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La Guerre d'Algérie

22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 21:38

 

 

Les opérations de guerre qui se déroulent au Mali ont pour premier mérite d’arracher certains de nos responsables politiques aux délices de l’idéologie pour les ramener aux dures réalités.

Souhaitons que cet engagement militaire prévisible éclaire les membres de la commission du Livre blanc et les conduise à rejeter certaines conceptions a priori qui avaient valeur de dogme chez nombre d’entre eux. Les faits sont têtus.

Politique

Malgré ses déclarations initiales, le président de la République a accepté d’engager dans l’urgence, en première ligne et au sol les forces françaises sans attendre les forces africaines. L’ennemi composé de deux colonnes de 100 pick-up qui allaient s’emparer de Bamako a contraint la France à agir. Il ne pouvait en être autrement.

Quel président français aurait pu laisser les djihadistes islamistes capturer 6 000 otages de nationalité française dans le sud Mali ? La décision du président de la République s’est imposée. Elle a balayé du même coup la doctrine non interventionniste.

Armée

Elle a montré toutes les qualités qu’on est en droit d’attendre d’une armée d’excellence : disponibilité immédiate de l’ensemble des composantes Terre, Mer, Air et organismes interarmées, loyauté absolue d’une armée professionnelle envers le pouvoir politique, aptitude remarquable des états-majors à combiner des forces de natures très différentes et des moyens logistiques étrangers à plus de 5 000 km de la métropole, à les engager offensivement et par surprise afin de prendre l’ascendant sur l’adversaire et de le contraindre à se replier. Les Français peuvent être fiers de leur armée qui demeure plus que jamais une référence pour la Nation.

Commandement

Cet engagement valide une nouvelle fois la chaîne de décision très courte entre le président de la République, chef des armées, et son conseiller militaire, le chef d’état-major des armées ; le premier conduit la guerre, le second les opérations. La force d’une armée repose sur sa cohérence et sa cohésion. Toutes deux sont liées à l’unité du commandement qui permet de tirer le meilleur parti des ressources humaines et des moyens techniques alloués par le budget de la Défense.

La distinction entre forces de combat et de soutien n’existe qu’en communication politique, mais elle est un non-sens dans les opérations. Comment mener une attaque aérienne sans mécaniciens au sol et sans ravitaillement en vol ? Comment conduire un raid blindé sans livraison préalable de carburant, d’eau et de munitions? Comment combattre dans la durée sans relève par des unités acheminées de métropole grâce aux bâtiments de projection et de commandement (BPC) et aux avions gros porteurs ? Combat et soutien ne font qu’un et doivent être dans la même main.

L’action militaire exige l’unité de commandement tant dans sa conception que dans sa conduite et son soutien. L’accroissement récent des prérogatives du chef d’état-major des armées, qui renforce l’efficacité dans la préparation et l’emploi des forces, se justifie pleinement aujourd’hui. Aussi est-il nécessaire que le ministre de la Défense le valide contre l’avis de certains membres de son cabinet qui voudraient le remettre en cause.

Ministre

Il n’appartient en principe pas au ministre de la Défense de s’impliquer directement dans le déroulement des opérations. Il doit veiller en revanche à ce que notre armée dispose demain des ressources financières suffisantes pour maintenir ses capacités et combler les lacunes constatées. N’oublions pas que l’armée qui fait actuellement la guerre au Mali s’est construite au cours des 15 dernières années. Il revient donc au ministre et à ses collaborateurs de préparer celle de demain.

Les armées africaines

Les militaires français savent qu’il faut des années et non quelques semaines pour construire ou reconstruire une armée. En Europe, nos cadres sont les plus à même de faire ce travail de formation. Il s’agit là d’un investissement indispensable mais de long terme qui implique aussi de disposer de bases permettant à nos unités de s’entraîner avec les forces africaines.

La France conserve sur ce continent une très bonne expertise et y bénéficie, quoi qu’en pensent certains idéologues, d’une excellente image. Les pays d’Afrique francophone savent ce qu’ils doivent à la France et vérifient chaque jour que notre pays est bien plus respectueux de leur identité que la Chine ou les Etats-Unis.

L’Europe

Les pays européens, à de rares exceptions, ne souhaitent pas s’engager militairement au Mali. D’ailleurs la plupart de leurs unités ne connaissent ni l’Afrique ni les Africains.

C’est l’occasion de s’interroger sur le concept de défense européenne car nul doute que l’armée française, agissant seule sur le terrain, est infiniment plus efficace qu’une coalition.

En revanche, l’Europe devrait disposer de capacités aériennes de projection stratégique (avions gros porteurs) que chaque nation peut difficilement s’offrir. Elle pourrait aussi financer cette opération de stabilisation du Sahel, qui participe directement à sa sécurité et à celle de ses ressortissants.

A l’heure où des choix essentiels vont être faits pour notre défense, l’opération SERVAL est venue rappeler opportunément que notre sécurité et nos intérêts se jouent maintenant dans cette région du monde. Le terrorisme islamiste, les problèmes migratoires liés au sous-développement économique de peuples dont la démographie explose et notre approvisionnement en matières premières stratégiques constituent des défis prioritaires à relever. Ils exigent des capacités militaires complètes et cohérentes si notre pays veut demeurer indépendant et conserver son influence dans le monde.

