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La Guerre d'Algérie

29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 19:54
Dans son discours prononcé à l’occasion de la clôture de la session nationale de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense nationale (IHEDN), le 19 juin, le chef d’état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, a largement évoqué les deux principales opérations dans lesquelles les forces françaises sont engagées.
Ainsi, s’agissant de la bande sahélo-saharienne (BSS), le général de Villiers a souligné que les militaires français ont « remporté de réels succès » depuis le lancement de l’opération Serval, au Mali, notamment en chassant les  » les groupes armés terroristes, jusque dans leurs sanctuaires ». Mais si, a-t-il continué, « Aujourd’hui, l’ennemi est affaibli et désorganisé », il « n’est pas vaincu » car il « reste déterminé, dangeureux » et il « s’est adapté, pour défier nos capacités de renseignement, de mobilité et d’action ».
La « bande sahélienne ne devient qu’une partie d’un ensemble plus vaste, avec des ramifications au Nord et au Sud : du Sénégal à Djibouti en passant par le Mali, le Sud de l’Algérie, le Niger, le Sud de la Libye et le Tchad, cet autoroute du trafic en tout genre – narco, armes, êtres humains, prosélytisme – est aussi celui du djihadisme, qui se finance ainsi », a expliqué le CEMA, qui a relevé que si la « jonction opérationnelle avec Boko Haram, au Nigéria, ou les Shebabs somaliens qui frappent à Djibouti n’est pas avérée », des « connexions existent ». Et d’estimer que « nous sommes face à un défi majeur, qui concerne la sécurité de l’Europe ».
Par conséquent, le « combat change d’échelle » et il « faut faire vite » car il se « régionalise, de la Mauritanie au Tchad, de la Libye au Burkina. Ce sont des distances considérables, une échelle inédite pour nos opérations ». Pour donner un aperçu de la tâche, le CEMA a donné un élément de comparaison : « Imaginez, du Cap Finistère à Odessa, de Copenhague à Munich : c’est cela, notre zone d’action ». Soit quasiment la superficie de l’Europe…
L’autre opération majeure du moment est bien évidemment celle qui est actuellement en cours en Centrafrique. « Nous avons fait du bon travail depuis le début de Sangaris, il y a 6 mois. Nous avons évité le pire : le massacre interethnique », a estimé le général de Villiers, qui concède toutefois qu’il y a encore d’énormes défis à relever dans ce pays. Et en l’occurrence, les militaires français ne peuvent pas tout faire. « En attendant les renforts, qui tardent à venir, il faut être au four et au moulin », a-t-il dit. Et « tant que les forces internationales attendues ne sont pas déployées, nous restons le seul rempart contre le chaos ».
Aussi, il n’y aura pas de « désengagement majeur de Sangaris avant la montée en puissance de la MINUSCA, fin décembre a priori », a affirmé le général de Villiers. Ce dernier a eu quelques mots sur l’aide apportée par l’Union européenne à cette mission. « Restons réalises : une fois encore, dans son ensemble, l’Europe est militairement peu présente ». Car sur les 600 hommes d’EUFOR RCA, dont la pleine capacité opérationnelle vient d’être prononcée, les « deux tiers sont Français ou mis en place par des États non membres de l’UE ». Aussi, pour le CEMA, « il n’y a donc pas vraiment de partage du fardeau ».
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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 15:55

C'est sous un beau soleil qu’une quarantaine de bérets rouges, bérets verts, et calots bleus ont tenu tête près de deux heures à une petite poignée de communistes brandissant leurs banderoles et autres drapeaux.

Cherchant à nous intimider avec leurs discours contre la haine et la violence en mélangeant toutes les guerres et les conflits tout en évoquant les noms de Bigeard et Aussaresses.

Et nous, alignés à la perfection, drapeaux en tête malgré quelques échanges verbaux, nous sommes restés pacifiques en entonnant chansons paras et hymne national à pleins poumons.

C'est vers les 20h que, conviée par la police, cette poignée d'antimilitaristes ont dû quitter les lieux afin que nous puissions prendre le verre de l'amitié en bons patriotes qui se respectent.

Et par Saint Michel ...

