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La Guerre d'Algérie

25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 22:48

Voir l'album photos :

http://amicale.acb.over-blog.com/album-2194561.html

 


 

Esprit de défense ,  mémoire, solidarité

 

Rapport Moral du Président  Pierre Chauvet

 

https://skydrive.live.com/redir?resid=394AD36238968284!2263&authkey=!ADV-9pHXW7G5pdY&ithint=file%2c.ppsx

 

 

 

Rapport d’activité par le secrétaire général  Jacques Bouissou

 

 

https://skydrive.live.com/redir?resid=394AD36238968284!2260&authkey=!ANRV4p3l8lssYNM&ithint=file%2c.ppsx

 

 

 

 

 

 

Rapport financier par Josette Fontanel, caution du contrôleur Marc Charbit

 

Conférence par le Lt-Colonel Jean-Pierre Martin :

«  Août 1914, La France au bord du gouffre  »

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 14:17

Voir quelque photos dans l'album photos : Armée d'Afrique

            En ce jeudi 23 janvier 2014, à l’hôtel  Lesdiguières de Grenoble nous étions nombreux à avoir répondu présents à l’invitation de la Présidente du Cercle Algérianiste .  

Monique Alessandra après nous avoir présentés ses bon vœux, nous a livrés , tous sens subjugués , à la verve flamboyante du capitaine Pierre MONTAGNON.  

    Point de chaise, point d’écrit, point de diaporama ni de micro.

Armee-Afrique 7456

 

C’est debout, tel un tribun, de la voix et du geste que le capitaine nous a fait vivre l’épopée de L’ARMEE D’AFRIQUE de 1830 à l’indépendance de l’Algérie.

Afin que nul n’oublie , quelques chiffres rappelés lors de la conférence :

La guerre de 14-18 pour la France, ce fut 1 400 000 morts, en incluant 70 000 enfants de l’outre-mer. Mille combattants tombaient quotidiennement. Cet holocauste se lit sur les monuments aux morts des communes de France.  

L’Armée d’Afrique a versé son tribut. 269 950 « indigènes » d’AFN sont venus en Europe, soit 172 400 Algériens, 60 000 Tunisiens, 37 150 Marocains. 28 200 sont tombés, 7 700 ont disparus à jamais dans les chaos de Verdun ou du Chemin de Dames. Un nombre identique de Français de souche, engagés ou appelés des territoires maghrébins, a partagé leur sort.  

Armee-Afrique 7462Armee-Afrique 7470Armee-Afrique 7471 Armee-Afrique 7472 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 22:13
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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 16:34

Par Francetv info avec AFP

Mis à jour le 20/01/2014 | 15:01 , publié le 20/01/2014 | 13:32

 

 

Les ministres européens des Affaires étrangères ont approuvé une opération militaire pour aider les forces africaine et française à sécuriser Bangui. Mais dans les faits, seules l'Estonie, la Belgique et la Pologne vont envoyer des troupes.  

 

L'Union européenne arrive en renfort en Centrafrique. Les ministres européens des Affaires étrangères ont approuvé, lundi 20 janvier, le lancement d'une opération militaire de l'Union européenne en Centrafrique, pour appuyer les forces africaine et française, indique une source officielle. Au moins 500 soldats européens pourraient rejoindre le pays d'ici la fin du mois de février, relate l'AFP, tandis que Reuters annonce l'arrivée d'un millier de militaires. 

Si le plan d'ensemble a été approuvé, les modalités de sa mise en œuvre sont encore en discussion, a précisé la source. Francetv info revient sur ce qui est attendu de cette intervention européenne.

Quel sera le rôle de ces soldats ? 

Les soldats européens aideraient notamment à sécuriser Bangui et la zone de l'aéroport de la capitale. "Nous avons clairement besoin d'une force de l'UE pour aider à la stabilisation" de la Centrafrique, a déclaré, plus tôt dans la journée, le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, à l'ouverture de la réunion mensuelle des chefs de la diplomatie des 28 à Bruxelles.

Lors d'une allocution à Bruxelles, le 20 décembre 2013, François Hollande avait évoqué les besoins des forces sur place : "Je ne demande pas qu'il y ait des troupes pour des actions militaires (...) Ce dont nous avons besoin, c'est une présence sur des points précis : la protection de l'aéroport, le soutien sanitaire", avait déclaré le président français. 

Qui va y prendre part ? 

L’Estonie, la Belgique et la Pologne avaient déjà annoncé à la mi-décembre leur intention de participer à cette mission européenne. La Belgique comptait notamment envoyer 150 militaires. A l'époque, les Pays-Bas avaient annoncé pouvoir, quant à eux, transporter des soldats, tandis que la Pologne s'était dit prête à soutenir la France dans des opérations humanitaires et mettre à disposition un avion de transport militaire C-130 Hercules.

En revanche, la contribution de Londres et de Berlin demeure incertaine. "Le ministre allemand des Affaires étrangères a déclaré ce week-end que l’Europe ne pourrait pas laisser la France seule en Centrafrique, tout en réaffirmant que son pays n’enverrait pas de troupes de combat", rappelle RFI. Cependant, Berlin a mis à disposition dès décembre des capacités de transport aérien pour aider la France. 

La France va-t-elle chapeauter ces opérations ? 

Déjà engagée avec 1 600 hommes sur le terrain, la France a proposé d'être la "nation-cadre" de cette mission européenne et devrait donc y participer au niveau de l'état-major et des effectifs.