Rédaction de l’ASAF - (www.asafrance.fr)

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 21:44

Qui était ce soldat ?

Ce légionnaire tué est le sergent-chef Harold Vormezeele, âgé de 33 ans, a précisé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué. "Sous-officier de la section de commandos parachutistes du 2e régiment étranger de parachutistes (REP) de Calvi, Harold Vormezeele a été tué lors de combats menés contre des groupes terroristes à 50 km au sud de Tessalit." L'accrochage au cours duquel il a été mortellement atteint est survenu mardi "peu avant 11 heures", selon le site du ministère de la Défense.

Le sergent-chef Harold Vormezeele, tué au Mali le 19 février 2013.

Le sergent-chef Harold Vormezeele, tué au Mali le 19 février 2013.

(- / SIRPA)

 

Harold Vormezeele, d'origine belge, avait été naturalisé français en 2010. Il s'était engagé dans la Légion étrangère en février 1999, selon les éléments de biographie fournis dans la soirée par la Défense. Il avait été formé au 4e régiment étranger de Castelnaudary, puis avait intégré le 2e REP en qualité de grenadier voltigeur, rejoignant plus tard la section des commandos parachutistes.

Le sergent-chef avait servi en Bosnie-Herzégovine en 2000, au Gabon en 2001, à Djibouti en 2001 et 2011. Il avait aussi été envoyé en mission en Nouvelle-Calédonie en 2003, en Côte d'Ivoire en 2006, en République Centrafricaine en 2007 et enfin avait servi en Afghanistan en 2008, 2010 et 2011.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 17:21

Propos du général Lalane-Berdouticq,

 

 

Le discours que nous reproduisons ci-dessous a été prononcé par le général

 Lalanne-Berdouticq (ancien commandant du 3ème régiment étranger d’Infanterie et ancien chef du bureau de liaison de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban – FINUL 2), lors de la clôture d'une récente session de l'IHEDN.

 

C'est la vision d'un stratège éclairé, libre de tout dogme et de toute entrave intellectuelle, raisonnablement optimiste mais terriblement inquiet aussi de la lente dérive de son pays.

 

Après ces dix-huit jours inoubliables à travailler ensemble, à vous forger des amitiés dont certaines seront définitives, à voir les choses différemment, voici ce que, comme votre « entraîneur » et un peu « ouvreur de voie », je voudrais vous dire. En toute liberté bien sûr et avec mon franc-parler habituel !

 

  Le monde est complexe et dangereux

 

Il est loin des « blocs » que nous avons connus des décennies durant, aussi bien que de la « fin de l’histoire » que l’on nous annonçait voici vingt ans, et encore plus loin de la « paix définitive » qui aurait permis « d’engranger les dividendes de la paix » chers à des hommes à la courte vue.

Ce monde, notre monde, reste dangereux. Comme les prophètes que personne n’écoutait dans les années 1930, je ne cesse de dire que le décuplement des dépenses militaires en Extrême-Orient depuis dix ans devrait nous inciter à mieux surveiller les diminutions insensées que subissent les nôtres. Dans l'Histoire en effet les mêmes causes produisent les mêmes effets et il y a donc tout à craindre des abandons qui se produisent chez nous.

Mais encore faudrait-il voir le monde comme il est et non comme beaucoup voudraient qu’il soit.

Méfions-nous du « prêt à penser »

 

Il est presque toujours faux et ordonné à des fins peu recommandables.

Non  le Kosovo n’est pas meilleur après la campagne qu’y ont conduite les alliés en 1999, montée suite à une incroyable guerre d’intoxication médiatique diabolisant les Serbes et présentant les Albanophones comme des anges persécutés…

Il en résulta la fondation du premier pays[1] presque totalement mafieux du continent européen, dont la population originelle, serbe, a été sans pitié chassée de chez elle dans le silence des médias ; ses monastères détruits et ses maisons incendiées.

Non l’Afrique d’aujourd’hui ne vit pas mieux que du temps de la colonisation, à commencer parce que l’esclavage (personne ne le dit) et les massacres ethniques sont repartis de plus belle et que bien des Etats officiellement constitués sont en faillite aussi bien financière que politique.

Non la Libye d'aujourd'hui n'est pas meilleure que celle d'hier, puisque au demeurant elle n'existe tout simplement plus, et  que son tyran a été remplacé par d'autres, en plus grand nombre.

Non la démocratie occidentale n’est pas applicable à tous les continents et à tous les pays. D’abord parce que ce n’est pas un système unique (voyez comme la nôtre est différente de celle des Etats-Unis ou d’Israël, ou bien encore de la Grande-Bretagne) ; ensuite parce que ce système politique ne peut s’épanouir qu’au sein de peuples voyant la personne comme un individu et non comme une partie d’un tout (société personnalistes contre sociétés holistiques)…

Dans les grandes questions du monde...

 

...n’oublions jamais de considérer le paramètre démographique. Il est capital et le silence des médias et des analystes sur ces sujets en dit long sur l’aveuglement, qui ne peut qu’être volontaire, de nos élites autoproclamées.