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 12:53

Entretien avec Frédéric Pichon

Bd Voltaire

Le 27 juin 2014

Entretien réalisé par Gabrielle Cluzel

Dans un éditorial du Point daté du 26 juin dernier, Franz-Olivier Giesbert, révèle, s’appuyant sur des travaux d’expert, qu’en Syrie, seuls les rebelles djihadistes ont pu perpétrer l’attaque chimique de Ghoutta. Il accuse ouvertement le Monde, le gouvernement français et les services secrets américains d’avoir montré du doigt, sans preuves, le régime d’Assad, pour justifier les frappes à venir. Cet éditorial aurait dû l’effet d’une bombe, non ?

Si FOG, qui connaît tout le monde à Paris, écrit cela, c’est que désormais, ce thème commence à faire consensus : on peut en parler. Mais cela illustre comment fonctionne notre système médiatique. Les informations ne sortent que quand le système lui-même l’autorise. Et toujours en différé. A présent, cela n’intéresse plus personne. Il s’agit pourtant d’une véritable forfaiture. Fin août dernier, nous avons assisté à une campagne internationale qui, en France, s’est traduite par un vrai déchaînement de la part de certains journaux. En particulier Le Monde, dont la ligne fut incroyablement partisane, comme elle le fut récemment lors de la crise ukrainienne. Le problème c’est qu’en France, c’est ce journal qui donne le la.

A la fin du mois d’Août 2013, il était très difficile d’aller en sens contraire. J’ai été très sollicité à cette époque : j’ai remarqué que les médias étrangers étaient beaucoup plus disposés à accueillir un discours prudent. En France, je me souviens très bien que le fait même de ne pas acquiescer, d’attendre des preuves, de résister à l’emballement médiatique dont on voyait bien qu’il faisait les affaires du gouvernement était suspect. C’était pourtant la seule position tenable pour le chercheur que je suis et cela aurait du être le cas pour la presse.

Vous-même en aviez la confirmation depuis bien longtemps ?

Je vous avoue que sur le moment et jusqu’à maintenant, je n’ai évidemment aucune preuve. C’est plutôt un réflexe méthodologique qui m’a incité à la prudence. Et puis, ce n’était pas très sérieux : le gouvernement syrien demande officiellement à une délégation ONUSienne de venir inspecter pour constater une utilisation d’armes chimiques de la part des rebelles et moins de 48 h après leur arrivée, une autre attaque a lieu dans la banlieue de Damas. Cela pouvait à tout le moins provoquer quelques interrogations.

Mais j’ai senti venir la chose il y a moins d’un mois. Au hasard d’une interview dans Spiegel peu après sa démission de médiateur de l’Onu, Lakhdar Brahimi a indiqué qu’il n’y avait plus aucun doute que l’attaque chimique de Khan al Assal était le fait des rebelles. Or c’est cette attaque au printemps 2013 qui a motivé la demande d’inspection de la part de Damas, qui déjà accusait les rebelles. Mais là aussi, cela est passé pratiquement inaperçu.

En fait, personne n’y croyait dès le début. Mais les liens entre le politique et la presse en France sont tellement contre-nature qu’il fallait servir sur un plateau une intervention qui n’a pas eu lieu. Obama, lui, savait dès septembre à mon avis : cela explique le retournement spectaculaire de Washington et l’annulation de l’opération. Hollande ne pouvait pas l’ignorer non plus…

Pensez-vous que cet aveuglement occidental a contribué à renforcer durablement la capacité de nuisance des djihadistes ?

Oui typiquement, il faut tordre le coup à l’ idée suivante : ce serait l’absence de soutien occidental à la rebellion dite « modérée » qui à permis aux djihadistes de prospérer. C’est totalement faux. Pourquoi n’a -t-on pas aidé davantage l’opposition syrienne? Tout simplement parce que dès le début, les chancelleries savaient quels type de rebelles agissaient sur le terrain. Le Quai d’Orsay avait toutes les informations depuis le début.

Avec des rebelles que finançaient et armaient nos amis du Golfe, les gouvernements savaient pertinement qu’il serait impossible de « vendre  » aux opinions publiques une aide à des « révolutionnaires » qui dès le début étaient gangrénés par les djihadistes que la Turquie et d’autres pays voisins laissaient librement circuler vers la Syrie.