Si elle est le pays européen le plus engagé sur place, ses effectifs demeurent en effet insuffisants pour assurer sa mission, expliquait, fin décembre, Vincent Desportes, général de division dans l'armée française jusqu'à 2010, interrogé par francetv info. "La difficulté majeure est que l’une des missions des Français était de restructurer la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine), actuellement forte de 4 000 hommes. Il s’agissait d’en faire une force opérationnelle qui aurait été appuyée par les Français pour stabiliser et pacifier la Centrafrique. Or, on voit bien que cette force n’est absolument pas opérationnelle", analysait le spécialiste, alors qu'éclataient déjà des heurts au sein même de ces forces de la paix. Et 1600 soldats, "c’est notoirement insuffisant pour assumer tout ce qu’il y a à faire", tranchait-il.

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 14:21

 

      

Groupement d'intérêt public
"Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale 1914 - 2014"
Le président du conseil d'administration.
109, boulevard Malesherbes
75 008 PARIS
09 83 21 00 99
elrick.irastorza@centenaire.org Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

1914 – 2014 : une dynamique mémorielle puissante est en marche...

Pourquoi commémorer le Centenaire de la Première Guerre mondiale ?

Près d'un siècle après le début de son déclenchement, la Première Guerre mondiale occupe toujours une place à part dans notre mémoire collective. En témoignent les centaines de milliers de visiteurs qui parcourent chaque année, en famille, entre amis ou dans le cadre d'activités scolaires, ces champs de batailles encore mal cicatrisés pour comprendre pourquoi et comment des hommes en sont arrivés à de telles extrémités, et pour honorer dans le silence des grandes nécropoles la mémoire des soldats engloutis par cette "effusion sanglante". En témoignent également des recherches historiques toujours fécondes et une production culturelle qui continuent de faire de ce conflit matriciel du XXe siècle un champ d'inspiration inépuisable.
Avec du seul côté français, plus de 8 millions de combattants mobilisés, près de 1 400 000 tués dont 71.000 soldats de l'Empire, plus de 4 000 000 de blessés, 700 000 veuves, un million d'orphelins, 3 millions d'hectares de terres agricoles détruites, des centaines de villes et villages ravagées et 350 000 maisons détruites, ce conflit aura profondément et durablement marqué notre société dans quasiment tous les domaines. Comprendre ce qu'ont enduré nos sociétés civiles et les bouleversements qui les ont durablement affectés sera donc un des enjeux principaux de ce cycle mémoriel qui devra être bien plus qu'une succession chronologique de cérémonies patriotiques.
Pour la cinquantaine de pays belligérants, il aura été, avec plus de dix millions de morts, une épreuve tout aussi douloureuse, certes fondatrice de souveraineté pour certains mais également annonciatrice de lendemains malheureusement plus terribles encore.
Dès 2014 et pendant plus de quatre ans, les descendants de ces soldats et travailleurs viendront chez nous rechercher les traces de l'engagement de leurs aïeux et honorer leur sacrifice. La France devra mettre un point d'honneur à les accueillir avec la dignité et l'amitié qui conviennent, dans une Europe désormais pacifiée et pacifique s'impliquant avec conviction dans l'établissement d'un ordre international plus juste et plus stable.
Les derniers acteurs de cette Première Guerre mondiale ayant disparu, le Centenaire sera sans doute la dernière occasion d'offrir un moment privilégié de "réflexion historique et de pédagogie civique" en proposant aux plus jeunes générations les clés de compréhension d'une période parmi les plus difficiles de notre histoire nationale.
Durant plus de quatre ans, la France sera ainsi la destination privilégiée de tous ceux qui, de par le Monde, auront à coeur de se souvenir et de comprendre. Cet intérêt pour notre pays sera un puissant moteur de notoriété internationale et de développement économique bien au-delà des seuls territoires du champ de bataille.

La Mission du Centenaire s'est fixé 7 objectifs déclinés en concertation avec son conseil scientifique :

1/ Rendre à nos soldats morts pour la France et à ceux venus mourir chez nous pour notre liberté, l'hommage qui leur est dû et partager avec tous, dans un esprit constructif d'amitié, la mémoire de ces sacrifices.

2/ Mettre à profit ce cycle mémoriel et le ravivage de notre mémoire partagée des souffrances et des bouleversements sociétaux engendrés par la Première Guerre mondiale, pour valoriser dans une Europe aujourd'hui apaisée les acquis de la construction européenne et promouvoir dans le monde les valeurs de paix et d'amitié entre les peuples portées, notamment par la SDN, dès les lendemains du conflit.

3/ Contribuer à transmettre aux jeunes générations, une histoire de la Première Guerre mondiale aux mémoires inévitablement plurielles, en faisant comprendre les événements et l'héritage qu'ils ont laissé grâce à un projet pédagogique global et cohérent.

4/ Faire comprendre que passer d'une armée de conscrits, expression de la nation en arme, à un armée de professionnels n'en rend pas moins nécessaire la défense de la nation, la reconnaissance due au soldat et le soutien dû à sa famille.

5/ Favoriser l'attractivité des territoires dont les cicatrices témoignent encore de la dureté des combats, en accompagnant le développement de leurs infrastructures touristiques et en les aidant à organiser l'accueil des visiteurs, étrangers notamment.

