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La Guerre d'Algérie

19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:31

Bd Voltaire

Guillaume Zeller

 

Le 19 mars 1962, à Évian, les autorités françaises signaient l’accord qui devait encadrer l’abandon progressif de la souveraineté républicaine sur l’Algérie au profit des représentants du FLN. En dépit de l’opposition quasi unanime d’un million de pieds-noirs, du sacrifice consenti par les harkis, de la faible représentativité du FLN, la République s’apprêtait ainsi à rédiger le chapitre final d’une histoire commencée en 1830. Moins de quatre mois après, le 5 juillet 1962, le processus entamé à Évian aboutissait à l’indépendance de l’Algérie.

Qu’on le déplore ou qu’on s’en accommode, le 19 mars ne peut être considéré comme l’anniversaire de la « paix en Algérie ». Pour des raisons objectives : les tueries ont continué malgré le cessez-le-feu annoncé. Faut-il évoquer le massacre commis le 26 mars 1962 devant la Grande Poste de la rue d’Isly à Alger, le début des purges au sein de la communauté musulmane, la multiplication des opérations aveugles de l’OAS ou encore l’immense chasse à l’homme anti-européenne commise le 5 juillet à Oran, journée la plus sanglante de toute la guerre d’Algérie, avec au minimum 700 pieds-noirs assassinés et escamotés en quelques heures ?

Pourtant, c’est cette date du 19 mars qui a été retenue par les parlementaires français en décembre 2012, non sans idéologie, pour devenir celle de la journée nationale du souvenir « des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie ». En dépit de cette décision, la fin de la présence française en Algérie demeure « un passé qui ne passe pas » et nombreux sont ceux qui s’insurgent contre les commémorations qui seront organisées demain, en particulier par la FNACA dont les accointances idéologiques originelles sont connues.

Ainsi, de nombreuses associations dédiées à la défense des rapatriés – en particulier le Cercle algérianiste, puissante organisation qui veille à la transmission de l’héritage culturel des Français d’Algérie – continuent d’interpeller le gouvernement. À Nice, le maire Christian Estrosi – vertement critiqué par une partie des pieds-noirs pour avoir fait ériger une statue de Charles de Gaulle dans la ville en 2011 – dénonce cette année un « déni de vérité » et refuse de pavoiser la ville, soutenu par Ali Amrane, président du Collectif des associations de harkis des Alpes-Maritimes. « Le 19 mars est une date atroce pour les familles de harkis massacrés entre le 19 mars et le 2 juillet 1962 », rappelle ce dernier. À quatre jours des élections municipales, les rapatriés d’Algérie ne négligeront pas la position de leur édile.

C’est aussi vers l’Algérie d’aujourd’hui que conduit ce débat mémoriel. Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, affaibli par un accident vasculaire cérébral, y brigue un quatrième mandat en dépit de ses hospitalisations successives… à Paris. La « candidature de trop » de cet ancien « moudjahidin » a déclenché une série de manifestations qui laissent deviner un fort besoin de renouvellement. « 52 ans, Barakat ! » (« Cinquante-deux ans, ça suffit ! »). Ce slogan qui résonne actuellement à Alger, porté par de jeunes militants sévèrement réprimés, pourrait fendiller la chape de plomb idéologique indispensable au maintien au pouvoir du FLN. La vérité historique, et donc la paix des mémoires, pourraient en être à terme les bénéficiaires de part et d’autre de la mer Méditerranée.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:26

Bd Voltaire

Manuel Gomez

 

Le 19 mars 2014 Du 19 mars au 5 juillet 1962, l’armée française est restée l’arme au pied sans intervenir pour défendre la vie de milliers de Français livrés au massacre.

 

19 mars 1962 : la guerre d’Algérie est officiellement terminée. Pour de Gaulle au moins, pour qui l’ennemi n’est plus le FLN et l’ALN mais l’OAS et les Français qui veulent que cette terre reste française, contrariant ainsi l’objectif gaullien.

