des laveurs de vitres qui faisaient ce voyage mais des ingénieurs de haut niveau.
Alors ?
Les chroniques de Rorschach approfondissent ainsi le sujet :
« Concernant le mystère du vol MH370, deux informations importantes n’ont pas été diffusées.
1)- A l’aide de l’armement électronique d’aujourd’hui, un avion peut sembler disparaître.
2) Les vingt passagers de Freesacle sont liés à des contractants US de la Défense dans le domaine de l’armement électronique high tech.
Les capacités de la guerre électronique comprennent des armes qui permettent de cacher des avions. Cet armement électronique est non seulement disponible, il est d’ores et déjà en cours de déploiement. A-t-il été utilisé pour masquer ou camoufler l’avion disparu ? »
Mais voyons ce que sont ces nouvelles techniques :« De nouvelles armes électroniques permettent le brouillage , l'aveuglement , l'assourdissement et plus encore, de sorte qu'un avion pourrait disparaître des radars de détection tandis que les systèmes de sécurité ne seraient pas activés .. Au niveau du radar les stratégies de contre-mesures électroniques basiques utilisées dans la guerre électronique sont :
> > 1 ) les interférences radar
> > 2 ) la modification des cibles
> > 3 ) la modification des propriétés électriques de l'air ..

> >
> > Par exemple, un rapport d'évaluation du renseignement américain a conclu qu'une attaque israélienne contre l'Iran irait bien au-delà des frappes aériennes avec des avions de combat et verrait probablement le déploiement d'armes électroniques contre le réseau électrique, l'Internet, les réseaux de téléphonie mobile ainsi que les fréquences d'urgence utilisées par les premiers secours en Iran.
> >
> > Autre exemple, Israël a développé une arme capable d'imiter un signal de maintenance qui commande au réseau des portables de " se mettre en veille " stoppant ainsi efficacement les transmissions.
> > En 2007, l'armée syrienne a obtenu un avant-goût de cette guerre quand les radars de défense aérienne du pays ont étés leurrés par les forces Israéliennes. Dans un premier temps, elles ont fait en sorte qu'ils ne montrent aucun avion dans le ciel puis l'instant d'après, elles ont fait en sorte que les radars montrent des centaines d'avions.
> > L'année dernière, il a été annoncé que la nouvelle technologie de la furtivité des avions les rend invisible non seulement au radar mais également à l'œil humain à la manière d'une cape d'invisibilité. »
> >
> > A-t-on à faire à un détournement fait pour éliminer ou capturer ces cerveaux ?
Ce matin un nouvel élement, révélé par le Nouvel Obs, rend cette thèse possible :
 Deux sources proches de l'enquête ont indiqué à Reuters que des données radar suggèrent que le vol MH370, qui a disparu samedi sans laisser de traces, a été délibérément orienté vers les îles Andaman,.
Un avion non identifié qui pourrait être le Boeing 777 en question suivait un cap défini par des "waypoints", ce qui suppose que quelqu'un ayant des compétences en matière de pilotage se trouvait aux commandes lorsqu'il a été repéré pour la dernière fois par des radars militaires au large de la côte nord-ouest de la Malaisie, dit-on de mêmes sources.
Tout ceci n’est-il pas su depuis longtemps par les différents gouvernements. ? Pourquoi perdre du temps à chercher des débris qui n’existent pas ? Y a-t-il des négociations secrètes ?
A-t-on sacrifié 219 passagers pour éliminer 20 savants ? Ou a-t-on enlevé 20 cerveaux pour utiliser leurs connaissances ?
Que sont devenus les autres passagers ?
Un simple épisode de la grande guerre technologique ?
Qui est à la manœuvre ?
Est-ce une manière, après l’attentat de la gare de Kunming qui avait fait 30 morts et 133 blessés, de dire à la Chine de se tenir à l’écart du conflit US-Russie ? Sous-entendu : « On a les possibilités de vous empoisonner la vie à peu de frais… »
 
Interrogeons-nous puisqu’on a demandé aux internautes de chercher des débris sur la mer.
Mais pas que sur la mer…Sur le grand flot d’internet, bien des indices aussi posent question.
> >  
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 06:47

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Mise à jour : 11/03/2014 16:35

Créée en 2001, par le ministère délégué aux Anciens combattants, la fonction de correspondant défense a vocation à développer le lien armée-nation et promouvoir l’esprit de défense. Le rôle du correspondant défense est essentiel pour associer pleinement tous les citoyens aux questions de défense. 

