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La Guerre d'Algérie

1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 06:35
Patrimoine et Développement (dont je fais partie) organise
le Samedi 12 Avril à 14 H30 une visite guidée ,gratuite, au cimertière St-Roch de Grenoble.
Objet: les tombes des Militaires (célèbres) .
Guide bénévole: Michel Mercier
 Rendez-vous, entrée du Cimetière ,2 rue du Souvenir
 
D'autre part, dans le cadre de la  ,commémoration de la Grande Guerre,
Samedi 5 Avril à 14 H 30 à la salle de conférence de la maison du Tourisme de Grenoble
une conférence intéressante sur L'HOPITAL BENEVOLE installé dans la villa DOUILLET, rue Thiers:
 
Hentz antoine, de l'UNC Dauphiné , Section Vercors
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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 21:12

 

 

« Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie / Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie / Entre les plus beaux noms,  leur nom est le plus beau / Toute gloire près d'eux, passe et tombe éphémère / Et comme le ferait une Mère / La voix d'un Peuple entier, les berce en leurs tombeaux  / Gloire à notre France éternelle / Gloire à ceux qui sont morts pour elle / Aux martyrs, aux vaillants, aux forts / A ceux qu'enflamme leur exemple / Qui veulent place dans le temple / Et qui mourront, comme ils sont morts » (Victor Hugo – « Les Chants du crépuscule ») 

 

… 12 Novembre 1960

 

Une nouvelle consternante parvient dans les unités parachutistes. Dans les Aurès, les fells ont surpris un groupe de combat du 1er REP à sa descente d’hélicoptères, faisant 11 morts et 6 blessés graves.

 

15 Novembre 1960

 

Dans la chapelle de l’hôpital Maillot à Alger, eut lieu la cérémonie militaire et religieuse en l’honneur des légionnaires tombés le 12. Ils allaient maintenant reposer comme tant d’autres dans cette terre d’Algérie qu’ils avaient défendue jusqu’à l’ultime sacrifice et qui était la leur désormais.

Au cimetière de Zéralda –qui gardera à jamais, dans son « carré légionnaire » les dépouilles mortelles de ces soldats morts pour la France- l’aumônier de la 10ème Division Parachutiste, le Père Delarue, bien qu’habitué à conduire des légionnaires à leur dernière demeure, se sentait, devant tous ces cercueils, bouleversé. Ce qui le mettait en rage, lui, prêtre, c’était l’absurdité de cette mort si elle ne correspondait plus à un sacrifice exigé par la Nation. Onze cadavres inutiles et scandaleux… Onze cadavres de plus dans cette longue liste… Et sa détresse, sa lassitude étaient immenses, de cette guerre où des hommes valeureux payaient de ce qu’ils avaient de plus cher pour racheter l’incompétence, la veulerie, les fautes et les palinodies de leurs gouvernants.

Tous écoutaient, muets et bouleversés, les dernières prières douloureuses de l’aumônier. Des paroles simples lui venaient aux lèvres. Il disait :

« Vous étiez venus de tous les pays d’Europe où l’on aime encore la liberté pour donner la liberté à ce pays… La mort vous a frappés en pleine poitrine, en pleine face, comme des hommes, au moment où vous vous réjouissiez d’avoir enfin découvert un ennemi insaisissable jusque-là… »

Et, d’une voix forte, il ponctua en criant presque :

« Vous êtes tombés au moment où, s’il faut en croire les discours, nous ne savons plus, ici, pourquoi nous mourons ! »

Puis le clairon, gonflant ses joues et les veines de son cou, lança vers les airs cette courte sonnerie saccadée : la sonnerie aux morts.

« Notre Père, qui êtes aux Cieux… » commença le prêtre, de sa voix qui tremblait et qui n’avait pas son impassibilité habituelle. Et tandis que se continuait le Pater, chez ces grands enfants qui écoutaient, recueillis, se reflétait un immense chagrin au souvenir de leurs camarades de combat. Chez certains, les yeux devenaient troubles comme sous un voile et, à la gorge, quelque chose s’étranglait. Sur toutes ces têtes alignées, flottait pour la dernière fois, l’ombre de ceux qui étaient morts, parce que la France, une dernière fois, le leur avait demandé. Et quand le prêtre, après un arrêt, et la voix plus grave encore, prononça les derniers mots de l’Ave Maria, d’une simplicité sublime : « Sainte Marie mère de Dieu… priez pour nous, pauvres pécheurs… maintenant… et à l’heure de notre mort », tout à coup, sur les joues de ces hommes rudes que l’on qualifiait « d’inhumains », de brusques larmes coulèrent, qui jaillissaient rapides et pressées comme une pluie…

L’émotion avait atteint un degré douloureux. La foule pleurait en silence communiant dans la douleur avec « ses soldats », « ses légionnaires ». Puis le nouveau chef du 1er REP, le Colonel Dufour,  s’avança à son tour pour dire adieu à ses hommes. Il énuméra les noms de ceux qui ne feraient plus le chemin, tant rêvé, du retour dans leur foyer. Ces noms qui, bientôt ne vivraient plus que dans le cœur des mères, émurent le silence, cognèrent aux poitrines, bâillonnèrent les gorges et mouillèrent de nouveau les yeux. Puis il termina par ces mots :

« Il n’est pas possible que votre sacrifice demeure vain. Il n’est pas possible que nos compatriotes de la Métropole n’entendent pas nos cris d’angoisse ».

Il salua ; les clairons sonnèrent : « Au drapeau ». Les détachements présentèrent les armes et défilèrent, les yeux tournés vers les tombes. Les visages graves, bronzés et maigres, recelaient toutes les tristesses cachées, toutes les tares et tous les deuils qui les avaient amenés là.

