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La Guerre d'Algérie

19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 07:37

Le 19 décembre 2013

BdVoltaire

 

La Centrafrique n’est pas l’Afghanistan. Les intérêts de l’Occident n’y sont pas les mêmes… enfin, surtout ceux des États-Unis, semble-t-il…

      
         

Tout va mal en Hollandie… sauf la guerre ! Après le Mali, la République de Centrafrique mise à feu, à sang, à viol et à pillage. Soit… et le consensus est, à nouveau, à peu près national pour soutenir l’initiative guerrière de l’Élysée… Il n’en va pas de même des appuis internationaux. Certes, la France a obtenu le feu vert de l’ONU, mais côté soutiens militaires, il y a comme qui dirait… pénurie, malgré les déclarations optimistes de notre sémillant ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius : « Je crois pouvoir vous affirmer, compte tenu des démarches qui ont été faites par la France, que nous aurons bientôt des troupes au sol qui seront apportées par nos collègues européens. »

Eh bien ! « T’as qu’à croire », semble lui répondre l’Union européenne… La Belgique « envisage » d’envoyer 150 soldats. Et encore, pour une simple « mission de protection » des aéroports et sans doute pas avant… la fin du mois de janvier !

RFI souligne toutefois qu’il s’agit d’un effort supplémentaire du gouvernement belge « qui avait déjà donné son feu vert à la mise à disposition de l’opération Sangaris d’un avion de transport gros-porteur Airbus A330 et d’un avion de transport tactique ». Tant de générosité va droit au cœur.

Comme celle de la Pologne, autre pays prêt à soutenir notre effort militaire, qui exclut toutefois l’envoi de troupes à Bangui… Le pays mettra à notre disposition un avion de transport militaire (attention : avec son équipage complet !), mais ce soutien logistique aérien restera toutefois limité : « L’avion devra stationner à Toulon, dans le sud-est de la France, et faire la navette avec l’Afrique. » Point trop n’en faut.

Qui encore ? Toujours d’après RFI : « L’Espagne, pour sa part, a déjà annoncé un soutien, notamment dans le transport de troupes et de matériel. De même que Berlin, qui a mis à disposition des capacités de transport aérien. Les Pays-Bas, l’Autriche et la Grande-Bretagne n’envisagent pas non plus l’envoi de soldats. Quant à la Suède, la Finlande, la Hongrie et la Bulgarie, aucune décision n’a encore été prise. »

Rappelons pour mémoire ce qu’a été ou est encore à ce jour la participation des États membres de l’Union européenne à la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) qui opère en Afghanistan et constitue la composante militaire de la coalition, sous l’égide de l’OTAN opérant dans ce pays depuis 2001 : Allemagne (2.800 personnes en 2006 ; 3.465 personnes en juin 2009 et 4.920 en 2011), Belgique (≈ 620 en 2009 et 530 en 2011), Croatie (150 en 2009 et 300 en 2011), Danemark (700 en 2009 et 750 en 2011), Espagne (780 en 2009 et 1.470 en 2011), France (4.000 en 2011, retrait des forces de combat fin 2012 et 2.500 en 2013), Italie (2.350 en 2009 et 3.770 en 2011), Lituanie (200 en 2009 et 180 en 2011), Pologne (2.000 en 2009 et 2.490 en 2011) , Portugal (152 en 2009 et 115 en 2011), République tchèque (580 en 2009 et 470 en 2011), Roumanie (900 en 2009 et 1.695 en 2011), Royaume-Uni (8.300 en 2009 et 9.500 en 2011 ), Suède (265 en 2009 et 500 en 2011)…

Évidemment, la République de Centrafrique n’est pas l’Afghanistan. Les intérêts de l’Occident n’y sont pas les mêmes… enfin, surtout ceux des États-Unis d’Amérique, semble-t-il… et une fois de plus, l’Union européenne y brille en matière de politique internationale par son absence ! Ou sa désertion, au choix !

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 16:18

Cela se passe à Aubervilliers, territoire perdu de la République. Des mœurs d’un autre âge s’y sont implantées. Ainsi, les cafés et leurs terrasses sont occupés exclusivement par les hommes. On se croirait transporté dans un bled quelconque d’Arabie, le soleil en moins.

Réservé aux hommes. Et donc interdit aux femmes !

