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La Guerre d'Algérie

5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 20:57

Alors que Jean-Yves Le Drian a détaillé, jeudi, le budget de la Défense, victime de coupes drastiques, le général Jean-Claude Thomann, membre des sentinelles de l'Agora, était l'invité de Jean-Baptiste Boursier, lors du "Soir BFM". Verbatim.

 

JEAN-BAPTISTE BOURSIER

Cent millions d’euros de baisse du budget de fonctionnement de l’armée sur le prochain budget, des réductions des effectifs, sept mille huit cent quatre-vingt-un emplois en moins l’année prochaine. La Défense, comme d’autres secteurs, se serre la ceinture. Bonsoir général Jean-Claude THOMANN.

GENERAL JEAN-CLAUDE THOMANN, MEMBRE DES SENTINELLES DE L’AGORA

Bonsoir.

JEAN-BAPTISTE BOURSIER

Merci d’être avec nous. Vous êtes membre des sentinelles de l’Agora. Vous avez publié un communiqué dans lequel vous êtes extrêmement remonté, suite à ces annonces de Jean-Yves LE DRIAN. Vous dites qu’on réduit l’armée française à l’état d’échantillon. Est-ce que ce n’est pas un peu exagéré ?

GENERAL JEAN-CLAUDE THOMANN

C’est un peu fort mais c’est parce que le problème lui-même est grave. Nous considérons qu’il est très grave car notre armée et nos armées sont sur une pente qui est maintenant plus qu’inquiétante. Nous avons d’énormes problèmes. En faisant ce communiqué, nous nous sommes faits un peu l’écho des personnels actifs qui, eux, sont tenus par le devoir de réserve mais nous avons beaucoup de contacts avec eux, donc nous savons à peu près ce qui se passe dans les armées et il est clair que la situation n’est pas fameuse.

JEAN-BAPTISTE BOURSIER

Vous nous dites quoi ? Ça veut dire que l’armée française aujourd'hui, selon vous, n’a plus les moyens de défendre le pays correctement ?

GENERAL JEAN-CLAUDE THOMANN

Écoutez, je vais vous donner un simple petit bilan. Quand on parle des matériels majeurs – les matériels majeurs, c’est par exemple pour l’armée de terre les canons, les chars, les véhicules blindés qui permettent de protéger les personnels, c’est ce qu’on appelle l’infanterie débarquée – nous en avons maintenant moins que la Suisse. Je pense que les Français devraient retenir cela. Nous avons maintenant le niveau à peu près de la Suisse en termes de capacité de matériels majeurs.

JEAN-BAPTISTE BOURSIER

Mais en termes d’hommes, plus de deux cent vingt-cinq mille soldats en France aujourd'hui ?

GENERAL JEAN-CLAUDE THOMANN

Il y en a deux cent vingt-cinq mille dans l’ensemble des armées et des services de soutien. Dans ces deux cent vingt-cinq mille, au terme de la loi de programmation, il y aura plus de quarante mille civils. En fait, on va tourner autour de cent quatre-vingt mille en effectifs pour nos trois armées.

JEAN-BAPTISTE BOURSIER

Les gens qui nous regardent posent leurs questions sur Internet, bfmtv.com #lesoirbfm sur Twitter ; c’est Margaux qui relaie.

MARGAUX DE FROUVILLE

Ils s’adressent directement à vous, les internautes. Benjamin vous demande : “Dans un contexte où le terrorisme est à son apogée, baisser le budget de l’armée est incroyable”. Vous partagez cet avis ?

GENERAL JEAN-CLAUDE THOMANN

Je pense, je pense. Parce qu’il faut qu’on garde des capacités dans un monde qui est incertain. L’impression qu’on a, le sentiment, c’est que nous sommes en train de baisser plus que dangereusement la garde. Je rappelle que le Sénat l’année dernière a sorti un rapport qui faisait un peu l’état des lieux sur les moyens des armées, leur capacité, et il a appelé cela "la juste insuffisance de nos armées". Nous ne sommes plus dans la juste insuffisance : nous passons maintenant, avec la loi de programmation qui va être votée, à la totale insuffisance.

JEAN-BAPTISTE BOURSIER

Jean-Claude THOMANN, vous dites : “l’absence actuelle de menace miliaire majeure n’est qu’un simple moment de l’Histoire”. On peut espérer que vous ayez tort tout de même et qu’enfin, les peuples aient appris du passé et qu’on entre plutôt dans une période d’accalmie. Vous avez réellement la sensation qu’à n’importe quel moment, une guerre peut nous menacer ?

