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La Guerre d'Algérie

15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 12:36

Le 25 janvier 2014 lors de notre Assemblée Générale, Jean Pierre Martin nous honorera de sa présence pour une conférence sur la guerre de 14-18.

Il nous sera possible d'acquérir son dernier ouvrage, dédicacé.

 

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Bibliographie de Jean Pierre MARTIN

 

TRAVAUX HISTORIQUES

 

COMMUNICATIONS-CONFERENCES

avril 1996 : CRSSA : “ des mots et des morts, histoire des peuples yougoslaves ”

sept. 1996 : Congrès des sociétés savantes, Montmélian : “ La bataille de l’Assiette ”

oct.1996 : 121e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nice : “ l’esprit des lumières dans la conception du traité de Turin ; 1760 ”

déc. 1996 : Colloque campagne d’Italie, Grenoble : “ la stratégie de Bonaparte à l’épreuve de la montagne ”

mars 1998 : Souvenir napoléonien, Grenoble : “ l’armée et les Cent-Jours ”

avril 1998 : SSHA, Chambéry : “ la dédition du comté de Nice à la Savoie ; 1388 ”

mai 1998 : Congrès Vauban, Chambéry : “ les fortifications de Savoie dans la bataille des Alpes ; juin 1940 

septembre 1998 : “ Mustapha Kemal : la Turquie à la reconquête de son destin ” ;

“ 1453, la prise de Constantinople : la première victoire de l’artillerie ”

novembre 1998 : Colloque 80éme anniversaire de la victoire : “ Une action de rupture en montagne : l’offensive du Sokol-Dobropolje ; 15 septembre 1918 ”

novembre 1999 ; colloque des Sociétés savantes de Savoie, Chambéry : “ Napoléon et la montagne ”

2003 : CRDP Grenoble : « La Glorieuse Rentrée des Vaudois au Piémont. »

2005 : Souvenir napoléonien : « Napoléon et la Vendée. »

2005 : Académie delphinale : « L’histoire du sentiment de la montagne. »

2006 : Colloque national des universités inter-âges ; « la fortification, histoire et mémoires » ; Amiens.

2006 : « Guerre et pacifisme ; l’exemple de la Grande Guerre » ; St-Pierre de Belleville.

Septembre 2006 : Conception et réalisation du catalogue de l’exposition « Bons pour le service », consacrée à l’histoire de la conscription (Bastille de Grenoble).

Août 2007 : conception à la demande de la Ville de Grenoble de l’exposition consacrée au général Le Ray, commandant départemental des FFI (Bastille de Grenoble).

Octobre 2007 : Discours de réception à l’Académie delphinale : « les maquis de Chartreuse, exemplarité ou marginalité ».

20 et 21 novembre 2008 : Participation au colloque international « Les militaires dans la Résistance en Dauphiné-Savoie. »

Avril 2009 : Cercle Bastiat « L’armée et la Révolution ; quand l’armée vint à manquer à son roi »

Octobre 2009 : Conception et contribution à la réalisation de l’exposition La guerre d’Algérie, une exigence de vérité au profit de l’Union des combattants du Dauphiné.

Contribution à la création du musée des troupes de montagne de Grenoble en tant que directeur du conseil scientifique. Par ailleurs, figure au conseil scientifique du musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère.

Novembre 2009 : « L’Armée d’Afrique, 130 années au service de la France » (salle polyvalente de Montbonnot)

23 juin 2010 : « Juin 40, étrange victoire, étrange défaite » (mairie de Voreppe).

Juillet 2010 (revue du Rotary international) : « Le Linceul de Turin, défi à la science ».

Décembre 2010 : Académie delphinale : « Le Montgenèvre, un destin avorté ».

10 mars 2011 : Institut méditerranéen d’art et de culture « Forts et fortifications du pays niçois, enjeu d’histoire, enjeu de mémoire ».

2 mai 2012 : Cercle Bastiat : « Stalingrad, tournant de la guerre ou victoire hasardeuse ? »

13 novembre 2012 : IEP Grenoble ; colloque « Le conflit algérien ; histoire et mémoires  ̶  cinquantenaire d’une séparation ».

 

REVUES, PUBLICATIONS

Nombreuses publications au profit des Cahiers des TDM et de la RHA

Ouvrages publiés :

1999 : Les troupes alpines, montagnards et soldats ; collection Les Patrimoines du Dauphiné Libéré

2000 : Alain Le Ray, le devoir de fidélité ; Presses Universitaires de Grenoble

2000 : La traversée des Alpes, routes, cols, tunnels ; collection Les Patrimoines du Dauphiné Libéré

2001 : De l’Armée des ombres à l’Armée des Alpes, la Résistance Rhône-alpine ; éditions Alan Sutton

2003 : Les Vallées de la foi ; éditions Alan Sutton

2005 : Les Aigles du Frioland ; éditions L’Harmattan.