Un réseau de défense renforcé sur le territoire national

En tant qu’élu local, il peut en effet mener des actions de proximité efficaces. Au sein de chaque conseil municipal,est  désigné un interlocuteur privilégié des administrés et des autorités civiles et militaires du département et de la région sur les questions de défense.

À l’occasion du renouvellement des conseils municipaux, le ministre de la Défense a souhaité que ce réseau, étendu à l’ensemble des communes en France, soit maintenu et renforcé.

Un nouvel élan est donné à la mission d’information et d’animation des délégués militaires départementaux (DMD), qui sont les points uniques de contact des correspondants défense au niveau local.

Pour accompagner cette nouvelle dynamique,l’instruction relative aux correspondants défense a été réactualisée. Elle réaffirme et clarifie les missions des correspondants défense ainsi que le rôle de chacun des acteurs du dispositif.

Les documents régulièrement mis à jour sont téléchargeables en ligne. Des informations sont également adressées par mail aux correspondants défense et aux délégués militaires départementaux. 

Sa mission d'interface au service du lien armée-nation

Les correspondants défense remplissent une mission de sensibilisation des concitoyens aux questions de défense. Ils sont les acteurs de la diffusion de l’esprit de défense dans les communes et les interlocuteurs privilégiés des autorités civiles et militaires du département et de la région. Ils s’expriment sur l’actualité défense, le parcours citoyen,le devoir de mémoire, la reconnaissance et la solidarité.

Les correspondants de défense doivent pouvoir apporter des informations sur l’actualité défense.

Nos concitoyens expriment des attentes en matière d’information sur les opérations conduites par les forces, les armées françaises sur le territoire national et à l’étranger, l’effort de défense de la France (impact économique,social et technologique de la défense), ou encore les modalités d’accès aux emplois civils et militaires de la défense.

Les correspondants défense agissent en tant que relais pour comprendre le parcours citoyen.

Ils doivent pouvoir expliquer l’engagement dans l’armée d’active, les périodes d’initiation ou de perfectionnement à la défense, le volontariat et la réserve militaire constituant des activités accessibles à tous les jeunes désireux de prendre part à la défense.

Les correspondants défense ont un rôle pédagogique sur le devoir de mémoire, la reconnaissance et la solidarité.L’enseignement de défense, première étape du parcours citoyen, est étroitement lié à l’histoire de notre pays, et notamment aux conflits contemporains. La sensibilisation des jeunes générations au devoir de mémoire en constitue l’un des éléments essentiels.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 22:47

 

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C'est dans le cadre prestigieux du Fort Barraux que s’est déroulée le  17 mars 2014 la réunion de secteurs  des sections de l'UNC Dauphiné. L’animation en était assurée par les cadres de l'UNC-UDC74 ; le Président Hubert Bornens ,le Vice-Président Jean Marc Bocquard et le secrétaire général Michel Pécoud.

 

L'évolution des effectifs et le recrutement furent le point d'orgue de cette réunion.

Un superbe recueil RDMA fut remis aux Présidents de section afin de faciliter et suivre ces actions.

Toutes les actions mémorielles commémoratives furent rappelées (centenaire 1ère guerre mondiale, 70ème anniversaire de la libération de la France , 60ème anniversaire de la fin de la guerre d'Indochine) ainsi que notre participation à travers les différentes expositions courant  2014 et 2015, et la labellisation officielle par la préfecture(38) de l'exposition résistance en Grésivaudan.