GENERAL JEAN-CLAUDE THOMANN

Non, évidemment pas à court terme. Ceci dit, vous avez entendu parler de ce qu’on appelle les surprises stratégiques. Les surprises stratégiques, ce sont des choses qui arrivent tout d’un coup, assez brutalement, parce que quelque part une situation se dégrade énormément et on se retrouve face à des situations extrêmement compliquées qu’il faut résoudre. Les leçons de l’Histoire, les responsables sont payés pour tenir compte des leçons de l’Histoire. Les leçons de l’Histoire montrent qu’aucune situation géopolitique n’est stable et figée définitivement et que tout peut évoluer rapidement.

JEAN-BAPTISTE BOURSIER

Une dernière question, Jean-Claude THOMANN. La France a été saluée internationalement après son intervention au Mali par la qualité de ses hommes, la qualité de son opération militaire.

GENERAL JEAN-CLAUDE THOMANN

Oui. Je tiens à souligner cette extraordinaire qualité. Elle est d’autant plus extraordinaire que ce qu’on n’a pas trop dit, c’est que sur le plan des matériels, ce n’était pas du tout extraordinaire. Je pense d’ailleurs que si la presse n’a pas eu accès à certaines choses, c'est parce que d’abord les militaires sont fiers et tenaient à montrer que ça marchait, mais ils ont fait des prodiges de système D, d’acrobaties pour que ça marche. Et avec la prochaine loi de programmation, nous ne serons sans doute plus capables de mener une opération comme celle du Mali. Il faut savoir qu’actuellement la disponibilité moyenne de nos matériels n’est même pas de cinquante pourcents. Ça veut dire qu’un matériel sur deux est soit stocké, soit en attente de pièces pour être réparé.

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 20:50


Le général Jean-Claude Thomann , ancien patron de la force terrestre, resté lillois après son passage en deuxième section, reste un activiste de la pensée militaire et un ardent défenseur de l'institution. Il nous a fait parvenir le " Manifeste pour la sauvegarde des armées ", rédigé par le cercle de réflexion Les Sentinelles, auquel il appartient. Ce cercle regroupe de manière informelle des officiers généraux et supérieurs des trois armées.

Pour le général Thomann, " c'est une première manifestation publique du désarroi qui croît de manière extrêmement inquiétante dans nos armées paupérisées. " Ce manifeste dénonce " la dégradation continue et irresponsable " des capacités d'action militaire " en s'abritant derrière un parapluie nucléaire illusoire ".

Pour ces militaires, on transforme " progressivement l'outil militaire en simple société de service de second rang ". Ils vont jusqu'à accuser les politiques de " renoncer à leur premier devoir vis-à-vis de leurs concitoyens " et entendent mobiliser pour " mettre fin à l'entreprise de démolition systématique qui affecte l'institution militaire ". Bigre.

Voici le texte intégral de ce manifeste...

 

MANIFESTE POUR LA SAUVEGARDE DE NOS ARMEES


 

Le démantèlement de l’institution militaire arrive à son terme. Infiniment plus que l’actuelle disette budgétaire, la fin de la guerre froide, les impératifs de l’Etat-providence et la volonté des « post modernes » d’en finir avec le « fracas des armes » ont été les abrasifs les plus puissants pour réduire, en moins d’un demi-siècle, l’armée française à l’état d’échantillon. La force militaire est passée, dans le silence et la dénégation, du statut d’institution régalienne majeure à celui d’une société de services que l’on rétribue à la tâche.

Le couronnement de cette efficace entreprise de démolition a été de placer la haute hiérarchie aux ordres d’une administration civile de défense qui prospère sans frein, au prétexte de recentrer les militaires sur leur cœur de métier. Le soldat, « ravalé à la fonction d’homme de peine de la République », est prié de verser son sang dans le silence et l’indifférence en se soumettant aux règles strictes d’un devoir d’Etat pourtant largement déserté par ceux censés le faire mettre en œuvre et le faire respecter.

Ce désastre consommé ne peut plus être confiné sous l’éteignoir d’un « devoir de réserve de la grande muette », caution hypocrite et confortable à la disposition de tous les habiles pour esquiver dans le confort de la chose publique leurs responsabilités envers la Nation.

DES FAUTES MULTIPLES


C’est en effet une grande faute que de sacrifier le bras armé de la France au gré des idéologies de rencontre et de quelques embarras financiers.

C’est une faute en regard du monde tel qu’il s’organise et dont chacun sait qu’il réservera de fâcheuses surprises. L'absence actuelle de menace militaire majeure n’est qu’un simple moment de l’Histoire. Son calme apparent ne doit pas masquer les reconfigurations géopolitiques qui marginaliseront, pire élimineront sans pitié les nations au moral défaillant.

C’est une faute vis-à-vis de la sécurité des Français de faire ainsi disparaître un pilier majeur de la capacité de résilience du pays face à une éventuelle situation de chaos, dont nul ne peut préjuger le lieu, l’heure et la nature. Pour y faire face, seule une force armée peut et doit offrir les moyens suffisants, servis par des hommes et des femmes structurés par les valeurs puissantes du devoir et de l’obligation morale.