Et j’ai fait partie des experts qui ont mis en garde contre le caractère clairement islamiste de la rebellion en Syrie. Je n’ai eu droit qu’à l’épithète de « pro-Assad ». Alors après coup, on invente des justifications : les djihadistes sont en fait une création du régime d’Assad. Les terroristes sont en fait des membres des services de renseignement. Ou enfin, cette idée très à la mode qui prétend que c’est notre inaction qui explique leurs succès. Des fables grossières qui feraient rire si elles n’avaient provoqué la destruction d’un pays tout entier… et aussi les graves menaces pour notre propre pays, qui détient le record d’engagés djihadistes sur le terrain syrien.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 14:36

 

 

 

 

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Cercle algérianiste des Pyrénées-Orientales

 

 

1 rue général Derroja 66000 PERPIGNAN, Tél. 04 68 35 51 09

 

cercle-algerianiste.perpignan@orange.fr

 

 

(permanences mardis et mercredis 14h-17h)

 

 

 

 

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 06:59
ifrap

Le 26 juin 2014 par une contribution extérieure

 

Le service militaire n’a pas été abandonné mais suspendu par la loi du 28 octobre 1997. Cependant, le ministère de la Défense a conservé la direction du service national (DSN) avec 1.200 agents…

En parallèle de cette suspension, le service civique volontaire a été créé pour « apporter un concours personnel et temporaire à la communauté nationale dans le cadre d’une mission d’intérêt général et à développer la solidarité et le sentiment d’appartenance à la Nation ». Celui-ci peut s’effectuer dans trois domaines :

  • défense, sécurité et prévention ;
  • cohésion sociale et solidarité ;
  • coopération internationale et aide humanitaire.

 

 

Les citoyens âgés de 16 à 25 ans suivent un « parcours de citoyenneté » qui comprend 3 étapes obligatoires :

  1. L’enseignement à la Défense qui est délivré lors de la scolarité
  2. Le recensement citoyen à partir de 16 ans qui est une démarche civique obligatoire s’effectuant auprès des mairies, mais aussi de plus en plus en ligne sur le site : mon.service-public.fr
  3. La Journée défense et citoyenneté à laquelle s’ajoutent des JDC exceptionnelles organisées tout le long de l’année en milieu carcéral, et en mairie, qui concernent chaque année entre 700.000 et 800.000 de jeunes âgés de 18 ans.

Pour réaliser sa mission de la JDC qui est mise en œuvre par environ 7.000 animateurs appartenant notamment à la DSN et aux militaires des armées et des services interarmées sur environ 250 sites, la DSN placée sous l’autorité d’un administrateur civil hors-classe s’appuie sur :

  • son organisation pléthorique déclinée en une direction centrale, basée à Orléans depuis août 2012, 5 établissements régionaux du service national (ESN) et 27 centres du service national (CSN) en métropole, et 6 CSN en outre-mer, soit plus de 1.200 [1] personnels civils et militaires (65% de civils),
  • les postes diplomatiques français à l’étranger,
  • de nombreux partenaires : ministère de l’Éducation, de l’Intérieur, les acteurs sociaux travaillant en faveur de la jeunesse en difficulté : Agence nationale de lutte contre l’illettrisme, les missions locales etc.
Le déroulement de la JDC

Elle est consacrée à :

  • des animations de sensibilisation à la citoyenneté ;
  • une information sur les missions remplies par les armées et les métiers afférents : visite d’installations militaires, témoignages de soldats de retour de mission, présentation de matériel…
  • une initiation des gestes aux premiers secours, assurée par les services de secours et d’incendie départementaux ;
  • un bilan de santé proposé en amont ;
  • une évaluation du niveau d’apprentissage des acquis fondamentaux de la langue française des jeunes administrés qui permet de détecter ainsi les jeunes en difficulté de lecture ou en décrochage scolaire [2] ; elle est effectuée à partir de tests créés et exploités par l’Éducation nationale ;
  • une aide aux jeunes en difficulté scolaire en les réorientant vers les structures sociales spécifiques (établissement public d’insertion, associations…) où ils seront formés.
Le coût de la JDC

Outre les dépenses de masse salariale des personnels œuvrant au sein des organismes de la DSN, les coûts directs de la JDC relèvent des postes de dépenses suivants :

  • transport des jeunes du domicile vers le site de la JDC, soit un bon de transport SNCF (tarif de 2éme classe), soit une indemnité forfaitaire de déplacement d’un montant de 8 euros dans le cas où le bon de transport SNCF n’est pas utilisé : coût minimal = soit 800.000 x 8 euros, soit 6,4 millions d’euros ;
  • repas de la journée : soit 800.000 x 7 euros, soit 5,6 millions d’euros ;
  • frais de déplacement des animateurs, soit 15 euros pour les repas par personne, auxquels s’ajoutent les frais de transport par moyens SNCF ou organiques (véhicules de liaison) ;
  • envoi de la lettre de convocation à laquelle est joint le bon de transport SNCF (tarif de 2éme classe) ;
  • envoi de la lettre et chèque relatif au versement d’une indemnité forfaitaire de déplacement d’un montant de 8 euros dans le cas où le bon de transport SNCF n’est pas utilisé.
Conclusion

Il est illusoire de supposer que la conscription soit remise en place, notamment parce qu’elle représente un coût de plusieurs milliards d’euros et que les armées européennes effectuent depuis plusieurs années un resserrement de leur dispositif armé avec des militaires professionnels.