« Nous ne savons plus ici pourquoi nous mourrons… » Ces paroles du père Delarue allaient avoir un écho immédiat : il allait, sur le champ, être banni d’Algérie et exclu des unités parachutistes.

« Si quelqu’un veut savoir pourquoi nous sommes morts, dites-leur : « Parce que nos pères ont menti ! » s’était écrié Rudyard KIPLING, après que son fils fut tué à la bataille de LOOS en 1915.

Trois semaines plus tard, le Colonel Dufour fut relevé de son commandement pour avoir exprimé en public ses sentiments « Algérie française » et fut prié de quitter le sol algérien avant le 9 décembre 1960, date d’arrivée de de Gaulle à Oran. Ecarté de la Légion, affecté en Métropole, le Colonel Dufour choisira quelque temps plus tard la clandestinité et rejoindra, en Algérie, les rangs de l’OAS.

 

      8 Janvier 1961

 

            Un événement tout à fait extraordinaire venait de se dérouler au 1er REP. Pour la première fois depuis le début des guerres d’Indochine et d’Algérie, des officiers de cette prestigieuse unité refusaient de partir en opération. Ils se mettaient en grève ! Unanimement hostiles à la politique algérienne du général de Gaulle, ils n’acceptaient plus de voir mourir leurs légionnaires alors que l’indépendance de l’Algérie semblait inéluctable. A quoi pouvaient désormais rimer ces opérations incessantes et meurtrières à l’heure où le chef de l’état clamait qu’il voulait en finir à n’importe quel prix avec le « boulet algérien ». L’absurdité dépassait les bornes. Ils avaient donc décidé de faire la « grève de la mort ».

            Un vent de panique souffla à tous les échelons de la hiérarchie. Quoi ! La « grève de la mort » ? Impensable pour des hommes qui étaient « soldats pour mourir » ! (1)

Une pluie de sanctions s’abattit sur les révoltés qui furent mis aux arrêts et mutés immédiatement en Métropole. L’un d’eux, le Lieutenant Roger Degueldre fut affecté au 4ème Régiment Etranger d’Infanterie mais il refusa de rejoindre son nouveau corps. Le 25 janvier 1961, il entra dans la clandestinité. Les dés de son destin étaient jetés. Une légende naissait…

            A Zéralda, fief du 1er REP, le cœur n’y était plus et les questions que posaient les cadres rescapés de la purge n’obtenaient aucune réponse de la hiérarchie : le drapeau du FLN va-t-il flotter sur Alger ? Après avoir été vaincu sur le terrain, le FLN y sortira-t-il vainqueur ? Que vont devenir les Européens ? Et les Musulmans ralliés au drapeau français, eux qui ont cru aux promesses de l’armée ? Après l’Indochine, l’Algérie… L’armée sera-t-elle donc éternellement vaincue, éternellement parjure ?

Et de mains en mains l’on se passait une lettre. C’était une missive vieille de 2000 ans. Le texte, rapporté par Suétone, était de Marcus Flavinius, centurion à la 2ème cohorte de la légion Augusta. Destiné à son cousin Tertullus, il avait été écrit en Numidie, ainsi que s’appelait l’Algérie à l’époque romaine : « Si nous devions laisser nos os blanchis en vain sur les pistes du désert, alors que l’on prenne garde à la colère des légions ! »

La colère des légions ! Elle se concrétisa le 22 avril 1961 avec le soulèvement des plus belles unités de légion et de parachutistes… et se termina par la dissolution du 1er REP.

 

José CASTANO

e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

 

Prochain article : LA FIN DU 1er REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES

 

(1) - En janvier 1885, lors des préparatifs de l’attaque de Bac Ninh, au Tonkin, le général de Négrier s’était adressé aux légionnaires des 1er et 2ème Bataillon en ces termes : « Vous, légionnaires, vous êtes soldats pour mourir et je vous envoie où l’on meurt ! »

 

"Les témoins sont le sel d'un pays. De près, ils brûlent la peau, car personne n'a envie de les entendre. Mais ils persistent, solitaires et tristes, accrochés à leur mémoire. Ils attendent leur heure. Ils possèdent la résistance du grain de sable. C'est la dernière responsabilité qui nous incombe : Eviter que nos enfants aient un jour les dents gâtées par les raisins verts de l'oubli. Écrire et raconter, inlassablement, non pour juger mais pour expliquer. Ouvrir la porte à ceux qui cherchent une trace du passé et qui refusent le silence, repiquer chaque matin le riz de nos souvenirs... Ne pas lâcher prise,  jamais,  pour celui qui est demeuré dans le bien et dont l'amour est resté là-bas dans une colline de l'Alma... (1)" - Cdt Hélie de Saint Marc  ("Les sentinelles du soir")

(1) L'Alma était le nom d'un village d'Algérie à proximité duquel le Lieutenant Yves Schoen, beau-frère du Commandant de Saint Marc, a été tué en 1959 à la tête d’une unité de Harkis.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 12:24

Bd Voltaire

Gabriel Robin

 

La chaîne d’information continue BFMTV a récemment diffusé un court document sur le quotidien de jeunes djihadistes légalement français ou belges en Syrie. Ils appartiennent à une brigade islamique francophone combattant pour le compte de l’État islamique en Irak et au Levant, leur langage est un sabir d’arabe et de français de banlieue, leurs mœurs sont barbares. Dans ces brigades de volontaires d’un genre nouveau se trouvent de jeunes Français maghrébins mais aussi des Français d’origine européenne convertis. Profondément apatrides, ils ne se reconnaissent pour seul maître qu’« Allah » et pour seule patrie que la communauté des croyants, l’« umma ».