Ces gens là ne tolèrent pas la présence féminine hors les murs de la maison. Alors une petite dame retraitée de cette banlieue parisienne occupée, excédée de devoir franchir le périphérique, pour aller boire un café, a décidé de brandir le drapeau de la Reconquista.

Elle a commencé la réoccupation des lieux dès 2011: avec une copine, elles se sont assises crânement à la terrasse d’un de ces cafés colonisés. Elles n’en menaient pas large sous les regards hostiles de ces hommes, indignés qu’on ose braver leur loi. Elles n’ont pas lâché, ont peu à peu battu le rappel de leurs copines.

Aujourd’hui elles sont une soixantaine et ont reconquis une trentaine de cafés.

Ces petites dames ne sont pas que sympathiques, elles sont vaillantes. Sans faire de bruit, elles se sont unies contre l’apartheid le plus massif de la planète : celui qui frappe les femmes. Oui, pourquoi n’emploie-t-on jamais ce mot pour la catégorie la plus discriminée au monde ? L’apartheid le plus répandu ne touche pas la race mais le sexe.

On ne va pas entrer dans une compétition de chiffres, mais la population la plus nombreuse – plus d'un humain sur deux – et la plus stigmatisée du monde, c’est celle des femmes. Particulièrement dans les pays dits émergents. Peut être émergents économiquement, mais pas humainement.

Alors nos petites dames d’Aubervilliers reprennent cette place qu’on leur a si longtemps déniée, ici aussi : celle d’êtres humains libres de circuler. Elles réoccupent le territoire perdu, non seulement pour elles, mais pour tous ceux qui en sont chassés de facto. On ne dira jamais assez l’humiliation et le désespoir de celui qu’on exile de chez lui, à qui on impose des mœurs d’un autre espace et d’un autre temps. Et à qui on interdit de s’en plaindre. Le lieu choisi par nos résistantes d’Aubervilliers est symbolique : le café.

Dans les pays qui ont accédé à la démocratie, le café est un lieu ouvert à tous, sans distinction de sexe ou de race, un lieu de détente et de rencontre. Mais il est des contrées reculées où les cafés sont un lieu réservé. Réservé aux hommes. Et donc interdit aux femmes.

D’ailleurs dans ces régions du globe, encore nombreuses, la rue est désertée. Désertée par les femmes. On aperçoit de temps en temps une silhouette emmaillotée qui rase les murs. C’est une femme qui a dû braver la rue, talonnée par l’urgence : elle n’avait plus assez de couscous.

Tristes contrées privées de mixité, où on ne voit jamais un couple se promener en se tenant la main. Alors saluons le courage de ces dames .

Elles sont le signe encourageant d’une résistance qui s’organise à la base, d’une liberté qui se reconquiert.       

Anne Zelensky, journaliste, professeur agrégée,
Présidente de la Ligue du Droit des femmes cofondée avec Simone de Beauvoir en 1974

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 13:14

Propos du général Lalanne-Berdouticq, en clôture d'un séminaire à l'I.H.E.D.N. (Institut des Hautes Études de la Défense Nationale) 


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Le discours que nous reproduisons ci-dessous a été prononcé par le général Lalanne-Berdouticq (ancien commandant du 3ème régiment étranger d’Infanterie et ancien chef du bureau de liaison de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban – FINUL 2), lors de la clôture d'une récente session de l'IHEDN.