6/ Promouvoir les expressions culturelles et artistiques nées de la Première Guerre mondiale en soulignant les bouleversements qu'elle a engendrés et encourager leur contribution à une mémoire progressivement plus culturelle de l'événement.

7/ Faire mieux connaître la recherche historique et la coopération scientifique sur ce conflit, sa genèse et ses conséquences, et faciliter la vulgarisation de leurs résultats.

Ce grand rendez-vous sera structuré autour de cinq grands enjeux :

1/ Un enjeu de rayonnement et de coopération internationale pour la France, épicentre du champ de bataille durant 52 mois : accueillir dignement les familles et les touristes du monde entier, veiller à l'organisation sur notre sol des cérémonies officielles, favoriser des projets de coopération internationale (jumelages, projets pédagogiques, culturels, etc.) ;
2/ Un enjeu pédagogique majeur avec le défi de la transmission de l'histoire et des mémoires de la Grande Guerre aux générations futures, dans un contexte d'effacement des derniers témoins de la Grande Guerre ;
3/ Un enjeu mémoriel fondamental avec l'hommage dû aux morts mais aussi le souvenir d'un moment d'unité nationale sans précédent dans notre histoire contemporaine ; une mémoire de la Première Guerre mondiale ancrée dans chaque famille et dans chaque village ;
4/ Un enjeu culturel et scientifique de premier rang : l'année 2014 s'organise comme une grande saison culturelle et mémorielle avec le concours des acteurs culturels : musées, éditeurs, médias, universités, etc.
5/ Un enjeu de développement économique et touristique pour les territoires : l'essor du tourisme de mémoire partout où la guerre a laissé des traces et des vestiges.

Les trois missions du groupement d'intérêt public
« Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale 1914 – 2014 » :

1/ Organiser les grands temps forts du Centenaire entre 2014 et 2018, avec notamment les grands rendez-vous de l'année 2014 (commémoration de la mobilisation générale, bataille de la Marne, etc.) ;
2/ Coordonner en élaborant notamment un programme commémoratif officiel national et accompagner l'ensemble des initiatives développées sur l'ensemble du territoire national dans le cadre du Centenaire (Comités départementaux et académiques du Centenaire et attribution du label Centenaire) ;
3/ Informer le grand public sur les préparatifs et le déroulement du Centenaire, et diffuser de la connaissance sur la Grande Guerre et sur ses traces, cicatrices et vestiges encore visibles, grâce à un portail internet de référence : www.centenaire.org

Une gouvernance partagée entre l'Etat et les territoires :

1/ Au niveau central, un groupement d'intérêt public : 16 membres fondateurs, sept ministères , six établissements publics de référence , deux associations nationales et une organisation mutualiste , épaulés par un conseil scientifique formé des meilleurs spécialistes de la Première Guerre mondiale, un comité des communes et un comité des mécènes participent au conseil d'administration.
L'assemblée générale comprend en plus un collège territorial et un collège d'opérateurs culturels, scientifiques et pédagogiques. Depuis novembre 2012, le GIP relève de « la mission des anniversaires des deux Guerres mondiales » créée, auprès du Ministre de la défense et présidée par le Ministre délégué auprès du Ministre de la défense, chargé des Anciens Combattants. Cette mission des anniversaires a pour objet de concevoir, d'animer et de coordonner les initiatives à caractère international ou national propres à rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont lutté pour la défense de la France pendant la Première Guerre mondiale et pour sa défense, sa libération et la victoire sur le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle s'appuie sur le GIP pour tout ce qui a trait à l'anniversaire de la Première Guerre mondiale et sur les services du ministère de la défense et de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre pour tout ce qui concerne la seconde.
Au sein de cette mission, le monde combattant contribue à l'animation d'un comité d'éthique présidé par le MINDAC

.
2/ Dans les territoires, des comités départementaux du centenaire placés sous l'autorité des préfets, ouverts à l'ensemble des acteurs (collectivités territoriales, services déconcentrés de l'Etat, associations, etc.) sont chargés de définir la feuille de route territoriale pour le Centenaire ; à ce jour, 92 CDC ont été constitués et sont au travail pour sélectionner les projets les plus innovants et préparer le projet départemental du Centenaire.
Dans chaque académie, un comité académique du centenaire et un référent « mémoire et citoyenneté » complètent le dispositif.

Les deux volets de ce cycle mémoriel :

Le volet cérémonies officielles :

 Il s'agit pour l'essentiel des cérémonies commémoratives locales, nationales et internationales qui se dérouleront de façon chronologique sur les lieux où se sont déroulés les événements. Par exemple, la 1ère bataille de la Marne en 2014, les batailles de la Somme et de Verdun en 2016, du Chemin des Dames en 2017 etc...Elles pourront être présidées par les plus hautes autorités de l'État en présence de chefs d'états ou de gouvernements étrangers.
Mais il pourra s'agir aussi de la commémoration d'événements de dimension nationale ou internationale comme la mobilisation en 2014 et l'arrivée des troupes américaines par exemple, ou d'hommage rendu à des personnalités qui ont marqué de leur empreinte ces moments de notre histoire nationale.
Leur calendrier est en cours de finalisation.