Dans cette vidéo, ces « jeunes » radicaux traînent derrière un pick-up des cadavres d’ennemis morts au combat, ultime marque d’irrespect d’une guerre dans laquelle toutes les lois martiales et humaines ont été sacrifiées sur l’autel du fanatisme. Des images glaçantes, terrifiantes. Voilà ce que notre diplomatie entendait soutenir en Syrie : les troupes du nihilisme, de la volonté de mort. Nous ne devons pas prendre de gants avec ces gens, ils devraient à mon sens être purement et simplement interdits du territoire de l’Union européenne. De toute façon, ils ne se sentent nullement français ou européens, ils ne se définissent que par leur vision fanatique de la religion. Ici ne se trouve pas leur terre, ils ne sont chez eux qu’en terre d’islam, et encore là-bas non plus leur présence n’est pas souhaitée, car ce ne sont que des monstres.

Ces troupes, tout à fait semblables aux « Einsatzgruppen » de la Seconde Guerre mondiale, sont mortellement dangereuses, méprisent la vie humaine et feront tout pour s’illustrer dans des attentats et mourir en « martyrs ». Selon l’auteur des Français Jihadistes, David Thomson, dans une interview rendue au journal 20 Minutes : « […] la possibilité d’attentat en France n’a jamais été aussi grande qu’aujourd’hui, pour la simple raison qu’il n’y a jamais eu autant de djihadistes avec des passeports français qui se revendiquent de l’idéologie d’Al-Qaïda. ». Comme en témoigne la récente arrestation de l’un d’eux à Mandelieu, dans les Alpes-Maritimes. Ce « jeune » inspiré par Mohamed Merah semblait prendre le chemin de celui-ci et s’était décidé à agir seul, selon le mode de fonctionnement dit du « loup solitaire ». Combien de « loups solitaires » en France sont passés à travers les mailles du filet et attendent leur heure pour passer à l’action ? Probablement des centaines, pour des centaines de victimes potentielles.

Qu’ils soient convertis ou nés musulmans, nous n’avons plus à justifier par la psychologie ou la sociologie leur fanatisme. Mais bien plutôt à les combattre avec la dureté qui s’impose, afin que la France ne devienne pas à son tour une terre de djihad, comparable à la Syrie actuelle.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 18:13

030

 

Avec la photo originale c'est nettement mieux !

 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 16:35

 

Le Jeudi 27 mars 2014 17h14, Jacques MYARD <jmyard@club-internet.fr> a écrit :
 



COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député de la Nation
Maire de Maisons-Laffitte
Président du Cercle Nation et République

 
Le 27 Mars 2014





a/s Proposition de loi n°1263 de Jacques Myard : lutter contre les dérives djihadistes : Il est urgent d'agir !

La découverte d’un projet d’attentat sur la Côte d’Azur met en lumière le nombre élevé de jeunes Français en Syrie engagés dans des mouvements djihadistes, près de 700, et la dangerosité de ces individus à leur retour en France.

Jacques Myard a déposé une proposition de loi, il y a 9 mois, pour interdire la participation de Français à des conflits armés hors du territoire de la République en l’absence d’accord exprès des autorités françaises. Cette proposition de loi prévoit cinq années d’emprisonnement, 75 000 euros d’amende et la déchéance de la nationalité française en cas d’infraction à la loi.

J. Myard précise qu'il a fait partie de la Commission d’enquête sur le fonctionnement des services de renseignement français dans le suivi et la surveillance des mouvements radicaux armés mise en place en janvier 2013 qui avait mesuré l’ampleur du phénomène.

Notre législation se trouve à l’heure actuelle souvent impuissante pour appréhender ces jeunes, faute de preuve et sachant que seuls les faits relevant de l’association de malfaiteurs en liaison avec une entreprise terroriste peuvent être poursuivis par la justice.

Il est inadmissible que de jeunes Français rejoignent des mouvements armés alors même que la France les combat. Il est ainsi révoltant de voir ces « djihadistes français » participer au massacre de civils et rebelles syriens au nom de la lutte contre les « mécréants ». Une telle situation a des conséquences directes sur la France, nombre de ces djihadistes étant tentés à leur retour, comme on le voit avec le projet d’attentat déjoué, de mettre en pratique leur dangereux savoir-faire acquis sur le terrain auprès des groupes armés djihadistes.

C’est pourquoi Jacques Myard saisit le Ministre de l’intérieur, M. Valls, le président du groupe UMP Christian Jacob ainsi que le président de l‘Assemblée nationale, C. Bartolone, afin d’inscrire au plus vite sa proposition de loi à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

Il urgent d'agir et surtout de prendre conscience que nous ne vivons pas dans un monde de bisous nounours , à défaut nous l'apprendrons à nos dépends .

Pour vous reporter au texte de la proposition de loi n°1263, cliquez sur le lien suivant :

http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion1263.asp
 
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 22:05
Minurne
"LA GUERRE EST LA CONTINUATION DE LA POLITIQUE PAR D'AUTRES MOYENS" (Clausewitz)


"C'est une mission de police du ciel" a expliqué le ministre de la Guerre, Le Drian, pour expliquer l'envoi prochain (en mai ?), en Pologne, de quatre avions de chasse de l'Armée de l'air dont la mission sera de protéger les pays baltes contre une attaque de la Russie. Juste une mission de police ? Ne nous a-t-il pas déjà fait le coup quand il affirmait que l'envoi de troupes en Centre-Afrique serait "une simple mission de police" de quelques semaines ?

