Saint Michel – Paris le 19 octobre 2013
Voici le temps de l’homélie… Je vous rappelle et vous redis comme l’an dernier que l’homélie n’est pas parole d’évangile, parole du Seigneur… Mais plus simplement les mots de quelqu’un qui essaye d’être disciple de jésus et qui a prié, médité, travaillé pour vous donner ces quelques lignes. J’ai écouté attentivement le 14 juillet de cette année l’homélie du Père Luc Ravel, évêque des armées ; il reprenait l’interpellation de Jean- Paul II il y a trente ans : « France qu’as-tu fait de ton baptême ? » Puis il a développé avec rigueur et lucidité ce que l’on entend par le mot NATION.
Il me semble, et en continuité avec notre évêque, que l’on peut dire aujourd’hui que la Patrie, notre terre Patrie, la France, est en danger. Dans mes diverses rencontres et déplacements j’aborde parfois la question de notre Patrie ; je perçois alors un certain sourire de la part de mes interlocuteurs et qui en dit long quant à leur perception… Une façon de me dire que je suis en retard d’un métro. Aujourd’hui, pensent-ils nous sommes dans l’ère de la mondialisation, de la globalisation et de la marchandisation universelle…Tout se vend, tout s’achète… même la parole, même l’honneur !
Oui, la Patrie est en danger ! Alors j’ai relu quelques articles de Georges Izard publiés en 1932 dans la revue « Esprit »… J’ai retenu cette phrase : « La Patrie est la plus haute valeur de l’ordre temporel – valeur incarnée, réalité à la fois charnelle et spirituelle- C’est, écrivait Péguy, cette quantité de terre où l’on peut parler une langue, où peuvent régner des mœurs, un esprit, une âme, un culte – c’est une portion de terre où l’âme peut respirer. »
Alors je m’interroge. Quand j’acquiers une nationalité par un choix libre de ma part, j’emporte dans mes valises tout un mode de vie conforme à ma nation d’origine : nourriture, vêtement, habitat, religion, coutumes en quelque sorte tout un art de vivre au quotidien ; en un sens tout ce que j’emporte est licite, naturel… Mais je dirais à une seule condition, je dis bien une seule condition : c’est leur conformité plénière avec l’esprit et les lois du pays qui m’accueille, avec son histoire, sa culture ! Qui peut ignorer la France, sa civilisation chrétienne, ses cathédrales, ses nombreux monastères, ses milliers de clochers, ses calvaires aux croisées des chemins, ses coteaux prestigieux baignés de soleil : Saint Estèphe, Saint Emilion, Saint Joseph, Saint Amour, Saint Julien… Tous ses villages portant fièrement le nom d’un Saint Patron vénéré de génération en génération, son calendrier marqué par ses fêtes religieuses chrétiennes !
Oui, je pense que rien ne peut justifier la moindre dérogation ou remise en cause à ce qui pour nous français est le fondement de notre « vivre ensemble » à savoir notre longue histoire et la « déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen » revisitée par le conseil de la résistance et proclamée en 1948, reconnue aujourd’hui par 144 pays ; merci à René Cassin, Jacques Maritain et autres collaborateurs.
Aucune théocratie, aucune constitution du pays d’origine ne peut s’immiscer dans cette construction si chèrement acquise dans notre longue histoire. Notre Patrie se fonde sur l’honneur et le respect de l’esprit des lois si durement acquis et défendus au cours des siècles. Nos armées d’hier et d’aujourd’hui en connaissent et la valeur et le prix !
Malheureusement les gouvernements qui se succèdent démontrent parfois leur incompétence à gérer ces nouveaux défis portés par des communautarismes religieux incompatibles avec notre Patrie la France !
Aujourd’hui, dans notre grande fraternité parachutiste il me semble que nous nous devons d’être des veilleurs, des sentinelles aux frontières de notre Patrie, être comme on dit « des lanceurs d’alerte » surtout quand les fondements de notre « vivre ensemble » sont remis en cause par toute une mouvance musulmane aux nombreuses facettes, financée par quelques dictatures religieuses bien connues, qui malheureusement tentent de se manifester comme majoritaires et s’infiltrent dans les fissures de notre Patrie ! Merci à Jacques Ellul, Claude Lévi-Strauss, Castoriadis, Claude Sicard, le Père Henri Boulad… Leurs écrits nous mettent en garde contre l’Islamisme qui s’incruste dans notre quotidien national.
La Patrie n’est pas à vendre… Mais pour combien de temps ?
« Quand Jésus s’approcha de Jérusalem et qu’il l’aperçut il pleura sur elle… »
Puissent les prochaines générations de n’avoir pas à pleurer sur les murs de nos cathédrales transformées en mosquées !
Sources :
Claude Lévi-Strauss – « Triste tropique » pages 475 – 490.
Jacques Ellul- juriste, historien, théologien, sociologue – « Non à l’intronisation de l’Islam en France » article paru en 1989 dans la revue « Réforme ».