Dans ce contexte, la description de la mission « JDC » mise en œuvre par la DSN met en évidence qu’elle doublonne avec celles :

  • des armées qui sont chargées du recrutement qui disposent d’un maillage important de centres d’information et de recrutement des forces armées – CIRFA, pouvant donner des informations nécessaires aux métiers des armes ;
  • de l’Éducation nationale qui effectue régulièrement l’évaluation des échecs scolaires et qui assure la formation des premiers secours avec le personnel médical des établissements conformément aux directives inscrites dans le bulletin officiel ;
  • des missions locales qui œuvrent en lien direct avec les établissements de l’Éducation nationale, en vue de venir en aide aux jeunes en difficulté scolaire ;
  • L’Agence du service civique qui a notamment pour mission d’organiser une réserve de volontaires mobilisables en cas de catastrophe ou de crise ;
  • l’INSEE dont une mission est la charge de la production, de l’analyse et de la diffusion des statistiques officielles en France : comptabilité nationale annuelle et trimestrielle, évaluation de la démographie nationale, du taux de chômage, etc.

En outre, les états-majors d’armée, en lieu et place de la DSN, devraient reprendre la mission d’exploitation des données issues du recensement des jeunes à parti de 16 ans en liaison avec les 36.000 mairies de France et les postes diplomatiques à l’étranger en vue d’être informés des capacités de recrutement.



[1] Soit l’équivalent d’un régiment de l’armée de terre.

[2] En 2012, ce sont 10,5% des appelés qui sont repérés en difficulté de lecture.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 16:33

vendredi 20 juin 2014

Armée de terre : Restructurations et réductions d’effectifs
L'armée de terre est à la veille d'un grand chambardement avec un nouveau chef d'état-major (le général Bertrand Ract-Madoux quittera ses fonctions en août), un nouveau commandant des forces terrestres (le général Bertrand Clément-Bollée fera ses adieux aux armes le 27 juin à Lille, avant de quitter ses fonctions fin juillet). Dans l'ordre hiérarchique, la nomination du second surviendra après celle du premier...
Il faut ajouter les dissolutions des 110e RI de la brigade franco-allemande (BFA), du 4e régiment de dragons et le transfert du 1er régiment étranger de cavalerie.

Une réorganisation des régiments et des brigades est également au programme. Deux régiments, un d'infanterie et un d'artillerie, sont appelés à disparaître. Alors que cela semblait acquis à l'automne, une interrogation demeure sur la suppression d'une des huit brigades (donc d'un état-major). En attendant ces annonces qui surviendront durant l'été (de la bouche du ministre), voici une carte complète des brigades et régiments de l'armée de terre...
 
La dissolution du 4e RD se déroulera le 11 juillet en même temps que le transfert officiel d'Orange à Carpiagne du 1er REC. 800 personnes et 300 familles vont migrer. Les 24, 25 et 26 juin, 240 containers vont faire le voyage. A Orange, un défilé en ville du 1er REC aura lieu le 9 juillet. En hommage aux légionnaires, le char à l'entrée du quartier Laborde pourrait migrer sur un rond-point de la ville. Souvenirs... Le cinquième escadron, le centre équestre ont fermé. Et le dernier concert du 1er REC à Orange s'est déroulé au théâtre antique devant 3 000 personnes.
 
Au 110e RI de Donaueschnigen, la cérémonie de dissolution se déroulera le mardi 24 juin. Pour toutes ces emprises, l'action sociale de la défense est entrée en jeu avec des cellules spécifiques (prêts pour la mobilité, pour les cautions, allocations d'aide pour les conjoints...).