Bilan entre ce 19 mars et le 5 juillet 1962 : plus de 5.000 enlèvements, disparitions et assassinats en Algérie perpétrés par le FLN et l’ALN.

Dans son numéro daté du 9 mars 2014, Jeune Afrique porte à la connaissance de ses lecteurs le tout récent livre de Raphaëlle Branche, « Prisonniers du FLN », édité par Payot. Raphaëlle Branche (qui n’a jamais caché de quel côté penchait son idéologie) apporte tout de même la preuve qu’à la date du 19 mars 1962, on comptait 1.350 prisonniers (civils et militaires, algériens et français) entre les mains du FLN et de son bras armé, l’ALN, et qu’avant cette date on pouvait les estimer à environ 500 civils et 430 militaires.

Plus de la moitié de ces 2.280 prisonniers restent à jamais disparus sans que cela inquiète le moins du monde les gouvernements successifs de la France. Tout comme ils n’ont jamais, non plus, réclamé des comptes à l’Algérie indépendante pour les plus de 3.000 disparus entre ce 19 mars et le 5 juillet 1962. Mais qui ont, au contraire, interdit à la Croix-Rouge internationale de s’y intéresser… Pour preuve, le télégramme très secret, signé Louis Joxe, et daté du 2 avril 1962 :

Je serais, pour ma part, hostile à une intervention quelconque de la Croix-Rouge internationale dans tout ce qui concerne les arrestations et détentions d’Européens.

Du 19 mars au 5 juillet 1962, l’armée française est restée l’arme au pied par ordre de De Gaulle sans intervenir pour défendre la vie de milliers de Français sans défense livrés au massacre. Sous les ordres des généraux Ailleret et Katz, l’armée française a terminé cette guerre dans le déshonneur.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:23

Un  documentaire sur Cao Bang sera diffusé sur la chaîne France 5, le dimanche 13 avril 2014 à 20h40.

Ce film relate un épisode méconnu et pourtant charnière de la Guerre d'Indochine, intervenu au nord-est du Tonkin en septembre et octobre 1950, le long de la terrible Route Coloniale 4. Il constitue également un hommage aux soldats du C.E.F.E.O. tombés en Indochine.

7 témoignages très complémentaires racontent de manière aussi claire que possible le déroulement complexe de cette bataille, ses tenants et ses aboutissants. Le documentaire s’appuie également sur des archives filmées, ainsi que sur des images des lieux où se sont déroulés les événements (Dong Khé, Coc Xa…). 

Etant donné la durée du film (52 minutes), la totalité des témoignages n’a pas été utilisée pour ce documentaire. De nombreux témoignages inédits, non utilisés dans ce documentaire, seront en revanche visibles sur un site internet en cours de réalisation, dont l’adresse sera : www.caobang.fr 

Ce site internet ouvrira dans les prochains mois.

Merci de diffuser largement

Cordialement

P. SCHMITT

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:03

 

Cliquer sur le lien pour afficher le communiqué :

 

http://1drv.ms/1fHLBge

 

PS :

 Message à l'attention des administrateurs et des Présidents de section de l'UNP

L'UNP appartient au Comité National d'Entente regroupant 55 associations nationales. Par erreur et dysfonctionnement, dans le communiqué spécial cité en sujet et se trouvant en pièce jointe, l'UNP ne figure pas comme signataire. Bien entendu, elle approuve pleinement et partage le contenu du communiqué spécial joint. Aussi, après contact avec le général (2S) DELORT, Président du Comité National d'Entente, l'anomalie sera rapidement réparée. L'UNP sera ajoutée, dans la journée, comme signataire du communiqué spécial . Fidèle amitié para. CP Président national UNP



Chers Délégués Généraux,

Certains d’entre vous m’ont fait part de leur émotion après l’annonce, par le Président de la République, de l’entrée au Panthéon de Jean ZAY.

Vous trouverez ci-joint le texte du communiqué établi par le Comité d’Entente dont est membre le Souvenir Français et que j’ai signé après avoir contribué à sa rédaction.