Ainsi, quel est l’avenir de l’Allemagne, qui aura perdu sept millions d’habitants en 2030 et se verra peuplée en grande partie de ressortissants d’origine turque ? Sera-t-elle-la même ?

On sait que l’islam confond la sphère publique et la sphère privée en refusant absolument de distinguer « Dieu » et « César ». Or, cette distinction est à la base même des systèmes démocratiques.

Enfin, oublie-t-on qu’une population peut être chassée de chez elle, ou se voir remplacée par une autre, les autochtones se retrouvant alors comme étrangers sur leur propre sol ?

Sans remonter à la diaspora juive du premier siècle, pensons aux Coptes d’Egypte, aux chrétiens de Turquie et d’Asie (20% de la population en 1900 alors qu’ils sont aujourd’hui 0,02%, soit mille fois moins) ou bien encore aux Serbes du Kosovo, déjà cités (90% de la population en 1900 et moins de 10% aujourd’hui) !

Hors les idéologues, qui peut être assuré qu’en France, nous sommes à l’abri de tels phénomènes ?

Refuser d’examiner la question sous couvert de mots en « isme » est singulièrement irresponsable.

Or, entendons-nous que l’on pose cette question ? Non.

Considérons aussi l’incroyable effondrement démographique de nos voisins Italiens et Espagnols et tentons d’imaginer ces deux pays dans trente ans ! « Il n’est de richesse que d’hommes », dit le proverbe.

Que sera la civilisation occidentale si, dans trois siècles, des touristes visitent nos cathédrales sans que personne ne puisse leur expliquer le sens d’un Christus pentocrator dont ils contempleront la sculpture sur le tympan, ainsi que cela se passe pour les églises de Cappadoce, alors que plus aucun chrétien ne vit aux alentours ?
> > > > > 

Rien n’est définitif dans l’histoire des hommes,  pas plus le tracé des frontières que les peuples qui s’abandonnent et doutent d’eux-mêmes.

Enfin, cessons de nous croire à l’abri des menaces militaires...

 

... au motif que nous possédons d’admirables sous-marins nucléaires.

La guerre est bien de retour et le fracas des combats des Balkans, maintenant assourdi, nous rappelle qu’elle peut s’inviter dans des contrées européennes très proches, et pourquoi pas chez nous ? Qui peut ignorer que si tout le monde (tout le monde, sauf nous !) réarme sur la planète, c’est bien pour quelque raison !

 

Et l’Europe, direz-vous !
> > > > > 

Fort bien, mais l’Europe n’est sur le plan militaire qu’une addition de faiblesses, vous le savez. Ajouter des faiblesses à d’autres faiblesses n’a jamais constitué une force mais bien une faiblesse plus grande encore[2] !

Comme le disait, je crois, Roosevelt au moment de la Grande dépression, puis au début de l’engagement américain dans la 2e guerre mondiale, « Ce que nous devons craindre le plus au monde, c’est la peur elle-même ». Or, l’histoire nous enseigne que les populations qui ont peur de la mort sont celles qui disparaissent de la surface du globe.
> > > > > 

Notre manière « d’évacuer » la mort de la vie sociale est effrayante en elle-même, car un jour ou l’autre nous devrons combattre pour notre vie, et donc la risquer. Ne pas s’y préparer c’est nous assurer de perdre cette vie à coup sûr.
> > > > > 

Cela s’appelle la lâcheté, qui n’a jamais attendri aucun adversaire déterminé ; jamais, bien au contraire.


> > > > > Rappelons-nous avec honte que certaines erreurs peuvent être commises puis recommencées : la République naissante déclara la guerre illégale en 1791 et se trouva en conflit avec l’ensemble de ses voisins deux ans plus tard. En 1928, à la Société des Nations, cet ancêtre de l’ONU, le « Pacte Briand-Kellog » déclara la guerre « criminelle » à la face du monde. Onze ans plus tard aussi bien la France que la Grande-Bretagne étaient acculées à une mobilisation générale dans des conditions désastreuses, pour aboutir à ce que l’on sait : l’occupation de  toute l’Europe sauf la Suisse, et aussi les camps de concentration. Nous n’avions pas voulu lire Mein Kampf, non plus que méditer les pensées de Lénine et voir les camps soviétiques, qui mèneraient l’un à Katyn et l’autre à Treblinka ou Sobibor.

« Le droit sans la force n’est  rien, la force sans le droit c’est la tyrannie » disait à peu près Pascal.

Souvenons-nous-en.
> > > > > 

Enfin, je voudrais insister sur le sens des mots. Discutant avec plusieurs d'entre vous pendant la session j'ai une nouvelle fois constaté que les mots n'avaient souvent pas le même sens pour l'un et pour l'autre. Je pense à un échange récent sur le mot République dont mon partenaire me disait que « Pour lui la république c'était… ».

Or, là est le danger : nous n'avons pas à dire que « Pour nous » un mot veut dire telle chose ; nous devons au contraire nous référer à sa définition exacte sinon plus aucun échange n'est possible.
> > > > > 

Reprenant l'exemple de la République, je lui disais que celle-ci se définit par trois critères et seulement trois : Un gouvernement collégial, qui obéit à des lois, et dont le mode de succession n'est pas dynastique. Un point c'est tout.