C’est une faute d’éliminer l’une des institutions « fabriques de liens » dont la France a un urgent besoin face à l’action déterminée de forces centrifuges, dont elle est coutumière, et mises généralement au service d’intérêts particuliers et communautaristes.

Il est donc plus que temps de rétablir  la puissance et l’efficacité d’une institution d’Etat « pour le dedans comme pour le dehors » et de permettre à la France de se remettre à penser en termes de risques et de puissance stratégique. Elle en a les moyens. Elle doit le faire sans l’attendre d’une Europe, puissance inexistante, ou d’une soumission transatlantique délétère voire de plus en plus illusoire.

QUE RETABLIR, ET COMMENT ?


Les voies et moyens pour rétablir une institution, désormais comateuse, sont nombreux et divers. Ils n’attendent qu’une impulsion réparatrice, après des décennies de mesures irresponsables. Ils ne pourront, cependant, faire l’économie d’un certain nombre de dispositions, dont l’abandon ou le travestissement ne sont plus acceptables.

D’abord, un budget décent qui permette à nos soldats de disposer de l’entraînement et des équipements nécessaires, et au politique de s’engager sans le soutien déterminant des Etats-Unis, tout en évitant le stupide tout ou rien nucléaire.

Ensuite, des hommes et des femmes en nombre suffisant. Rien d’efficace et de durable ne peut se faire sans des effectifs capables de marquer dans la durée, sur et hors du territoire national, la volonté et la détermination de la Nation.

Avec, bien entendu, une organisation des forces parfaitement univoque, tout en faisant la répartition qui convient entre des professionnels en nombre suffisant et les citoyens en armes qui doivent impérativement revenir au centre de notre dispositif sécuritaire et identitaire.

Enfin, une répartition équilibrée, entre l’exécutif et le Parlement, des responsabilités qu’autorise la Constitution, laissant au militaire le devoir d’exercer librement son conseil, tout en administrant et mettant en œuvre les forces autrement que par le canal malsain d’une administration de défense d’autant plus intrusive qu’elle se sait irresponsable.

Autant de mesures indispensables qui seront déclinées, point par point, dans des documents à venir et dont les signataires du présent document demanderont, avec détermination et constance, la réalisation pour le bien public.

Il est grand temps de rénover et de renouveler le contrat de confiance de la République avec ses soldats. S’il n’est pas trop tard, il devient urgent de lui redonner la vigueur indispensable sans qu’il soit besoin de recourir à des formes de représentation qui, bien qu’étrangères à notre culture militaire, pourraient s’avérer, un jour peut-être proche, le seul moyen pour nos soldats de se faire entendre.


Le 30 septembre 2013


Les Sentinelles de l’agora

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 20:36

Hautes-Alpes: L'adjudant Blandine Perroud, championne de parachutisme et membre de l'équipe de France militaire (ETAP), est décédée des suites de ses blessures au CHU de Grenoble. Après un jour dans le coma, cette championne de parachutisme a perdu la vie dans l'accident dramatique qui est survenu mercredi en fin de matinée.

Hier, Blandine Perroud, âgée de 36 ans a fait une grave chute d'environ 40 mètres sur l'aérodrôme de Gap-Tallard. Il semblerait qu'un problème d'ouverture de parachute soit à l'origine de l'accident. Sa voile s'est ouverte mais elle a "twisté". Blandine aurait donc tenté de se défaire avec ses jambes mais sans succès.  Puis, elle aurait entamé sa procédure de secours.

Blandine Perroud qui s'entrainait en vue de l’échéance majeure de la saison, les championnats du monde militaires qui se dérouleront à Qionglai . 

Blandine Perroud avait sauté le 14 juillet dernier sur la Concorde à Paris.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 18:42
  