Vous êtes naturellement invités à le faire connaître dans vos comités et auprès de vos correspondants habituels.

Je vous souhaite un très bon week-end.

Bien à vous

Gérard DELBAUFFE – Président du Souvenir Français

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 06:53
Ecœuré par une loi synonyme de "massacre" des harkis, Hacène Arfi a choisi de renoncer à son titre de chevalier de l’Ordre national du mérite. (M. A.)
Hacène Arfi n’a pas digéré le texte de loi adopté le 8 novembre dernier par le Parlement, faisant du 19 mars une journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie. Il a écrit au Président de la République et attend toujours sa réponse.
Il a reçu la loi comme une "gifle". Hacène Arfi, fils de harki, président fondateur de la coordination harka à Saint-Laurent-des-Arbres, n’a pas digéré le texte de loi adopté le 8 novembre dernier par le Parlement, faisant du 19 mars une journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie. Pour lui et de nombreux représentants des harkis en France, cette date est au contraire synonyme d’"abandon" et de "massacre" de leurs familles par leFLN après les accords d’Évian. Les souvenirs douloureux des horreurs de la guerre ne s’effacent pas.
Lettre ouverte
Sa lettre ouverte et ses multiples courriers de protestation à l’adresse des médias et des élus, dont le sénateur socialiste du Gard, Simon Sutour, contre une proposition de loi qu’il a qualifiée d’"abjecte", n’y ont rien changé. Le texte a été définitivement validé par le conseil constitutionnel le 29 novembre dernier. "J’ai espéré jusqu’à la dernière minute que des sénateurs déposeraient des amendements", confie-t-il. En vain. Alors dans un ultime geste d’écœurement, Hacène Arfi a décroché de sa veste sa médaille de chevalier de l’Ordre national du mérite, l’a renvoyée dans un Colissimo au Palais de l’Elysée, à l’adresse du Président François Hollande.
"J’ai honte de vous monsieur le Président"
Il y a joint un courrier explicatif où il rappelle que cette distinction lui avait été décernée "au regard des services rendus" à sa communauté. "Depuis maintenant trente ans, je milite pour la défense de la communauté harkie et l’un des points essentiels de ce combat se trouve être la reconnaissance du génocide harki qui a eu lieu à partir du 19 mars 1962, écrit-il au Président. Puis il exprime son immense déception : "Autrefois fier de cette distinction, je n’ai aucune envie de brandir cette médaille dans le contexte actuel surtout après avoir été insulté de la sorte". Il poursuit sur un ton de colère : "Aujourd’hui, je ne suis pas fier de la France, j’ai honte de vous monsieur le Président et pourtant mon père a combattu pour les valeurs de la France : la liberté, l’égalité et la fraternité (...) Vous avez délibérément ignoré le mécontentement croissant des associations de harkis, de pieds noirs, et de la majorité des anciens combattants, elle remet en cause la cohésion sociale et c’est vous aujourd’hui qui me poussez à sortir du droit chemin, du dialogue et de la concertation".
Lettre morte
Expédiée début décembre, la missive est restée, depuis, lettre morte. Une poignée de jours plus tard, Hacène Arfi, militant à la santé fragile, était victime d’une attaque cardiaque. Il se remet aujourd’hui lentement dans une clinique d’Avignon, où il continue d’écrire pour interpeller qui veut bien l’entendre. "Cette loi m’a touché moralement et physiquement..."
 
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 21:47
   
 
        
 
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian veut réduire le nombre d'officiers de près de 5.800 officiers en six ans (2014-2019) 
  
 
  
Le "dépyramidage" (évolution de la pyramide des grades) continue. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian va supprimer 562 postes d'officiers en 2014. A la fin de l'année, il ne restera plus que 82.000 militaires du rang en France.
  