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Après ces dix huit jours inoubliables à travailler ensemble, à vous forger des amitiés dont certaines seront définitives, à voir les choses différemment, voici ce que, comme votre « entraîneur » et un peu « ouvreur de voie », je voudrais vous dire. En toute liberté bien sûr et avec mon franc-parler habituel !
  Le monde est complexe et dangereux
Il est loin des « blocs » que nous avons connus des décennies durant, aussi bien que de la « fin de l’histoire » que l’on nous annonçait voici vingt ans, et encore plus loin de la « paix définitive » qui aurait permis « d’engranger les dividendes de la paix » chers à des hommes à la courte vue.
Ce monde, notre monde, reste dangereux. Comme les prophètes que personne n’écoutait dans les années 1930, je ne cesse de dire que le décuplement des dépenses militaires en Extrême-Orient depuis dix ans devrait nous inciter à mieux surveiller les diminutions insensées que subissent les nôtres. Dans l'Histoire en effet les mêmes causes produisent les mêmes effets et il y a donc tout à craindre des abandons qui se produisent chez nous.
Mais encore faudrait-il voir le monde comme il est et non comme beaucoup voudraient qu’il soit.
  • Méfions-nous du « prêt à penser »
Il est presque toujours faux et ordonné à des fins peu recommandables.
Non le Kosovo n’est pas meilleur après la campagne qu’y ont conduite les alliés en 1999, montée suite à une incroyable guerre d’intoxication médiatique diabolisant les Serbes et présentant les Albanophones comme des anges persécutés…
Il en résulta la fondation du premier pays[1] presque totalement mafieux du continent européen, dont la population originelle, serbe, a été sans pitié chassée de chez elle dans le silence des médias ; ses monastères détruits et ses maisons incendiées.
Non l’Afrique d’aujourd’hui ne vit pas mieux que du temps de la colonisation, à commencer parce que l’esclavage (personne ne le dit) et les massacres ethniques sont repartis de plus belle et que bien des Etats officiellement constitués sont en faillite aussi bien financière que politique.
Non la Libye d'aujourd'hui n'est pas meilleure que celle d'hier, puisque au demeurant elle n'existe tout simplement plus, et  que son tyran a été remplacé par d'autres, en plus grand nombre.
Non la démocratie occidentale n’est pas applicable à tous les continents et à tous les pays. D’abord parce que ce n’est pas un système unique (voyez comme la nôtre est différente de celle des Etats-Unis ou d’Israël, ou bien encore de la Grande-Bretagne) ; ensuite parce que ce système politique ne peut s’épanouir qu’au sein de peuples voyant la personne comme un individu et non comme une partie d’un tout (société personnalistes contre sociétés holistiques)…
  • Dans les grandes questions du monde...
...n’oublions jamais de considérer le paramètre démographique. Il est capital et le silence des médias et des analystes sur ces sujets en dit long sur l’aveuglement, qui ne peut qu’être volontaire, de nos élites autoproclamées.
Ainsi, quel est l’avenir de l’Allemagne, qui aura perdu sept millions d’habitants en 2030 et se verra peuplée en grande partie de ressortissants d’origine turque ? Sera-t-elle-la même ?
On sait que l’islam confond la sphère publique et la sphère privée en refusant absolument de distinguer « Dieu » et « César ». Or, cette distinction est à la base même des systèmes démocratiques.
Enfin, oublie-t-on qu’une population peut être chassée de chez elle, ou se voir remplacée par une autre, les autochtones se retrouvant alors comme étrangers sur leur propre sol ?
Sans remonter à la diaspora juive du premier siècle, pensons aux Coptes d’Egypte, aux chrétiens de Turquie et d’Asie (20% de la population en 1900 alors qu’ils sont aujourd’hui 0,02%, soit mille fois moins) ou bien encore aux Serbes du Kosovo, déjà cités (90% de la population en 1900 et moins de 10% aujourd’hui) !
Hors les idéologues, qui peut être assuré qu’en France, nous sommes à l’abri de tels phénomènes ?
Refuser d’examiner la question sous couvert de mots en « isme » est singulièrement irresponsable.
Or, entendons nous que l’on pose cette question ? Non.
Considérons aussi l’incroyable effondrement démographique de nos voisins Italiens et Espagnols et tentons d’imaginer ces deux pays dans trente ans ! « Il n’est de richesse que d’hommes », dit le proverbe.
Que sera la civilisation occidentale si, dans trois siècles, des touristes visitent nos cathédrales sans que personne ne puisse leur expliquer le sens d’un Christus pentocrator dont ils contempleront la sculpture sur le tympan, ainsi que cela se passe pour les églises de Cappadoce, alors que plus aucun chrétien ne vit aux alentours ?

> > > > > 
Rien n’est définitif dans l’histoire des hommes,  pas plus le tracé des frontières que les peuples qui s’abandonnent et doutent d’eux-mêmes.
  • Enfin, cessons de nous croire à l’abri des menaces militaires...
... au motif que nous possédons d’admirables sous-marins nucléaires.
La guerre est bien de retour et le fracas des combats des Balkans, maintenant assourdi, nous rappelle qu’elle peut s’inviter dans des contrées européennes très proches, et pourquoi pas chez nous ? Qui peut ignorer que si tout le monde (tout le monde, sauf nous !) réarme sur la planète, c’est bien pour quelque raison !
 
Et l’Europe, direz-vous !