Sauf que la Russie, ses fusées balistiques, ses 15 000 chars et son million d'hommes, ce n'est pas le Mali, ni le Centre-Afrique.

C'est quoi cette manie des socialistes de vouloir faire la police dans le monde entier quand ils ne sont pas capable de la faire dans nos cités ? Ils trouvent que ce n'est pas assez tropical, le 9-3 et les quartiers nord de Marseille ? 

"La crise en Crimée est la plus sérieuse depuis la guerre froide", vient de déclarer Laurent Fabius, ministre étranger aux affaires étrangères. Il demande à la Russie "d’éviter une escalade dangereuse". Il va pourtant falloir que les dirigeants français et M. Jean-Marie Colombani ("Le retour de la guerre froide", slate.fr, 3 mars) s’y fassent : la Crimée, c’est une affaire finie. Poutine lui a fait réintégrer la Russie dont elle faisait partie depuis des siècles et il ne reviendra pas sur cette décision qui lui vaut une popularité sans précédent auprès du peuple russe.

UNE DOUBLE ERREUR HISTORIQUE


Et puis affirmer que la crise en Crimée est la plus sérieuse depuis la guerre froide est une double erreur historique.

La première est qu'il n'y a pas de crise en Crimée ! La population a manifesté joyeusement sont rattachement à la Russie après un référendum où elle a montré massivement que c'était son désir le plus cher. La crise, elle est en occident : Obama et Hollande sont furieux que Poutine ose leur tenir tête en refusant de leur céder la grande base militaire de Sébastopol qu'ils espéraient obtenir après l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN.

Plus de Crimée, plus d'intégration de l'Ukraine à l'Europe, ont fait savoir Hollande et Merkel au Premier ministre ukrainien, trahissant par là que la charge de l'Ukraine pour l'Europe (qui aurait du payer pour son redressement) n'a d'intérêt que si la Crimée et surtout Sébastopol sont dans le paquet cadeau !

Et pourquoi ? Parce que sans Sébastopol, l'aide russe à la Syrie deviendrait difficile voir impossible. La base marine russe de Tartous en Syrie serait asphyxiée et l'aide russe à El Assad difficile et plus coûteuse à acheminer.

Or Obama et Hollande comptent sur la reconnaissance qu'auraient (ils rêvent !) les islamistes sunnites mis en place après le départ de El Assad pour obtenir le pétrole syrien, unique raison de l'appui européen à la révolte syrienne que l'Europe a largement contribué à fomenter par ses promesses de soutien et qu'elle a armée.
De plus, Obama compte de son côté sur le départ de El Assad pour affaiblir la position de l'Iran dans la région.

La seconde erreur est de qualifier la Crimée de crise "la plus sérieuse depuis la guerre froide".

C'est oublier comment Europe et Etats-Unis ont poussé, en y suscitant des guerres civiles (1991-1999), au démembrement de la Yougoslavie au nom du droit des six peuples slaves dont elle était constituée à disposer d'eux-mêmes, peuples mi chrétiens mi musulmans que Tito avait eu tant de mal à faire vivre ensemble dans la laïcité.

C'est oublier comment l'OTAN a bombardé la Serbie pour en détacher le Kosovo pour en faire cadeau à la mafia islamo-albanaise (1999) avec la contribution active de la France en la personne de Bernard Kouchner promu "gouverneur" du Kosovo.

C'est oublier comment les Etats-Unis, avec les Européens comme supplétifs (Chirac excepté), ont renversé des régimes qui fonctionnaient de façon autoritaire sous l'étiquette socialiste et laïque, en Irak et en Libye, ou soutenu des révolutions qui ont engendré des années de pagaille et des milliers de morts, en Tunisie, en Egypte, en Syrie, au Soudan.

C'est oublier comment l'OTAN a bafoué ses promesses réitérées de ne plus s'étendre vers l'Est en faisant tout pour annexer les pays limitrophes de la Russie, notamment les pays Baltes, la Bulgarie, la Roumanie...

Poutine a tenu bon en Géorgie, Sarkozy a su négocier avec lui pour calmer le jeu ; il a tenu bon en Syrie, Kerry et Fabius n'en ont rien obtenu ; il tient bon sur la Crimée, et Kerry et Fabius qui se révèlent de bien arrogants et mauvais négociateurs par inculture historique et diplomatique, n'en obtiennent à nouveau rien. Alors ils menacent et montrent les dents, dernier argument des faibles.

Car le problème est là : Obama avec quelque lucidité sait qu'il n'intimidera pas la Russie dont l'armée a retrouvé sa confiance en elle-même et se modernise à toute vitesse : 600 milliards d'euros de crédits militaires sont encore prévus sur les cinq prochaines années, quand les Etats-Unis réduisent leurs budgets militaires.
Quant à l'Europe que Fabius pousse sans cesse à se joindre aux guerres françaises, "combien de divisions ?" aurait demandé Staline, Zéro !
Et ce ne sont pas les quatre avions de Le Drian, qu'il va falloir remettre en état de marche avant de les envoyer en Pologne pour y faire "la police du ciel" qui impressionneront Poutine.