Le "dépyramidage" (évolution de la pyramide des grades) continue. Ce qui va dans le sens des exigences du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui veut réduire le nombre d'officiers de près de 5.800 officiers en six ans (2014-2019). Pour ce faire, il va supprimer 562 postes d'officiers en 2014 dans les trois armées, hors direction générale de l'armement, contrôle général... (contre 580 en 2013). L'Hôtel de Brienne a fixé le plafond des effectifs des officiers généraux pour 2014. A la fin de l'année, ils ne seront plus que 359 officiers généraux (contre 364 en 2013 et 384 en 2012). Soit un très léger recul des effectifs de 1,3 %. Ce sont à nouveau les généraux de brigade et les contre-amiraux), qui perdent des effectifs (5 postes). Ils ne seront plus que 207 à fin 2014, contre 212 fin 2013 et 229 fin 2012.
Pour les officiers supérieurs (colonel, capitaine de vaisseau, lieutenant-colonel, capitaine de frégate, commandant et capitaine de corvette), le plafond des effectifs a été fixé à la fin de cette année à 11.515 (11.793 fin 2013 et 12.013 fin 2012). Soit une baisse de 278 postes (- 2,35 %). Principales victimes, les lieutenants-colonels et capitaines de frégate qui perdent 143 postes, soit un recul de 2,6 %. Enfin, le plafond des officiers subalternes (capitaine, lieutenant de vaisseau, lieutenant, enseigne de vaisseau de 1er classe, sous-lieutenant, enseigne de vaisseau 2e classe) a été ramené à 16.077 (contre 16.356 fin 2013 et 16.696 fin 2012). Soit une perte de 279 postes (- 1,7 %) en dépit de la croissance des effectifs des capitaines et lieutenants de vaisseau qui ont augmenté (87 postes).
Au total, l'armée française comptera 27.951 officiers fin 2014, des effectifs qui passent sous la barre symbolique de 28.000 (contre 28.513 officiers fin 2013 et 29.093 en 2012). Soit un total de 562 postes d'officiers supprimés (- 1,97 %).
  
Partir, ce n'est pas trahir
La maîtrise de la masse salariale (environ 12 milliards d'euros par an, ndlr), qui avait fait l'objet d'une grosse polémique en 2012, fait partie des priorités du nouveau chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers. Cette maîtrise "nous impose de prendre en compte le contingentement des effectifs, le dépyramidage, la gestion des hauts potentiels, la promotion au mérite, la simplification du dispositif indemnitaire des militaires et donc, au bilan, les parcours que nous offrons au personnel des armées", a-t-il récemment expliqué aux parlementaires. Et surtout il a précisé qu'il se dirigeait "vers un état-major des armées dont les effectifs diminuent de 30 %, avec un format resserré de 600 personnes au lieu de 930, alors que les états-majors d'armée descendront à un niveau compris chacun entre 150 et 200 personnes. Tout cela pour commander les trois armées et les soutiens interarmées, soit de l'ordre de 230 000 personnes en 2015 !"
>  En octobre dernier, le directeur des ressources humaines du ministère de la Défense, Jacques Feytis, avait expliqué que l'objectif du ministre de la Défense était de "parvenir en fin de loi de programmation militaire à un taux d'encadrement de 16 % - soit le taux constaté à la fin de l'année 2010". Les officiers sont bien sûr la cible principale de la déflation, avec une diminution en valeur absolue de 5.778 postes - 1.000 en 2014, 1.050 en 2015 et 2016, 1.100 en 2017 et 2018, et enfin 478 en 2019, selon le DRH du ministère. Finalement, après arbitrage de Matignon, 850 officiers quitteront l'armée en 2014 (au lieu de 1.000).
Pour autant, les officiers ont dû mal à quitter l'armée, ou plus exactement l'institution. A tel point que certains DRH encouragent dans les réunions les départs en expliquant que "partir, ce n'est pas trahir". Au-delà de l'aspect psychologique, l'enjeu, avait rappelé Jacques Feytis, est "de bâtir une offre particulièrement adaptée aux officiers, catégorie qui a le plus de mal à se reconvertir puisqu'ils partent généralement à un âge moins favorable que les autres militaires".
 