La république romaine était-elle démocratique ? Non, mais c'était tout de même une république.

Donc, ne confondons pas les mots les uns avec les autres. Ainsi de la démocratie[3], qui peut parfaitement trouver sa place dans un système monarchique comme en Grande-Bretagne et ainsi de suite.

À notre époque où le dialogue semble érigé à la hauteur de vertu et de principe cardinal des relations sociales, travaillons donc à ce qu’il soit possible au travers de mots employés dans leur juste sens. Nous aurons alors fait un grand pas vers la clarté et de saines relations interpersonnelles.

J'insiste : cette question de la précision du vocabulaire est absolument essentielle si l'on y réfléchit bien.
> > > > > 

En conclusion:
> > > > > 

-Il nous faut chasser l’idéologie, quelle qu’elle soit ; de « droite » ou de « gauche ». C’est une maladie mortelle de l’esprit car elle fait voir la réalité au travers de systèmes d’idées, qui sont autant de lunettes déformantes.
> > > > > 

A l’idéologie il faut opposer le principe de réalité qui veut que les choses soient ce quelles sont, que cela nous plaise ou non. Alors on peut agir en  espérant ne pas trop se tromper.
> > > > > 

Il n’y a pas de bons camps de concentration (cubains, nord-coréens, chinois) dont on ne parle jamais, et de mauvais, les nazis, dont il faut sans cesse se souvenir.

Il y a eu et il y a des camps de concentration où des innocents sont morts et meurent encore dans des conditions atroces.

Il n’y a pas l’antisémitisme, évidemment condamnable, des « néonazis », et sa variété excusable, celle des « islamistes », qui est passée sous silence. Il y a l’antisémitisme (qui d’ailleurs est un antijudaïsme), un point c’est tout.

Au nom de quoi devrait-on condamner « l’islamophobie » si l’on ne le fait pas de la « papophobie » ou de la « christianophobie » ? A-t-on vu un chrétien Chaldéen ou un Melchite se faire sauter dans une mosquée d’Irak ? Un seul ? Dès lors, comment mettre sur le même pied « les » intégrismes ?
> > > > > 

Il existe quand même une différence de nature entre un zélateur d’Al Quaeda et un Mormon, je crois.
> > > > > 

Distinguer souverainement le bien du mal, ne pas mettre à égalité le bon et le mauvais s’appelle aussi : Liberté.
> > > > > 

-Il nous faut être convaincus que la France est et reste une grande puissance. Du moins si elle continue de le décider.

Aujourd'hui, combien de pays ont-ils une représentation diplomatique dans le monde comparable à la nôtre ? Un seul.
> > > > > 

Combien de pays disposent-ils de sous-marins lanceurs d’engins totalement conçus, fabriqués, maîtrisés par leur gouvernement national dans le monde ? Trois, et pas la Grande-Bretagne.
> > > > > 

Combien de pays disposent-ils de porte-avions de premier rang à catapulte avec une flotte aérienne adaptée, moderne et entrainée ? Deux.
> > > > > 

La France est au premier rang de toutes les grandes négociations mondiales, elle dispose d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, ses avions volent dans tous les cieux de la planète. Elle est au premier rang de la technique, de l’art, de la littérature.
> > > > > 

Elle est au premier rang des pays possédant un patrimoine multiséculaire, admirable et entretenu.
> > > > > 

Elle est au premier rang de certains travaux de recherche, elle inonde une partie du monde de son rayonnement culturel, artistique, commercial, d’influence, et ce depuis neuf siècles sans discontinuer !
> > > > > 

Quand la France parle, on l’écoute, parfois on la jalouse et on la brocarde de temps en temps,  mais on l’écoute et son message est souvent reçu. C’est un fait.
> > > > > 

Cependant… restons modestes et cessons de donner des leçons au monde entier, car, comme d’autres, nous n’avons pas que des qualités. Le blanc de notre drapeau n’est hélas pas immaculé. Nous avons aussi de graves défauts : nous sommes souvent arrogants, légers, hâbleurs, désunis, insupportables.
> > > > > 

Nous voulons répandre les Droits de l’Homme sur le monde, mais nous avons inventé le génocide sous le terme de populicide, puis l’avons mis en œuvre en Vendée en 1793. Nous sommes (avec raison) pour la tolérance religieuse, mais… des Dragonnades de Louis XIV[4] aux « baptêmes républicains » de Carrier à Nantes ou aux lois d’Emile Combes en 1905[5], nous savons aussi persécuter nos concitoyens pour leurs convictions religieuses…
> > > > > 

Cependant et tout bien considéré, soyons fiers de ce que nous sommes, mais avec mesure.
> > > > > 

Soyons fiers de notre héritage multiséculaire, en ayant conscience de ce que nous sommes les « débiteurs insolvables » des richesses léguées par nos ancêtres.

Nous ne pourrons jamais rembourser cette dette, qui nous oblige.