Non plus que les menaces de représailles économiques que brandit Fabius et qui seront plus nuisibles à la France qu'à la Russie. On ne leur livrera pas les trois porte-hélicoptères Mistral en cours de fabrication à Saint-Nazaire ? 1 000 salariés qui perdent un an de travail, la CGT a d'ailleurs déjà manifesté son opposition à cette idiotie.
Et les Russes en représailles ont fait savoir que si les Mistral ne sont pas livrés, il faudra rembourser un milliard d'euros d'acompte et Alsthom pourra se brosser pour la fourniture commandée des rames du métro de Moscou, les Chinois ayant fait savoir qu'ils étaient "prêts à se substituer à Alsthom" a affirmé le directeur russe du projet d'extension du métro.
Sans oublier la possibilité pour la Russie de mettre sous séquestre les 600 entreprises françaises qui travaillent en Russie et celle de couper l'approvisionnement en gaz de l'Europe qui mettrait à genou plus d'un pays, dont l'Allemagne qui produit avec ce gaz 30 % de son électricité et devrait rouvrir en catastrophe ses centrales nucléaires ou multiplier les très polluantes centrales à charbon.

POURQUOI CETTE ESCALADE VERBALE ?


Fabius joue les Matamore, mais s'il avait un brin d'intelligence, ce dont on peut douter par moments, il saurait que l'Europe sans armée et la France sans moyens ne sont pas en position de négocier grand-chose avec Poutine.

Alors, pourquoi Hollande et lui jouent-ils à ce jeu imbécile parce que risqué de fauteurs de guerres ?

Elle est simple : un État se constitue à partir d'une ou d'une série de guerres. De la même façon, un État dont le pouvoir est très affaibli, c'est le cas de la France actuellement, a également besoin d'un ennemi extérieur pour ressouder la cohésion nationale quand elle est mise à mal et risque d'éclater en révolution interne.

Or nous y sommes, avec une France que le communautarisme fracture, une France au bord d'une révolte qui ne se manifeste pour le moment que dans les urnes et par des manifestations pacifiques de familles et de bonnets rouges, mais pourrait se transformer sous peu en vraie révolution.

Umberto Eco a écrit un article sur le sujet (Le Figaro magazine du 22 mars), j'y ai de mon côté consacré un long chapitre, La constitution des Etats par la guerre, dans un livre publié aux Editions universitaires européennes Dictus publishing sous le titre "Guerres indigènes en Océanie" que ceux que cela intéresse peuvent trouver sur Amazon.fr, Morebooks.de, quelques autres sites de vente en ligne, ou consulter à la bibliothèque Dag Hamaskjold de l'ONU.

Maurice D

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 15:59

> Publié par Xavier Moreau le 25 mars 2014
Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d’un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonnes, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide.Fondateur d’une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 10 ans, travaillant également sur l’Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.
>
Épisode 7 : vol au-dessus d’un nid de cinglés

 


> Humilié par son échec, le département d’État américain a décidé d’appliquer à l’Ukraine la même politique de terre brulée qu’en Syrie. Les bandes continuent de semer le désordre partout dans le pays. Deux députés de Svoboda se sont attaqués au directeur de la première chaîne publique de télévision, si bien que, même les journalistes français n’ont pas osé passer cela sous silence. Une gifle à un journaliste les choque davantage que « les snipers de l’OTAN» tirant sur les policiers et les manifestants, que ce soit à Damas ou à Kiev. Les mêmes snipers ont tenté, le 18 mars dernier, de faire basculer la réunification de la Crimée dans un bain de sang. Bilan : un soldat ukrainien et un cosaque sont morts. À ces morts s’ajoutent deux blessés, un dans chaque camp. Ces derniers sont soignés dans un hôpital russe de Crimée. La palme du mensonge, ou de la bêtise, revient à l’envoyée spéciale du journal « Le Monde ». Dans un tweet, Marion Van Renterghem évoque une procession pour « deux cosaques morts et rien pour le soldat ukrainien ». Cette idiote ne s’est même pas aperçue que, sur sa propre photo, c’est le portrait du soldat ukrainien qui est tenu par l’homme à droite. Ces deux hommes, qui ne seront malheureusement pas les derniers à tomber sous les balles de l’OTAN, ont eu droit à un enterrement commun à la maison des officiers. Ces cosaques et ces soldats ukrainiens de Crimée ne se sont pas trompés d’ennemi.
>
> Le reste de la situation à l’intérieur du pays oscille entre l’anarchie et le sordide. Les milices néo-nazies révèlent leur vraie nature, celle de brigands provenant des zones les plus arriérées de l’Ukraine, et cherchant à s’enrichir rapidement par la rapine systématique. Les miliciens sont devenus des hommes de main, investissant tour à tour l’usine de vodka de Némirov, des usines étrangères ou un train de passagers russes. Ajoutons que la semaine dernière, deux procureurs auraient été pendus dans la région de Lvov.
>
> Pour certains hommes d’affaires ukrainiens, Kiev ressemble désormais à Chicago, et c’est la radio anti-Poutine « Écho de Moscou » qui le dit. Le banditisme y est devenu incontrôlable. L’idéologie de « Pravy Sektor » a fait place à du racket pur et simple. Voici ce qui s’est passé la semaine dernière et dont la presse française ne parlera jamais :
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  • À Kiev, 11 notaires ont été attaqués par les « héros de la révolution (HR)» (Svoboda/Pravy Sektor).
  • Un restaurant turc à Bessarabka (centre de Kiev), qui venait d’ouvrir, a été réduit en cendres pour avoir refusé de payer l’impôt révolutionnaire mensuel.
  • Un chauffeur de taxi a été tué et un autre a disparu, après avoir repoussé une attaque avec un pistolet d’alarme. Les HR ont immédiatement convoqué les patrons des sociétés de taxis de Kiev, exigeant que le chauffeur soit livré au « tribunal révolutionnaire ». En cas de refus les HR entreraient en guerre contre les chauffeurs de taxi.
  • Deux HR, qui avaient été arrêtés pour extorsion dans le quartier de la gare centrale de Kiev, ont été immédiatement relâchés par Paruby, le néo-nazi à la tête du comité de sécurité ukrainien.
  • Deux étudiantes ont été violées sur le Maidan. L’une d’entre elle est morte de ses blessures, une autre, dans un état de prostration total, est hospitalisée.
  • Le magasin de luxe Helen Marlen a dû fermer pour ne pas avoir à payer la taxe révolutionnaire. Le magasin de parfum « Bonjour » a également fermé pour la même raison.
  • À suivre : le comité anti-corruption dirigé par Mlle Chernovol serait en fait une structure d’expropriation et de racket, qui s’attaqueraient aux appartements et maisons cossus de la banlieue de Kiev.