Père Luc Ravel – Evêque des armées – Homélie du 14 juillet 2013.
Georges Izard – « la Patrie et la mort »- octobre, novembre, décembre 1932. janvier, février 1933.
Père Henri Boulad – Directeur du Centre Culturel Jésuite d’Alexandrie.
Nos trois couleurs http://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_France
Le drapeau de la France, drapeau tricolore bleu, blanc, rouge, également appelé « drapeau ou pavillon tricolore », est l’emblème national de la République française. Il est mentionné dans l’article 2 de la Constitution française de 1958. Ce drapeau de proportions « 2:3 » est composé de trois bandes verticales de largeur égale.
Il date de 1794 — dessiné par Jacques Louis David (1748-1825) à la demande de la Convention — mais ses origines sont plus anciennes et remontent aux trois couleurs de la liberté (14 juillet 1789), identiques aux trois couleurs utilisées par les différents pavillons français d'Ancien Régime. Le drapeau tricolore est le pavillon officiel de la France depuis 1794, et le drapeau officiel des armées depuis 1812, à l’exception des périodes de Restauration 1814-1815 et 1815-1830.
Naissance du drapeau – Association des trois couleurs
De nombreux manuscrits comportent des miniatures avec un encadrement tricolore, caractéristique des productions de l'Île-de-France du XIVe siècle. Les trois couleurs associées sont par ailleurs les couleurs du roi de France depuis le Moyen Âge.
A Bangui, dans la nuit du 9 au 10 décembre 2013, peu avant minuit, une section de la force Sangaris a été prise à partie à très courte distance au cours d’une patrouille à pied conduite dans le cadre de la mission de désarmement des groupes armés présents dans la capitale centrafricaine. Les militaires français ont immédiatement riposté. Durant l’échange de tirs, deux militaires français ont été grièvement blessés. Ils ont immédiatement été pris en charge par leurs camarades avant d’être évacués vers l’antenne chirurgicale avancée (ACA) sur l’aéroport de M’Poko, où ils sont décédés des suites de leurs blessures. Les militaires français tués au cours de cette action sont deux soldats du 8erégiment parachutiste d’infanterie de Marine (8e RPIMa) de Castres. Il s’agit des deux premiers militaires français à mourir au combat depuis le début de l’opération Sangaris en République Centrafricaine.
Pour Voir l'album photos : 5 décembre 2013
http://amicale.acb.over-blog.com/album-2189356.html
À cette occasion Pierre Chauvet remettra à Biviers au nom du Ministre de la défense, la Croix du Combattant (Photo) à Sauveur Valenza, de l'Armée de l'Air ,qui s'illustra en Tunisie et en Algérie dans les Services de Renseignements de l'Armée.
Dans tous les villes et villages traversés, il fut rappelé après avoir honoré les morts, que le gouvernement algérien ne s'était pas encore repenti de l'assassinat des milliers d'européens en juillet 1962 à Oran , des 534 militaires français qui perdrons la vie entre juillet 1962 et juillet1964,des 150 soldats français enlevés et pas retrouvés, et des 150000 soldats français harkis qui ayant cru à la parole des gouvernements français et algériens vont perdre la vie dans des circonstances atroces.
Un jeune combattant des Opex, mort pour la France , le parachutiste Hervé Durand, de la Pierre, servant au Liban , à Beyrouth ,au 1er régiment de chasseurs parachutistes, fut honoré..
Il fut rappelé au passage à tous les élus présents ,l'engagement de l'Union Nationale des Combattants du Dauphiné en 2014,dans la transmission de la mémoire des soldats de la 1ere guerre mondiale, par divers moyens, expositions, conférences, présentation d'objets de l'époque, rétablissement de la mémoire des morts pour la France.
Lien pour le site du 1er RCP
Par
Tom Enders, le patron d'EADS, avait promis des mesures "draconiennes" pour redresser le bilan économique de l'entreprise, selon Le Monde. Il a tenu parole, lundi 9 décembre à Munich (Allemagne), où se tenait un comité d'entreprise européen. La direction du groupe a confirmé, dans un communiqué, qu'elle comptait supprimer 5 800 postes sur trois ans, dans le cadre d'une réorganisation des activités "Défense" et "Espace". Selon Force ouvrière, un millier d'emplois sont concernés en France. Les mesures devraient également avoir des conséquences en Allemagne, en Espagne et en Angleterre.
Sur les 5 800 postes supprimés, dans le cadre d'une vaste restructuration liée à une baisse de commandes, 1 300 sont des postes d'intérimaires et 4 500 des emplois à temps plein, affirme Force ouvrière dans un communiqué diffusé sur son site internet. D'après Le Monde, ces annonces sont limitées comparées aux crantes la presse alamenade qui évoquait fin novembre 8 000 suppressions de postes, soit 20% de la branche défense et espace qui comptent 40 000 salariés. 20 000 employés allemands avaient manifesté, jeudi 28 novembre, pour s'opposer aux mesures de ce plan de restructuration.