Le volet culturel, scientifique, éducatif et touristique :

Sa finalité est essentiellement pédagogique en direction du plus grand nombre, les jeunes notamment. Ce sont tous les événements qui sont en cours d'élaboration au niveau national et local à l'initiative d'organismes institutionnels, de collectivités territoriales, d'associations, d'entreprises privées et de particuliers et qui peuvent être classés selon la typologie suivante :
- expositions (Beaux-arts, photographies, archives, expositions itinérantes) ;
- productions audiovisuelles (documentaires, fictions, docu-fictions, collectes de témoignages, web-doc) ;
- publications (témoignages, essais, bandes dessinées, beaux livres de photographies, archives, rééditions) ;
- spectacles vivants (concerts, lectures, lectures-concerts, pièces de théâtre, comédies musicales, spectacles de danse) ;
- productions multimédia (applications pour Smartphones et tablettes de géolocalisation ou réalité augmentée, sites internet) ;
- activités de recherche (colloques, conférences, séminaires) ;
- entretien et mise en valeur du patrimoine (tourisme de mémoire, chemins de mémoire, mise en réseau, numérisation d'archives, restauration ou entretien de monuments et traces matérielles de la Grande Guerre, projet archéologique) ;
- événements très divers (son et lumière, pyrotechnie, projection vidéo/image),
- projets pédagogiques (production de support pédagogique, réalisation d'un projet pédagogique), festivals (photographie, bande dessinée, histoire, musique, etc.) ;
- Naturellement cette action se prolonge à l'étranger comme atteste par exemple l'opération « Sarajevo cœur de l'Europe » et les projets développés avec l'Allemagne.

Le catalogue de ces événements sera finalisé à l'automne 2013 après exploitation des projets adressés à la mission soit directement, soit par les comités départementaux du centenaire. Le conseil d'administration du GIP en dressera un premier bilan début juillet.

Pour conclure :

Deux mots-clés : honorer, comprendre et par extension faire comprendre, d'où nous déclinerons tout le reste : des commémorations officielles au plus haut niveau des états, dans une logique plutôt chronologique et sur les lieux les plus porteurs de sens, mais aussi, avec un effort prononcé en 2014, la mise en œuvre d'une grande dynamique intellectuelle et culturelle aux vertus pédagogiques, notamment en direction des plus jeunes.

Une obligation : accueillir dignement, dans un esprit d'amitié, le grand pèlerinage national et international de tous ceux qui viendront se souvenir et comprendre.

Une opportunité d'affirmer notre fierté d'être Français, de réaffirmer notre solidarité internationale et de consolider la nécessaire fraternité entre les peuples.

Une dynamique puissante est en marche...elle a besoin de votre implication résolue !

Général d'armée (2S) Elrick IRASTORZA


1)Défense, Culture et communication, Education nationale, Affaires étrangères, Enseignement supérieur et recherche, Artisanat-commerce et tourisme, Intérieur.
2)Institut français, ONAC, Musée de l'armée, ECPAD, BNF, CNDP.
3)Association des Maires de France, Souvenir français.
4)CARAC.

 

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 22:20
Hospitalisé en France - au Val de Grâce -, du 27 avril au 16 juillet 2013, puis à nouveau depuis le lundi 13 janvier 2014, le président algérien Abdelaziz Bouteflika aura donc privilégié les hôpitaux militaires de l’ancien colonisateur qu’il ne cessa pourtant à aucun moment de dénoncer, d’accuser et d’acculer à la repentance.
Alors qu’au mois de novembre 2013 le FLN l’a désigné comme son candidat lors des élections présidentielles du mois d’avril 2014, à moins de quatre mois du scrutin, l’on ne sait toujours pas s’il sera physiquement et intellectuellement en mesure de briguer un 4° mandat.
Son véritable état de santé est caché à l’opinion algérienne parce que les clans régionaux et politiques qui se partagent les fruits du pouvoir ne se sont toujours pas mis d’accord sur sa succession. L’Algérie est en effet dirigée par une nomenklatura opaque dont le principal souci semble être de s’auto-reproduire. Son cœur est représenté par l’ANP (armée nationale populaire) dont les 350 000 hommes sont commandés par le général Ahmed Gaïd Salah né en 1940, et la DRS (Département du renseignement et de la sécurité) avec dit-on, plus de 100 000 agents dirigés par le général Mohamed Mediène, né en 1939.
 
L’Algérie qui était demeurée à l’écart des convulsions liées au prétendu « printemps arabe » pourrait donc connaître de sérieuses convulsions en 2014. Tous les ingrédients d’une crise politico-sociale majeure y sont en effet réunis : démographie suicidaire, moitié de la population ayant moins de 20 ans, 35% de chômage chez les jeunes, misère sociale, société fermée incapable de se réformer, industrie inexistante, système bancaire d’un autre temps et administration apoplectique forte d’environ 1,5 million de fonctionnaires. De plus, le pays  est fracturé entre arabisme et berbérisme avec une influence de plus en plus forte de l’islamisme
 
L’Algérie qui est donc dans une impasse sociale, morale et politique, navigue, tel un vaisseau fantôme au milieu des écueils nés de la quasi vacance du pouvoir.  Jusqu’à présent elle a échappé à la crise majeure grâce au colossal bas de laine tiré d’une rente pétrolière et gazière qui lui a permis d’éviter l’embrasement en achetant la paix sociale. Pour combien de temps encore ? 
 
Bernard Lugan
15/01/2013
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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 12:36

Le 25 janvier 2014 lors de notre Assemblée Générale, Jean Pierre Martin nous honorera de sa présence pour une conférence sur la guerre de 14-18.