> Svoboda a créé une garde nationale pour tenter d’éloigner les racailles du centre de Kiev, et de se doter de forces armées autonomes, dévouées aux ministres néo-nazis du gouvernement putschiste. Jusqu’à présent l’essentiel de l’armée ukrainienne, basée à l’est, était contrôlée majoritairement par les russophones. En Crimée, 90% des troupes ont d’ailleurs rejoint l’armée russe. Au vu des premières images de l’entrainement de cette nouvelle garde nationale, elle ne sera pas d’une grande utilité contre l’armée russe. En revanche, elle pourra sécuriser sans problème la prochaine « Gay Pride » à Kiev : tôt ou tard, l’Union européenne fera subir à la capitale ukrainienne le même destin post fasciste que Zagreb.
>
> « Pravy Sektor » a refusé de déposer les armes et de rejoindre la garde nationale, ce qui en dit long sur le déroulement « démocratique » des prochaines élections. La mort d’Alexandre Muzytchko, l’un des piliers de « Pravy Sektor » est sans doute un signal pour le début des règlements de comptes entre groupes néo-nazis. Ce dernier avait récemment déclaré que les dirigeants de Svoboda avaient l’intention de le tuer. C’est la police de Svoboda qui s’en est effectivement chargée. Si cela s’était produit sous Ianoukovitch, la presse française aurait dénoncé un crime monstrueux contre la démocratie.
>
> Le département d’État américain, pris totalement au dépourvu par la réunification de la Crimée, cherche à reprendre la main en provoquant un bain de sang entre les armées russe et ukrainienne. Devant le peu d’entrain de cette dernière de vouloir s’engager contre un peuple frère, les conseillers militaires américains ont donné l’ordre à Svoboda de prendre progressivement le contrôle des troupes régulières, en augmentant la proportion de militants néo-nazis dans ses rangs. Dans le même temps, Svoboda envoie progressivement des véhicules blindés à la frontière russe, en essayant de mettre au sein des unités l’équivalent des commissaires politiques. Nombres de ces mouvements ont été bloqués par les populations de Donetsk, de Lougansk et de Kharkov.
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> Le gouvernement et le parlement sont sous le contrôle des activistes, dont la nature anti-démocratique est si évidente que même la télévision pro-Maidan le montre (ici les Afghaniets). Les leaders pro-russes dans l’est sont enlevés les uns après les autres par Svoboda, qui, rappelons-le, contrôle toutes les structures de force. La présence de mercenaires étrangers a été confirmée par la presse russe pro-américaine, leur mission étant de réprimer les mouvements fédéralistes dans le sud-ouest de l’Ukraine. Les oligarques Kolomoïski et Taruta avaient été les premiers à y faire appel.
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> Faute d’avoir les compétences et le courage pour diriger le pays, le gouvernement putschiste enchaine les mesures anti-russes pour camoufler sa nullité. Dernière mesure en date, Svoboda a exigé l’instauration d’un régime de visa avec la Russie. Arseni Iatsenouk s’est aussitôt opposé à cette décision stupide et a obtenu gain de cause. Vladimir Poutine avait, de toute manière, sagement décidé de ne pas appliquer de réciprocité. Plus de deux millions d’Ukrainiens de l’est travaillent en Russie.
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> Les Européens ont agité un peu de verroterie devant I ’insignifiant Premier Ministre, Iatsenouk, en lui faisant signer un accord d’association vide de tout contenu économique, le fameux volet politique (le prix de l’analyse la plus fumeuse va à Ulysse Gosset sur BFMTV). L’aide est pour l’instant distribuée sous forme de promesses, et le processus ressemble de plus en plus au « Téléthon ». Ils semblent que les instances internationales hésitent à prêter à un gouvernement qui aura peut-être disparu dans deux mois.
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Les sanctions


> Comme nous l’avions annoncé, les sanctions ont surtout été l’occasion d’une franche rigolade à Moscou. Les dirigeants russes n’ont même pas eu la politesse de faire semblant d’être inquiets. Le problème des occidentaux est, une nouvelle fois, de croire les mensonges qu’ils lisent dans les journaux, après les avoir dit eux-mêmes aux journalistes. Répétons-le : il n’y a plus d’oligarques en Russie. La richesse n’y fait plus le pouvoir, au contraire de l’Ukraine, où ils sont désormais gouverneurs ou ministre de l’intérieur. Les hauts fonctionnaires russes n’ont pas le droit d’avoir des comptes en banque et des actifs (hors immobilier déclaré) à l’étranger. Rien ne ferait plus plaisir à Vladimir Poutine que les biens des contrevenants y soient saisis. Un premier effet vertueux est d’ailleurs apparu, dès les premières menaces de sanctions, sous la forme de rapatriements de fonds en Russie.
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Les interdictions de visa