82.082 militaires du rang, soit la capacité du Stade de France
Le ministère de la Défense a également fixé les plafonds pour les effectifs de sous-officiers et des militaires du rang. Fin 2014, il y aura 92.211 sous-officiers (contre 94.395 fin 2013) et 82.082 militaires du rang (contre 84.579), ces derniers pouvant pratiquement contenir dans le Stade de France (81.338 places).
  
 
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 13:36

Par

À la une du Point.fr

 

Qui dit mieux ? 34 000 postes supprimés d'ici 2019, 82 000 en dix ans. Pourquoi ne pas appliquer la même recette à l'ensemble des fonctionnaires ? 

"Partout, autant que possible, la recherche d'une meilleure efficience impose de diminuer les effectifs." Ces excellentes paroles ont été récemment prononcées par le général Pierre de Villiers, nouveau patron de l'armée française. Il expliquait devant les commissions de la défense de l'Assemblée nationale et du Sénat de quelle façon il allait réduire l'état-major des armées de 30 % : 600 personnes au lieu de 930. 150 à 200 personnes pour chacun des états major d'armée (armée de l'air, marine, armée de terre).

Moins de généraux, moins de colonels, moins de capitaines de vaisseau, une pyramide des grades "plus aiguë, plus jeune". D'ici 2019, le nombre de militaires va diminuer de 34 000. Soit environ 82 000 postes supprimés en dix ans, un quart des effectifs. Objectif : réduire la masse salariale qui s'élève aujourd'hui à 1 milliard par an (sur un budget de 31 milliards).

Les militaires ne sont pas syndiqués et ont érigé la discipline en vertu cardinale. Ils ont pour tradition d'exécuter les ordres sans hésitation ni murmure, même si quelques grognements se font entendre et si certains se posent quelques questions sur l'efficacité future de notre outil militaire. On peut donc trancher à la hache sans beaucoup de risques sociaux.

Une variable d'ajustement

Aucun danger de voir des cortèges enfiévrés sortir des casernes, défiler de la Bastille à la République ou occuper le cercle des armées de la place Saint-Augustin. Les bérets rouges ne seront jamais des bonnets rouges. L'armée est donc une parfaite variable d'ajustement.

Faisons un rêve : que la même potion amère soit administrée à l'ensemble de la fonction publique. Au prorata, ce serait 1,2 million de fonctionnaires qui, à terme, disparaîtraient. On imagine le tohu-bohu si l'on tentait, même timidement, de s'engager dans cette voie.

Pourtant, certains pays l'ont fait. La Suède a réduit sa fonction publique de 38 % en une dizaine d'années. Et rappelons que l'Allemagne compte 50 agents publics pour 1 000 habitants, la France 90 pour 1 000, soit presque le double.

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 07:37

           

Publié le 14/03/2014

AFP

    

L’affaire avait suscité une vive polémique en avril 2013. La présidente du Syndicat de la magistrature Françoise Martres a été mise en examen, ce vendredi, pour «injure publique» dans l’affaire du «Mur des cons», un espace constellé de photos et de commentaires dans le local du syndicat à Paris.

La diffusion par le site Atlantico d’une vidéo de ce panneau de photos, sous le titre «mur des cons», installé dans le local du Syndicat de la magisrature à Paris, avait suscité un déchaînement de protestations et une pluie de plaintes de ceux qui y figuraient. Selon une source judiciaire, Françoise Martres a été mise en examen le 17 février pour injure publique à l’encontre du chef de file des députés UMP Christian Jacob et du général Philippe Schmitt, qui avait critiqué le «laxisme» de certains juges après l’assassinat de sa fille.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 21:14

Cercle Algérianiste

 

 

 "Les Pieds-noirs contre la repentance"

Numéro spécial de Valeurs Actuelles
du jeudi 13 mars 2014  

 

 

 

 

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 22:42

 

 

 

 

Par Bernard MESSANA, Officier général (2S)…..