Il nous sera possible d'acquérir son dernier ouvrage, dédicacé.

 

15a.jpg15b.jpg

 

Bibliographie de Jean Pierre MARTIN

 

TRAVAUX HISTORIQUES

 

COMMUNICATIONS-CONFERENCES

avril 1996 : CRSSA : “ des mots et des morts, histoire des peuples yougoslaves ”

sept. 1996 : Congrès des sociétés savantes, Montmélian : “ La bataille de l’Assiette ”

oct.1996 : 121e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nice : “ l’esprit des lumières dans la conception du traité de Turin ; 1760 ”

déc. 1996 : Colloque campagne d’Italie, Grenoble : “ la stratégie de Bonaparte à l’épreuve de la montagne ”

mars 1998 : Souvenir napoléonien, Grenoble : “ l’armée et les Cent-Jours ”

avril 1998 : SSHA, Chambéry : “ la dédition du comté de Nice à la Savoie ; 1388 ”

mai 1998 : Congrès Vauban, Chambéry : “ les fortifications de Savoie dans la bataille des Alpes ; juin 1940 

septembre 1998 : “ Mustapha Kemal : la Turquie à la reconquête de son destin ” ;

“ 1453, la prise de Constantinople : la première victoire de l’artillerie ”

novembre 1998 : Colloque 80éme anniversaire de la victoire : “ Une action de rupture en montagne : l’offensive du Sokol-Dobropolje ; 15 septembre 1918 ”

novembre 1999 ; colloque des Sociétés savantes de Savoie, Chambéry : “ Napoléon et la montagne ”

2003 : CRDP Grenoble : « La Glorieuse Rentrée des Vaudois au Piémont. »

2005 : Souvenir napoléonien : « Napoléon et la Vendée. »

2005 : Académie delphinale : « L’histoire du sentiment de la montagne. »

2006 : Colloque national des universités inter-âges ; « la fortification, histoire et mémoires » ; Amiens.

2006 : « Guerre et pacifisme ; l’exemple de la Grande Guerre » ; St-Pierre de Belleville.

Septembre 2006 : Conception et réalisation du catalogue de l’exposition « Bons pour le service », consacrée à l’histoire de la conscription (Bastille de Grenoble).

Août 2007 : conception à la demande de la Ville de Grenoble de l’exposition consacrée au général Le Ray, commandant départemental des FFI (Bastille de Grenoble).

Octobre 2007 : Discours de réception à l’Académie delphinale : « les maquis de Chartreuse, exemplarité ou marginalité ».

20 et 21 novembre 2008 : Participation au colloque international « Les militaires dans la Résistance en Dauphiné-Savoie. »

Avril 2009 : Cercle Bastiat « L’armée et la Révolution ; quand l’armée vint à manquer à son roi »

Octobre 2009 : Conception et contribution à la réalisation de l’exposition La guerre d’Algérie, une exigence de vérité au profit de l’Union des combattants du Dauphiné.

Contribution à la création du musée des troupes de montagne de Grenoble en tant que directeur du conseil scientifique. Par ailleurs, figure au conseil scientifique du musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère.

Novembre 2009 : « L’Armée d’Afrique, 130 années au service de la France » (salle polyvalente de Montbonnot)

23 juin 2010 : « Juin 40, étrange victoire, étrange défaite » (mairie de Voreppe).

Juillet 2010 (revue du Rotary international) : « Le Linceul de Turin, défi à la science ».

Décembre 2010 : Académie delphinale : « Le Montgenèvre, un destin avorté ».

10 mars 2011 : Institut méditerranéen d’art et de culture « Forts et fortifications du pays niçois, enjeu d’histoire, enjeu de mémoire ».

2 mai 2012 : Cercle Bastiat : « Stalingrad, tournant de la guerre ou victoire hasardeuse ? »

13 novembre 2012 : IEP Grenoble ; colloque « Le conflit algérien ; histoire et mémoires  ̶  cinquantenaire d’une séparation ».

 

REVUES, PUBLICATIONS

Nombreuses publications au profit des Cahiers des TDM et de la RHA

Ouvrages publiés :

1999 : Les troupes alpines, montagnards et soldats ; collection Les Patrimoines du Dauphiné Libéré

2000 : Alain Le Ray, le devoir de fidélité ; Presses Universitaires de Grenoble

2000 : La traversée des Alpes, routes, cols, tunnels ; collection Les Patrimoines du Dauphiné Libéré

2001 : De l’Armée des ombres à l’Armée des Alpes, la Résistance Rhône-alpine ; éditions Alan Sutton

2003 : Les Vallées de la foi ; éditions Alan Sutton

2005 : Les Aigles du Frioland ; éditions L’Harmattan.

2006 : Dans les maquis de Chartreuse ; Marie une ombre au Désert ; éd. Alan Sutton.

Contributions au Dictionnaire encyclopédique des Alpes (Glénat, 2006)

2007 : Un linceul pour l’éternité ; Société des Écrivains.