2006 : Dans les maquis de Chartreuse ; Marie une ombre au Désert ; éd. Alan Sutton.

Contributions au Dictionnaire encyclopédique des Alpes (Glénat, 2006)

2007 : Un linceul pour l’éternité ; Société des Écrivains.

2008 : Les troupes alpines ; éditions Alan Sutton

2008 : Le temps obstiné ; éditions du Dauphiné libéré (publié en feuilleton dans toutes les éditions du journal au cours de l’été 2008)

2010: L’inconnue de la Goule blanche ; éditions de Belledonne

         Forts et fortifications de Dauphiné-Savoie ; éditions Alan Sutton

2012 : Grenoble aux quatre vents ; éditions Alan Sutton

2012 : La Symphonie interdite ; éditions Alan Sutton

2013 : Grenoble en cent dates ; éditions Alan Sutton

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 20:57

 

 
« Ne pas subir » (Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)
Madame, Monsieur,
Veuillez trouver ci-dessous la première lettre mensuelle de l’ASAF pour l’année 2014. Elle est consacrée à l’engagement militaire de la France en République Centrafricaine.
Cette opération, lancée avec de faibles effectifs dans une situation très complexe, pose notamment la question de sa finalité. Celle-ci doit être clairement expliquée aux Français afin qu’ils soutiennent leur armée. Cet engagement doit servir les intérêts supérieurs de la Nation, qui seuls peuvent justifier les sacrifices demandés à nos soldats.
Par ailleurs, alors que la France se trouve dans une situation financière difficile, il est rassurant de constater que plus des 2/3 des Français (69%) estiment que le budget de la Défense doit être maintenu ou accru (dernier sondage IPSOS).
Belle année 2014 pour vous, vos familles ainsi que pour notre armée.
Pour ceux qui ne sont pas encore adhérents, je souhaite vous compter prochainement parmi les membres de l’ASAF.  
Henri Pinard Legry
Président de l’ASAF
 
 
TITRE
 
LETTRE 14 / 01
S’engager en RCA : raisons et buts
 
La RCA et ses prédateurs
Le 5 décembre 2013, le président de la République, chef des armées, engage les forces françaises dans l’opération « Sangaris » en République centrafricaine.

Depuis le mois de mars une « milice islamiste soudano-tchadienne » venue du nord, renforcée par des « coupeurs de route » centrafricains, s’est emparée d’un Etat failli et a installé un gouvernement fantoche dans sa capitale Bangui.
Depuis mars ce ne furent que violences et pillages dans ce pays de 4,5 millions d’habitants, parmi les plus pauvres du monde, situé au cœur de l’Afrique et dont la superficie est égale à celle de la France métropolitaine plus celle du Bénélux.
Une intervention tardive
On peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles la communauté internationale, avec une force interafricaine présente sur place depuis des années et soutenue par la France à l’aide d’un détachement militaire stationné près de Bangui, a laissé la situation se dégrader?

Notre pays savait qu’il lui reviendrait d’intervenir, comme nous l’avons fait une dizaine de fois en 50 ans, mais qu’il serait d’autant plus difficile de le faire au moindre coût, au fur et à mesure que le temps passait.
Peut-on croire que nos responsables ont décidé l’intervention dans l’urgence alors que la situation se dégradait sous leurs yeux depuis des mois? En fait la France s’est engagée en RCA parce qu’elle ne pouvait plus rester les bras croisés devant un tel déchaînement de violence.
C’est donc essentiellement pour des raisons politico-médiatiques qu’il a été décidé d’agir. Intervenir plus tôt eût été à la fois moins coûteux et plus efficace sur un plan opérationnel et aurait évité de nombreuses victimes. Nos décideurs connaissaient l’évolution dramatique de la situation.
Des moyens d’intervention insuffisants
En intervenant aussi tard, dans un pays qui basculait dans la guerre civile et dans lequel se multipliaient les massacres, comment pouvait-on croire qu’il était possible de rétablir rapidement une situation aussi explosive avec 1 600 hommes et quelques rares hélicoptères et avions ?