Pour le reste, on ne fera pas de conjectures hâtives même si la 1re brigade mécanisée peut sembler visée avec le reversement du 1er RI à la BFA en remplacement du 110e RI (possible disparition du 1er RAMa de Châlons-en-Champagne ?). Mais le CEMAT parle de " l'équivalent d'une brigade interarmes ", non d'une brigade en tant que telle.
Pour l'instant, l'armée de terre compte deux brigades lourdes (2e BB et 7e BB), quatre brigades légères blindées dites multirôles (1re BM, 3e BLB, 6e BLB, 9e BIMa) et deux d'intervention d'urgence (11e BP, 27e BIM). Plus trois de logistique, de renseignement et des forces spéciales.
 
Pour vous faire une bonne idée de l'état de l'armée de terre, voici une carte dynamique de toutes les brigades et leurs régiments (une couleur pour chaque brigade)... Nous avons juste anticipé sur les prochains mouvements annoncés de longue date.

FNCV Source : AC

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 14:26

 Madame, Monsieur,

 Le 24 juillet 2014, la Marine nationale organise la 6ième édition de la Corvette Aérienne. Des marins du ciel et des CIRRUS SR20, avions d’entrainement de l’école d’initiation au pilotage ( EIP/50S) se poseront à Grenoble sur l’Aérodrome du Versoud vers midi.

Durant l’après midi, seront proposés :

-      baptèmes en vol,

-      rencontres et animations.

 

Sur place vous pourrez découvrir de plus près des avions,

échanger avec les pilotes, des élèves pilotes de l’Aéronautique Navale ( EOPAN) et avec des techniciens aéronautiques.

  

Cordialement

                                                                                                                                                                          

Maître Avionique SERET Hélène
Bureau marine du CIRFA de Grenoble
04 76 76 21 36

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 13:46
 
On retient rarement des leçons de l'Histoire et, parfois, on s’aperçoit que l'Histoire se répète car les mêmes causes produisent les mêmes effets.  Michel GOYA, sur son blog "La Voie de l'épée" (qu'il aurait pu appeler "la voix de l'épée") publie une intéressante analyse de la façon dont la France, vainqueur en 1918, glisse peu à peu vers la France de 1940. Toute allusion à la lente dégradation du budget des armées n'est, bien sûre, pas fortuite...

Comment fossiliser une grande armée-L'exemple de l'entre-deux-guerres
Fiche au chef d’état-major des armées, 2008
De 1919 à 1924, la France conserve son rang par son armée qui impose la considération par sa puissance, son modernisme et sa capacité d’intervention. En cinq ans, on la voit « garder le Rhin, occuper Francfort, Düsseldorf, la Ruhr, prêter main forte aux Polonais, aux Tchèques, demeurer en Silésie, à Memel, au Schleswig,  surveiller Constantinople, rétablir l’ordre au Maroc, réduire Abd el-Krim, soumettre la « tâche » de Taza, s’opposer aux rezzous sahariens, prendre pied au Levant, pénétrer en Cilicie, chasser Fayçal de Damas, s’installer sur l’Euphrate et sur le Tigre, réprimer l’insurrection du djebel Druze, montrer la force en tous points de nos colonies d’Afrique, d’Amérique, d’Océanie, contenir en Indochine l’agitation latente, protéger au milieu des émeutes et des révolutions nos établissements de Chine » (Charles de Gaulle, Le fil de l’épée). Le rayonnement de l’armée française est à son comble et plusieurs Etats étrangers comme la Tchécoslovaquie, la Roumanie ou le Brésil font appel à son expertise et à son matériel pour réorganiser la leur.
Pourtant, à peine douze plus tard, en 1936, alors qu’Adolf Hitler envoie quelques bataillons « remilitariser » la Rhénanie, portant ainsi à nouveau la menace à la frontière de la France, cette même armée avoue sa totale impuissance. Il est vrai qu’entre temps, au nom de la disparition de l’ennemi majeur, des économies budgétaires et de la réticence à employer la force, le vainqueur de 1918 s’est replié sur lui même. La France vieillissante et traumatisée a été saisie de frilosité mais en croyant adopter une politique plus « sécurisante », elle a, en réalité, provoqué sa perte.

La fièvre obsidionale

Cette rupture a d’abord une origine militaire. Lors de la séance du 22 mai 1922 du Conseil supérieur de la Guerre, le maréchal Pétain insiste sur la recherche de l’ « inviolabilité absolue du territoire » par une stratégie purement défensive. Cela lui attire la réplique du maréchal Foch qui estime que : « Si l’on est victorieux, on assure par là même la conservation du territoire…Assurer l’inviolabilité du territoire n’est pas le but principal à donner aux armées : c’est un dogme périlleux ». Foch considère que, à choisir, l’épée apporte finalement plus de sécurité que le bouclier, par sa capacité à « réduire » au plus tôt les menaces (re)naissantes et à soutenir les alliés européens qui ont remplacé des Russes désormais hostiles et des Anglo-saxons redevenus distants.