> > > > > 
Fort bien, mais l’Europe n’est sur le plan militaire qu’une addition de faiblesses, vous le savez. Ajouter des faiblesses à d’autres faiblesses n’a jamais constitué une force mais bien une faiblesse plus grande encore[2] !
Comme le disait, je crois, Roosevelt au moment de la Grande dépression, puis au début de l’engagement américain dans la 2e guerre mondiale, « Ce que nous devons craindre le plus au monde, c’est la peur elle-même ». Or, l’histoire nous enseigne que les populations qui ont peur de la mort sont celles qui disparaissent de la surface du globe.
> > > > > 
Notre manière « d’évacuer » la mort de la vie sociale est effrayante en elle-même, car un jour ou l’autre nous devrons combattre pour notre vie, et donc la risquer. Ne pas s’y préparer c’est nous assurer de perdre cette vie à coup sûr.
> > > > >  
Cela s’appelle la lâcheté, qui n’a jamais attendri aucun adversaire déterminé ; jamais, bien au contraire.

> > > > > Rappelons-nous avec honte que certaines erreurs peuvent être commises puis recommencées : la République naissante déclara la guerre illégale en 1791 et se trouva en conflit avec l’ensemble de ses voisins deux ans plus tard. En 1928, à la Société des Nations, cet ancêtre de l’ONU, le « Pacte Briand-Kellog » déclara la guerre « criminelle » à la face du monde. Onze ans plus tard aussi bien la France que la Grande-Bretagne étaient acculées à une mobilisation générale dans des conditions désastreuses, pour aboutir à ce que l’on sait : l’occupation de  toute l’Europe sauf la Suisse, et aussi les camps de concentration. Nous n’avions pas voulu lire Mein Kampf, non plus que méditer les pensées de Lénine et voir les camps soviétiques, qui mèneraient l’un à Katyn et l’autre à Treblinka ou Sobibor.
« Le droit sans la force n’est  rien, la force sans le droit c’est la tyrannie » disait à peu près Pascal.
Souvenons-nous-en.

> > > > > 
Enfin, je voudrais insister sur le sens des mots. Discutant avec plusieurs d'entre vous pendant la session j'ai une nouvelle fois constaté que les mots n'avaient souvent pas le même sens pour l'un et pour l'autre. Je pense à un échange récent sur le mot République dont mon partenaire me disait que « Pour lui la république c'était… ».
Or, là est le danger : nous n'avons pas à dire que « Pour nous » un mot veut dire telle chose ; nous devons au contraire nous référer à sa définition exacte sinon plus aucun échange n'est possible.

> > > > > 
Reprenant l'exemple de la République, je lui disais que celle-ci se définit par trois critères et seulement trois : Un gouvernement collégial, qui obéit à des lois, et dont le mode de succession n'est pas dynastique. Un point c'est tout.
La république romaine était-elle démocratique ? Non, mais c'était tout de même une république.
Donc, ne confondons pas les mots les uns avec les autres. Ainsi de la démocratie[3], qui peut parfaitement trouver sa place dans un système monarchique comme en Grande-Bretagne et ainsi de suite.
À notre époque où le dialogue semble érigé à la hauteur de vertu et de principe cardinal des relations sociales, travaillons donc à ce qu’il qu'il soit possible au travers de mots employés dans leur juste sens. Nous aurons alors fait un grand pas vers la clarté et de saines relations interpersonnelles.
J'insiste : cette question de la précision du vocabulaire est absolument essentielle si l'on y réfléchit bien.

> > > > > 
En conclusion :
-Il nous faut chasser l’idéologie, quelle qu’elle soit ; de « droite » ou de « gauche ». C’est une maladie mortelle de l’esprit car elle fait voir la réalité au travers de systèmes d’idées, qui sont autant de lunettes déformantes.

> > > > > 
A l’idéologie il faut opposer le principe de réalité qui veut que les choses soient ce quelles sont, que cela nous plaise ou non.. Alors on peut agir en  espérant ne pas trop se tromper.