 

 

Le malaise des armées

 

 

Droite et Gauche ont, à tour de rôle, ruiné notre Pays au cours de ces dernières décennies.

 

Aujourd’hui contraintes aux économies, elles ont choisi de réduire en priorité l’outil militaire.

 

Pourquoi lui ? Parce que l’on sait que les Armées, obéissantes et muettes, se plieront à la volonté politique. Pas de grèves à redouter, plus de putsch à craindre… L’opération sacrificielle est sans risque.

 

L’atrophie de notre Défense

 

 

Sans risque ? Sauf à prendre délibérément celui de la faiblesse. En 2019, au terme de l’actuelle loi de programmation, la France ne consacrera qu’un peu plus de 1% de son PIB à sa défense. C’est là plus de deux fois moins que ce que recommande l’OTAN, dont nous sommes membres à part entière. C’est donc qu’en regard des ambitions toujours affichées par nos dirigeants, notre défense ne sera plus crédible. L’arrogance du discours ne masquera plus l’évidence. En atrophiant notre défense, on se sera condamné à réduire nos ambitions.

 

Tu souris. Quels redoutables ennemis suis-je donc en train d’inventer à nos portes ? Ce que je qualifie « d’atrophie » n’est sans doute à tes yeux qu’une nécessaire et louable adaptation de notre outil militaire à nos besoins, eux-mêmes définis en fonction des menaces.

 

L’effarante contradiction du Livre blanc

 

 

Et pour toi les menaces sont celles que le Livre blanc 2008 avait déjà identifiées, et qui se sont « amplifiées » comme l’écrit le président de la République dans sa préface au Livre blanc de 2013.

 

Mais alors, comment comprendre que face à des menaces qui se sont « amplifiées », on puisse non seulement conduire à terme des réductions d’effectifs décidées en 2008 – 54 000 personnels, (54 000 chômeurs de plus, soit dit en passant) -, mais y rajouter, pour la période 2014-2019, une nouvelle suppression de 24 000 postes ? Quelle effarante contradiction ! Et comment donc comprendre que pour contrer des menaces « amplifiées », non contents de supprimer des effectifs, on gèle aussi le budget, en prétendant le « sacraliser ». En fait, chaque année l’inflation fera son oeuvre d’érosion, et l’on sait l’étonnante volatilité de ces ressources dites « exceptionnelles » censées abonder l’enveloppe.

 

Des arguments qui ne convainquent pas

 

 

Tout cela t’a été dit et redit par une multitude de responsables. Mais tu te contentes généralement de réduire au silence les contestataires en affirmant par exemple, avec hauteur, que ce que le Pays consacre à sa Défense fait d’elle la plus forte d’Europe, au même niveau que la Britannique. Et une des plus fortes du monde, tant qu’à faire. De plus, clairvoyant et péremptoire, tu précises qu’il y a aussi des menaces économiques, et qu’il est impératif pour l’indépendance de notre pays de retrouver, par des économies drastiques, comme celles faites sur la défense, tout à la fois l’équilibre financier et la croissance.

 

Cela est vrai. Mais insuffisant pour justifier une Défense en peau de chagrin.

 

 

D’abord parce que j’aurais accepté sans joie, mais sans mot dire, les réductions d’effectifs, -78 000 postes, en cumulant les décisions de Mrs Sarkozy et Hollande-, si les économies ainsi faites avaient été véritablement consacrées, comme prévu, au rétablissement des finances de l’Etat. Tu sais qu’il n’en est rien. Elles ne font qu’autoriser, sur la même période, l’ouverture de 70 000 postes dans l’Education nationale. Paraphrasant un propos célèbre, je me permettrai de te dire que tu n’auras pas une meilleure Education nationale en la gorgeant d’effectifs inutiles,- la Cour des comptes te l’a déjà signifié clairement-, et tu auras une Défense lourdement amoindrie.