La conception de Pétain finit pourtant par l’emporter car elle rencontre à la fois l’idéalisme de l’opinion publique et le souci d’économie des gouvernants. Pour beaucoup, en effet, la négociation et le droit international sont les vraies armes de la paix. En 1924, le Cartel des gauches met fin à l’occupation de la Ruhr, enclenchant ainsi le repli général sur le territoire national. En 1926, à la tribune de la société des nations, Aristide Briand lance son « Arrière les fusils, les mitrailleuses et les canons ! Place à la conciliation, à l’arbitrage, à la paix ». La France parraine alors l’adhésion de l’Allemagne à la SDN et Briand obtient le prix Nobel de la paix. En 1928, la France signe le pacte Briand-Kellog mettant la guerre hors la loi. Nombreux sont aussi ceux qui sont soucieux de toucher les « dividendes de la paix », comme Poincaré qui estime que « si nous sommes pour une dizaine d’années à l’abri d’aventures militaires, nous sommes, en revanche, pour cinq à six ans à la merci d’un accident financier » ou le ministre finances Lasteyrie qui déclare lors du vote du budget de 1922 : « Y a-t-il réellement une nécessité absolue de s’engager dans la voie d’armement aussi importants ? […] Nous sommes pour l’instant à l’abri du danger ».

Cette nouvelle vision se concrétise par la loi d’organisation de l’armée en 1927 qui explique que : « L’objet de notre organisation militaire est d’assurer la protection de nos frontières et la défense des territoires d’outre-mer ». En présentant la loi, Daladier, ministre de la Guerre, renchérit même : « la France ne déclarera la guerre à aucun peuple mais elle fermement résolue à défendre son territoire, et empêcher que la guerre y soit à nouveau portée ». Tout cela se traduit concrètement par une réduction drastique des programmes d’équipements « offensifs » (jugés « agressifs ») au profit du service de la dette, qui représente la moitié du budget et de la ligne Maginot, instrument premier de la sécurité, qui doit, en parant à toute surprise, nous donner le temps de mobiliser nos forces. En 1934, un an après l’arrivée au pouvoir d’Hitler, la France ne produit plus que trois chars.

En revanche, en cette période troublée (l’année 1934 est aussi celle des 15 morts et 1500 blessés des émeutes de février et de l’assassinat du ministre Barthou et du roi de Yougoslavie), les moyens de l’Intérieur sont sensiblement augmentés. Une garde républicaine mobile est créée pour assurer le maintien de l’ordre à la place d’une armée qui, depuis les « inventaires » et la répression des émeutes du Languedoc ou des mineurs du Nord avant 1914 garde un souvenir amer de son implication dans la sécurité intérieure. A l’époque, ces interventions avaient suscité un antimilitarisme virulent qui avait fait douter de la capacité de la France à se défendre et donc incité les Allemands à saisir l’occasion d’en finir. Dans les années 1920 et alors que le pacifisme se développe, on ne souhaite pas affaiblir la crédibilité de l’outil de défense en l’exposant à la critique de sa propre population.

Tous les instruments d’une sécurité en accord avec un effort budgétaire limité semblent en place : barrière défensive et dissuasive, augmentation des moyens de sécurité intérieure et, parallèlement, réduction de l’outil de défense mais avec la certitude de pouvoir le reconstituer en cas de retour d’une menace majeure.

L’endormissement

Ce repli initié par le ministère de la Guerre va finalement se retourner contre lui, transformant les armées françaises de force d’intervention en une structure nouvelle finalement apte à peu de choses. Voulant conserver des structures lourdes malgré une diminution rapide des effectifs (parallèle à la réduction de la durée du service à un an en 1928) l’armée de terre voit son commandement paralysé par la dilution de l’autorité et de la responsabilité entre de multiples personnes et organismes, tandis que les grandes unités (30 divisions) sont bien incapables d’être autre chose que des cadres de mobilisation. Selon le général Beaufre, « l’armée subsistait mais vivotait au rabais : les effectifs squelettiques mangés par les corvées et les gardes, l’instruction individuelle bâclée en quatre mois, puis tous les hommes disponibles transformés en employés  […] l’armée usait sa substance à flotter dans un habit trop large pour elle ». En 1930, le général Lavigne-Delville alerte l’opinion : « Que nous reste-t-il donc, l’évacuation [de la Rhénanie] faite, pour résister à l’agression possible allemande ? Des frontières sans fortifications, des fortifications sans canons, des canons sans munitions, des unités sans effectifs, des effectifs sans instruction ».