> Pas vraiment de surprise sur les listes noires américaine et européenne, sauf en ce qui concerne la présence d’Elena Mizulina, le député de Russie Juste, qui est chargé des lois sur la famille, et qui s’était fait connaitre en Europe pour son militantisme en faveur de la famille traditionnelle.
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> Nos lecteurs s’imaginent bien que cette gentille dame n’a pas grand-chose à voir dans la réunification de la Crimée. De plus, elle n’appartient pas au parti du Président Poutine, mais à « Russie Juste », lui-même membre de l’internationale socialiste, tout comme le Parti Socialiste français. La rage l’a sans doute emporté chez le lobby LGBT, à l’idée que la « Gay Pride » à Sébastopol sera bannie pour 100 ans. Plus sérieusement, cela démontre que l’OTAN mène une guerre totale contre l’Europe, où le combat civilisationnel reste central.
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Le gaz


> Les journalistes n’ont désormais plus que ce mot à la bouche, alors que la Russie n’a jamais brandi l’ombre d’une menace et qu’elle continue de financer la dette gazière ukrainienne. Cette dette va s’accroitre considérablement, puisqu’en plus de la fin du discount de décembre 2013, s’ajoute la fin de celui qui avait été accordé lors de la reconduction du bail de Sébastopol en 2010.
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> L’Europe ne peut remplacer ni à court terme ni à moyen terme sa dépendance au gaz russe et elle serait bien stupide de le faire. L’exploration du gaz de schiste ukrainien aboutira aux mêmes déceptions qu’en Pologne. La rentabilité n’y sera pas, comme aux États-Unis où cette bulle explosera tôt ou tard. En attendant, les États-Unis ne feront pas profiter les Européens d’une énergie subventionnée, qui leur a permis de relancer une partie de leur industrie, notamment la chimie lourde. Cela reviendrait à subventionner ses propres concurrents. Si par miracle, les recherches aboutissaient en Ukraine, l’exploitation profiterait en premier lieu à l’est de l’Ukraine, puisque les deux champs se trouvent près de Kharkov et de Donetsk. Quant à l’exploration en mer noire, c’est désormais avec la Russie qu’il faudra négocier.
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> Enfin, c’est la Chine qui devrait faire, grâce aux pressions occidentales, une bonne affaire, en signant prochainement un contrat très favorable sur la livraison de gaz russe (plus de détails à venir).
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Les « Mistrals »


> L’intérêt supérieur de la France est préservé car c’est l’option chevènementiste qui l’emporte. La bonne nouvelle est venue du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian : « Pas de décision avant octobre 2014 ». Sept mois pour oublier la Crimée seront plus que suffisants. Les matelots russes vont donc arriver bientôt en France pour y être formés. Peu importe qu’il ait fallu, pour calmer les Polonais hystériques et les Américains revanchards, annuler quelques manœuvres franco-russes et envoyer quelques « Rafales » pour soutenir les vieux mono-réacteurs F-16 de l’US Airs Force (l’heure de vol du F-22 est hors de prix et le F-35 s’obstine à ne pas vouloir voler correctement). Soulignons au passage la méconnaissance totale de l’état réel des chantiers navals russes par les rédacteurs du réseau Voltaire. La Russie n’est pas en état de produire un navire comme le Mistral, elle devra pour cela reconstruire ses chantiers navals, laissés en déshérence pendant l’ère Eltsine. La France pourrait l’y aider d’ailleurs…
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Le G8


> Le meilleur pour la fin. Cette proposition d’exclure la Russie avait été proposée en 2008, par John McCain, et avait plutôt suscité la moquerie. Devant le choix limité de sanctions, nos malheureux occidentaux ont dû ressortir cette « punition », de la boite à malices du vieux sénateur. Soyons clairs, Vladimir Poutine s’en moque plus que de sa première Vodka, d’autant qu’avec 14% (de son PIB) d’endettement, la Russie n’a plus vraiment sa place entre le Japon et les États-Unis qui battent tous les records. Le G7 n’est qu’un club de puissances endettées sur le déclin. Washington n’a toujours pas compris, ou ne veut toujours pas admettre, que le monde a changé, et qu’il est temps d’écouter Ron Paul et Patrick Buchanan, plutôt que ces anciens trotskistes devenus néo-conservateurs. La Russie est à l’heure du G20, et les puissances européennes devraient s’y mettre au lieu de s’enferrer dans un combat d’arrière-garde, pris au piège entre l’UE et les États-Unis.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 07:03

Officiers, 

Sous-officiers, Officiers Mariniers, 

Soldats, Marins et Aviateurs, d’Active et de Reserve, 

Personnel Civil des Armées, Directions et Services, 

 

Appelé en ce jour à l’honneur d’être votre chef, je m’incline devant vos drapeaux, vos pavillons, vos étendards et vos fanions .Ils guident notre action et symbolisent notre engagement pour la patrie. Mes premières pensées vont à nos frères d’armes engagés en opération extérieure ou dans nos missions permanentes. 

Je m’incline avec respect et émotion devant la mémoire de ceux qui sont tombés au champ d’honneur. J’y associe leurs familles endeuillées, et salue aussi nos blessés dont le sens du devoir et le courage forcent notre admiration. Je rends hommage à mon prédécesseur l’amiral Edouard GUILLAUD .Sous son commandement, durant quatre ans, nos armées ont toujours été au rendez-vous : au Liban, en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye, au Mali, en Centrafrique, dans l’Océan Indien, sur tous nos théâtres d’opération de même que nos postures permanentes de sureté et de dissuasion, au service de la France. Dans le même temps, elles ont poursuivi leur transformation, à travers des réformes difficiles, d’une ampleur considérable. 

L’engagement opérationnel est notre finalité, notre priorité. Sur les théâtres d’aujourd’hui et de demain, nous continuerons à nous adapter : c’est la clé du succès dans chacune de nos missions. 