30 septembre 2013 – 11:22  
Dans un entretien accordé au quotidien Le Temps, en août dernier, le président de la Confédération suisse, Ueli Maurer, qui assume aussi les fonctions de ministre de la Défense, avait insisté sur la nécessité de s’adapter aux nouvelles menaces, lesquelles restent difficile à cerner.
“Après les échecs en Irak et en Afghanistan, précisément malgré ces moyens lourds, nous ne croyons plus à ce type d’agression avec pluie d’obus en Europe. Les dégâts collatéraux seraient trop importants. Par contre, nous ne savons pas exactement quelles armes seraient utilisées et donc de quoi nous aurions besoin pour notre défense”, avait-il expliqué.
Toutefois, il n’avait pas écarté l’idée d’un conflit sur le Vieux Continent. “Je n’exclus pas complètement qu’un jour, l’Europe puisse être entraînée ou touchée par un conflit armé. Mais avec d’autres armes”, avait-il avancé. Mais la seule menace auquel la Suisse se prépare est liée à une éventuelle chute de la zone euro et ses conséquences. Le même Ueli Maurer avait ainsi estimé, l’an passé, que les armées européennes ne seraient plus en mesure de faire face à une situation pouvant dégénérer.
D’ailleurs, le scénario d’un éclatement de la zone euro préoccupe l’état-major suisse depuis maintenant 3 ans. Son chef, le général André Blattman, avait ainsi présenté devant la  Commission de la politique de sécurité (CPS) une carte des menaces selon laquelle il fallait accorder une attention toute particulière à la Grèce, au Portugal, à l’Espagne, à l’Italie – alors tous en difficultés financières – ainsi qu’à la France, qui, à l’époque, restait encore très bien notée (avec le fameux triple A) par les agences de notation. Et d’estimer que ces pays pouvaient connaître “des situations” marquées par des “troubles sociaux” susceptibles de provoquer un afflux de réfugiés en Suisse.
Ce scénario avait ainsi fait l’objet de l’exercice militaire Stabilo Due, en septembre 2012, avec la mobilisation de 2.000 soldats suisses, censés se préparer à des “troubles, des attentats et des actes de violence” causés par “l’instabilité d’une partie de l’Europe spécialement délimitée géographiquement pour l’occasion.”
Un an plus tard, d’autres manoeuvres, appelées cette fois Duplex-Barbara, ont porté sur le même thème. Sauf que le scénario retenu concerne plus particulièrement la France… imaginée comme étant en déroute financière et désintégrée en plusieurs entités régionales.
Ainsi, du 26 au 28 août, révéle Le Matin Dimanche, les forces suisses – une brigade blindée, au moins, a été engagée – ont dû repousser une invasion lancée par la “Saônia”, un territoire correspondant au Jura français, pour aller récupérer l’argent que la Suisse lui avait “volé, en défendant trois points de passage proches de Neuchâtel, Lausanne et Genève.
Toujours selon ce scénario, la “Saônia” était appuyée par une organisation paramilitaire appelée BLD (Brigade Libre de Dijon). En gros, les planificateurs suisses ont puisé dans l’histoire et ont dû s’inspirer des batailles de Grandson et de Morat qui opposèrent la Confédération aux troupes de Charles Le Téméraire, le Duc de Bourgogne, en 1476…
Cela étant, le commandant de la brigade blindée suisse, Daniel Berger, s’est voulu rassurant. “L’exercice n’a strictement rien à voir avec la France que nous apprécions, il a été préparé en 2012, alors que les relations fiscales franco-suisses étaient moins tendues. Des villes françaises sont citées uniquement pour donner des échelles réelles aux soldats”, a-t-il expliqué.
 

Un exercice militaire suisse basé sur une attaque française
- Publié le 29/09/2013 à 12:43
L'armée suisse a imaginé une attaque de la France contre la Confédération dans l'exercice 2013 des brigades blindées de Suisse romande, qui s'est déroulé du 26 au 28 août, révèle le journal Le Matin Dimanche.
Concrètement, l'armée a imaginé que la France, en complète déroute financière, s'est désintégrée en plusieurs entités régionales, sous l'effet de la crise, et l'une d'elle, baptisée "la Saônia" a décidé d'attaquer la Suisse, forcée ainsi de se défendre, selon le scenario retenu.
L'exercice, appelée Duplex-Barbara, est fondé sur une invasion de la "Saônia", soit le territoire du Jura français, à partir de trois points de passage, proches de Neuchâtel, Lausanne et Genève, selon une carte reproduite par le journal, qui a pu consulter les détails de l'opération.
Une organisation paramilitaire proche du gouvernement de la Saônia, et appelée BLD (Brigade Libre de Dijon) veut "venir chercher l'argent que la Suisse a volé à Saônia", selon l'exercice militaire et organise des attentats en Suisse.
En 2012, l'exercice militaire suisse, appelé "Stabilo Due", prévoyait la chute de l'euro, entraînant un chaos social en Europe et un afflux de réfugiés en Suisse.
Selon Daniel Berger, commandant de la brigade blindée suisse, "l'exercice n'a strictement rien à voir avec la France que nous apprécions, il a été préparé en 2012, alors que les relations fiscales franco-suisses étaient moins tendues".
Dimanche dernier, les Suisses ont voté à une très large majorité le maintien de leur système d'armée de milice, basé sur la conscription militaire obligatoire.
Ainsi, 73,2% des votants ont dit non à la proposition du Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA), qui demandait la fin du service militaire obligatoire et de le remplacer soit par des volontaires, soit par une petite armée de métier.
L'armée de milice constituée de citoyens-soldats est considérée comme l'un des piliers fondateurs de la nation suisse. Ses effectifs sont de 155.000 aujourd'hui.
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 15:05

 invitation

 

 

 