La loi de finances de 1933 qui prévoit la suppression de 5 000 postes d’officiers contribue encore à la dégradation de l’encadrement et du moral. « Tout se conjugue pour dérouter et désenchanter les officiers : situations médiocres, avenir incertain, sentiment d’inutilité, hostilité latente du pouvoir, impression d’isolement de la nation. A cela s’ajoute le sentiment très net que l’organisation nouvelle de l’armée les empêche de faire leur métier ». Les démissions se multiplient et le personnel d’active souffre d’un déficit de 60 000 hommes en 1933. Weygand écrit alors au président du Conseil Herriot : « L’armée risque de devenir une façade coûteuse et trompeuse. Le pays croira qu’il est défendu. Il ne le sera pas. »

Quelques voix proposent bien des alternatives plus offensives grâce à la motorisation. Elles sont immédiatement sanctionnées. Parlant du projet d’une force d’intervention moderne décrit par de Gaulle en 1934, le général Maurin, ministre de la Guerre, dévoile le piège logique : « Comment peut-on croire que nous songions encore à l’offensive, quand nous avons dépensé des milliards pour établir une barrière fortifiée ? Serions-nous assez fous pour aller au-devant de cette barrière de la ligne Maginot à je ne sais quelle aventure ». En 1935, Gamelin s’appuie sur un argument d’autorité : « Qu’il soit bien entendu que la seule autorité habilitée à fixer la doctrine est l’état-major de l’armée. En conséquence, tout article et toute conférence sur ces sujets devront lui être communiqués aux fins d’autorisation ». En 1938, le général Chauvineau écrit Une invasion est-elle encore possible ? et répond par la négative. Dans la préface, le maréchal Pétain écrit que : « L’expérience de la guerre a été payée trop cher pour qu’on puisse revenir aux anciens errements [c’est-à-dire les doctrines offensives] ». Selon une interprétation freudienne, l’armée est paralysée par la logique du Moi, l’autorité du Surmoi et un fort traumatisme Inconscient, tous trois se nourrissant mutuellement jusqu’à former, derrière l’apparence des certitudes, un sentiment d’impuissance.

Le réarmement raté

L’armée ne sortira jamais vraiment de cette torpeur jusqu’au choc de mai 1940. De 1933 à 1935, alors qu’Hitler au pouvoir ne cache pas ses intentions, le gouvernement français réduit d’un tiers les dépenses des ministères de la Guerre, de l’Air et de la Marine. La tendance s’inverse à partir de 1935 et surtout de 1936, avec le Front populaire mais sans que cela s’accompagne vraiment d’une revitalisation de l’outil de défense.

Les instances de décision militaires dispersées sont incapables de faire des choix rapides, recherchent trop la perfection et maîtrisent moins bien les procédures budgétaires que le ministère des finances qui multiplie les entraves (60 % des crédits allouées en 1935 doivent être reportés). On est ainsi incapable de produire un pistolet-mitrailleur moderne avant 1940, il faut dix ans pour faire passer le fusil successeur du Lebel du bureau d’étude à la fabrication en série et alors qu’un prototype de l’excellent char B est disponible depuis 1925, on est incapable de le produire en grande série. Il est vrai aussi que l’industrie de défense n’a plus aucun rapport avec celle de la victoire de 1918. Elle manque d’ouvriers qualifiés et de machines-outils modernes. Elle se méfie aussi de l’armée, client à la fois exigeant et peu fiable dont, jusqu’en 1936, elle n’a reçu que des commandes dérisoires et morcelées (comme les 332 prototypes d’avions imaginés de 1920 à 1930).

L’armée de l’air n’est créée qu’en 1934 après le constat de sa déliquescence sous la tutelle du ministère de la Guerre. Mais comme il lui faut à la fois lutter contre les autres armées qui contestent son autonomie, composer avec une opinion qui considère le bombardement comme trop agressif et tenter de dynamiser une industrie aéronautique sinistrée et paralysée par les troubles sociaux, elle est incapable de retrouver sa puissance perdue.