La société-mère d'Airbus, qui emploie 140 000 personnes dans le monde, a fait savoir en juillet qu'elle ne pouvait exclure des suppressions d'emplois dans le cadre du rapprochement des branches espace et défense. Ce mariage crée une nouvelle division baptisée "Airbus Defence & Space", dont les activités démarreront au 1er janvier. Force ouvrière a déjà clamé son opposition à cette restructuration, en appelant "aux Etats, en particulier à l’Etat français actionnaire, afin qu’ils œuvrent avec détermination à la sauvegarde de ces industries de pointe et à la protection des emplois associés".
Centrafrique : le Conseil de sécurité de l'ONU autorise la France à intervenir militairement
Cliquez ici pour plus d’informations
Par Jean Guisnel
C'est à Varces (Isère), au 93e régiment d'artillerie de montagne, que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a présidé aux funérailles du logiciel maudit de paiement des militaires, baptisé Louvois (logiciel unique à vocation interarmées de la solde). Fini, terminé, il ne veut plus en entendre parler ! Les termes employés sont à la mesure d'une colère qui n'a jamais baissé depuis que, voici plus d'un an et à Varces justement, le ministre avait pris conscience de l'ampleur de la catastrophe logicielle.
Les mots choisis pour ce discours d'enterrement sont clairs et nets : "absurdité", "contrat moral mis à mal", "logiciel en perdition", "folie de Louvois", "bateau [courant] à sa perte", "dysfonctionnements majeurs", "situations inextricables", "erreurs à répétition", "ministère dépassé" et pour finir : "confusion, précipitation et aveuglement ont conduit au désastre". La catastrophe vient des 174 primes et indemnités - qui changent parfois chaque mois pour chaque militaire - que le logiciel doit gérer. Résultat : 76 849 dossiers de traitement de soldes en opérations extérieures sont bloqués depuis décembre 2012 ; 87 732 dossiers de soldes trop perçues pour un montant total de 184,22 millions d'euros pour la seule année 2013 sont en souffrance : les armées doivent aujourd'hui récupérer ces sommes alors que 25 000 bénéficiaires ont aujourd'hui retrouvé la vie civile... Sur les 18 076 dossiers ouverts à ce jour, 15 586 sont déjà soldés.
Après une telle diatribe, on s'attendrait logiquement à ce que des têtes tombent symboliquement. Mais non ! "J'ai entendu le souhait de beaucoup d'identifier des responsables de la folie de Louvois. Ce souhait, je l'ai partagé longtemps. Mais je me suis rendu compte qu'il n'était pas possible d'identifier des individus responsables, sauf à désigner des boucs émissaires, tant l'organisation de Louvois a dilué les responsabilités." Le Drian se résigne : "Il n'y avait pas de capitaine à la barre. L'échec est donc collectif, et tous en portent une part de responsabilité."
Reprenant à son compte le vieil adage des armées qui ne fonctionnent, c'est bien connu, que lorsqu'elles ont "un chef, une mission, des moyens", Le Drian avait commencé voici quelques mois par confier le dossier à... deux chefs : le directeur des ressources humaines du ministère de la Défense, Jacques Feytis, et le commissaire général Jean-Marc Coffin, patron du SCA (Service du commissariat des armées). Mais ces deux responsables n'ont pu que constater l'ampleur inextricable des problèmes générés par Louvois, et ils ont dû monter des équipes de plusieurs dizaines de spécialistes de la solde, qui jouent les pompiers depuis des mois. D'où le nouveau coup de gueule du ministre devant le coût de l'opération : "À cause de l'absurdité d'un système de rémunération mal conçu et d'un logiciel qui dysfonctionne, il y a aussi une catastrophe budgétaire. Les dysfonctionnements de Louvois coûtent à la Défense entre 150 et 200 millions d'euros par an, c'est-à-dire l'équivalent des économies permises par les réductions d'effectifs !"
Sur les décombres de Louvois dont Jean-Yves Le Drian a officialisé l'arrêt, il faut maintenant reconstruire un système de paye efficace et fiable. Après avoir beaucoup consulté, le ministre a opté pour une solution classique : il confie la réalisation du nouveau logiciel de paye à la Direction générale de l'armement. Selon nos confrères des Échos, c'est l'ingénieur général Caroline Gervais qui se verra confier ce pilotage. Avec pour mission de choisir un "simulateur" qui sera testé "grandeur nature".
L'objectif très ambitieux fixé par Jean-Yves Le Drian est ainsi énoncé : "L'objectif est que, dès 2015, une première armée bascule dans ce nouveau dispositif, mais là encore, on se gardera des errements du passé, en maintenant une double commande jusqu'à ce que le nouveau système ait fait ses preuves." 2015, c'est précisément le terme que Jean-Yves Le Drian fixe actuellement à ses fonctions à la défense, afin de pouvoir reconquérir la présidence de la région Bretagne. S'il veut que l'histoire de ce logiciel détestable soit derrière lui dans moins de dix-huit mois, il aurait grand intérêt à garder l'oeil dessus !