Pourquoi n’avoir pas engagé une force plus importante compte tenu de la situation ? En effet, les sélékas, arrivés en mars à Bangui à 800, s’étaient fortement renforcés en décembre et étaient semble-t-il plus de 5 000 répartis sur l’ensemble de la RCA !
La raison en est-elle une insuffisance de moyens disponibles, - nous avons encore plus de 2 500 militaires au Mali (au lieu de 1 000 prévus) -, ou bien est-ce-un choix délibéré compte tenu de l’objectif visé par la France ?
Quelle mission pour quelle politique ?
Souhaitons que ce soit bien parce qu’elle estimait que ses intérêts stratégiques étaient menacés que la France est intervenue militairement après avoir reçu la « bénédiction » de l’ONU. Il serait en effet difficilement compréhensible que nos responsables politiques l’aient décidé pour une autre raison. Le sacrifice de jeunes soldats français ne peut être justifié que pour servir les intérêts supérieurs de la Nation.
Il serait d’ailleurs très grave pour la France et pour les 200 000 Français vivant en Afrique subsaharienne que la RCA, véritable clef de voûte de l’Afrique centrale, soit dépecée et devienne un foyer d’instabilité, d’extrémisme, qui gagnerait toute la zone et contribuerait à renforcer un courant d’immigration massive vers l’Europe. Il est donc de notre intérêt, même à long terme, que ce pays soit stabilisé et mis en valeur tant sur le plan agricole que minier.
Expliquer notre engagement aux Français
Dans une telle perspective, il appartient aux responsables politiques français d’expliquer la mission confiée à nos forces armées et la politique que notre pays entend mener à l’avenir en Afrique subsaharienne. Notons au passage que, dans ces opérations, nos soldats sont les moteurs souvent uniques des tentatives de réconciliation sur le terrain entre les protagonistes et que ce rôle dépasse largement le « cœur de métier » dans lequel la classe politique actuelle souhaite les confiner !
Il faut dire à nos concitoyens que nos forces sont présentes en Afrique pour longtemps car ce continent est au cœur de notre zone d’intérêt stratégique et que l’on ne doit pas attendre de miracles de la part des forces africaines engagées à nos côtés.
Dire les choses clairement est une condition essentielle pour que les Français comprennent et soutiennent leurs soldats.
C’est aussi la moindre des choses que les soldats qui acceptent de se sacrifier à 5 000 km de chez eux, en pays étranger, connaissent les raisons majeures pour lesquelles ils se battent.
Nous voulons croire que leur engagement est ordonné au seul service des intérêts supérieurs de la France.
 
Rédaction de l’ASAF - (www.asafrance.fr)
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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 23:07

Général Vincent Desportes : « il y a une inadéquation entre une politique interventionniste et une armée qui n’est plus capable d’en être

l’outil »

Source, journal ou site Internet : La Voix du nord Date : 10 janvier 2014 Auteur : Adressé par Jean-Claude Tourneur

Un an après le déclenchement de l'opération Serval, le général Vincent Desportes (1) tire les

leçons de cette année remarquable pour les armées françaises, de l'efficacité de Serval aux

doutes de Sangaris.

Mais l'ancien patron du Collège interarmées de défense s'inquiète pour les capacités militaires

françaises, notamment terrestres, en baisse. Sont-elles capables d'assumer la politique

interventionniste de la France en Afrique ? " Quand il y a inadéquation entre la politique et le

modèle de forces et d'opérations, il faut changer l'un ou l'autre ", assène le général Desportes

qui reste un interlocuteur et stratège passionnant. Voici un long entretien qu'il nous a accordé

sur les leçons à retenir de 2013, la politique française en Afrique, la frilosité européenne et le

destin africain : " La France ne peut pas tout faire en Afrique mais il se trouve qu'elle est la

seule qui sache le faire. "

- Du Mali à la Centrafrique, quel bilan et quelles leçons peut-on tirer de cette année

2013 et de cette montée en puissance française en Afrique ?

" Le bilan est mitigé. L'année avait bien commencé avec une démonstration remarquable de

l'armée française au Mali dans une opération relativement classique : une mission militaire où

il s'agit de détruire un ennemi. Mais l'année s'est terminée sur le résultat pour le moins ambigu

de l'opération Sangaris, qui est la mission la plus compliquée pour un militaire : globalement,

se retrouver au cœur d'une guerre civile sans faire usage de la force. "

- Serval et Sangaris sont deux missions très différentes...

" Serval était bien dimensionné, pas trop, avec 5 000 hommes par rapport à un objectif qui a

pu être mené rapidement à bien. A l'inverse, pour Sangaris (photo AFP), on a fait des paris qui

se sont révélés faux et qui ont conduit à un dimensionnement beaucoup trop limité. C'est une

opération beaucoup plus compliquée que Serval. Il s'agit de sécuriser une métropole d'un

million d'habitants avec une poignée de soldats, dont une partie ne peut quitter l'aéroport. Et

on ne parle même plus d'une opération globale sur le pays. Serval n'était pas une mission de

stabilisation mais de destruction qui a permis d'utiliser notre technologie et le renseignement

qui nous ont donné un avantage pour une manœuvre précise et rapide. Sangaris, c'est

exactement l'inverse. Ces avantages comparatifs ne fonctionnent pas en Centrafrique, surtout

avec un effectif réduit. Il fallait y aller, bien sûr, mais c'est infiniment plus compliqué qu'on nepensait. Clausewitz disait qu'on ne joue pas le premier coup sans avoir pensé au second. Au

Mali, on savait jouer le second, la politique. En Centrafrique, on n'en a aucune idée. "

- Quelles leçons politiques et militaires tirez-vous ?