 

L'assemblée générale de l'UNC Dauphiné se déroula ensuite, rapport moral rappelant le refus de notre fédération et de 50 autres mouvements combattants de participer à cette cérémonie du 19 mars, rapport d'activité , les comptes furent adoptés par l'assemblée, Pierre Chauvet étant élu président.

Une remise de décoration suivie d'un repas en commun rassembla la quarantaine de cadre de l'organisation dans l'excellent restaurant du village.

 

Cliquer sur le lien pour accéder à l'album photo :

http://amicale.acb.over-blog.com/album-2200659.html

 

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:43
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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:31

Bd Voltaire

Guillaume Zeller

 

Le 19 mars 1962, à Évian, les autorités françaises signaient l’accord qui devait encadrer l’abandon progressif de la souveraineté républicaine sur l’Algérie au profit des représentants du FLN. En dépit de l’opposition quasi unanime d’un million de pieds-noirs, du sacrifice consenti par les harkis, de la faible représentativité du FLN, la République s’apprêtait ainsi à rédiger le chapitre final d’une histoire commencée en 1830. Moins de quatre mois après, le 5 juillet 1962, le processus entamé à Évian aboutissait à l’indépendance de l’Algérie.

Qu’on le déplore ou qu’on s’en accommode, le 19 mars ne peut être considéré comme l’anniversaire de la « paix en Algérie ». Pour des raisons objectives : les tueries ont continué malgré le cessez-le-feu annoncé. Faut-il évoquer le massacre commis le 26 mars 1962 devant la Grande Poste de la rue d’Isly à Alger, le début des purges au sein de la communauté musulmane, la multiplication des opérations aveugles de l’OAS ou encore l’immense chasse à l’homme anti-européenne commise le 5 juillet à Oran, journée la plus sanglante de toute la guerre d’Algérie, avec au minimum 700 pieds-noirs assassinés et escamotés en quelques heures ?

Pourtant, c’est cette date du 19 mars qui a été retenue par les parlementaires français en décembre 2012, non sans idéologie, pour devenir celle de la journée nationale du souvenir « des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie ». En dépit de cette décision, la fin de la présence française en Algérie demeure « un passé qui ne passe pas » et nombreux sont ceux qui s’insurgent contre les commémorations qui seront organisées demain, en particulier par la FNACA dont les accointances idéologiques originelles sont connues.

Ainsi, de nombreuses associations dédiées à la défense des rapatriés – en particulier le Cercle algérianiste, puissante organisation qui veille à la transmission de l’héritage culturel des Français d’Algérie – continuent d’interpeller le gouvernement. À Nice, le maire Christian Estrosi – vertement critiqué par une partie des pieds-noirs pour avoir fait ériger une statue de Charles de Gaulle dans la ville en 2011 – dénonce cette année un « déni de vérité » et refuse de pavoiser la ville, soutenu par Ali Amrane, président du Collectif des associations de harkis des Alpes-Maritimes. « Le 19 mars est une date atroce pour les familles de harkis massacrés entre le 19 mars et le 2 juillet 1962 », rappelle ce dernier. À quatre jours des élections municipales, les rapatriés d’Algérie ne négligeront pas la position de leur édile.

C’est aussi vers l’Algérie d’aujourd’hui que conduit ce débat mémoriel. Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, affaibli par un accident vasculaire cérébral, y brigue un quatrième mandat en dépit de ses hospitalisations successives… à Paris. La « candidature de trop » de cet ancien « moudjahidin » a déclenché une série de manifestations qui laissent deviner un fort besoin de renouvellement. « 52 ans, Barakat ! » (« Cinquante-deux ans, ça suffit ! »). Ce slogan qui résonne actuellement à Alger, porté par de jeunes militants sévèrement réprimés, pourrait fendiller la chape de plomb idéologique indispensable au maintien au pouvoir du FLN. La vérité historique, et donc la paix des mémoires, pourraient en être à terme les bénéficiaires de part et d’autre de la mer Méditerranée.

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