Mais soyons aussi convaincus que cet héritage est fragile et peut s’effondrer en quelques années, voire quelques mois si des événements dramatiques venaient à se produire et auxquels nous n’aurions pas fait face à cause de notre impréparation, de notre inconscience, ou par inconsistance ou imprévoyance.
> > > > > 

Voyez comme s’est écroulé l’Ancien régime en quelque semaines[6], ou encore le tsarisme, le communisme, la Vienne impériale, sans parler des empires romain, moghol, khmer ou aztèque…
> > > > > 

Ce formidable patrimoine, notre patrimoine (matériel et immatériel) est fragile et se trouve entre nos mains.
> > > > > 

Alors restons vigilants et combattons les idées dangereuses pour l’avenir, tout en travaillant d’arrache-pied à l’unité de notre nation, qui en a de jour en jour plus besoin.

Nous savons de mémoire séculaire, depuis Bouvines pour le moins, que la France unie est victorieuse des défis.

Désunie elle se dissout et, qui sait, pourrait disparaître.

Cela ne se doit pas.

Alexandre Lalanne-Berdouticq


> > > > > [1]
Grand comme un département de chez nous : 10 000 km2 et un million d’habitants…

[2] Dix estropiés au départ d’un cent mètres olympique ne feront pas un champion !


> > > > > [3] Dont la caractéristique essentielle est que le siège de la souveraineté se tient « dans la personne du peuple », qui délègue ou non son autorité à des mandataires (démocratie directe ou indirecte).

[4] Contre les Protestants


> > > > > [5] Contre les Catholiques

[6] Il a succombé à des crises multiples et simultanées : économique avec des dettes abyssales et une fiscalité inopérante et injuste, une défiance du peuple dans ses élites qui ne le représentaient plus, l’incapacité du système à se réformer et un pouvoir impuissant qui refusait de voir la réalité. Comparons avec aujourd’hui…

 

 

 

> > > >

 

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 22:46

Michel DESTOT

Maire de Grenoble

Député de l'Isère

 

Albert MILLET

Délégué Général

du Souvenir Français

pour le département de l'Isère

 

vous prient de bien vouloir assister à

la cérémonie en hommage à

 

André ESPRIT

Elève-officier grenoblois de l'Ecole Militaire de Cherchell

mort au combat le 8 mars 1962

le vendredi 8 mars 2013 à 15 heures

 

Cimetière Saint-Roch

2, rue du Souvenir

SR carré ½ agrandissement 1899 numéro 452 droite

 

en présence de

Ceux de Cherchell

 

Au cours de cette cérémonie,

une plaque à sa mémoire sera dévoilée

Porte drapeaux souhaités à 14 heures 30 - entrée Cimetière Saint-Roch

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 20:37

Voir

 

 

 

 

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/quand-jeannette-bougrab-s-emporte-r-des-harkis-alg-rie-344087

 

 

 

 

INACCEPTABLE !!!!

 

Communiqué de presse de l’association harkis et droits de l’Homme :

   

Jean-Pierre Elkabbach recevait Jeannette Bougrab, vendredi 15 février 2013, pour son émission "Bibliothèque Médicis" sur la chaine parlementaire Public Sénat.

 

 Lors de cette émission, Jean-Pierre Elkabbach a interpellé Jeannette Bougrab en déclarant "Les harkis ont été scandaleusement traités en France et en Algérie, mais vous pouvez pas reconnaître qu'il y avait quand même quelques raisons".

 

 Ainsi, le journaliste justifie les exactions, les massacres de harkis en Algérie, leur abandon et leur accueil indigne en France puis leur enfermement dans les camps.

 

 L'association harkis et droits de l'Homme estime que ces propos sont scandaleux et demande la démission de Jean-Pierre Elkabbach.

 

 Fatima Besnaci-Lancou

 

Tel 06 68 00 61 34

 

   Présidente de l'association harkis et droits de l'Homme 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 20:16
15 février 1794 Le décret de la Convention nationale remplace les drapeaux d’ordonnance hérités des régiments de l’Ancien Régime : «Formé des trois couleurs nationales disposées en trois bandes égales posées verticalement.»  
Il a été dessiné par Jacques Louis David.  Dès 1790, les bâtiments de la marine avaient déjà adopté les « trois couleurs de la liberté », dans cette même disposition verticale et non horizontale, afin d’éviter toute confusion avec les couleurs des navires hollandais.  Quelques origines des couleurs : 
Le bleu : couleur du manteau de saint Martin, des armées de Clovis, des branches cadettes de la famille royale puis de la famille royale au XIIème siècle.
Le blanc : bannière de sainte Jeanne d’Arc, panache blanc d’Henri IV, symbole de la monarchie à partir du XVIème siècle.
Le rouge : couleur de la coiffure des affranchis dans l’antiquité, de Louis VI, Louis XI, du bonnet phrygien de 1789.
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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 18:45
Ancien sapeur parachutiste du 17ème régiment du génie parachutiste à la 10ème division parachutiste(centre et ouest algérois) il a participé pendant 30 mois, de 1957 à 1959 à toutes les opérations de son unité en Algérie .
En appui des régiments parachutistes de sa division, il a notamment effectué de nombreux déminages, franchissements de barbelés sous le feu, attaques de grottes.
Blessé une première fois lors d'une de ces attaques, il a ensuite été décoré de la croix de la valeur militaire à l'ordre de la brigade pour sa conduite au feu lors de nombreuses opérations.
Pendant sa jeunesse de dix à vingt  ans , il était avec sa mère, ses frères et soeurs, de 1947 à 1957 en Union Sovietique,son beau père d'origine russe (russe blanc) ayant fait confiance à Staline qui l'exécuta dès le franchissement de la frontière.
Il connut alors un exil forcé , la faim, la violence , le paradis socialiste et les goulags, la misère.
C'est miraculeusement que sa mère a pu pénétrer au  bout de dix ans   dans  le     consulat de France de Moscou pour faire valoir sa nationalité.
Pour Claude Pollini la guerre d'Algérie allait commencer
Pierre Chauvet Président et Franck Charlon porte drapeau ont représenté notre section à ses obsèques , avec de nombreux camarades de Claude qui avait toujours maintenu le contact avec les sapeurs parachutistes du 17eme RGAP.
C'était un homme de bien, pétri de valeurs positives, excellent camarade et père de quatre enfants
Nous saluons ici sa famille et nous associons à sa tristesse.
 