Chers amis
 
 Cette exposition est dédiée aux 89 soldats morts  et aux  700  soldats blessés en Afghanistan (dont 13 pour la 27ème Brigade d'Infanterie de Montagne).
Veuillez trouver ci joint l'invitation ainsi que le descriptif de cette exposition  "La guerre d'Algérie une exigence de vérité" qui se déroulera  à l'Oriel de Varces du 23 au 27 Octobre 2013.
Nous comptons sur votre visite et votre présence aux différentes conférences.
Nous organisons cette action avec l'Association des Croix de Guerre et bénéficions du parrainage des décorés de la Légion d'Honneur au péril de leur vie.
Les associations des Anciens du 7ème BCA, du 93ème RA et de la FRESM soutiennent notre démarche.
Votre aide serait aussi la bienvenue pour l'organisation de cet évènement auquel nous associerons les unités de combat de la garnison ainsi que leur famille.(merci de manifester votre volontariat à J.Bouissou)
 
        Le Président P.Chauvet                                                             Le secrétaire général  J.Bouissou
 
 

Capture d’écran (73)CINQUANTENAIRE DE LA FIN DE LA GUERRE D'ALGERIE

L'Union Nationale des Combattants du Dauphiné, l’Association des Croix de Guerre de l’Isère, avec le parrainage de l’Association des décorés de la Légion d’Honneur au péril de leur vie, présentent du 24 au 27 Octobre 2013, de 14h à 18h30 au complexe  LORIEL de VARCES-ALLIÈRES & RISSET l'exposition

 

                 LA GUERRE D’ALGERIE « une exigence de vérité »

 

ouverte au public est dédiée à la mémoire des soldats de la 27ème Brigade d’Infanterie de Montagne morts ou blessés en Afghanistan.

Inauguration le 23 octobre 2013 à 18 h 30 par Monsieur le Maire de Varces et les organisateurs.     

Cette œuvre de mémoire réalisée par des membres de l'Union Nationale des Combattants du Dauphiné et des deux Savoies - dont nombreux parmi eux ont été acteurs de cette guerre - présentera 45 tableaux ainsi qu'une plaquette détaillant l'exposition.

Mais pourquoi évoquer cette guerre, et pourquoi cette exigence de vérité ? Parce que près d'un demi-siècle après la fin de ce conflit, les plaies n'en sont pas encore refermées et le contentieux entre la France et l'Algérie loin d'être réglé. Pourtant cette guerre d'Algérie aurait pu connaître un autre dénouement. Aucune fatalité ne la destinait à ce terrible résultat, avec son cortège de massacres, de trahisons et de honte. La « paix des braves » prônée un temps par le général de Gaulle aurait pu réconcilier les adversaires d'hier et permettre une cohabitation entre les différentes communautés. Ce qui était d'ailleurs le vœu de l'immense majorité du pays.

En réalité, un million de Pieds-noirs ont dû quitter ce pays en abandonnant tout, leurs biens, leurs souvenirs et leurs morts... 150000 harkis ont été massacrés par le FLN après le 19 Mars 1962....

La guerre d'Algérie a rompu une cohabitation séculaire entre des communautés qui partageaient le même amour pour cette terre.

Cinquante et un ans plus tard, d'aucuns affirment qu'il n'est toujours pas possible d'aborder sereinement le sujet. Trop d'enjeux s'y rattachent encore, enjeux politiques, mémoriels et émotionnels. Cette exposition se veut libre de tout esprit partisan et de toute polémique. Elle entend simplement rappeler l'histoire.

 

Conférences à 18h30 :

Jeudi 24/10/2013        Août 1914, la France au bord du gouffre - LTC(H) JP MARTIN

Vendredi 25/10/2103  Les S.A.S. – CNE(H) C. GRANDJACQUES

Samedi 26/10/2013    L’Algérie, un drame français – CBA(H) P. CHAUVET

Dimanche 27/10/2103 Le temps des bâtisseurs de l’Algérie française – R. DAPORTA (A.C.)

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 17:30

 

Grenoble le 25 Septembre 2013 
 
C'est devant une assistance trés nombreuse, de harkis, de rapatriés d'Algérie et de leurs organisations, d'anciens combattants, de nombreux militaires en tenue et d'un grand nombre de drapeaux, que s'est tenue la cérémonie commémorative rappelant le rôle et le sacrifice  de plus de 150000 Harkis pendant la guerre d'Algérie.

 

 

 

 

 

 

25-09-13_1739.jpg

 

de gauche à droite: Naura Betayeb fille d'un sous officier harki , Hassan Belmokre Croix de la Valeur Militaire, Brahim  Remli porte drapeau depuis 40 ans,Croix du Combattant Volontaire, en captivité sept ans par le FLN apres le 19mars 1962,dans le sinistre camp d'extermination de Lambese.Sauvé par la Croix Rouge Internationale.