" La grande leçon militaire de l'année, c'est que nous avons une armée sans épaisseur

stratégique, une armée à un coup. On peut jouer une fois et l'emporter. On sait gagner une

bataille parce que nous avons des moyens et une armée de professionnels. Mais quand il faut

bâtir sur la durée et gagner la guerre, c'est de plus en plus difficile. "

- Pourtant, la France se réengage fortement en Afrique...

" Il y a à l'évidence inadéquation entre une politique interventionniste et une armée qui n'est

plus capable d'en être l'outil. Nous avons besoin d'effectifs terrestres et l'évolution à la baisse

est contraire aux conditions d'emploi des forces. François Hollande a été rattrapé par le

principe de réalité en Afrique. Son prédécesseur et lui ont dégradé les armées. Or quand il y a

inadéquation entre la politique et le modèle de forces et d'opérations, il faut changer l'un ou

l'autre. "

- La politique de défense française a-t-elle trop touché aux effectifs ?

" Le choix est clair alors que nous avons un modèle d'opérations qui réclament des effectifs

sur le terrain. Le Livre blanc diminue les forces terrestres dont on a besoin et privilégie la

technologie qui est, certes, fondamentale, mais pas suffisante. Avec la technologie, on prépare

une guerre qui n'aura probablement pas lieu. Donc on se trompe. "

- Les guerres probables sont actuellement dans la zone sahélo-saharienne jusqu'à

l'Afrique centrale...

" Au Sahel, dans la région subsaharienne, dans le nord de l'Afrique noire. La réalité revient en

pleine face après les divers retraits entrepris par François Mitterrand, puis Nicolas Sarkozy.

La France ne peut pas échapper à l'Afrique (photo AFP au Mali). C'est notre histoire mais

aussi une réalité géopolitique. C'est un peu l'histoire de Lagardère, si nous ne nous occupons

pas de l'Afrique, c'est l'Afrique qui s'occupera de nous avec le jihadisme et des menaces de

déplacements massifs. La population du continent africain va doubler d'ici 25 ans pour

atteindre 2,5 milliards d'habitants. S'il n'y a pas un développement économique suffisamment

soutenu et une stabilité de la sécurité, l'Afrique ne retiendra pas ses populations et cela pèsera

sur nos économies. L'Europe est condamnée à l'Afrique même si beaucoup de nos partenaires

ne l'envisagent pas ainsi. "

- Pourquoi la France se retrouve assez seule sur cette question et pourquoi l'Europe

n'est-elle pas plus offensive ?

" L'ADN de l'Europe, c'est la paix. La guerre a disparu. Cette ADN, c'est la qualité et le grand

défaut qui nous impose des lentilles déformantes. Le sens de l'intérêt stratégique européen

n'existe pas. C'est très vrai dans les pays nordiques. Pour les pays de l'est, la menace, c'est la

Russie. L'Allemagne pourrait jouer un rôle considérable mais ce pays a peur de la guerre et

même du soldat allemand. Cela ravive de vieux démons. L'Allemagne n'est pas libre.

L'Espagne et l'Italie ont des outils militaires réduits à cause de la crise économique. Enfin, le

Royaume-Uni a une armée usée par les campagnes d'Irak et d'Afghanistan qui ont mobilisé 50

000 hommes (40 000 + 10 000). L'armée française en serait incapable ; l'armée britannique s'y

est usée moralement et physiquement et on a diminué de manière drastique le renouvellement

des matériels. On est là fatigué de la guerre. "

- Et puis, les politiques redoutent désormais la mort de soldats en opération...

" Tout est lié. La capacité politique à s'engager a disparu. La preuve par mille, ce sont les

battlegroups européens qui n'ont jamais été déployés et qui seraient parfaits en Centrafrique.

Les politiques sont incapables d'expliquer à leur propre population et ne prennent pas de

risques. Un Suédois ou un Allemand ne peut pas mourir en Afrique. Donc quand on parle de

pooling and sharing (mutualisation et partage) en Europe, on trouve des capacités, un bateau,

un avion, un drone, jamais des hommes, jamais de risque de sang versé. C'est une autre leçon

importante de 2013. "

- Mais la France ne peut pas tout prendre en charge même si elle connaît très bien

l'Afrique...

" Nous sommes comme un camion de pompier, responsable à chaque feu qui prend. Cela dit,

la seule force en Europe capable de se déployer en Afrique, ce sont les Français, avec une

connaissance du terrain, une compétence qu'on ne peut demander à un Suédois. Donc la

France ne peut pas tout faire en Afrique mais il se trouve qu'elle est la seule qui sache le faire.