 

Une armée en « mode survie »

 

 

Ensuite que la réduction des ambitions, certes inavouée dans le discours, apparaît clairement dans les chiffres : En 2008, le contrat opérationnel était de 30 000 hommes, aujourd’hui il est de 15 000.

 

Le vivier de forces projetables, de l’ordre de 120 à 130 000 hommes en l’an 2000, est ramené à 66 000 hommes. Les sénateurs te l’ont dit brutalement, tu auras ainsi des Armées « juste insuffisantes».

 

Le CEMA qui s’en est allé laisse des Armées « en mode survie ». Triste bilan …

 

Des menaces multiformes connues

 

 

Enfin le tableau des risques et menaces présenté par le Livre blanc, d’une grande qualité rédactionnelle, et d’une profondeur stratégique incontestable, ne permet toutefois pas de répondre aux besoins très concrets de ceux qui ont mission de dissuader, protéger, intervenir, et qui souhaitent savoir « contre qui, où, par où, quand, et comment ».

 

Ce dernier point me préoccupe, et je vais me permettre de le développer quelque peu, en appelant un chat un chat. En fait je crains que ton esprit ne soit profondément influencé par une vision trop minimaliste de la menace. En effet, très vite après la guerre d’Algérie, nos Armées ont été engagées en Afrique dans des actions multiples qui ont eu en commun de nous confronter à un adversaire courageux, manoeuvrier, mais considérablement surclassé par nos moyens. Dès lors tu l’as réduit à la dimension d’un combattant illuminé coiffé d’un chèche, vêtu d’une gandourah, et armé d’une Kalachnikov, sur lequel nous aurions facilement le dessus, même en agissant « à l’économie ».

 

Voilà pourquoi, malgré la forte réduction de notre appareil de défense, tu estimes que nous sommes encore, et pour longtemps, largement en mesure de vaincre.

 

Pourtant cet adversaire, s’il en trouve les moyens, peut faire avec nous jeu égal, et même nous surclasser. Il nous l’a démontré en certaines occasions, pieusement « oubliées ». Alors il conviendrait que descendant de l’Olympe stratégique où conduit le Livre blanc, tu veuilles bien examiner avec les yeux du fantassin, dans « les 50 derniers mètres », la menace du présent, celle d’un adversaire qui évolue et progresse quand nous baissons la garde. En voici quelques illustrations, réelles ou provocatrices.

 

Partons de la plus proche : à très court terme, sur notre sol, la centaine de zones de non-droit où l’Etat n’est plus admis abritera plusieurs centaines de djihadistes revenus de Syrie. Véritables bombes humaines « dormantes », elles attendront le signal…

 

Un peu plus loin, dans les Balkans, la Bosnie s’insurge et se défait, retrouvant ses divisions confessionnelles. Dans la même zone, le Kosovo et l’Albanie sont qualifiés d’états islamo-mafieux, sources de conflits pour les observateurs.

 

Et puis voilà que l’Ukraine s’embrase… Encore plus loin, au Maghreb, le Sud tunisien est gangrené par des djihadistes venus de Libye.

 

L’Algérie surarmée qui vient d’acheter sur étagère près de 400 chars lourds se cherche un ennemi extérieur pour dépasser ses déchirements intérieurs prévisibles…Le Maroc entame en 2014 une augmentation de 20% de son budget défense sur 4 ans…

 

Le chaudron libyen bouillonne, et ses voisins nous pressent d’assurer l’indispensable « service après vente ». Des hordes de pillards narco-islamiques sillonnent les espaces sahariens. Ne venons nous pas d’assurer le Nigéria de notre soutien dans son « combat » contre Boko-Haram ?

 

Au Mali, notre amitié pour le Touareg suscite de plus en plus l’ire d’un Sud noir majoritaire.