Que l'archange saint Michel, saint patron des parachutistes, l'accueille près de lui.
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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 17:40

   

Bougrab : «La politique est là pour appliquer la laïcité»

 

Par Raphaël Stainville Publié le 08/02/2013 à 17:04                                  
                    

   INTERVIEW - Dans un essai personnel et percutant, l'ancienne secrétaire d'Etat de Nicolas Sarkozy s'inquiète de la montée de l'islamisme et de la frilosité des politiques à défendre la laïcité.

Le Figaro Magazine. - En janvier 2011, alors secrétaire d'Etat à la Jeunesse du gouvernement Fillon, vous aviez été la première à réclamer le départ de Moubarak. Que vous inspire aujourd'hui son successeur, le président Mohamed Morsi?

Jeannette Bougrab. - L'horreur. Quand je vois la mainmise des islamistes en Egypte, je suis totalement effondrée. Je pensais que la démocratie était possible, que l'application d'un certain nombre de principes universels comme l'égalité entre les hommes et les femmes, la liberté de penser, la liberté de conscience, y compris l'apostasie qui est interdite en droit musulman, étaient possibles. Mais les Frères musulmans et le mouvement salafiste al-Nour se sont approprié une révolution à laquelle ils n'ont pas pris part.

 

Faut-il le recevoir comme s'apprêtait à le faire François Hollande?

Non. Je ne vois pas au nom de quoi notre république peut s'abaisser à dérouler le tapis rouge à un dirigeant qui s'apprête à instaurer un Etat islamiste. Je fais bien la distinction entre l'islam et l'islamisme. C'est pour cela que je ne crains pas de dire que l'islamisme est une sorte de fascisme et de totalitarisme. Je ne peux comprendre que la France reçoive ces tyrans. Cela me choque. Je ne me sens pas obligée de faire des compromis avec des gens qui sont l'incarnation de la négation de l'Etat de droit.

En Égypte, comme en Tunisie ou en Libye, le printemps arabe n'a pas donné les fruits que vous escomptiez. Les révolutions arabes ont poussé au pouvoir des partis islamistes. La France a-t-elle fait preuve de naïveté?

Le problème, ce n'est pas la naïveté de la France, c'est le sentiment de culpabilité de ses dirigeants. Pendant des années, la France a soutenu des autocrates, des tyrans qui auraient voulu être des despotes éclairés. Aujourd'hui, en raison de cette culpabilité, elle verse dans une sorte de surenchère à l'égard de ces nouveaux gouvernements islamistes. Le 17 juillet 2012, c'est en grande pompe que le président tunisien Moncef Marzouki était reçu par le chef de l'Etat et le président de l'Assemblée sans, bien évidemment, que les questions qui fâchent ne soient abordées. Je ne peux que le regretter. Personnellement, je ne soutiendrai jamais un parti islamiste. Contrairement à Alain Juppé qui se persuade qu'il faut accompagner ces partis et félicite les dirigeants d'Ennahdha en Tunisie, je refuse d'être de connivence avec des gouvernements qui portent des valeurs iniques. La diplomatie ne sert pas toujours la démocratie. Laurent Fabius ne fait guère mieux aujourd'hui. Il poursuit la même politique. Les ministres changent mais la lâcheté demeure.

Vous étiez favorable à une intervention au Mali. L'intervention française est-elle un succès à mettre au crédit de François Hollande?

Je trouve pour le moins maladroit que le Président se soit précipité au Mali pour savourer la victoire des militaires français. Il faut certes saluer le professionnalisme de nos armées et notamment celui du 2e REP, mais il convient aussi de se garder de tout triomphalisme en matière militaire. Les colonnes de blindés ne suffiront pas à mettre un terme à cette guerre contre le terrorisme islamiste. L'Algérie en sait quelque chose, qui paie encore un lourd tribut à la guerre qu'elle mène depuis le début des années 90 à l'islamisme. Cette guerre contre le terrorisme est d'une nature nouvelle. C'est une guerre à fragmentation.

C'est-à-dire?

C'est simple. Trois jours après l'intervention de la France au Mali, le conflit s'était déporté en Algérie. Tant qu'on n'aura pas asséché les sources de financement de ces mouvements terroristes, ils seront partout à travers le monde. Nous vivons dans un monde globalisé. Le djihad se délocalise, s'exporte, s'importe. Un jour l'Afghanistan, puis le Mali, demain, l'Algérie, la France et l'Europe.