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Il n’y a pas de bons camps de concentration (cubains, nord-coréens, chinois) dont on ne parle jamais, et de mauvais, les nazis, dont il faut sans cesse se souvenir.
Il y a eu et il y a des camps de concentration où des innocents sont morts et meurent encore dans des conditions atroces.
Il n’y a pas l’antisémitisme, évidemment condamnable, des « néonazis », et sa variété excusable, celle des « islamistes », qui est passée sous silence. Il y a l’antisémitisme (qui d’ailleurs est un antijudaïsme), un point c’est tout.
Au nom de quoi devrait-on condamner « l’islamophobie » si l’on ne le fait pas de la « papophobie » ou de la « christianophobie » ? A-t-on vu un chrétien Chaldéen ou un Melchite se faire sauter dans une mosquée d’Irak ? Un seul ? Dès lors, comment mettre sur le même pied « les » intégrismes ?

> > > > > 
Il existe quand même une différence de nature entre un zélateur d’Al Quaeda et un Mormon, je crois.

> > > > > 
Distinguer souverainement le bien du mal, ne pas mettre à égalité le bon et le mauvais s’appelle aussi : Liberté.

> > > > > Il nous faut être convaincus que la France est et reste une grande puissance. Du moins si elle continue de le décider.
Aujourd'hui, combien de pays ont-ils une représentation diplomatique dans le monde comparable à la nôtre ? Un seul.

> > > > > 
Combien de pays disposent-ils de sous-marins lanceurs d’engins totalement conçus, fabriqués, maîtrisés par leur gouvernement national dans le monde ? Trois, et pas la Grande-Bretagne.

> > > > > 
Combien de pays disposent-ils de porte-avions de premier rang à catapulte avec une flotte aérienne adaptée, moderne et entrainée ? Deux.

> > > > > 
La France est au premier rang de toutes les grandes négociations mondiales, elle dispose d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, ses avions volent dans tous les cieux de la planète. Elle est au premier rang de la technique, de l’art, de la littérature.

> > > > > 
Elle est au premier rang des pays possédant un patrimoine multiséculaire, admirable et entretenu.

> > > > > 
Elle est au premier rang de certains travaux de recherche, elle inonde une partie du monde de son rayonnement culturel, artistique, commercial, d’influence, et ce depuis neuf siècles sans discontinuer !

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Quand la France parle, on l’écoute, parfois on la jalouse et on la brocarde de temps en temps,  mais on l’écoute et son message est souvent reçu. C’est un fait.

> > > > > 
Cependant… restons modestes et cessons de donner des leçons au monde entier, car, comme d’autres, nous n’avons pas que des qualités. Le blanc de notre drapeau n’est hélas pas immaculé. Nous avons aussi de graves défauts : nous sommes souvent arrogants, légers, hâbleurs, désunis, insupportables.

> > > > > 
Nous voulons répandre les Droits de l’Homme sur le monde, mais nous avons inventé le génocide sous le terme de populicide, puis l’avons mis en œuvre en Vendée en 1793. Nous sommes (avec raison) pour la tolérance religieuse, mais… des Dragonnades de Louis XIV[4] aux « baptêmes républicains » de Carrier à Nantes ou aux lois d’Emile Combes en 1905[5], nous savons aussi persécuter nos concitoyens pour leurs convictions religieuses…

> > > > > 
Cependant et tout bien considéré, soyons fiers de ce que nous sommes, mais avec mesure.

> > > > > 
Soyons fiers de notre héritage multiséculaire, en ayant conscience de ce quenous sommes les « débiteurs insolvables » des richesses léguées par nos ancêtres.
Nous ne pourrons jamais rembourser cette dette, qui nous oblige.
Mais soyons aussi convaincus que cet héritage est fragile et peut s’effondrer en quelques années, voire quelques mois si des événements dramatiques venaient à se produire et auxquels nous n’aurions pas fait face à cause de notre impréparation, de notre inconscience, ou parinconsistance ouimprévoyance.
> > > > > 
Voyez comme s’est écroulé l’Ancien régime en quelque semaines[6], ou encore le tsarisme, le communisme, la Vienne impériale, sans parler des empires romain, moghol, khmer ou aztèque…
> > > > > 
Ce formidable patrimoine, notre patrimoine (matériel et immatériel) est fragile et se trouve entre nos mains.
> > > > > 
Alors restons vigilants et combattons les idées dangereuses pour l’avenir, tout en travaillant d’arrache-pied à l’unité de notre nation, qui en a de jour en jour plus besoin.
Nous savons de mémoire séculaire, depuis Bouvines pour le moins, que la France unie est victorieuse des défis.
Désunie elle se dissout et, qui sait, pourrait disparaître.
Cela ne se doit pas.
Alexandre Lalanne-Berdouticq