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 07:50

Fanfare du 27ème BCA

 

Publiée le 23 sept. 2013

Voici un extrait de l'article du journal "Le Soleil" du vendredi 23 août 2013

 

 Après une ouverture plus solennelle, réunissant les quelque 700 participants au Tattoo rigoureusement alignés au centre du Colisée, les musiciens du du Royal 22e Régiment ont ouvert le ballet des routines sur une note plus festive...Par la suite, presque tous les orchestres ont ponctué leur prestation de clins d'oeil souriants. La palme d'or revient certainement à la fanfare du 27e Bataillon de Chasseurs Alpins d'Annecy. Ils ne voyagent pas léger, les cousins français: skis et raquettes, brancards et piolets ainsi que quelques cors alpins pour compléter leur attirail musical. Et quel sens de l'humour! Entre un musicien jugé trop corpulent par les brancardiers qui joue son propre éloge funèbre et une interprétation bien sentie de Bad Romance de Lady Gaga, ils ont fait passer un fichu de bon moment, hier, au public du Colisée.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 16:13
Source, journal ou site Internet : RFI
Date 22 septembre 2013
 
C’est une information RFI : les mauvaises nouvelles ne devraient pas tarder au ministère de la Défense, avec l’annonce des premiers sites qui devront fermer en 2014. C’est le résultat de la Loi de programmation militaire (LPM) avec une nouvelle réforme des armées qui doit conduire à la suppression de 24 000 emplois supplémentaires (6 000 officiers, 9 000 militaires du rang, 9 000 sous-officiers). Il va falloir fermer des bases et dissoudre des régiments.
 
Depuis quelques mois, c’est l’inquiétude particulièrement dans l’armée de Terre qui va devoir, à elle seule, assumer une réduction de format de l’ordre de 12 000 hommes, quatre à cinq régiments seront dissous.
Une affaire délicate, à quelques mois des municipales en France
Dans certaines régions, la fermeture d’une caserne a un fort impact sur la vie économique locale. Les premières annonces officielles doivent arriver dans les jours à venir. Une fermeture, ce n’est jamais une bonne nouvelle à annoncer. Du coup, le ministère de la Défense se contentera de donner la liste pour 2014, alors que la Loi de programmation militaire court jusqu’en 2019. Mais ça devient quand même urgent, les chefs de corps voudraient avoir un peu de visibilité, parce qu’évidemment, il faudra prévenir leurs personnels assez tôt pour qu’ils puissent s’organiser. Il faut prévoir un déménagement, une reconversion, changer d’école pour les enfants, etc. « Je sais combien c'est difficile, donc je pense qu'il faut ne pas être brutal, nous aurons une pédagogie et un accompagnement très important à cet égard. Il y aura une première série de décisions à la rentrée pour 2014, et je ferais ça de manière très parcimonieuse en évitant au maximum les fermetures, mais il y a en aura », a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, lors de la présentation à la presse de la LPM 2014-2019. Les contours de la nouvelle carte militaire française commencent à se dessiner C'est une information RFI : deux régiments de l’armée de Terre vont fermer en 2014. Dans le sud-est, à
 
Carpiagne près de Marseille, le 4e régiment de Dragon (4e RD) va disparaître. Il sera remplacé par le 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC) d'Orange. La légion va déménager pour s'installer un peu plus au sud. Dans l'est, c'est le 110e régiment d'infanterie (110e RI) qui est visé. Le problème, c’est qu’il appartient à la brigade franco-allemande (BFA) riche en symboles mais dont les derniers engagements opérationnels remontent aux Balkans, il y a dix ans.
 
Pour faire le compte, après 2015 il faudra donc encore supprimer deux à trois régiments. Dans le sud-ouest, le 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (3e RPIMa) de Carcassonne devrait en faire les frai Dans l’est, un ou plusieurs régiments de la 1re brigade mécanisée (1re BM) de Châlons-en- Champagne seraient concernés. Enfin, les drones tactiques de Chaumont du 61e régiment d’artillerie (61e RA) vont rejoindre Etain auprès des hélicoptères du 3e régiment d'hélicoptères de combat (3e RHC) qui accueillerait alors un bataillon d'appuis hélicoptères, un bataillon d'hélicoptères, et un régiment de drones tactiques. La Marine et l’armée de l’Air s’en sortent mieux
 
Côté armée de l'Air, entre 2014 et 2019, on évoque la fermeture de la base de Luxeuil qui compte plus d'un millier d'employés civils et militaires. Les bases d'Orange et de Dijon devraient être restructurées ou disparaître. La Marine, elle, s'en sort bien. Elle devra faire l’économie de 100 postes en 2014 mais est en retard sur la précédente réforme. Elle jouera essentiellement sur les recrutements pour faire baisser ses effectifs. C'est le 30 septembre prochain que le gouvernement lèvera officiellement le voile sur ces mesures.
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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 04:54
 

 

 La stèle du bachaga Saïd Boualam transférée à Santa Cruz, Mas de Mingue. Nîmes
Un écrin pour la stèle du Bachaga Saïd Boualam. Samedi 21/9/2013. Midi Libre Dimanche 22: Hommage.