2008 : Les troupes alpines ; éditions Alan Sutton

2008 : Le temps obstiné ; éditions du Dauphiné libéré (publié en feuilleton dans toutes les éditions du journal au cours de l’été 2008)

2010: L’inconnue de la Goule blanche ; éditions de Belledonne

         Forts et fortifications de Dauphiné-Savoie ; éditions Alan Sutton

2012 : Grenoble aux quatre vents ; éditions Alan Sutton

2012 : La Symphonie interdite ; éditions Alan Sutton

2013 : Grenoble en cent dates ; éditions Alan Sutton

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 20:57

 

 
« Ne pas subir » (Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)
Madame, Monsieur,
Veuillez trouver ci-dessous la première lettre mensuelle de l’ASAF pour l’année 2014. Elle est consacrée à l’engagement militaire de la France en République Centrafricaine.
Cette opération, lancée avec de faibles effectifs dans une situation très complexe, pose notamment la question de sa finalité. Celle-ci doit être clairement expliquée aux Français afin qu’ils soutiennent leur armée. Cet engagement doit servir les intérêts supérieurs de la Nation, qui seuls peuvent justifier les sacrifices demandés à nos soldats.
Par ailleurs, alors que la France se trouve dans une situation financière difficile, il est rassurant de constater que plus des 2/3 des Français (69%) estiment que le budget de la Défense doit être maintenu ou accru (dernier sondage IPSOS).
Belle année 2014 pour vous, vos familles ainsi que pour notre armée.
Pour ceux qui ne sont pas encore adhérents, je souhaite vous compter prochainement parmi les membres de l’ASAF.  
Henri Pinard Legry
Président de l’ASAF
 
 
TITRE
 
LETTRE 14 / 01
S’engager en RCA : raisons et buts
 
La RCA et ses prédateurs
Le 5 décembre 2013, le président de la République, chef des armées, engage les forces françaises dans l’opération « Sangaris » en République centrafricaine.

Depuis le mois de mars une « milice islamiste soudano-tchadienne » venue du nord, renforcée par des « coupeurs de route » centrafricains, s’est emparée d’un Etat failli et a installé un gouvernement fantoche dans sa capitale Bangui.
Depuis mars ce ne furent que violences et pillages dans ce pays de 4,5 millions d’habitants, parmi les plus pauvres du monde, situé au cœur de l’Afrique et dont la superficie est égale à celle de la France métropolitaine plus celle du Bénélux.
Une intervention tardive
On peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles la communauté internationale, avec une force interafricaine présente sur place depuis des années et soutenue par la France à l’aide d’un détachement militaire stationné près de Bangui, a laissé la situation se dégrader?

Notre pays savait qu’il lui reviendrait d’intervenir, comme nous l’avons fait une dizaine de fois en 50 ans, mais qu’il serait d’autant plus difficile de le faire au moindre coût, au fur et à mesure que le temps passait.
Peut-on croire que nos responsables ont décidé l’intervention dans l’urgence alors que la situation se dégradait sous leurs yeux depuis des mois? En fait la France s’est engagée en RCA parce qu’elle ne pouvait plus rester les bras croisés devant un tel déchaînement de violence.
C’est donc essentiellement pour des raisons politico-médiatiques qu’il a été décidé d’agir. Intervenir plus tôt eût été à la fois moins coûteux et plus efficace sur un plan opérationnel et aurait évité de nombreuses victimes. Nos décideurs connaissaient l’évolution dramatique de la situation.
Des moyens d’intervention insuffisants
En intervenant aussi tard, dans un pays qui basculait dans la guerre civile et dans lequel se multipliaient les massacres, comment pouvait-on croire qu’il était possible de rétablir rapidement une situation aussi explosive avec 1 600 hommes et quelques rares hélicoptères et avions ?

Pourquoi n’avoir pas engagé une force plus importante compte tenu de la situation ? En effet, les sélékas, arrivés en mars à Bangui à 800, s’étaient fortement renforcés en décembre et étaient semble-t-il plus de 5 000 répartis sur l’ensemble de la RCA !
La raison en est-elle une insuffisance de moyens disponibles, - nous avons encore plus de 2 500 militaires au Mali (au lieu de 1 000 prévus) -, ou bien est-ce-un choix délibéré compte tenu de l’objectif visé par la France ?
Quelle mission pour quelle politique ?
Souhaitons que ce soit bien parce qu’elle estimait que ses intérêts stratégiques étaient menacés que la France est intervenue militairement après avoir reçu la « bénédiction » de l’ONU. Il serait en effet difficilement compréhensible que nos responsables politiques l’aient décidé pour une autre raison. Le sacrifice de jeunes soldats français ne peut être justifié que pour servir les intérêts supérieurs de la Nation.
Il serait d’ailleurs très grave pour la France et pour les 200 000 Français vivant en Afrique subsaharienne que la RCA, véritable clef de voûte de l’Afrique centrale, soit dépecée et devienne un foyer d’instabilité, d’extrémisme, qui gagnerait toute la zone et contribuerait à renforcer un courant d’immigration massive vers l’Europe. Il est donc de notre intérêt, même à long terme, que ce pays soit stabilisé et mis en valeur tant sur le plan agricole que minier.
Expliquer notre engagement aux Français
Dans une telle perspective, il appartient aux responsables politiques français d’expliquer la mission confiée à nos forces armées et la politique que notre pays entend mener à l’avenir en Afrique subsaharienne. Notons au passage que, dans ces opérations, nos soldats sont les moteurs souvent uniques des tentatives de réconciliation sur le terrain entre les protagonistes et que ce rôle dépasse largement le « cœur de métier » dans lequel la classe politique actuelle souhaite les confiner !
Il faut dire à nos concitoyens que nos forces sont présentes en Afrique pour longtemps car ce continent est au cœur de notre zone d’intérêt stratégique et que l’on ne doit pas attendre de miracles de la part des forces africaines engagées à nos côtés.
Dire les choses clairement est une condition essentielle pour que les Français comprennent et soutiennent leurs soldats.
C’est aussi la moindre des choses que les soldats qui acceptent de se sacrifier à 5 000 km de chez eux, en pays étranger, connaissent les raisons majeures pour lesquelles ils se battent.
Nous voulons croire que leur engagement est ordonné au seul service des intérêts supérieurs de la France.
 