C'est pourquoi, selon vous, il faut se battre en France sur le terrain de la laïcité?

Le combat doit avoir lieu également en France contre l'intégrisme et le fondamentalisme. Il faut arrêter de céder à la première revendication communautaire ou anticiper des revendications qui ne sont même pas demandées. On ne peut tolérer dans notre pays qu'un dessinateur soit protégé par cinq officiers de sécurité pour avoir caricaturé le prophète, qu'un philosophe comme Robert Redeker vive caché sans pouvoir enseigner parce que des fondamentalistes en veulent à sa vie, qu'un petit commerçant d'origine égyptienne se fasse tabasser à Marseille pendant le ramadan. En ne réaffirmant pas avec force nos principes, nous allons de défaite en défaite. Quand le communautarisme triomphe, la république régresse. Nous devons nous montrer intransigeants. A cet égard, je trouve dommage que Jean-François Copé soit allé présenter ses excuses au CFCM (ndlr: après la polémique déclenchée par ses propos sur les «pains au chocolat»).

Le Conseil français du culte musulman n'a-t-il pas un rôle à jouer?

Je n'attends rien du CFCM. Quand on est laïc, on n'a pas à s'immiscer dans l'organisation d'une religion. Pour appliquer le principe de laïcité, il ne faut pas compter sur une organisation plus ou moins représentative des mosquées de France. Je suis très hostile à ces organisations qui viennent nous expliquer comment interpréter l'islam. Le politique n'est pas là pour interpréter l'islam, mais pour appliquer le principe de laïcité. Le principe de laïcité est un principe constitutionnel, pas un principe religieux.

De quoi se meurt la république, selon vous?

La France se meurt de ne plus affirmer ses principes. Voyez ce qui se passe aux Pays-Bas, pays que l'on érige en modèle de société communautariste. Le réalisateur Theo van Gogh est mort assassiné par un islamiste. La députée Ayaan Hirsi Ali a été contrainte à l'exil. Ils sont même parvenus à construire un hôpital «charia compatible» où les hommes sont soignés par les hommes et les femmes par les femmes. Je ne veux pas de ce modèle pour la France. Il existe malheureusement déjà partiellement. Certains territoires de la république sont déjà perdus. Il faut les regagner en n'acceptant plus les revendications communautaires. Lorsque j'ai présidé la Halde, j'ai constaté les ravages du communautarisme et du différentialisme dans l'esprit de gens pétris par une culpabilité postcoloniale. Il faut que cela cesse.

A qui la faute?

La gauche est la première responsable. Elle a été la première à abdiquer. Quand en 1989 Lionel Jospin, alors ministre de l'Education nationale, demande l'avis du Conseil d'Etat, dans le cadre des premières affaires de voile à Creil, il fuit sa responsabilité politique. Je me souviens qu'à l'époque Elisabeth Badinter avait dénoncé l'attitude de Lionel Jospin. On l'avait accusée de faire le jeu du FN. Idem pour Gisèle Halimi, qui avait rendu sa carte de SOS Racisme. Aujourd'hui encore, lorsque vous défendez la laïcité, on vous accuse de faire le jeu de Marine Le Pen. C'est dramatique. La laïcité est un principe constitutionnel. Je n'accepte pas qu'en demandant l'application de la Constitution, on puisse nous accuser de faire le jeu du FN.

D'où vient, chez vous, cet amour désespéré pour la France?

De mon père. Je suis une fille de harki. Mon père s'est battu pour la France en Algérie. Cette histoire particulière fait que chez les Bougrab, la perspective du retour est impossible. Encore aujourd'hui, mon père, même entre quatre planches, ne peut retourner en Algérie. A la maison, on parlait français. On ne faisait pas le ramadan. Cet homme a toujours voué une dévotion à la république. Il incarne plus que n'importe qui d'autre la république. Tout ce que je fais, c'est pour atteindre cet idéal républicain qui n'a probablement jamais existé qu'à travers mon père.

L'UMP a été au pouvoir pendant dix ans. Peut-elle s'exonérer d'un devoir d'inventaire?

Je refuse le droit d'inventaire. Quand on se reconstruit, on regarde devant, pas dans le rétroviseur. J'ai souvent été convoquée à Matignon lorsque j'étais ministre pour m'être exprimée à contretemps. Mais lorsque l'on a des choses à dire, on n'attend pas de ne plus être en responsabilité et d'avoir quitté le pouvoir pour les dire.

Vous n'avez pris position pour personne pendant la campagne pour la présidence de l'UMP. Aujourd'hui encore, vous êtes en retrait de la politique. Qu'est-ce qui pourrait vous faire revenir?

Nicolas Sarkozy. J'ai une dette à son égard.