Devant trois cents personnes, plus de vingt-cinq drapeaux d'anciens combattants et d'associations, la stèle du bachaga (haut dignitaire) Saïd Boualam a été transférée de la place du même nom, au Mas de Mingue, dans le sanctuaire de Santa Cruz. « Elle est maintenant comme dans un écrin où elle peut perpétuer son histoire, un lieu où Marie est vénérée par les religions catholiques et musulmanes. » Explique le fils de Saïd Boualam.
Mais il précise aussi durant son discours sur le passé douloureux des harkis et de l'action de Saïd Boualam dont cette stèle est témoin:« Trop d'ignorance, l'usure du temps, pas assez de respect parfois, ont motivé ce déplacement. »
Jean-Paul Fournier, sénateur maire, « l'histoire retiendra qu'il fut un combattant courageux, un fonctionnaire fidèle et compréhensif envers ses administrés, un élu de la république engagé, vice président de l'assemblée nationale. » .J'accompagne une dame âgée, et en tant qu'observatrice beaucoup moins concernée, je peux dire qu'une grande émotion transparaît de cette assemblée. Elle force au respect au delà de toutes les opinions et incite à une réflexion sur l'histoire » explique une dame en aparté. "Il s'agit de rendre hommage à ce grand patriote, à sa famille, aux Harkis et à l'ensemble des rapatriés et des pieds noirs » conclut le maire.
.....
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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 20:57
"Un appel à la prudence sur la question syrienne". Tribune publiée dans le New York Times, le 11 septembre 2013, par le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine.

 

 

Les récents événements entourant la Syrie m'ont poussé à m'adresser directement au peuple américain et à ses dirigeants politiques. Il est important de le faire en ces temps de communication insuffisante entre nos sociétés. 
 

Les relations entre nous sont passées par différentes étapes. Nous étions les uns contre les autres pendant la guerre froide. Mais nous avons aussi été des alliés, à une époque, et nous vaincu les nazis ensemble. L'organisation internationale universelle - l'Organisation des Nations Unies - a ensuite été mise en place pour empêcher qu'une telle dévastation ne se reproduise jamais. 

 

Les fondateurs de l'Organisation des Nations Unies ont compris que les décisions concernant la guerre et la paix ne devaient se produire que par consensus, et avec le consentement de l'Amérique, le veto par les membres permanents du Conseil de sécurité a été inscrit dans la Charte des Nations Unies. La profonde sagesse de ce point a étayé la stabilité des relations internationales pendant des décennies. 

 

Personne ne veut que l'Organisation des Nations Unies subisse le sort de la Société des Nations, qui s'est effondrée parce qu'il lui manquait un véritable levier. Cela serait possible si les pays influents contournent les Nations Unies et entreprennent une action militaire sans l'autorisation du Conseil de sécurité. 

 

L'attaque potentielle des États-Unis contre la Syrie, malgré la forte opposition de nombreux pays et des principaux responsables politiques et religieux, y compris le pape, se traduira par davantage de victimes innocentes et une escalade, la propagation potentielle du conflit au-delà des frontières de la Syrie. Une attaque augmenterait la violence et déclencherait une nouvelle vague de terrorisme. Elle pourrait saper les efforts multilatéraux visant à résoudre le problème nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien et déstabiliser davantage le Moyen-Orient etl' Afrique du Nord. Elle pourrait détruire l'équilibre de l'ensemble du système du droit et de l'ordre international. 

 

Le Syrie n'est pas témoin d'une lutte pour la démocratie, mais d'un conflit armé entre le gouvernement et l'opposition, dans un pays multireligieux. Il y a peu de champions de la démocratie en Syrie . Mais il y a plus qu'assez de combattants d'Al Quaïda et d'extrémistes de tous bords qui luttent contre le gouvernement. Le Département d'Etat des Etats-Unis a désignéd'emblée le Front Al Nusra et l'Etat islamique d'Irak et le Levant, combattant avec l'opposition, comme des organisations terroristes. Ce conflit interne, alimentée par les armes étrangères fournies à l'opposition, est l'un des plus sanglants dans le monde. 

 

Des mercenaires des pays arabes combattent là-bas, et des centaines de militants en provenance des pays occidentaux et même de Russie, sont l'objet de notre profonde inquiétude. Ne pourraient-ils pas retourner dans nos pays avec l'expérience acquise en Syrie? Après tout, après les combats en Libye, les extrémistes sont passés au Mali. Ceci nous menace tous. 