Et les Etats-Unis ne veulent plus le faire. "

- Quelles options reste-t-il à la France ?

" Si la France veut rester la France, elle doit arrêter de casser ses forces. Parce que l'on se fait

une fausse idée de la guerre. Le First in, First out (premier entré, premier dehors) ou le Hit

and Transfer (frapper et transférer) avec une petite armée ramassée qui passe rapidement la

main (photo AFP), ça ne marche pas ! En Centrafrique, l'ONU ne sera pas là avant six mois.

Petit à petit, la situation pourrit et on génère de l'hostilité. On pourrait déployer 3 000 hommes

mais on ne pourrait pas les relever. Pour un soldat en opération, il en faut quatre derrière.

Notre armée devient impuissante. Si on ne change pas les moyens, changeons de politique.

Mais si nous étions raisonnable, il me semble que cela coûtera moins cher d'investir en

Afrique que de supporter les conséquences de l'abandon de l'Afrique. "

- L'échec de la décolonisation se fait durement ressentir cinquante ans après...

" Le problème, c'est que nous avons laissé des Etats, créés par nous-mêmes, qui n'étaient pas

des nations. Le Mali et la Centrafrique, coupés en deux, sont deux cas flagrants. C'est le grand

échec de l'homme blanc. C'est comme ça. Mais ça nous oblige à nous réengager

politiquement, économiquement et militairement. Cela nécessite la reconstruction d'un

système de défense africain, d'armées nationales comme colonne vertébrale. "

- Que faut-il penser du Tchad, acteur central, ami de la France au Mali mais influent en

Centrafrique ?

" Le Tchad est un allié ni plus ni moins. Il a ses intérêts propres qui parfois ne coïncident pas

avec ceux de la France. En Centrafrique, le Tchad veut que ce ne soit pas trop le foutoir et

avoir la main sur le pouvoir. Ça complique la tâche de la France à front renversé. Mais c'est

de la géopolitique que l'on connaît. Churchill disait : " Les Etats n'ont pas d'amis, ils n'ont que

des intérêts. "

(1) Le général Vincent Desportes est l'ancien commandant du collège interarmées de défense,

désormais professeur de stratégie à HEC et professeur associé à Sciences-Po Paris.

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 21:21
Ancien combattant de la guerre d'Algérie, il est devenu ensuite aumônier pour servir parmi les parachutistes.
Son expérience: 
savoir écouter pour mieux accomplir son ministère.
  Yannick LALLEMAND
chez les légionnaires du 2° R.E.P 

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 13:30

helie 2

helie.png

 

 

 
 (en vente dans toutes les bonnes librairies)
 Préface de Blandine de Bellecombe, fille ainée d'Hélie Denoix de Saint Marc.
 Post-face de Renaud de Saint-Marc, vice-Président du Conseil Constitutionnel. 
 Note de l'Editeur :
 Hélie de St Marc avait rendu hommage... à l'un de ses sous-officiers, qui avait servi
 sous ses ordres : l'adjudant Bonnin.
 "Je n'ai jamais connu un homme d'un tel courage, d'une telle noblesse, la
 véritable, celle qui vient du coeur et du métier des armes".
 Nous pensons qu'il aurait été heureux que nous rappelions ici son souvenir. 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 22:13
Devant des députés, le général Soubelet, n°3 de la gendarmerie, a déploré que les délinquants «profitent du système» et a noté que «les gendarmes sont inquiets car on prend plus soin des auteurs que des victimes».«Je vais livrer une analyse personnelle, peut-être un peu iconoclaste»: avec un courage certain, le général de corps d'armée Bertrand Soubelet, numéro 3 de la gendarmerie nationale, s'est livré à une critique sans fard de la politique pénale actuellement menée.
Ses propos, tenus le 18 décembre devant la commission parlementaire de «lutte contre l'insécurité» ouverte à la presse et qu'il savait enregistrés, sont ceux d'un grand technicien. Énoncés sur un ton posé, ils ont l'effet d'une bombe. Venant d'un gradé de tout premier plan et reprises par l'Agence France presse, ils traduisent, s'il en était encore besoin, le malaise des forces de l'ordre face un système judiciaire souvent taxé d'angélisme et dont le nombre de remises en liberté ne cesse de hérisser la base.
Pendant plus d'une heure et 24 minutes d'audition, ce général 4 étoiles, grand patron des opérations et de l'emploi à la Direction générale de la gendarmerie nationale, nommé le 28 novembre 2012 en Conseil des ministres, a brossé un tableau sans concessions. Évoquant en préambule de son propos la lourdeur des procédures «sur le plan juridique», qui complique le travail des gendarmes, le général Bertrand Soubelet lâche que «les délinquants le savent et profitent du système».
«L'insécurité et le sentiment d'insécurité ne cesseront d'augmenter tant que la réponse collective à la délinquance ne sera pas adaptée»
«Les gendarmes sont inquiets car on prend plus soin des auteurs que des victimes», prévient le militaire, précisant qu'en 2013 il y a eu une hausse de 4% de personnes mises en cause par ses services tandis que le nombre de placements sous écrou «a diminué de 33%». «Évidemment, l'insécurité et le sentiment d'insécurité ne cesseront d'augmenter tant que la réponse collective à la délinquance ne sera pas adaptée», martèle-t-il. Le diagnostic de ce haut stratège est implacable: la réponse pénale est, selon lui, «en décalage». Sans détour, il enfonce le clou en assurant: «Les auteurs d'atteintes aux biens (cambriolages, vols...), les plus importantes numériquement, bénéficient d'un traitement pénal qui leur permet de continuer à exercer leurs activités.» Si le mot «impunité» n'a pas été lâché, l'auditoire a dû y penser très fort.
Invoquant sa «liberté de parole», le général Soubelet considère certes que «la délinquance n'augmente pas en valeur absolue» mais qu'il existe bel et bien «une réelle insécurité dans notre pays».
Toujours selon la vidéo de cette audition, il cite un «élément déstabilisant» pour la gendarmerie: «La notion de sanctuaire rural et périurbain n'existe plus (…) la délinquance et l'insécurité frappent au cœur de nos territoires, dans la ruralité profonde.» Un phénomène lié à une «migration importante de la population française en dehors des 25 agglomérations les plus importantes, vers la zone gendarmerie».