Rédaction de l’ASAF - (www.asafrance.fr)
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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 23:07

Général Vincent Desportes : « il y a une inadéquation entre une politique interventionniste et une armée qui n’est plus capable d’en être

l’outil »

Source, journal ou site Internet : La Voix du nord Date : 10 janvier 2014 Auteur : Adressé par Jean-Claude Tourneur

Un an après le déclenchement de l'opération Serval, le général Vincent Desportes (1) tire les

leçons de cette année remarquable pour les armées françaises, de l'efficacité de Serval aux

doutes de Sangaris.

Mais l'ancien patron du Collège interarmées de défense s'inquiète pour les capacités militaires

françaises, notamment terrestres, en baisse. Sont-elles capables d'assumer la politique

interventionniste de la France en Afrique ? " Quand il y a inadéquation entre la politique et le

modèle de forces et d'opérations, il faut changer l'un ou l'autre ", assène le général Desportes

qui reste un interlocuteur et stratège passionnant. Voici un long entretien qu'il nous a accordé

sur les leçons à retenir de 2013, la politique française en Afrique, la frilosité européenne et le

destin africain : " La France ne peut pas tout faire en Afrique mais il se trouve qu'elle est la

seule qui sache le faire. "

- Du Mali à la Centrafrique, quel bilan et quelles leçons peut-on tirer de cette année

2013 et de cette montée en puissance française en Afrique ?

" Le bilan est mitigé. L'année avait bien commencé avec une démonstration remarquable de

l'armée française au Mali dans une opération relativement classique : une mission militaire où

il s'agit de détruire un ennemi. Mais l'année s'est terminée sur le résultat pour le moins ambigu

de l'opération Sangaris, qui est la mission la plus compliquée pour un militaire : globalement,

se retrouver au cœur d'une guerre civile sans faire usage de la force. "

- Serval et Sangaris sont deux missions très différentes...

" Serval était bien dimensionné, pas trop, avec 5 000 hommes par rapport à un objectif qui a

pu être mené rapidement à bien. A l'inverse, pour Sangaris (photo AFP), on a fait des paris qui

se sont révélés faux et qui ont conduit à un dimensionnement beaucoup trop limité. C'est une

opération beaucoup plus compliquée que Serval. Il s'agit de sécuriser une métropole d'un

million d'habitants avec une poignée de soldats, dont une partie ne peut quitter l'aéroport. Et

on ne parle même plus d'une opération globale sur le pays. Serval n'était pas une mission de

stabilisation mais de destruction qui a permis d'utiliser notre technologie et le renseignement

qui nous ont donné un avantage pour une manœuvre précise et rapide. Sangaris, c'est

exactement l'inverse. Ces avantages comparatifs ne fonctionnent pas en Centrafrique, surtout

avec un effectif réduit. Il fallait y aller, bien sûr, mais c'est infiniment plus compliqué qu'on nepensait. Clausewitz disait qu'on ne joue pas le premier coup sans avoir pensé au second. Au

Mali, on savait jouer le second, la politique. En Centrafrique, on n'en a aucune idée. "

- Quelles leçons politiques et militaires tirez-vous ?

" La grande leçon militaire de l'année, c'est que nous avons une armée sans épaisseur

stratégique, une armée à un coup. On peut jouer une fois et l'emporter. On sait gagner une

bataille parce que nous avons des moyens et une armée de professionnels. Mais quand il faut

bâtir sur la durée et gagner la guerre, c'est de plus en plus difficile. "

- Pourtant, la France se réengage fortement en Afrique...

" Il y a à l'évidence inadéquation entre une politique interventionniste et une armée qui n'est

plus capable d'en être l'outil. Nous avons besoin d'effectifs terrestres et l'évolution à la baisse

est contraire aux conditions d'emploi des forces. François Hollande a été rattrapé par le

principe de réalité en Afrique. Son prédécesseur et lui ont dégradé les armées. Or quand il y a

inadéquation entre la politique et le modèle de forces et d'opérations, il faut changer l'un ou

l'autre. "

- La politique de défense française a-t-elle trop touché aux effectifs ?

" Le choix est clair alors que nous avons un modèle d'opérations qui réclament des effectifs

sur le terrain. Le Livre blanc diminue les forces terrestres dont on a besoin et privilégie la

technologie qui est, certes, fondamentale, mais pas suffisante. Avec la technologie, on prépare

une guerre qui n'aura probablement pas lieu. Donc on se trompe. "

- Les guerres probables sont actuellement dans la zone sahélo-saharienne jusqu'à

l'Afrique centrale...

" Au Sahel, dans la région subsaharienne, dans le nord de l'Afrique noire. La réalité revient en

pleine face après les divers retraits entrepris par François Mitterrand, puis Nicolas Sarkozy.