 

Dès le début, la Russie a prôné un dialogue pacifique permettant aux Syriens d'élaborer un plan de compromis pour leur propre avenir. Nous ne protégeons pas le gouvernement syrien, mais le droit international. Nous devons utiliser le Conseil de sécurité des Nations Unies et croyons que la préservation de l'ordre public dans le monde complexe et turbulent d'aujourd'hui est l'une des rares façons d'empêcher les relations internationales de sombrer dans le chaos. La loi est toujours la loi, et nous devons la suivre que nous le voulions ou non. Selon le droit international actuel, la force n'est autorisé qu'en cas de légitime défense ou par la décision du Conseil de sécurité. Tout le reste est inacceptable en vertu de la Charte des Nations Unies et constituerait un acte d'agression. 

 

Personne ne doute que le gaz toxique a été utilisé en Syrie. Mais il y a tout lieu de croire qu'il n'a pas été utilisé par l'armée syrienne, mais par les forces de l'opposition, afin de provoquer l'intervention de leurs puissants protecteurs étrangers, qui seraient du côté des fondamentalistes. Les rapports selon lesquels les militants (rebelles) prépareraient une nouvelle attaque - cette fois contre Israël - ne peuvent pas être ignorés. 

 

Il est alarmant de constater que l'intervention militaire dans les conflits internes dans les pays étrangers est devenue monnaie courante aux États-Unis. Est-ce dans l'intérêt à long terme de l'Amérique? J'en doute. Des millions de personnes dans le monde voient de plus en plus l'Amérique non pas comme un modèle de démocratie, mais comme s'appuyant uniquement sur la force brute, bricolant des coalitions réunies sous le slogan «vous êtes avec nous ou contre nous». 

 

Mais la force s'est révélée inefficace et inutile. L'Afghanistan est sous le choc, et personne ne peut dire ce qui se passera après que les forces internationales se seront retirées. La Libye est divisée en tribus et en clans. En Irak, la guerre civile se poursuit, avec des dizaines de morts chaque jour. Aux États-Unis, beaucoup de gens établissent une analogie entre l'Irak et la Syrie, et se demandent pourquoi leur gouvernement veut répéter les erreurs récentes. 

Peu importe comment les frappes cibleront, ou les armes sophistiquées employées, les victimes civiles sont inévitables, y compris les personnes âgées et les enfants, que les frappes sont censées protéger. 

 

Le monde réagit en demandant: si on ne peut pas compter sur le droit international, alors il faut trouver d'autres façons d'assurer sa sécurité. Ainsi, un nombre croissant de pays cherchent à acquérir des armes de destruction massive. Ce qui est logique: si vous avez la bombe, personne ne va vous toucher. Nous sommes partis de la nécessité de renforcer la non-prolifération, alors qu'en réalité cela s'érode. 

Nous devons cesser d'utiliser le langage de la force et reprendre le chemin du règlement diplomatique et politique civilisé. 

 

Une nouvelle possibilité d'éviter une action militaire a émergé dans les derniers jours. Les Etats-Unis, la Russie et tous les membres de la communauté internationale doivent tirer parti de la volonté du gouvernement syrien de mettre son arsenal chimique sous contrôle international pour destruction ultérieure. A en juger par les déclarations du président Obama , les Etats-Unis voient cela comme une alternative à l'action militaire. 

 

Je me réjouis de l'intérêt du président à poursuivre le dialogue avec la Russie sur la Syrie. Nous devons travailler ensemble pour maintenir cet espoir vivant, comme convenu au Groupe des 8 réuni à Lough Erne en Irlande du Nord en Juin, et réorienter le débat vers les négociations. 

 

Si nous pouvons éviter la force contre la Syrie, cela permettra d'améliorer l'atmosphère dans les affaires internationales et de renforcer la confiance mutuelle. Ce sera notre réussite commune et ouvrira la porte à la coopération sur d'autres questions cruciales. 

 

Ma relation professionnelle et personnelle avec le président Obama est marquée par la confiance croissante. J'apprécie cela. J'ai étudié attentivement son discours à la nation mardi. Et je serais plutôt en désaccord avec ce qu'il a dit sur l'exceptionnalisme américain, affirmant que la politique des États-Unis est «ce qui rend l'Amérique différente. C'est ce qui nous rend exceptionnels». Il est extrêmement dangereux d'encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, quelle que soit la motivation. Il y a de grands pays et les petits pays, des riches et des pauvres, ceux qui ont de longues traditions démocratiques et ceux cherchent encore leur chemin vers la démocratie. Leurs politiques diffèrent, aussi. Nous sommes tous différents, mais quand nous demandons la bénédiction du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a créés égaux. 

 

 

Vladimir V. Poutine, président de la Fédération de Russie.
Traduction assurée par le site Benoit&Moi que nous remercions : http://benoit-et-moi.fr/2013-III/actualites/la-lettre-de-poutine-aux-americains.html

 

Vendredi 13 Septembre 2013

 

ProRussia.tv

 

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