Une grenade dégoupillée

Lors d'un échange avec les députés, le haut galonné dégoupille une autre grenade: citant une synthèse datée du jour même de l'audition et reprenant les conclusions de commandants de groupements de gendarmerie départementale, il révèle que 65% des cambrioleurs interpelés dans les Bouches-du-Rhône en novembre 2013 «sont à nouveau dans la nature». «Quand vous lâchez 65% de ceux qui se sont rendus coupables d'un certain nombre d'exactions, comment voulez-vous que les chiffres baissent?, s'interroge le général Soubelet, c'est tout à fait impossible. Vous pouvez multiplier par deux les effectifs de gendarmes dans les Bouches-du-Rhône, cela ne changerait rien. La réalité, c'est celle-là, je pense que c'est mon devoir de vous le dire, de manière peut-être un peu crue.»
«Dans un département» qu'il ne cite pas, affirme-t-il encore, le parquet recommande de «mettre dehors» les présumés délinquants mineurs étrangers faute de «moyens» pour trouver un interprète. Par ailleurs, il estime aussi que le «critère de valeur» pour une garde à vue est qu'à «moins de 300 euros» de préjudice «on remet tout le monde dehors».
«Aujourd'hui, toute une frange de notre jeunesse ne sait pas où est le bien et où est le mal. On peut très tôt donner un message clair. »
Plus largement sur les Français de moins de 18 ans, il préconise «une prise en charge très précoce»: «Quand j'entends dire, face à des enfants de 10 ou même de 8 ans, qu'ils ne sont pas capables d'entendre un rappel à la loi, je suis très surpris, note le général. On peut tout entendre à condition que le discours soit adapté à l'âge de celui à qui on s'adresse. (…) Aujourd'hui, toute une frange de notre jeunesse ne sait pas où est le bien et où est le mal. On peut très tôt donner un message clair.»
Si la Direction générale de la gendarmerie se refuse à tout commentaire sur ces propos forts et mesurés de ce technicien à la réputation incontestée, certains officiers jugent la liberté de ton du général Soubelet, 54 ans, «un peu étonnante et assez inhabituelle». «Ce grand chef, qui coordonne et met en œuvre la politique opérationnelle de toute la gendarmerie, est à un poste d'observation majeur pour décrypter toutes les remontées venant du terrain, confie un cadre. Devant la représentation nationale, il a juste fait son devoir en ne mentant pas et en assumant la réalité telle qu'elle est, sans langue de bois…»
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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 08:22

Bd Voltaire

Dominique Jamet 

 Vous en souvient-il encore ? À la mi-septembre dernière, le plan de vol de nos avions, dûment approvisionnés en bombes et en missiles, était établi, notre flotte se disposait à appareiller pour la Méditerranée orientale, dans des PC souterrains, nos généraux se penchaient sur la carte des opérations, toutes les dispositions étaient prises pour une intervention militaire. La France, arguant de l’utilisation d’armes chimiques par Bachar el-Assad, s’apprêtait à montrer à celui-ci de quel bois elle se chauffait et à donner un coup de main décisif à la révolution syrienne. Qui étaient les révolutionnaires, quelles étaient leurs motivations, quel était leur programme, quel type de régime s’installerait à Damas après la disparition du régime alaouite ? Notre grand stratège, à qui un conflit de plus ou de moins ne fait pas peur, et qui découvre avec délices l’étendue de ses pouvoirs sans s’inquiéter pour autant des complexités de la géopolitique ou de la configuration de ses champs de manœuvre, ne s’en préoccupait guère. « Après nous, le déluge », aurait déjà plaisanté l’un de ses lointains prédécesseurs.