La France ne peut pas échapper à l'Afrique (photo AFP au Mali). C'est notre histoire mais

aussi une réalité géopolitique. C'est un peu l'histoire de Lagardère, si nous ne nous occupons

pas de l'Afrique, c'est l'Afrique qui s'occupera de nous avec le jihadisme et des menaces de

déplacements massifs. La population du continent africain va doubler d'ici 25 ans pour

atteindre 2,5 milliards d'habitants. S'il n'y a pas un développement économique suffisamment

soutenu et une stabilité de la sécurité, l'Afrique ne retiendra pas ses populations et cela pèsera

sur nos économies. L'Europe est condamnée à l'Afrique même si beaucoup de nos partenaires

ne l'envisagent pas ainsi. "

- Pourquoi la France se retrouve assez seule sur cette question et pourquoi l'Europe

n'est-elle pas plus offensive ?

" L'ADN de l'Europe, c'est la paix. La guerre a disparu. Cette ADN, c'est la qualité et le grand

défaut qui nous impose des lentilles déformantes. Le sens de l'intérêt stratégique européen

n'existe pas. C'est très vrai dans les pays nordiques. Pour les pays de l'est, la menace, c'est la

Russie. L'Allemagne pourrait jouer un rôle considérable mais ce pays a peur de la guerre et

même du soldat allemand. Cela ravive de vieux démons. L'Allemagne n'est pas libre.

L'Espagne et l'Italie ont des outils militaires réduits à cause de la crise économique. Enfin, le

Royaume-Uni a une armée usée par les campagnes d'Irak et d'Afghanistan qui ont mobilisé 50

000 hommes (40 000 + 10 000). L'armée française en serait incapable ; l'armée britannique s'y

est usée moralement et physiquement et on a diminué de manière drastique le renouvellement

des matériels. On est là fatigué de la guerre. "

- Et puis, les politiques redoutent désormais la mort de soldats en opération...

" Tout est lié. La capacité politique à s'engager a disparu. La preuve par mille, ce sont les

battlegroups européens qui n'ont jamais été déployés et qui seraient parfaits en Centrafrique.

Les politiques sont incapables d'expliquer à leur propre population et ne prennent pas de

risques. Un Suédois ou un Allemand ne peut pas mourir en Afrique. Donc quand on parle de

pooling and sharing (mutualisation et partage) en Europe, on trouve des capacités, un bateau,

un avion, un drone, jamais des hommes, jamais de risque de sang versé. C'est une autre leçon

importante de 2013. "

- Mais la France ne peut pas tout prendre en charge même si elle connaît très bien

l'Afrique...

" Nous sommes comme un camion de pompier, responsable à chaque feu qui prend. Cela dit,

la seule force en Europe capable de se déployer en Afrique, ce sont les Français, avec une

connaissance du terrain, une compétence qu'on ne peut demander à un Suédois. Donc la

France ne peut pas tout faire en Afrique mais il se trouve qu'elle est la seule qui sache le faire.

Et les Etats-Unis ne veulent plus le faire. "

- Quelles options reste-t-il à la France ?

" Si la France veut rester la France, elle doit arrêter de casser ses forces. Parce que l'on se fait

une fausse idée de la guerre. Le First in, First out (premier entré, premier dehors) ou le Hit

and Transfer (frapper et transférer) avec une petite armée ramassée qui passe rapidement la

main (photo AFP), ça ne marche pas ! En Centrafrique, l'ONU ne sera pas là avant six mois.

Petit à petit, la situation pourrit et on génère de l'hostilité. On pourrait déployer 3 000 hommes

mais on ne pourrait pas les relever. Pour un soldat en opération, il en faut quatre derrière.

Notre armée devient impuissante. Si on ne change pas les moyens, changeons de politique.

Mais si nous étions raisonnable, il me semble que cela coûtera moins cher d'investir en

Afrique que de supporter les conséquences de l'abandon de l'Afrique. "

- L'échec de la décolonisation se fait durement ressentir cinquante ans après...

" Le problème, c'est que nous avons laissé des Etats, créés par nous-mêmes, qui n'étaient pas

des nations. Le Mali et la Centrafrique, coupés en deux, sont deux cas flagrants. C'est le grand

échec de l'homme blanc. C'est comme ça. Mais ça nous oblige à nous réengager

politiquement, économiquement et militairement. Cela nécessite la reconstruction d'un

système de défense africain, d'armées nationales comme colonne vertébrale. "

- Que faut-il penser du Tchad, acteur central, ami de la France au Mali mais influent en

Centrafrique ?

" Le Tchad est un allié ni plus ni moins. Il a ses intérêts propres qui parfois ne coïncident pas

avec ceux de la France. En Centrafrique, le Tchad veut que ce ne soit pas trop le foutoir et

avoir la main sur le pouvoir. Ça complique la tâche de la France à front renversé. Mais c'est

de la géopolitique que l'on connaît. Churchill disait : " Les Etats n'ont pas d'amis, ils n'ont que

des intérêts. "

(1) Le général Vincent Desportes est l'ancien commandant du collège interarmées de défense,

désormais professeur de stratégie à HEC et professeur associé à Sciences-Po Paris.

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 21:21
Ancien combattant de la guerre d'Algérie, il est devenu ensuite aumônier pour servir parmi les parachutistes.
Son expérience: 
savoir écouter pour mieux accomplir son ministère.
  Yannick LALLEMAND
chez les légionnaires du 2° R.E.P 

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