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 18:03

foulard

Les réseaux sociaux en ont fait un « buzz », les médias leurs choux gras et les habituels

pacifistes qui voudraient que l’on affronte le mal absolu avec des brassées de fleurs (ou,

encore mieux, qu’on ne l’affronte pas du tout, dans la grande tradition munichoise…) s’en

sont émus. La guerre au Mali a donc généré son premier « scandale » : un légionnaire du 2ème

Régiment Etranger Parachutiste (2ème REP) a été photographié, il y a quelques jours,

arborant un foulard à tête de mort, inspiré par le jeu « Call of Duty » (et que tout un chacun

peut se procurer sur Amazon pour 9, 90 Euros). « Glaçant », « scandaleux », « inacceptable »

ont été les qualificatifs les plus modérés employés par les commentateurs.

Que ceux-ci soient confortablement installés dans leurs fauteuils à Paris ou dans de douillets

bureaux de l’état-major n’est sans doute qu’un détail mais on permettra de le souligner : il est

plus facile de juger du « politiquement correct » dans le calme de son bureau, un café (ou un

double whisky sec) à portée de la main que sur le terrain, à plusieurs milliers de kilomètres de

là, exposé aux balles et aux embuscades.

Donc cette image serait obscène et insupportable. Je ne le pense pas.

J’ai la faiblesse de croire que ce qui est obscène et insupportable, ce sont les images d’otages

exhibés comme des animaux à l’abattoir dont on se sert depuis des années pour faire fléchir

la volonté de ceux qui nous gouvernent. Ce qui est obscène et insupportable, ce sont ces

prisonniers du djihad que l’on égorge devant des caméras. Ce qui est obscène et

insupportable, c’est le sort affreux de « Denis Allex », ce militaire du Service Action de la

DGSE assassiné par ses geôliers somaliens après trois ans de détention, et aussi le cadavre de

ce combattant des forces spéciales tombé en tentant de le libérer et que l’on nous montre,

étalé sur une couverture au milieu de ses armes désormais (hélas) inutiles. Ce qui est obscène

et insupportable, ce sont les mains coupées, les femmes fouettées ou lapidées, les petites filles

interdites d’école, les hommes tués au nom de la sharia pour un regard, une poignée de main

ou un air de musique écouté en cachette. Ce qui est obscène et insupportable, ce sont les

dizaines d’expatriés assassinés par les terroristes à In Amenas il y a une semaine.

« L’affaire du foulard », elle, est une « non actualité ». Un « non incident ». Le photographe

qui a pris le cliché s’en est d’ailleurs expliqué : le légionnaire ne posait pas, ne provoquait pas.

Simplement, alors qu’un hélicoptère se posait, soulevant un nuage de poussière et de sable, il

a relevé son foulard pour se protéger. Certes, il aurait peut-être mieux valu que ce guerrier

arbore un foulard Hermès, mais bon, il est légionnaire et les légionnaires ont un folklore bien

à eux, un peu plus viril que la moyenne, disons. Et leur solde ne leur permet pas de se payer

des foulards Hermès. Alors, il s’est acheté celui de Call of Duty, pour 9,90 Euros. Certes,

certes, il y a sans doute un message : « En portant ce masque annonciateur de mort, ce

légionnaire, fidèle à la réputation de son corps, montrait sa détermination à tuer et sa

capacité à encaisser les chocs », comme l’écrit l’un de mes amis dans un papier plein

d’humour sur son remarquable blog1.

Un porte-parole de l’état-major a annoncé « une enquête » et des sanctions. On ose espérer

qu’il n’en sera rien. La Légion est une arme magnifique, dont les membres, quelles que soient

la couleur de leur peau, leur religion et leur nationalité d’origine, sont mille fois plus

« français » que ne le seront jamais beaucoup de ceux qui les critiquent : ils sont français par

la grâce d’un pacte aussi vieux que l’humanité, celui de la vie risquée et du sang versé pour le

drapeau et pour le pays.

Ce que la Légion fait au Mali, ce que l’armée française toute entière fait au Mali, c’est ce qui

aurait dû être fait depuis longtemps : défendre les populations locales contre les exactions

des bandes armées et combattre et éradiquer – oui, j’ai bien écrit « éradiquer » - le

terrorisme. Nos armées sont en première ligne (et, faut-il le rappeler, seules…) dans une

guerre qui nous a été imposée et qui est nécessaire.

C’est cela qui est important. Pas la couleur d’un foulard. Au Mali, la Légion fait la guerre. Elle

ne participe pas à un défilé de mode de la rive gauche…

Copyright© ESISC 2013

1 http://aboudjaffar.blog.lemonde.fr/2013/01/23/cest-pas-que-vous-me-genezmonsieur-

fernand-mais-je-ne-sais-pas-si-ca-va-bien-vous-plaire

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 14:05

 

Grenoble en 100 dates

aux Editions Sutton

en vente à la FNAC, Arthaud,  Librairie université, etc

 

-Depuis le 12 mai -43 lancement d'un pont sur l'Isère  par les Romains , à 1572 1ère carte de la ville , la rencontre de Laffrey , la troisième médaillle de JC Killy aux JO, les journées révolutionnaires de Vizille en 1788, la naissance de Stendhal,….

 

Ci-après le lien pour voir le film des actualités du journal de la rédaction de Grenoble.

JP Martin est l'invité de la rédaction, il présente son ouvrage. ( Démarrer la visualisation à partir de la dixième minute de l’enregistrement).

http://www.telegrenoble.net/emissions/cap-info/1/cap-info-5-fevrier-2013_xxb0a8.html

 

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