Il ne nous manquait donc pas un bouton de guerre, comme disait à peu près, à la veille des désastres de 1870, le maréchal Le Bœuf. Juste un détail, une paille : le feu vert et l’indispensable soutien logistique et militaire des États-Unis. Au bord du gouffre, Barack Obama eut la sagesse de ne pas franchir le pas et François va-t-en-guerre fut frustré des nouveaux lauriers qu’il comptait ajouter à sa couronne.

La position de la France n’en restait pas moins claire et nous avions choisi le camp qui reste le nôtre, celui de l’Arabie saoudite, du Qatar, d’Al-Qaïda et autres combattants de la liberté. La priorité étant d’abattre le tyran, il n’est pas question d’être regardants sur le choix et la moralité de nos alliés. Après tout, lors de la Seconde Guerre mondiale, les grandes démocraties occidentales n’avaient pas rechigné, dans leur croisade contre les forces du Mal, à s’allier avec le pire tyran de l’histoire russe, passé du côté obscur au côté lumineux de la Force.

Dans le même esprit, Paris, longtemps, n’a rien trouvé à redire, ni à l’intrusion dans la guerre civile syrienne et au poids sans cesse accru sur le terrain de milices salafistes ou de katibas djihadistes, ni à l’enrôlement sous leurs drapeaux noirs d’un nombre croissant de jeunes gens venus de tous les pays d’Europe pour défendre leurs idées et instaurer un califat, comme jadis les volontaires des Brigades internationales étaient venus aider les républicains espagnols au péril de leur vie et, accessoirement, établir au-delà des Pyrénées une république des soviets.

Ce n’est que tout récemment que l’on s’est avisé, et même en haut lieu, que ces guerriers islamistes risquaient fort, de retour dans leur pays – qui est aussi le nôtre –, de mettre chez nous aussi leur savoir-faire, leur détermination, leurs pulsions meurtrières et leurs armes au service du même fanatisme obtus et sanglant que nous avons soutenu en Libye, que nous combattons au Mali et dont nous ne voulons pas sur notre sol.

C’est pourquoi nos services spéciaux ont repris discrètement et modestement contact avec les services secrets syriens dans l’espoir que ceux-ci nous informent du signalement et des faits et gestes de nos ressortissants engagés contre Bachar el-Assad. C’est ainsi qu’au lieu d’accueillir avec fanfares, drapeaux, discours et médailles les premiers vétérans qui reviennent en France, et de les féliciter d’avoir donné une suite pratique aux bonnes intentions de François Hollande, les pouvoirs publics délèguent à des juges d’instruction la mission de les mettre en examen sous l’inculpation d’« association de malfaiteurs » et d’« aide au terrorisme ». C’est maintenant que nos gouvernants, nos responsables du maintien de l’ordre – à défaut nos intellectuels, à qui il ne faut pas demander l’impossible – se rendent compte (un peu tard) que les ennemis de notre ennemi ne sont pas forcement nos amis et que, pour reprendre le mot célèbre de Churchill, il faut prendre garde à ne pas tuer le mauvais cochon.

Si vous cherchez la cohérence de tout cela, vous avez bien raison. Si vous la trouvez, faites-moi signe.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 18:02

confproch

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 07:27

 