 

En RCA, faute d’avoir éliminé les hordes musulmanes de la Seleka qui ont pillé et disloqué ce pays, nous nous sommes attirés la colère de 90% de la population, chrétienne ou animiste. Quant aux Seleka, ils vont gangrener le Sud tchadien peuplé de Saras chrétiens, ou rejoindre le Soudan en guerre. De plus, dans cette RCA où l’Etat n’existe plus, une « mission pour la reconstruction administrative » ne serait-elle pas aussi nécessaire que des contingents onusiens ?

 

Le changement c’est maintenant !

 

 

Mon propos, fait pour inquiéter, nous éloigne grandement des doctes réflexions du Livre immaculé.

 

Les incessants voyages du Ministre de la Défense au Sahel renforcent d’ailleurs cette inquiétude, car on les sait destinés à élaborer une nouvelle architecture d’intervention dans cette Afrique où, il y a peu, le pied de la gauche répugnait encore à se poser.

 

C’est donc bien que l’instant est venu de changer de pas, et qu’il faut le saisir ; le changement, c’est maintenant :

 

Un pacte d’efficacité

 

 

Voilà pourquoi ce qu’un président pragmatique vient de décider en matière d’économie, il faut impérativement le faire en matière de défense : Changer radicalement de politique. En économie, cela s’est intitulé « pacte de responsabilité », pour la défense, ce sera un « pacte d’efficacité ». Et les Armées s’engageront sur cette efficacité, juste contrepartie du pacte. Elles seront efficaces en matière de dissuasion,- aujourd’hui douteuse -, efficaces en matière de protection, - aujourd’hui

 

minimale -, efficaces en matière d’intervention,- aujourd’hui limitée-. Des Armées revenues et maintenues à la hauteur des ambitions de la France, propres à « redonner à notre pays sa place et son rang » comme le proclamait M. Hollande dans son discours sur la défense du 11 Mars 2012..

 

Il faudrait ouvrir, dans ce pacte, trois premiers volets. D’autres viendront ensuite.:

 

- Annuler les réductions d’effectifs prévues

 

 

D’abord l’annulation pure est simple de la mesure de réduction de 24 000 postes, qui devait prendre effet à partir de 2015. Elle serait pour nos Armées, une sorte de coup de grâce.

 

- Réétudier les bases de Défense

 

La reprise aussitôt des études, entre militaires, et aux niveaux qui conviennent, sur la mutualisation des soutiens, « usine à gaz » qui pourrait conduire à un nouveau Louvois. La mutualisation est une idée saine, à condition de ne pas l’imposer de façon uniforme et technocratique, comme l’a été la création des Bases de défense. Parallèlement, les Chefs de Corps doivent retrouver, en matière de soutien, et de logistique, l’autonomie nécessaire à leur entraînement et leurs engagements. Le coeur du métier auquel on veut réduire le soldat n’est pas logé dans ses mollets.

 

- Redonner aux militaires la place qui leur revient

 

Le Ministère de la Défense doit être reconquis par les militaires. Presque totalement absents actuellement, ceux-ci ont trop perdu d’influence dans ce qui est pourtant leur domaine de compétence. Ils s’en vexent, s’en alarment, et viennent alors le doute et la lassitude. Certes les CEM s’expriment, mais s’ils sont entendus, sont-ils pour autant écoutés ? Le moment serait assurément propice à la création d’un poste de secrétaire d’Etat, réservé à un jeune Général en deuxième section, comme avait su le faire autrefois M. Valéry Giscard d’Estaing.

 

Voilà. J’ai dit l’essentiel, de façon ramassée, sans détours, sans périphrases, sans circonvolutions.

 

Ce que les soldats attendent maintenant, c’est, sans détours, sans périphrases, sans circonvolutions, les décisions de bon sens qui s’imposent.

 

Sinon…Certains parlent de « révolte », de « manifestations », de « résignation » ? J’avoue n’en rien savoir, et cela m’est égal. Car dans ces hypothèses la France ne comptera plus, pour sa défense, que sur une force armée amoindrie, société de services à faible motivation, et à la crédibilité douteuse.

 

Une mécanique médiocre, introvertie, indifférente.

 

Bernard MESSANA

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