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La Guerre d'Algérie

14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 19:59
Lettre 14/12 : Plaidoyer pour nos blessés
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Lettre 14/12 : Plaidoyer pour nos blesses
 
A l’occasion des commémorations de la Grande Guerre, des images d’archives inondent nos écrans de télévisions et leurs commentaires rappellent, à bon escient, à nos concitoyens, que celle-ci s’est soldée par 1 400 000 morts et 4 300 000 blessés pour ne s’en tenir qu’aux seules pertes militaires. Mais, parallèlement, nos blessés militaires d’aujourd’hui sont ignorés de notre société et des médias.
Or chacune de nos opérations extérieures, y compris celles en cours, entraînent non seulement des morts qui émeuvent l’opinion et reçoivent l’hommage solennel qui leur est dû, mais aussi des blessés qui, eux, font l’objet d’une complète indifférence. Celle-ci n’est pas à reprocher à nos concitoyens qui ne peuvent pas s’associer à ce qu’ils ne connaissent pas. Savent-ils que l’intervention de la France en Afghanistan a non seulement coûté la vie à 88 de nos soldats, mais a généré 450 blessés physiques dont 247 pour la seule année 2011 mais aussi 500 victimes de « blessures invisibles » (troubles psychiques)1 ? Non, ils ne le savent pas, car on ne leur a pas dit. Et le Mali ? Chacun a vaguement en tête un ordre de grandeur du nombre de tués au combat à ce jour : l’adjudant Thomas Dupuy fut, le 29 octobre dernier, le dixième. Mais les blessés, combien ? Au cours de la seule année 2013 (l’opération Serval a été déclenchée le 11 janvier de cette année-là), 40 blessés graves ont été à déplorer. Nos concitoyens ne le savent pas, car on ne le leur a pas dit et que l’on ne veut pas le leur dire.
Oui, notre pays est en guerre ! Oh, certes, on nous le rappelle, « en pointillés », lors des hommages rendus aux Invalides à nos soldats morts, de sorte qu’entre chaque cérémonie on l‘oublie. Mais, si chaque blessure sérieuse faisait l’objet d’un communiqué dans nos médias, alors la Nation serait rappelée quasiment au quotidien à la dure réalité des combats. De manière régulière, il pourrait y avoir un bulletin de guerre porté à la connaissance des Français. Mais on veut leur épargner cela pour ne pas troubler leur quiétude. Il ne faut pas que les Français sachent qu’ils sont en guerre, car ils ont déjà tant d’autres préoccupations : chômage, impôts, déficits…
Alors nos blessés disparaissent pour de longs mois et parfois même des années à l’hôpital. Le Service de santé des armées, qui s’occupe d’eux de façon remarquable, évite leur médiatisation dans le souci bien légitime de les protéger. Notons, en passant, qu’alors que ces lignes sont écrites, on s’efforce de détricoter ce service d’excellence. Ainsi, la fermeture de l’hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce a été décidée. Soit, mais dans le cadre de la reconversion du site, une formidable opportunité pourrait être de faire du Val un centre de rééducation pour grands blessés civils et militaires en liaison avec l’hôpital Cochin voisin et en substitution du centre de rééducation de Garches (Hauts-de-Seine) dont l’avenir est menacé et de la composante médico-chirurgicale de l’Institution nationale des Invalides dont l’avenir n’est pas plus assuré.
En définitive, seules les deux familles des blessés, entendez leur famille biologique quand ils en ont une (conjoint, enfants, parents) et leur autre famille, l’armée, restent vigilantes et accompagnent, avec l’aide d’organismes officiels ou associatifs dédiés à cette cause, ce qui sera le parcours difficile, semé d’embûches, de toute leur vie.
Un maître mot doit alors prévaloir : la réinsertion. C’est le souci constant des frères d’armes du blessé qui recherchent toutes les possibilités offertes au sein de l’armée ou dans le cadre d’emplois réservés au sein du ministère de la Défense. Mais cela devrait être la préoccupation de la Nation tout entière. Pourquoi le législateur n’envisagerait-il pas une obligation d’embauche au profit de ces blessés comme il existe aujourd’hui une obligation d’accueillir dans les administrations ou les entreprises un certain quota de personnes handicapées dont ils font partie ?
Aujourd’hui, l’administration a entrepris, en liaison avec des associations d’anciens combattants, la révision du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (PMIVG) jamais réalisée depuis sa création à l’issue de la Première Guerre mondiale. En effet, nos concitoyens ne savent pas non plus qu’en 2014, un blessé pour la France est moins réparé (entendez par là, reçoit moins d’argent) qu’un accidenté de la route. A l’occasion de ce vaste chantier, une occasion formidable est donnée à nos responsables politiques d’inscrire dans la loi la volonté d’exprimer clairement à nos blessés la reconnaissance qui leur est due en leur offrant des pensions d’invalidité décentes.
L’an dernier, l’ASAF a consacré son numéro hors-série annuel aux Blessés pour la France2. Dans la conclusion de cet ouvrage, on rappelle qu’un blessé de guerre l’est pour la vie et, comme il est souvent jeune, la vie, pour lui, cela peut être long. Il ne porte plus le même regard sur les choses. Le futile pour nous peut être très important pour lui et réciproquement, mais la plus terrible épreuve qu’il doit affronter c’est de se confronter au regard des autres.
Français qui lisez cette lettre, sachez qu’il existe autour de vous une cohorte silencieuse de soldats blessés qui souffrent dans leur chair ou dans leur tête. Ne les ignorez plus. Allez à leur rencontre3, tendez leur la main et demandez-vous ce que vous pourriez faire pour les réintégrer au sein de la Nation.
 