> > > > >
[1]
Grand comme un département de chez nous : 10 000 km2 et un million d’habitants…
[2] Dix estropiés au départ d’un cent mètres olympique ne feront pas un champion !
> > > > >
[3] Dont la caractéristique essentielle est que le siège de la souveraineté se tient « dans la personne du peuple », qui délègue ou non son autorité à des mandataires (démocratie directe ou indirecte).
[4] Contre les Protestants
> > > > >
[5] Contre les Catholiques
[6] Il a succombé à des crises multiples et simultanées : économique avec des dettes abyssales et une fiscalité inopérante et injuste, une défiance du peuple dans ses élites qui ne le représentaient plus, l’incapacité du système à se réformer et un pouvoir impuissant qui refusait de voir la réalité. Comparons avec aujourd’hui…
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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 13:25
obsèques Général AUSSARESSES
Vous êtes invité à consulter l’album de didier. Cet album contient 194 fichiers.
  
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 21:45

Pour ceux qui n’avaient pu être présents aux funérailles de notre regretté camarade ;

André Pépin 22novembre 2013

-En avant propos, je souhaite vous communiquer la teneur de l’appel téléphonique que j’ai reçu ce matin du Général de l’Armée de l’Air Charles Baudru , qui avait commandé l’aviation française à Sarajevo et qui, demeurant à mille kilomètres d’ici, venait d’apprendre le départ d’André dont il était l’ ami comme il était aussi le mien.

Il m’a encore rappelé leur passage commun  à l’Ecole des Apprentis de l’Armée de l’Air à Rochefort, leur retrouvailles de promotion chaque année ainsi que l’estime réciproque qu’ils se portaient mutuellement.

La carrière d’André sera d’ailleurs teintée de cette rigueur  et de cette construction d’homme que l’Armée de l’Air lui inculquera.

Cette droiture se retrouvera dans sa loyauté vis-à-vis de l’institution militaire ,de son entreprise ,et de notre nation.

Lorsqu’il nous rejoindra à l’Union Nationale des Combattants, ses qualités de communicant et d’empathie, lui feront naturellement prendre la responsabilité de la communication.

Son intérêt pour l’histoire lui fera rejoindre le groupe de formateurs intervenant régulièrement dans les écoles du Grésivaudan, et lorsqu’il s’agira de réaliser une exposition  nationale et une plaquette importante  sur la guerre d’Algérie, il rédigera personnellement les documents sur l’Aviation.

Il participera activement à l’organisation de toutes nos expositions, dont une à l’Ecole des Pupilles de l’Air.

Il ne pourra être insensible au sort des harkis du département de l’Isère et s’emploiera avec le General Pichot-Duclos et moi-même à les regrouper et honorer.

Il sera pour  toutes ces raisons récompensé par le Président National  qui lui remettra la Croix du Djebel Argent.

Dans son entreprise ,il aura le sens aigu de sa  responsabilité  .Il avait bien conscience que le développement  et la satisfaction de sa clientèle conditionnait l’emploi de son unité

Au sein de sa section ,il sera toujours perçu comme un camarade aimable,  aimant toujours rendre service, disponible et souriant. Un amour pour  son pays, la France, l’animait avant tout.

André Pépin avait obtenu le brevet de parachutiste militaire.

Puisse l’Archange Saint Michel, patron des Parachutistes l’accueillir près de lui.

 

Pierre Chauvet

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 20:47

2 DECEMBRE 2013 

FACE AUX GENERAUX, NOTRE CAMARADE ANDRE MICCOTIS DEVANT LA TOMBE DU SOLDAT INCONNU DE L'ARC DE TRIOMPHE AVEC SON PRESIDENT ET VICE PDT.


 

 

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 21:59

serval Bis

La seule solution préconisée par nos décideurs pour résoudre les problèmes de l'Afrique:
 
 Des "élections démocratiques", au Mali comme en RCA!

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 20:41

Saint Michel – Paris le 19 octobre 2013

 

 

 

Voici le temps de l’homélie… Je vous rappelle et vous redis comme l’an dernier que l’homélie n’est pas parole d’évangile, parole du Seigneur… Mais plus simplement les mots de quelqu’un qui essaye d’être disciple de jésus et qui a prié, médité, travaillé pour vous donner ces quelques lignes. J’ai écouté attentivement le 14 juillet de cette année l’homélie du Père Luc Ravel, évêque des armées ; il reprenait l’interpellation de Jean- Paul II il y a trente ans : « France qu’as-tu fait de ton baptême ? » Puis il a développé avec rigueur et lucidité ce que l’on entend par le mot NATION.