Le livre blanc de 2013, puis la loi de programmation militaire 2014-2019 nous fixent le cap et une feuille de route pour les années à venir. Nous la mettrons en oeuvre avec comme objectif premier l’optimisation des capacités opérationnelles des armées. 

Nous entrons ainsi dans une nouvelle phase de notre transformation. Pour avoir conduit la réforme des armées ces quatre dernières années, je sais que c’est un nouveau défi, nécessaire pour garantir à la France les armées dont elle a besoin. 

Je signerai aujourd’hui l’ordre aux armées, directions et services pour les trois prochaines années. Ambitieux, mais réaliste, il fédère les projets de chaque armée, direction et service, et définit ce que j’attends de vous. Sous la contrainte d’un budget compte, nous devons repenser notre manière d’agir, faire autrement et ensemble. Au moment de prendre mes fonctions de Chef d’État-Major des Armées, je mesure avec gravité l’étendue des responsabilités qui me sont confiées et l’ampleur des défis que nous allons relever. Je vous dis ma fierté de vous commander et ma confiance dans votre capacité à faire face avec ardeur. Je compte sur votre détermination et vos talents, pour le succès des armes de la France. 

Général d’Armée Pierre de VILLIERS 

Chef d’état-major des Armées

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 21:49

Correspondant Défense-1Correspondant Défense-2   

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 17:04

jeudi 13 mars 2014

«  Ne pas subir » (Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

2014 : « année vérité » pour la Défense

L’Afrique, zone stratégique essentielle

La France comprend que l’Afrique, bordée par la Méditerranée, le golfe de Guinée et l’Océan Indien, est sa zone d’intérêt stratégique prioritaire. Ce continent, proche de l’Europe, riche en matières premières et en pleine expansion démographique, est traversé par un courant islamiste intégriste meurtrier dont le référentiel de valeurs est radicalement différent du nôtre. Notre ministre de la Défense a d’ailleurs présenté récemment aux Etats-Unis le nouveau dispositif militaire français en Afrique subsaharienne.

La violence qui se développe au Sud est d’autant plus menaçante qu’elle peut s’appuyer en France mais aussi en Europe sur des noyaux islamistes déjà implantés.Les centaines de djihadistes français qui combattent aujourd’hui en Afghanistan, en Syrie, en Libye et dans le Sahel, comme l’a rappelé le ministre de l’Intérieur, peuvent organiser demain, contre les intérêts de la France, des actions subversives nourries d’islamisme.

Cette menace commence à être évoquée après avoir été longtemps niée. Notre pays se doit donc de préparer avec réalisme, des mesures à mettre en œuvre pour assurer, le cas échéant, la protection des Français et la neutralisation de ces noyaux terroristes.

Le caractère toujours contingent des conflits

Les engagements au Mali et en RCA ont conduit nos dirigeants à communiquer très vite sur la durée prévue de nos interventions et sur l’échéancier de réduction des forces déployées. Aucune de ces prévisions n’a été respectée. C’est ainsi que l’on compte encore plus de 2 500 soldats au Mali - ils étaient plus de 5 000 au plus fort de la crise - et que les effectifs en RCA viennent d’être renforcés récemment de 400 militaires pour tenter de stabiliser une situation très difficile dans laquelle notre pays est intervenu, à l’évidence, trop tard et avec trop peu de moyens pour une mission trop floue.

On mesure aussi combien les drones et satellites, si utiles au Mali, sont peu efficaces en RCA. Ainsi se vérifie la règle de bon sens qui veut qu’une armée dispose d’une gamme complète de moyens, en quantité suffisante, pour faire face aux multiples crises dans lesquelles elle peut être amenée à intervenir. La « caisse à outils » militaire de la France commence à être incomplète, même pour des interventions de faible niveau. Elle risque de le devenir hélas de plus en plus…

Le respect de la loi de programmation militaire (LPM) : un impératif absolu

Recevant une trentaine de présidents d’association du monde de la Défense le 9 janvier, Jean-Yves Le Drian a rappelé que les crédits prévus dans la LPM 2014-2019 devaient être mis en place intégralement, faute de quoi tout l’échafaudage visant à maintenir, dans un fragile équilibre, la cohérence de nos forces s’effondrerait. « Il faut que rien ne manque, cela ne marche que si toutes les pièces sont là ».

Il a d’ailleurs confirmé à l’ASAF qui l’interrogeait à ce sujet au cours de cette réunion, que les déclarations du président de la République, en début d’année, relatives aux économies à réaliser dans la dépense publique, ne toucheraient pas la Défense et que « les ressources seront maintenues ».

Or l’on sait que le maintien de ces ressources dépendra de la signature ou non du contrat de vente du Rafale à l’Inde, de la prise en charge ou non du coût des Opex, du montant des ressources exceptionnelles - cessions immobilières et d’actifs - effectivement allouées et du résultat du combat que déclare mener le ministre contre Bercy pour que la Défense obtienne son dû. Leur réalisation permettra donc de savoir si notre armée va brutalement perdre toute cohérence ou si elle continuera seulement de décliner doucement en attendant des jours meilleurs.

Il importe donc qu’en 2014, notre pays fasse l’effort de redressement économique nécessaire, traque les gaspillages financiers et redonne aux fonctions régaliennes de l’Etat, notamment la Défense, des moyens aujourd’hui insuffisants.L’ASAF compte sur tous ceux qui partagent ses préoccupations d’intérêt national pour la rejoindre, s’exprimer et agir avec elle.

Rédaction de l’ASAF - (www.asafrance.fr)

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