Seule la marine nationale a pu tirer son épingle du jeu dans la disette budgétaire pour constituer une force de protection des flux nécessaires au soutien d’une éventuelle guerre totale. A partir de 1935, elle peut initier la construction de bâtiments de ligne mais pratiquement aucun ne pourra être prêt à temps.

L’impuissance

En mars 1935, Léon Blum, alors dans l’opposition, estimait que la parade au danger hitlérien résidait dans le désarmement et s’opposait au passage du service à deux ans pour compenser l’arrivée des « classes creuses » estimant que « nous sommes bien au-delà des effectifs et des conceptions qu’exige la défense effective du territoire national ». Un an plus tard, les Allemands pénètrent dans une Rhénanie démilitarisée depuis les accords de Locarno (1925). L’affront et la menace sont évidents mais on découvre alors que la France est incapable de la moindre offensive sans lancer au moins une mobilisation partielle (soit le rappel d’un million de réservistes), et ce à quelques semaines des élections législatives (où le slogan vainqueur sera « Pain, paix, liberté »). La France renonce à toute action et donc aussi à toute crédibilité sur ses engagements. Les Alliés en prennent acte. La Pologne se rapproche du Reich et la Belgique dénonce le traité de 1920 préférant la neutralité à l’alliance française peu sûre, rendant d’un coup très incomplet notre système défensif.

En juillet 1936, le gouvernement du Front populaire, désireux d’aider la République espagnole en lutte contre Franco, ne peut aller au-delà de l’hypocrisie d’une « non intervention relâchée », là où l’Allemagne et l’Italie envoient des troupes. En 1938, Hitler reprend ses coups de force avec l’anschluss, puis par des revendications sur les Sudètes, menaçant cette fois directement un de nos Alliés. Avec les négociations de Munich où on abandonne la Tchécoslovaquie (accords approuvés par 57 % des Français et la grande majorité des intellectuels), c’est l’URSS qui comprend qu’il n’y à rien à attendre d’une alliance avec la France. Au même moment, tout en avouant une nouvelle fois la faiblesse de l’armée (faiblesse par ailleurs surestimée) le général Gamelin, déclare : « Toute la question est de savoir si la France veut renoncer à être une grande puissance européenne ».

En réalité, la France avait cessé d’être une puissance à partir du moment où, en renonçant à toute capacité d’intervention, elle s’était condamnée à n’être que spectatrice des évolutions du monde. A ramener trop près de son cœur son outil de défense, elle avait laissé les menaces extérieures grossir puis venir à elle, sans même le soutien d’amis qu’elle ne pouvait aider. Pour paraphraser Churchill, la France avait sacrifié son honneur, son rang et sa voix dans les instances internationales à l’illusion de la sécurité et d’un certain confort, moral et économique, pour finalement tout perdre en 1940.
 
Jean Doise, Maurice Vaïsse, Diplomatie et outil militaire, 1987.
Beaufre, Le drame de 1940, 1965.
Jean Feller, Le dossier de l’armée française, 1966.
Marc Bloch, L’étrange défaite, Gallimard, 1990.
Elizabeth Kier, Imagining War: French and British Military Doctrine Between the Wars, Princeton University Press, 1997.
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 05:16

 

 

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 05:00
 
Publié le mardi 10 juin à 10h52
Sauf changement de dernière minute et dans l'attente d'une nomination en conseil des ministres, le général Jean-Pierre Bosser devrait être désigné prochainement comme chef d'état-major de l'armée de terre (cemat). Il coifferait ainsi sur le poteau le général Didier Castres, longtemps donné comme favori.
Issu des paras-colo, Jean-Pierre Bosser, 54 ans, a commandé le 8ème RPIMa puis la 11ème Berigade parachutiste. Il est aujourd'hui à la tête de la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la défense). A ce poste sensible, il jouit de la pleine confiance du cabinet du ministre de la défense, qui souhaitait, il y a quelques mois encore, le maintenir dans cette fonction.
Jean-Pierre Bosser est sans doute le candidat préféré de l'état-major de l'armée de terre, où l'on ne voit pas toujours d'un bon oeil l'arrivée du général Castres, au caractère trop entier. A cet égard, Jean-Pierre Bosser offre un profil très différent : «calme, posé, serein», c'est ainsi que le présentent ceux qui le cotoient.
L'armée de terre est une institution très secouée par les récentes réformes et les dysfonctionnements (Louvois). Son moral est fragile et la fonction de Cemat est devenue celle d'un super-DRH. 
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