 

Il me semble, et en continuité avec notre évêque, que l’on peut dire aujourd’hui que la Patrie, notre terre Patrie, la France, est en danger. Dans mes diverses rencontres et déplacements j’aborde parfois la question de notre Patrie ; je perçois alors un certain sourire de la part de mes interlocuteurs et qui en dit long quant à leur perception… Une façon de me dire que je suis en retard d’un métro. Aujourd’hui, pensent-ils nous sommes dans l’ère de la mondialisation, de la globalisation et de la marchandisation universelle…Tout se vend, tout s’achète… même la parole, même l’honneur !

 

Oui, la Patrie est en danger ! Alors j’ai relu quelques articles de Georges Izard publiés en 1932 dans la revue « Esprit »… J’ai retenu cette phrase : « La Patrie est la plus haute valeur de l’ordre temporel – valeur incarnée, réalité à la fois charnelle et spirituelle- C’est, écrivait Péguy, cette quantité de terre où l’on peut parler une langue, où peuvent régner des mœurs, un esprit, une âme, un culte – c’est une portion de terre où l’âme peut respirer. »

 

Alors je m’interroge. Quand j’acquiers une nationalité par un choix libre de ma part, j’emporte dans mes valises tout un mode de vie conforme à ma nation d’origine : nourriture, vêtement, habitat, religion, coutumes en quelque sorte tout un art de vivre au quotidien ; en un sens tout ce que j’emporte est licite, naturel… Mais je dirais à une seule condition, je dis bien une seule condition : c’est leur conformité plénière avec l’esprit et les lois du pays qui m’accueille, avec son histoire, sa culture ! Qui peut ignorer la France, sa civilisation chrétienne, ses cathédrales, ses nombreux monastères, ses milliers de clochers, ses calvaires aux croisées des chemins, ses coteaux prestigieux baignés de soleil : Saint Estèphe, Saint Emilion, Saint Joseph, Saint Amour, Saint Julien… Tous ses villages portant fièrement le nom d’un Saint Patron vénéré de génération en génération, son calendrier marqué par ses fêtes religieuses chrétiennes !

 

Oui, je pense que rien ne peut justifier la moindre dérogation ou remise en cause à ce qui pour nous français est le fondement de notre « vivre ensemble » à savoir notre longue histoire et la « déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen » revisitée par le conseil de la résistance et proclamée en 1948, reconnue aujourd’hui par 144 pays ; merci à René Cassin, Jacques Maritain et autres collaborateurs.

 

Aucune théocratie, aucune constitution du pays d’origine ne peut s’immiscer dans cette construction si chèrement acquise dans notre longue histoire. Notre Patrie se fonde sur l’honneur et le respect de l’esprit des lois si durement acquis et défendus au cours des siècles. Nos armées d’hier et d’aujourd’hui en connaissent et la valeur et le prix !

 

Malheureusement les gouvernements qui se succèdent démontrent parfois leur incompétence à gérer ces nouveaux défis portés par des communautarismes religieux incompatibles avec notre Patrie la France !

 

Aujourd’hui, dans notre grande fraternité parachutiste il me semble que nous nous devons d’être des veilleurs, des sentinelles aux frontières de notre Patrie, être comme on dit « des lanceurs d’alerte » surtout quand les fondements de notre « vivre ensemble » sont remis en cause par toute une mouvance musulmane aux nombreuses facettes, financée par quelques dictatures religieuses bien connues, qui malheureusement tentent de se manifester comme majoritaires et s’infiltrent dans les fissures de notre Patrie ! Merci à Jacques Ellul, Claude Lévi-Strauss, Castoriadis, Claude Sicard, le Père Henri Boulad… Leurs écrits nous mettent en garde contre l’Islamisme qui s’incruste dans notre quotidien national.

 

La Patrie n’est pas à vendre… Mais pour combien de temps ?

 

« Quand Jésus s’approcha de Jérusalem et qu’il l’aperçut il pleura sur elle… »

 

Puissent les prochaines générations de n’avoir pas à pleurer sur les murs de nos cathédrales transformées en mosquées !