  
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Exclusif. Le général Grégoire de Saint-Quentin, chef de la force Serval, livre sa première analyse publique de la situation. Pour lui, seule la coopération avec les forces malienne et africaine permettra de remplir la mission.
Formé au moule des forces spéciales, Grégoire de Saint-Quentin, 51 ans, a commandé le 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) de Bayonne, vitrine exemplaire de ces unités spécialisées dans le renseignement et l’action commando qui sont le fer de lance de l’opération de reconquête au Mali. Ce saint-cyrien de la brillante promotion “Grande Armée” a servi au 1er RPIMa une bonne partie de sa carrière. Présent au Rwanda (1994) sous les ordres d’un chef charismatique, Jacques Rosier, il a été profondément marqué par cette tragédie, comme tous les soldats de sa génération.
Officier énergique et calme, d’une belle prestance, réputé pour des écrits prémonitoires lors de son passage à l’École de guerre, Saint-Quentin assure le commandement des éléments français basés au Sénégal et l’ensemble des opérations sur le théâtre malien. La première phase avait été conçue et pilotée par le général Didier Castres, sous-chef d’état-major à Paris. À Bamako, Saint-Quentin est secondé, pour les forces terrestres, par le général Bernard Barrera et par le général Jean-Jacques Borel, pour la composante aérienne.
Le général de Saint-Quentin vient d’être frappé par la mort à In Amenas (Algérie) d’un de ses anciens sous-officiers de Bayonne, Yann Desjeux, tué par les terroristes d’Aqmi en essayant de porter secours à ses collègues du site gazier : « Un garçon discret mais extrêmement profond et enthousiaste. » Pour préparer sa mission en terre malienne, le général s’est plongé dans la lecture de l’Islam noir, de l’africaniste Vincent Monteil. Ce manuel lui sera utile pour aborder la phase délicate qui commence, comme il l’explique dans cet entretien.
L’opération Serval est-elle dès maintenant une “victoire” ?
L’opération Serval n’est pas achevée. On peut cependant parler de succès pour toutes les phases d’opération réalisées (terrestres, aériennes, logistiques…) : les frappes sur des objectifs adverses identifiés et une série de manoeuvres audacieuses, fondées sur la rapidité et la surprise, ont permis de repousser les groupes terroristes au nord de la ligne Gao-Tombouctou et de pouvoir désormais les menacer dans leur sanctuaire du Nord-Mali. L’entrée en premier d’une force est toujours un moment délicat. Il faut saluer le professionnalisme de nos armées qui, en un laps de temps si court, ont su réagir en se coordonnant de surcroît avec les forces armées maliennes. De ce point de vue, notre dispositif de forces prépositionnées a joué un rôle fondamental, que va confirmer le soutien qu’elles vont apporter à la montée en puissance de la force africaine, la Misma.
Faut-il reprendre le contrôle de la totalité de la zone nord, jusqu’à la frontière algérienne, pour remplir la mission ?
L’objectif, partagé par l’ensemble des acteurs de cette crise, est bien de permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale. Après le coup d’arrêt donné aux groupes terroristes dans le sud du pays, nous abordons la phase suivante en coordination avec l’armée malienne, mais aussi avec le renfort des contingents africains de la Misma, soit 5 700 hommes. C’est bien la coopération de ces trois forces qui permettra de remplir la mission.
Êtes-vous inquiets devant l’immensité de cette zone ?
Les zones désertiques du Nord-Mali font une fois et demie la superficie de la France. Il est illusoire d’imaginer pouvoir les contrôler en permanence.
Cela rappelle-t-il l’Afghanistan ?
C’est très différent des espaces resserrés comme l’Afghanistan et il faut adapter nos modes d’action à cet environnement particulier. Les déserts sont des océans, incontrôlables par nature, mais où on ne peut vivre et se déplacer indéfiniment sans passer par un détroit ou toucher un port pour recompléter ses ressources. Ce sont ces points de passage et ces zones refuges qu’il faut parvenir à identifier pour empêcher l’adversaire d’en disposer librement.
D’où l’importance du renseignement…
Oui, il joue un rôle primordial pour pouvoir réagir sans délai par une manoeuvre combinant des moyens terrestres et aériens et dont la réussite est conditionnée par une forte mobilité.
Dans quel délai raisonnable la Misma sera-t-elle réellement opérationnelle ?
La Misma est d’ores et déjà en action sur le terrain et poursuit activement sa montée en puissance. Ses quatre bataillons de manoeuvre ont commencé leur déploiement et sa logistique se met en place progressivement.
Et l’armée malienne ?
Elle est présente avec nous sur le terrain, mais nécessite une remise à niveau de ses standards opérationnels et, pour une partie, une formation depuis la base. Ce sera le rôle de la mission européenne EUTM, qui commencera à se déployer dans le courant du mois de février.
Quelle est la principale menace pour notre force ?
L’immensité du théâtre, les élongations logistiques, la mobilité de l’adversaire font partie des invariants de la guerre dans le désert. À nous de continuer à nous organiser pour les prendre en compte, comme nous l’avons fait jusqu’à présent.
Redoutez-vous les exactions, toujours possibles, en présence de la force ?
Ces risques d’exactions sont une menace intolérable pour tous ceux qui sont venus aider le Mali à protéger sa population. Ceux qui s’en rendraient coupables doivent savoir qu’il ne peut y avoir d’impunité sur cette question. Nous l’avons dit aux autorités militaires maliennes, qui ont donné des ordres stricts dans ce sens. Par ailleurs, tout soldat français témoin de tels actes a le devoir de les faire cesser et de rendre compte immédiatement. C’est un élément qui figure dans le code du soldat.
Propos recueillis par Frédéric Pons
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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 21:56
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