LA REDACTION
1 : Sur deux décennies, 9 000 blessés, toutes catégories confondues, ont été à déplorer dans les armées françaises.
2 : Numéro toujours disponible au siège de l’ASAF-18 rue Vézelay-75 008 PARIS-au prix de 10 € port compris.
3 : Chaque armée dispose d’une cellule d’aide aux blessés :
- Armée de Terre : 01 44 42 39 58
- Marine nationale : 04 94 02 12 31
- armée de l’Air : 01 45 52 25 42/46.
 
ASAF . Association de Soutien à l'Armée Française
18, rue de Vézelay - 75008 Paris
Tél/Fax : 01 42 25 48 43
Site : www.asafrance.fr
Courriel : secretariat@asafrance.fr
Lettre 14/12 : Plaidoyer pour nos blessés
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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 06:39

A l'occasion du 50ème anniversaire d'Astérix, créé en octobre 1959, la Patrouille de France rend hommage au plus célèbre des Gaulois dans un film décoiffant ! Réalisé par Eric Magnan.
Produit par www.e-mediapublishing.fr

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 17:42

Maladresse. Jean-Marc Todeschini, le nouveau secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, vient de rater son installation à ce poste.

Le message maladroit qu’il vient d’adresser, ce 5 décembre, à l’occasion de la journée nationale d’hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie, a été très mal perçu par le monde combattant.

Si chacun reconnait la légitimité d’évoquer l’ensemble des victimes de cette période, notamment les rapatriés et les harkis chassés de leur terre, un passage du discours ministériel suscite l’incompréhension et la colère, notamment dans les rangs de la puissante Union nationale des combattants (UNC, 210 000 anciens combattants de toutes les générations).

Todeschini invite en effet le monde combattant à tendre la main aux anciens adversaires « pour construire une mémoire partagée qui n’oublie rien ni personne ». Si les anciens combattants français sont prêts à cette démarche, tout montre au contraire la mauvaise volonté constante en Algérie, où aucun responsable n’accepte encore la réciproque. Cela s’est vérifié à plusieurs reprises depuis soixante ans. Les appels du pied insistants de la France sont restés lettre morte.

A Alger, en décembre 2012, François Hollande avait annoncé un « dialogue de confiance et de franchise ». Cette promesse est restée sans suite. L’UNC voit dans les propos de Todeschini « une forme de repentance déguisée où seule la France devrait s’engager. » Les anciens combattants français se disent prêts à ce dialogue nécessaire entre anciens adversaires. Ils refusent en revanche toute repentance unilatérale de la France, éternelle tentation des élites politico-médiatiques à Paris.

L’UNC attend « un message fort et utile en destination des deux rives de la Méditerranée pour bâtir, non pas unilatéralement, mais ensemble et sans passion une mémoire collective, comportant pour chacun des zones d’ombre et de progrès. »

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 14:03
http://www.contrepoints.org/2014/12/09/190734-10-raisons-pour-lesquelles-le-rafale-va-se-vendre?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Contrepoints2+%28Contrepoints%29


Publié Par EchoRadar, le 9 décembre 2014 dans Technologies

Des bonnes raisons d’espérer proposées par un panel d’experts.

Un article du collectif EchoRadar.

Rafale credits Airwolfhounfd (licence creative commons)

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 13:42

cinq-6-copie-1.png    cinq-7.png2014.12.05 Bernin 12014.12.05 Bernin 22014.12.05 Bernin 32014.12.05. Bernin 42014.12.05. Bernin 5

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 13:31

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 13:30

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 13:28

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 13:24

cinq 0

DL

cinq 1

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 17:10

Capture d’écran (348)

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