 

 

 

Sources :

 

  • Claude Lévi-Strauss – « Triste tropique » pages 475 – 490.

  • Jacques Ellul- juriste, historien, théologien, sociologue – « Non à l’intronisation de l’Islam en France » article paru en 1989 dans la revue « Réforme ».

  • Père Luc Ravel – Evêque des armées – Homélie du 14 juillet 2013.

  • Georges Izard – « la Patrie et la mort »- octobre, novembre, décembre 1932. janvier, février 1933.

  • Père Henri Boulad – Directeur du Centre Culturel Jésuite d’Alexandrie.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nos trois couleurs http://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_France

     

    File:Flag of France.svg Le drapeau de la France, drapeau tricolore bleu, blanc, rouge, également appelé «  drapeau ou pavillon tricolore », est l’emblème national de la République française. Il est mentionné dans l’article 2 de la Constitution française de 1958. Ce drapeau de proportions « 2:3 » est composé de trois bandes verticales de largeur égale.

    Il date de 1794 — dessiné par Jacques Louis David (1748-1825) à la demande de la Convention — mais ses origines sont plus anciennes et remontent aux trois couleurs de la liberté (14 juillet 1789), identiques aux trois couleurs utilisées par les différents pavillons français d'Ancien Régime. Le drapeau tricolore est le pavillon officiel de la France depuis 1794, et le drapeau officiel des armées depuis 1812, à l’exception des périodes de Restauration 1814-1815 et 1815-1830.

     

    Naissance du drapeau – Association des trois couleurs

    De nombreux manuscrits comportent des miniatures avec un encadrement tricolore, caractéristique des productions de l'Île-de-France du XIVe siècle. Les trois couleurs associées sont par ailleurs les couleurs du roi de France depuis le Moyen Âge.

 

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 14:25

 

Capture d’écran (102)

 

 

A Bangui, dans la nuit du 9 au 10 décembre 2013, peu avant minuit, une section de la force Sangaris a été prise à partie à très courte distance au cours d’une patrouille à pied conduite dans le cadre de la mission de désarmement des groupes armés présents dans la capitale centrafricaine. Les militaires français ont immédiatement riposté. Durant l’échange de tirs, deux militaires français ont été grièvement blessés. Ils ont immédiatement été pris en charge par leurs camarades avant d’être évacués vers l’antenne chirurgicale avancée (ACA) sur l’aéroport de M’Poko, où ils sont décédés des suites de leurs blessures. Les militaires français tués au cours de cette action sont deux soldats du 8erégiment parachutiste d’infanterie de Marine (8e RPIMa) de Castres. Il s’agit des deux premiers militaires français à mourir au combat depuis le début de l’opération Sangaris en République Centrafricaine.

 

Capture d’écran (101)

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 20:32

Pour Voir l'album photos : 5 décembre 2013

http://amicale.acb.over-blog.com/album-2189356.html

 

5-12-2013 - BIVIERS (09) -m

 

 

  

À cette occasion Pierre Chauvet remettra à Biviers au nom du Ministre de la défense, la Croix du Combattant (Photo) à Sauveur Valenza, de l'Armée de l'Air ,qui s'illustra en Tunisie et en Algérie dans les Services de Renseignements de l'Armée.

 

Dans tous les villes et villages traversés, il fut rappelé après avoir honoré les morts, que le gouvernement algérien  ne s'était pas encore  repenti de l'assassinat  des milliers d'européens en juillet 1962 à Oran , des 534 militaires français qui perdrons la vie entre juillet 1962 et juillet1964,des 150 soldats français enlevés et pas retrouvés, et des 150000 soldats français harkis qui ayant cru à la parole des gouvernements français et algériens vont perdre la vie dans des circonstances atroces.

Un jeune combattant des Opex, mort pour la France , le parachutiste Hervé Durand, de la Pierre, servant au Liban , à Beyrouth ,au 1er régiment de chasseurs parachutistes, fut honoré..

Il fut rappelé au passage à tous les élus présents ,l'engagement de l'Union Nationale des Combattants du Dauphiné  en 2014,dans la transmission de la mémoire des soldats de la 1ere guerre mondiale, par divers moyens, expositions, conférences, présentation d'objets de l'époque, rétablissement de la mémoire des morts pour la France.


Lien pour le site du 1er RCP

http://www.hemaridron.com/1er-rcp-algerie.html

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